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	<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
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		<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
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		<title>Transport du bois sur le lac Archambault</title>
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		<dc:date>2022-08-14T00:27:09Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain </dc:creator>



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&lt;p&gt;Par Dr. Pierre Bertrand &lt;br class='autobr' /&gt;
Transport du bois sur le lac Archambault &lt;br class='autobr' /&gt;
Le transport du bois sur le lac Achambault se faisait de deux mani&#232;res selon qu'il s'agissait de bois durs ou de bois mou. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bois mou, &#233;pinette, sapin, c&#232;dre, flotte et &#233;tait emprisonn&#233; dans des booms pour &#234;tre train&#233; sur le lac. Pour le bois de pulpe, sapin et &#233;pinette, les billots mesuraient 4 pieds et on les faisait descendre la rivi&#232;re Saint-Michel au printemps &#224; la fonte des neiges. On avait pris soin de b&#226;tir des barrages sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-du-Dr-Pierre-Bertrand-" rel="directory"&gt;Articles du Dr. Pierre Bertrand&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Dr. Pierre Bertrand&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transport du bois sur le lac Archambault&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transport du bois sur le lac Achambault se faisait de deux mani&#232;res selon qu'il s'agissait de bois durs ou de bois mou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bois mou, &#233;pinette, sapin, c&#232;dre, flotte et &#233;tait emprisonn&#233; dans des booms pour &#234;tre train&#233; sur le lac. Pour le bois de pulpe, sapin et &#233;pinette, les billots mesuraient 4 pieds et on les faisait descendre la rivi&#232;re Saint-Michel au printemps &#224; la fonte des neiges. On avait pris soin de b&#226;tir des barrages sur plusieurs tributaires de la rivi&#232;re pour conserver le plus d'eau possible et il y avait aussi 2 barrages sur la rivi&#232;re. &#192; la fonte des neiges on ouvrait tous ces barrage pour augmenter le plus possible le d&#233;bit de la rivi&#232;re et la faire d&#233;border le plus possible surtout en haut des deux barrages pr&#233;cit&#233;s puis on basculait &#224; la rivi&#232;re les pitounes qu'on avait cord&#233;es durant l'hiver sur ses bords. On appelait pitounes des billes de bois de 4 pieds de long. Chaque compagnie de bois marquait ses pitounes d'un poin&#231;on qui lui &#233;tait propre pour les reconna&#238;tre une fois rendues &#224; la papeti&#232;re. Dans notre r&#233;gion c'&#233;tait la CIP qui coupait le bois et leur poin&#231;on &#233;tait une croix gamm&#233;e. Ce qui faisait assez bizarre durant la derni&#232;re guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au pied de la rivi&#232;re on installait un immense boom qui bloquait toute l'embouchure de la rivi&#232;re. Un boom &#233;tait form&#233; de gros billots d'&#233;pinette de 12 pieds ou plus de long attach&#233;s bout &#224; bout par une courte chaine. Le tout mesurait 200 ou 300 pieds ou peut-&#234;tre plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois toutes les pitounes au bas de la rivi&#232;re, c'est-&#224;-dire dans le lac, on encerclait les pitounes dans le boom en fixant ensemble ses extr&#233;mit&#233;s, ce qui faisait un grand cercle. Puis on tirait ce grand cercle rempli de pitounes sur le lac jusqu'&#224; sa d&#233;charge pour, ensuite, les d&#233;verser dans la rivi&#232;re Blanche. Pour tirer cette grande masse de pitounes, on utilisait le SteamBoat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SteamBoat &#233;tait une grosse barge de 8 par 25 pieds avec les extr&#233;mit&#233;s en oblique. Les mesures que je vous donne sont de m&#233;moire d'enfant, c'est-&#224;-dire fort incertaines. Dans cette barge &#233;tait install&#233;e une bouilloire et un moteur &#224; piston &#224; vapeur qui actionnait deux treuils, un &#224; chaque extr&#233;mit&#233; de la barge, et un essieu central qui actionnait deux roues &#224; pales plac&#233;es de chaque c&#244;t&#233; de la barge. Enroul&#233; &#224; chaque treuil, il y avait un c&#226;ble d'au moins 300 pieds de long. C'est que les roues &#224; pales n'&#233;taient pas assez puissantes pour trainer une telle charge de bois dans l'eau surtout contre le vent. Donc on d&#233;roulait les deux c&#226;bles, l'un attach&#233; au boom et l'autre, auquel &#233;tait fix&#233;e une ancre qui &#233;tait jet&#233; le plus loin possible dans le lac. Puis on enroulait les deux c&#226;bles &#224; l'aide des treuils, ce qui faisait avancer le boom. Il fallait conna&#238;tre le fond du lac et calculer les distances d'ancrage car, &#224; un endroit en particulier, pr&#232;s de la Pointe des Pr&#234;tres, l'eau est trop profonde pour permettre une bonne prise de l'ancre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois les pitounes d&#233;vers&#233;es dans la rivi&#232;re Blanche, le SteamBoat se trainait lui-m&#234;me sur le sol &#224; l'aide de ses treuils jusque dans la rivi&#232;re Blanche et naviguait jusqu'au le lac Ouareau. On r&#233;p&#233;tait le m&#234;me man&#232;ge pour la travers&#233;e du lac Ouareau jusqu'&#224; sa d&#233;charge dans la rivi&#232;re Ouareau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne le bois franc ou bois dur, c'est-&#224;-dire &#233;rables, merisiers (b&#233;tula aleghensis) et bouleau, il fallait faire des rafts (des radeaux). Ils &#233;taient faits avec des troncs d'&#233;pinettes d'au moins 20 pieds de long, attach&#233;s ensemble sur une largeur d'au moins 10 pieds. La raison de ces radeaux est qui le bois franc flotte tr&#232;s mal et parfois m&#234;me coule. On cordait donc ces billots en travers sur les rafts sur une &#233;paisseur d'au moins trois rangs. Ces billots pouvaient avoir plus de deux pieds de diam&#232;tre. Seule apparaissait au dessus de l'eau la moiti&#233; de la derni&#232;re rang&#233;e. Ces radeaux &#233;taient attach&#233;s les uns aux autres par groupe de 10 ou plus. Puis on les tirait &#224; l'aide d'une chaloupe motoris&#233;e. Les moteurs &#233;taient tr&#232;s petits &#224; l'&#233;poque. La coupe de bois franc se faisait surtout au pied de la montagne Noire, sur les terres des Regimbald. Les billots coup&#233;s dans le bois &#233;taient transport&#233;s sur des traineaux tir&#233;s par des chevaux jusqu'au bord du lac pr&#232;s de la maison des Regimbald.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait prendre jusqu'&#224; trois jours pour trainer ce train de radeaux sur le lac jusqu'aux moulins &#224; bois qui se trouvaient dans ce qu'on appelle la baie des Pionniers o&#249; il y avait deux scieries, l'une appartenant &#224; la famille Lachapelle et l'autre &#224; Jos Issa. Le moulin Lachapelle appartenait auparavant &#224; M. Raymond et celui de Jos Issa appartenait &#224; M. Charbonneau. Ce voyage de radeaux allaient si lentement que lorsqu'on le voyait passer devant notre chalet, on avait le temps de sauter &#224; l'eau et nager jusqu'aux radeaux et de monter dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre, &#224; la fin des ann&#233;es 40 sont apparus, &#224; Saint-Donat, les Bulldozers, ce qui a compl&#232;tement chang&#233; le mode de transport du bois. Avec cette grosse machinerie c'&#233;tait facile de faire des chemins de bois o&#249; les camions pouvaient circuler. Il s'en est fait partout dans le parc du Mont Tremblant et dans la vall&#233;e de la rivi&#232;re Saint Michel. On ne faisait plus flotter le bois sur le lac, le transport par camion &#233;tant tellement plus rapide, ce qui se faisait que l'hiver. Ce qui a &#233;t&#233; la mort des scieries de Saint-Donat car on pouvait transporter le bois aux grandes scieries situ&#233;es plus pr&#232;s de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e des bulldozers il y a eu un certain Rosaire Villeneuve qui &#233;tait venu jobber &#224; Saint-Donat. Il se vantait faire ouvrir un chemin dans le bois par un gros bulldozer de 20 tonnes suivi de deux bulldozers plus petits pour &#233;carter les troncs, les souches et les grosses roches de chaque cot&#233; et derri&#232;re suivait un autre bulldozer qui nivelait le chemin. Lui, Rosaire, le jobbeux suivait le cort&#232;ge avec sa Cadillac &#224; 2 miles &#224; l'heure. Avec le camionnage il y a eut quand m&#234;me un drame. Comme il n'y avait pas de route qui joignait les exploitations foresti&#232;res de la vall&#233;e de la rivi&#232;re Michel au r&#233;seau routier provincial, on devait passer sur le lac pour se rendre au village, ce qui est tout de m&#234;me assez long. Un hiver, la famille Issa nous a demand&#233; d'emprunter notre chemin pour se rendre sur le chemin Neu, c'&#233;tait le nom qu'on donnait, au d&#233;but, au chemin Hector Bilodeau. &#199;a raccourcissait de moiti&#233; le trajet sur le lac. Or une fois la glace a cass&#233; et le camionneur qui &#233;tait Victor Charbonneau s'est noy&#233;. L'accident est survenu en face de notre chalet assez pr&#232;s du bord. C'&#233;tait une journ&#233;e tr&#232;s froide et la glace se r&#233;tr&#233;cie au froid provoquant de longue fissure. Est-ce la raison de la fracture de la glace ? Il y a peut-&#234;tre un autre facteur : sous un gros poids il se produit sous la glace une onde qui voyage &#224; une certaine vitesse. Si le camion voyage &#224; la m&#234;me vitesse cette onde ou vague va en grossissant au point de faire casser la glace. Ce malheureux accident a laiss&#233; une veuve avec de jeunes enfants. Victor &#233;tait un fils de Pierre dit Pit Charbonneau qui poss&#233;dait un magasin g&#233;n&#233;ral au village o&#249; se trouve actuellement la pharmacie Proxim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crit en novembre 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La villa Saint-Benoit.</title>
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		<dc:creator>Alain </dc:creator>



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&lt;p&gt;Par Dr. Pierre Bertrand &lt;br class='autobr' /&gt;
La villa Saint-Benoit. &lt;br class='autobr' /&gt;
La villa appartenait au d&#233;but aux 2 fr&#232;res Pineault. C'&#233;taient deux pr&#234;tres, l'un, Lucien, &#233;tait cur&#233; de la paroisse du Saint nom de J&#233;sus et Marie sur la rue Adam, dans le quartier Maisonneuve et l'autre s'appelait Albert qui est devenu, plus tard, cur&#233; de la paroisse Sainte Madeleine d'Outremont. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le terrain comportait tout ce qui est aujourd'hui les chemins Larriv&#233;e et Saint-Benoit et les terrains de chaque cot&#233;, &#224; partir d'Hector Bilodeau. La pointe (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Dr. Pierre Bertrand&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La villa Saint-Benoit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La villa appartenait au d&#233;but aux 2 fr&#232;res Pineault. C'&#233;taient deux pr&#234;tres, l'un, Lucien, &#233;tait cur&#233; de la paroisse du Saint nom de J&#233;sus et Marie sur la rue Adam, dans le quartier Maisonneuve et l'autre s'appelait Albert qui est devenu, plus tard, cur&#233; de la paroisse Sainte Madeleine d'Outremont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terrain comportait tout ce qui est aujourd'hui les chemins Larriv&#233;e et Saint-Benoit et les terrains de chaque cot&#233;, &#224; partir d'Hector Bilodeau. La pointe sud, sur le lac, s'appelait le bec au canard. Pourquoi ? Je ne le sais pas ! La limite nord de ce domaine &#233;tait la ligne qui s&#233;parait les lots 28 et 27, le lot 28 &#233;tant la propri&#233;t&#233; de mon p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La villa &#233;tait ce qui est actuellement la maison de M. Legault, exactement les m&#234;mes dimensions et le m&#234;me d&#233;cor ext&#233;rieur et &#233;tait sur pilotis, le solage ayant &#233;t&#233; fait beaucoup plus tard. Il y avait, pr&#232;s du bord de l'eau, un petit cabanon dans lequel se trouvait la pompe &#224; eau &#224; essence. Au troisi&#232;me &#233;tage de la maison, il y avait une chapelle avec un autel et tout ce qu'il fallait pour c&#233;l&#233;brer la messe. Les deux fr&#232;res y demeuraient avec leur s&#339;ur Georgette qui &#233;tait pratiquement l'homme de la maison. Ils y passaient l'&#233;t&#233;. Il y avait aussi un grand jardin &#224; peu pr&#232;s o&#249; se trouve le stationnement actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce moment, dans les ann&#233;es 20, il n'y avait pas de route et tout le transport se faisait par le lac. Il y avait donc un quai important &#224; quelque cent pieds au sud du cabanon de la pompe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, les vill&#233;giateurs avaient l'habitude de donner un nom &#224; leur villa. Ainsi la villa Saint-Benoit s'appelait &lt;au bois M&#233;lissa&gt;. La villa de l'abb&#233; Groulx s'appelait &lt;l'abitation&gt; et chez nous &#231;a s'appelait &lt;le boucan&gt;. Ces noms &#233;taient peints sur la roche au bord de l'eau. Chez les Pineault le nom peint &#233;tait celui de leur m&#232;re, chez l'abb&#233; Groulx, c'&#233;tait en l'honneur de Champlain qui avait ainsi nomm&#233; son habitation &#224; Qu&#233;bec. Il l'&#233;crivait sans h, et chez nous le nom avait &#233;t&#233; donn&#233; par les propri&#233;taires ant&#233;rieurs qui &#233;taient des pr&#234;tres du coll&#232;ge Sainte Th&#233;r&#232;se o&#249; enseignait &#233;galement l'abb&#233; Groulx. Ils l'avaient ainsi nomm&#233; en d&#233;rision des id&#233;es un peu de grandeur qu'inspirait l'historien abb&#233; Groulx. Je me souviens, enfant, que tout les &#233;t&#233;s ma m&#232;re repeignait &lt;le boucan&gt; sur la roche devant le chalet &#224; peu pr&#232;s o&#249; se trouve le kiosque actuellement. On entendait, sur le bord de l'eau, les exclamations de reproche quand, les promeneurs sur le lac voyaient, d'apr&#232;s eux, l'&#233;pouvantable faute d'orthographe peinte sur le rivage de villa de l'abb&#233; Groulx, abitation sans H.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cur&#233;s Pineault vinrent &#224; mourir et leur s&#339;ur, Georgette, h&#233;rita de tout le domaine. Georgette &#233;tait tr&#232;s attach&#233;e aux communaut&#233;s religieuses, dont l'abbaye de Saint Benoit du lac Memphr&#233;magog et les franciscaines de Mont Laurier dont le nom de famille de la m&#232;re sup&#233;rieure &#233;tait Matisse. Curieusement son fr&#232;re Dom Matisse &#233;tait moine &#224; Saint Benoit. Quand les moines de Saint Benoit termin&#232;rent leur monast&#232;re d'apr&#232;s les plans d'un des leurs, Dom Bellot, le m&#234;me qui termina les plans du d&#244;me de l'oratoire Saint Joseph, ils d&#233;cid&#232;rent d'en faire une ouverture officielle. C'&#233;tait en 1940 ou 41. Georgette et son fr&#232;re Albert d&#233;cid&#232;rent d'y aller et nous amen&#232;rent maman et ses trois enfants. C'est r&#233;ellement splendide ce monast&#232;re. L'architecture int&#233;rieure est aussi imposante que l'architecture ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc au d&#233;c&#232;s de ses fr&#232;res Georgette d&#233;cida de se servir de son domaine pour promouvoir la ferveur religieuse. Avec ses contacts religieux elle organisa un camp liturgique sur son domaine. Elle fit b&#226;tir plusieurs petits chalets et une grande salle communautaire, tout cela pour plusieurs groupes de femmes qui avaient d&#233;cid&#233; de se ressourcer dans la foi. M&#232;re Matisse venait souvent au chalet de Georgette. On les voyait souvent qui prenaient des marches jusque chez nous ou venaient demander de l'aide &#224; mon p&#232;re. Ces camps liturgiques ont dur&#233; quelques ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Georgette s'&#233;tait entendue avec les moines de Saint Benoit pour qu'ils lui assurent une rente viag&#232;re moyennement le don de son domaine &#224; sa mort. C'est ainsi que les moines ont fini par aboutir &#224; Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant le d&#233;c&#232;s des fr&#232;res Pineault, nous faisions quelques excursions en chaloupe, les Pineault, l'abb&#233; Groulx et la famille Bertrand. Nous partions trois chaloupes. Ces excursions se faisaient sur semaine. Mon p&#232;re n'y &#233;tait pas car il ne venait &#224; son chalet que les fins de semaines. Il ne prenait pas de vacance. Au chalet on avait un employ&#233;, Lucien Dumas, qui passait l'&#233;t&#233; avec nous pour faire les travaux &lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;cessaires, s'occuper de la chaloupe et son moteur, transporter la glace etc. Lors d'une excursion nous sommes all&#233;s, les Pineaut, les Groulx ( l'abb&#233;, sa m&#232;re et une ni&#232;ce) et nous, avec Lucien Dumas, va sans dire, dans la rivi&#232;re Pimbina. J'avais six ans. Au barrage de la Pimbina qui &#233;tait au m&#234;me endroit que le barrage actuel nous avons fait un arr&#234;t pour diner avant de faire le portage des 3 chaloupes pour aller jusqu'au lac Lajoie. Pendant le diner l'abb&#233; Groulx nous a fait une lecture d'une partie de son roman &lt;Au cap Blomidon&gt;. C'est un roman historique dont le d&#233;but se passe &#224; Saint-Donat par la rencontre d'un jeune descendant d'acadien avec une jeune fille de Saint-Donat et qui se termine par l'histoire de la d&#233;portation des acadiens car le jeune acadien d&#233;cide d'aller en Acadie racheter une terre ancestrale. La partie que l'abb&#233; nous a lue se passait &#224; Saint-Donat sur le bord de la rivi&#232;re Pimbina dont il fait une description. Je m'en suis toujours souvenu et ce n'est qu'au moins 10 ans plus tard que je suis tomb&#233; par hasard, dans une librairie, sur ce roman que j'ai achet&#233; et j'ai reconnu les passages que l'abb&#233; nous lisait. Le cap Blomidon existe r&#233;ellement et se trouve en Nouvelle-&#201;cosse dans la r&#233;gion d'Annapolis aux environs de Port Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Georgette, les moines de Saint-Benoit d&#233;cid&#232;rent de se servir du chalet de Georgette , l'&#233;t&#233; seulement, pour y envoyer quelques uns de leurs membres qui avaient besoin de se refaire une sant&#233; mentale. Ils ont nomm&#233; Oscar O'Brien sup&#233;rieur de ce petit groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oscar O'Brien n'&#233;tait entr&#233; au monast&#232;re que depuis quelques ann&#233;es. Il &#233;tait pianiste et faisait parti du groupe du Quatuor Alouette. &#192; l'&#226;ge de 50 ans il d&#233;cide d'abandonner cette vie tumultueuse d'artiste de cabaret pour entrer en religion. Ses compagnons tentent de l'en sortir apr&#232;s quelque mois mais il refusa. Il est un pianiste accompli et &#233;tait reconnu dans le monde de la musique comme un expert en harmonie au point o&#249; un &#233;t&#233; un jeune musicien du nom de Roger Maton qui arrivait d'un stage de composition musicale &#224; Paris, vint &#224; Saint-Donat pour suivre des cours d'harmonisation pendant deux mois. Il trouvait qu'&#224; Paris, on ne l'avait pas assez form&#233; dans cette discipline. &#192; la villa Saint-Beno&#238;t j'ai rencontr&#233; des moines de Saint-Beno&#238;t dont Dom Mercure, Dom Thibaudeau, Dom Matisse et d'autres dont j'ai oubli&#233; les noms. C'&#233;taient tous des musiciens chevronn&#233;s qui pouvait jouer sur le piano qui s'y trouvait des partitas, des inventions de Bach et autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'abbaye de Solesme , en France, &#224; laquelle l'abbaye de Saint-Beno&#238;t &#233;tait affili&#233;e trouvait que c'&#233;tait un peu exag&#233;r&#233; pour des moines d'avoir deux propri&#233;t&#233;s sur deux beaux grands lacs, qu'en somme, une maison d'&#233;t&#233; &#233;tait de trop. Les moines avaient d&#233;j&#224; une fondation qui pr&#244;nait l'enseignement de la liturgie. Ils avaient et l'ont peut-&#234;tre encore une maison d'objets liturgiques sur la rue Sherbrooke pr&#232;s de la rue Saint-Denis &#224; Montr&#233;al. Ils c&#233;d&#232;rent la propri&#233;t&#233; de Saint-Donat &#224; cette fondation qui se chargea d'en faire des lots pour vendre. Cette fondation avait un conseil d'administration la&#238;que dont le pr&#233;sident &#233;tait un monsieur Desmarais. Sur ce conseil, se trouvaient &#233;galement plusieurs personnes de la r&#233;gion de Saint-Hyacinte. Et le groupe Larriv&#233;e est arriv&#233;. La villa a &#233;t&#233; d'abord vendue &#224; Jacques Issa qui y apporta plusieurs am&#233;liorations dont le solage si ma m&#233;moire est bonne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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