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Société historique de St-Donat https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ fr SPIP - www.spip.net Société historique de St-Donat https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L144xH111/siteon0-80cf6.png?1763667020 https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ 111 144 Les Productions Paul Mathieu (2) https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-Productions-Paul-Mathieu-2 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-Productions-Paul-Mathieu-2 2020-02-26T06:11:15Z text/html fr Alain <p>Les Productions Paul Mathieu (2) Auteur : Claude Lambert pour la Société Historique de Saint- Donat <br class='autobr' /> Dernier de deux articles <br class='autobr' /> La motoneige poursuit sa montée <br class='autobr' /> Au début des années 1970, Paul entreprend, avec ses amis Jean-Marie Guénette et Raymond Aubin, des expéditions en motoneige dans le Grand Nord québécois. Ils se rendent jusqu'à Fort-Rupert, entre autres. Les années 1975-1985 accélèrent l'engouement de ce sport d'hiver qui devient une activité touristique maintenant reconnue par le milieu (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Les Productions Paul Mathieu (2) </strong></p> <h3 class="spip">Auteur : Claude Lambert pour la Société Historique de Saint- Donat</h3> <p><strong>Dernier de deux articles </strong></p> <p>La motoneige poursuit sa montée</p> <p>Au début des années 1970, Paul entreprend, avec ses amis Jean-Marie Guénette et Raymond Aubin, des expéditions en motoneige dans le Grand Nord québécois. Ils se rendent jusqu'à Fort-Rupert, entre autres.<br class='autobr' /> Les années 1975-1985 accélèrent l'engouement de ce sport d'hiver qui devient une activité touristique maintenant reconnue par le milieu municipal. Les clubs de motoneige s'organisent pour faire connaître les beautés hivernales de leurs villages. Le mouvement est lancé, il faut maintenant en faire la promotion et accueillir cette nouvelle clientèle. C'est le nouveau défi que Paul Mathieu relève avec brio. De 1977 à 1983, Paul Mathieu sera maire de la municipalité de Saint-Donat, ce qui lui permettra de pousser les projets qui lui tiennent à cœur.</p> <p>Les Productions Paul Mathieu</p> <p>Fin des années 1970, Paul abandonne progressivement le film 16 mm pour enregistrer sous les formats BETA et VHS. Il couvre les tournois de balle-molle, les tournois de pêche du Journal de Montréal et avec Monique Bérubé de Télécâble Saint-Donat, il réalise des publicités sur des commerces locaux, qui seront diffusées à la télé commu-nautaire. Les activités de la Chambre de commerce de Saint-Donat demeurent toutefois ses sujets de prédilection. <br class='autobr' /> Il faut s'entendre que les films réalisés par Paul Mathieu ne sont pas l'oeuvre d'un pro-fessionnel. Cependant, ils demeurent une source importante d'information sur l'histoire récente de Saint-Donat. De plus, Paul avait son style bien à lui. À travers des événements liés à la fête et aux loisirs, il a su fixer sur pellicule la joie de vivre des Donatiens et leur sens de l'organisation d'événements de toute nature. Il filmait souvent les visages en gros plan, montrait les sourires et les yeux pétillants des gens. Bien qu'il ait mis en valeur son village à travers les quatre saisons, l'hiver demeure celle où il a le plus donné, en couvrant particulièrement le hockey mineur et les activités liées à la promotion de la motoneige. C'est pour tout cela que l'aréna porte aujourd'hui fièrement le nom de Centre civique Paul Mathieu.<br class='autobr' /> Paul Mathieu est décédé le 8 avril 1994 à sa résidence de Saint-Donat.</p> <p>Note. Les photos des articles ont été extraites des films de Paul Mathieu d'où la mau-vaise qualité visuelle. Si vous avez des meilleures photos de ces événements contactez la Société Historique de Saint-Donat par courriel au : sh@saint-donat.ca Nous les numériserons et vous les retournerons dans un délai d'une semaine. Si vous avez des informations ou des précisions sur le contenu de l'article, n'hésitez pas à nous écrire.</p></div> Les Productions Paul Mathieu (1) https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-Productions-Paul-Mathieu-1 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-Productions-Paul-Mathieu-1 2020-02-26T06:11:01Z text/html fr Alain <p>Les Productions Paul Mathieu (1) Auteur : Claude Lambert pour la Société Historique de Saint- Donat <br class='autobr' /> Premier de deux articles. <br class='autobr' /> L'hiver approche et je me suis dit pourquoi pas souligner cette saison en vous présentant un personnage qui a contribué énormément à faire connaître et apprécier les activités hivernales à Saint-Donat. Plusieurs d'entre vous se souviennent encore de M. Paul Mathieu et sa caméra qu'il transportait partout. Retournons donc quelques années en arrière pour se (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Les Productions Paul Mathieu (1)</strong></p> <h3 class="spip">Auteur : Claude Lambert pour la Société Historique de Saint- Donat</h3> <p><strong>Premier de deux articles.</strong></p> <p>L'hiver approche et je me suis dit pourquoi pas souligner cette saison en vous présentant un personnage qui a contribué énormément à faire connaître et apprécier les activités hivernales à Saint-Donat. Plusieurs d'entre vous se souviennent encore de M. Paul Mathieu et sa caméra qu'il transportait partout. Retournons donc quelques années en arrière pour se souvenir.</p> <p>Son arrivée à Saint-Donat</p> <p>Paul Mathieu est né à Montréal le 27 février 1925. C'est dans cette même ville qu'il fait la rencontre de sa future épouse, Madeleine Houle, qui travaille dans un grand magasin de la métropole. Après avoir occupé quelques emplois dans des garages à Montréal, s'être enrôlé dans l'Armée canadienne, Paul quitte définitivement la grande ville pour la campagne. Il choisit de s'établir dans la paroisse d'origine de Madeleine à Saint-Donat-de-Montcalm où ils se marient le 12 août 1950. De cette union naîtront trois enfants : Francine, Solange et Pierre. Dès son arrivée, il exerce le métier de débosseleur. Il loue une partie du garage de Jean-Paul Godon, « au coin de la montée » (jonction des routes 125 et 329), et fixe au-dessus de sa porte l'annonce « Mathieu Autobody enreg. Débossage-Peinture ». Après quelque temps, il déménage son atelier sur la rue Allard. Son fils Pierre prendra la relève au même endroit. Aujourd'hui, le commerce poursuit la même vocation mais avec « Godon atelier de carosserie ».</p> <p>Saint-Donat sur pellicule</p> <p>Paul Mathieu a toujours porté un grand intérêt à la communication audiovisuelle. À Saint-Donat, il est l'un des premiers à se procurer un téléviseur vers 1953. À cette époque, les émissions de télévision se déroulent en direct. Et la plupart des bandes sont effacées après leur diffusion. Paul choisit la caméra pour immortaliser des scènes de vies. Les films 16 mm lui permettent de figer dans le temps des moments de la vie Donatienne. À travers le temps, il couvrira plusieurs événements à Saint-Donat et les environs : les mariages, les carnavals, les courses de canots, le hockey chez les jeunes, le ski alpin, le ski de fond, les événements religieux, les expéditions en motoneige, les différentes activités organisées par la Chambre de commerce de Saint-Donat, etc.</p> <p>Le hockey et la motoneige</p> <p>Il contribue énormément à la promotion touristique de son village. Au début des années 1960, il développe deux passions qui deviennent des projets à réaliser : l'accessibilité du hockey chez les jeunes et la promotion de la motoneige comme activité touristique. C'est par un engagement en politique municipale qu'il compte arriver à les mettre de l'avant.</p> <p>Un défi : Construire un aréna</p> <p>Le 11 janvier 1967, Yvon Forget est élu maire de la Municipalité et Paul devient échevin au siège no 6. Il reçoit rapidement le mandat de former un comité des sports et loisirs. Il ne vise rien de moins que de faire construire un « centre de loisirs », c'est-à-dire un aréna. Saint-Donat a déjà son OTJ (l'Oeuvre des Terrains de Jeux), constituée d'une bâtisse chauffée et de deux patinoires extérieures. Mais avec une population qui avoisine les 2 500 habitants, Paul pense que l'on doit passer à une autre étape. Bien qu'il doit faire face à un certain nombre de détracteurs, il compte également beaucoup de partisans. Des équipes de hockey mineur sont déjà en place, une organisation dirigée par Marcel Villeneuve, appuyé de nombreux bénévoles. Ce soutien et la conviction qu'il s'agit d'une action positive pour les jeunes Donatiens le motivent à mener à bien son projet. À la fin de l'été 1971, la question est réglée : les travaux de l'aréna débutent et dès janvier 1972 les premiers coups de patin s'y donnent. L'aréna n'est pas chauffé et la glace, naturelle, est arrosée manuellement par M. Julien Désormeaux. On pilote donc un nouveau dossier, celui d'obtenir de la glace artificielle. Le projet voit le jour plus tôt que prévu et dès septembre 1973 les travaux commencent. M. Désormeaux, l'arroseur « officiel » des patinoires de Saint-Donat remise ses boyaux définitivement. Il ne se lèvera plus la nuit pour l'entretien de la glace.</p> <p>Note. Les photos des articles ont été extraites des films de Paul Mathieu d'où la mauvaise qualité visuelle. Si vous avez des meilleures photos de ces événements contactez la Société Historique de Saint-Donat par courriel : sh@saint-donat.ca Nous les numériserons et vous les retournerons dans un délai d'une semaine. Si vous avez des informations ou des précisions sur le contenu de l'article, n'hésitez pas à nous écrire. </p></div> Naissance de la mission du Lac Croche (1) https://societehistoriquesaint-donat.ca/Naissance-de-la-mission-du-Lac-Croche-1 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Naissance-de-la-mission-du-Lac-Croche-1 2019-12-21T21:00:53Z text/html fr Alain <p>Quatrième d'une série de cinq articles sur la petite histoire entourant la construction de nos bâtiments religieux. Comme nous l'avons vu dans le dernier article, les années 1950 amènent un accroissement du tourisme à Saint-Donat, particulièrement autour des lacs Croche, Sylvère et Ouareau. Après plusieurs démarches, les vacanciers de ces lacs obtiennent de Mgr. Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier la création d'une nouvelle mission. Celle-ci sera située au Lac Croche et s'appellera mission (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Quatrième d'une série de cinq articles sur la petite histoire entourant la construction de nos bâtiments religieux.<br class='autobr' /> Comme nous l'avons vu dans le dernier article, les années 1950 amènent un accroissement du tourisme à Saint-Donat, particulièrement autour des lacs Croche, Sylvère et Ouareau. Après plusieurs démarches, les vacanciers de ces lacs obtiennent de Mgr. Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier la création d'une nouvelle mission. Celle-ci sera située au Lac Croche et s'appellera mission Notre-Dame-de-la-Garde dont le nom évoque celui d'une église de Marseille érigée elle aussi près de l'eau. Nous sommes en 1957.(1)<br class='autobr' /> Le 29 août de cette même année, Mgr. Limoges autorise l'élection des syndics qui seront chargés d'administrer les affaires de la mission et de contracter l'emprunt nécessaire à la construction de la chapelle. Le 1er septembre suivant seront élus messieurs Armand Provost, Franck Brisson et Gabriel Riopel. Le curé J.A. Sicotte de la paroisse de Saint-Donat agit comme administrateur principal et dirige les travaux de construction. Toutes les réunions se tiennent au presbytère de Saint-Donat .<br class='autobr' /> Le 29 décembre 1958, un contrat est passé entre la mission Notre-Dame-de-la-Garde et le ministre des Terres et Forêts pour l'achat d'un terrain où sera érigée la chapelle. Il s'agit des lots 41 et 42 du Bloc E du cadastre officiel du canton Lussier. Dans ce contrat, il est clairement stipulé que cet octroi consenti par le ministre est pour fin d'érection d'une chapelle pour desservir les colonies de villégiature du lac Croche et Ouareau, et les morceaux de terre qui en font l'objet redeviendront la propriété de la Couronne s'ils cessent de servir comme susdit, et les dits<br class='autobr' /> morceaux de terre ne pourront être vendus... sans le consentement du gouvernement.<br class='autobr' /> Les coûts de la construction de la chapelle sont évalués à 10,000$. Les syndics font<br class='autobr' /> l'emprunt de cette somme à la Fabrique de la paroisse de Saint-Donat. Les travaux sont confiés au contremaître Lionel Simard. Parmi ceux qui participent à la construction on retrouve Denis Simard (fils de Lionel et de Rose Houle), Lucien Simard (frère de Lionel), Edgard Godon, Bernard St-Amour et Claude Houle. La chapelle qui sera plus grande que l'église de la paroisse (démolie en 1962), fera 120 pieds de long sur 48 pieds de large. Elle est construite en blocs de ciment et recouverte de “stuco”. Les matériaux de construction proviennent de chez Lachapelle<br class='autobr' /> Ltée au village et de chez Hermas Piotte au Lac Ouareau.<br class='autobr' /> Le 3 novembre 1957 l'évêque-auxiliaire Mgr. André Ouellette procède à sa bénédiction. La messe est célébrée par le curé J.A. Sicotte devant 200 personnes. Lors de la première visite pastorale de Mgr. André Ouellette le 15 mai 1960, on apprend que le coût total de la chapelle s'est élevé à 20,215,17$.<br class='autobr' /> La mission est d'abord ouverte durant la saison estivale et ce sont les prêtres de Saint-Donat, curé et vicaire qui la desservent le dimanche. Les premiers sont Bernard Cloutier (jusqu'en 1959), Claude Coderre (1959-1960) et Jean Levert (1960-1965). Jusqu'en 1963 la mission n'a pas de presbytère. Devant cette situation, les syndics décident de louer le camp d'été de Roméo Charbonneau de Saint-Donat pour qu'un prêtre puisse y séjourner les fins de semaine. À partir de 1965 la mission aura son curé résidant, c'est-à-dire qu'il sera présent toute l'année mais toujours les fins de semaine seulement. M. Armand Provost propose alors de vendre à la mission son chalet situé tout près de la chapelle, avec tout l'ameublement. L'offre est acceptée et l'abbé Levert vient s'y installer. (1) Coursol, Luc, Un diocèse dans les cantons du nord. Histoire du diocèse de Mont-Laurier, 1988, 482 pages</p> <p>Auteur : claude lambert, anthropologue<br class='autobr' /> Journal Altitude 1350, St-Donat</p></div> L'arrivée du téléphone à Saint-Donat (1) https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-arrivee-du-telephone-a-Saint-Donat-1 https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-arrivee-du-telephone-a-Saint-Donat-1 2018-09-21T20:23:04Z text/html fr Jean-Jacques <p>Après deux mois de relâche, il me fait plaisir de reprendre ma chronique sur l'histoire de Saint-Donat et de notre belle région. <br class='autobr' /> Premier de deux articles. Peu de temps après la fondation de la paroisse de Saint-Donat en 1874, le seul moyen de communiquer avec l'extérieur sans se déplacer demeurait la poste (Altitude 1350, juin 1994). L'avènement du téléphone viendra changer les habitudes de vie des gens, entre autres en diminuant quelque peu les échanges de bon voisinage dans la communauté. Rappelons (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Après deux mois de relâche, il me fait plaisir de reprendre ma chronique sur l'histoire de Saint-Donat et de notre belle région.</p> <p>Premier de deux articles. Peu de temps après la fondation de la paroisse de Saint-Donat en 1874, le seul moyen de communiquer avec l'extérieur sans se déplacer demeurait la poste (Altitude 1350, juin 1994). L'avènement du téléphone viendra changer les habitudes de vie des gens, entre autres en diminuant quelque peu les échanges de bon voisinage dans la communauté. Rappelons que le premier message téléphonique fut envoyé par Alexander Graham Bell en 1876. Objet de curiosité, le téléphone prendra quelques années à supplanter le télégraphe qui fait son apparition au Canada en 1846. Davantage associé à l'industrie ferroviaire, le télégraphe est à la gare de Sainte-Agathe-des-Monts dès 1892 où quelque temps après un premier appareil téléphonique sera installé.</p> <p>En parcourant quelques ouvrages sur les paroisses de la région, il m'a semblé que l'arrivée du téléphone ait fait très peu partie des préoccupations des auteurs. Parmi les quelques rares informations que j'ai pu trouver, notons qu'à Rawdon l'arrivée du téléphone remonte à 1904 et à Sainte-Julienne vers 1910. À Chertsey, le premier téléphone "central" est installé chez Théophile Poudrier vers 1902.</p> <p>Et à Saint-Donat ! Pour le moment je possède très peu d'informations sur ce qui existait à Saint-Donat avant la création de la Compagnie de Téléphone St-Donat Ltée, en 1926. Aux dires des anciens, le village était relié par une ligne téléphonique à la Compagnie de Téléphone de Joliette, (fondée au début de 1900 par un groupe de citoyens de Joliette et du comté de Montcalm). Le téléphone "central" aurait été chez Théodore Riopel au moment où il demeurait sur la rue principale aujourd'hui l'emplacement de la Caisse Populaire. Ce serait avant 1920. Mais qu'est-ce qu'un téléphone central ? Cela veut dire que les gens doivent se déplacer à un même endroit pour faire leurs appels. Mais attention ! Chacun doit attendre patiemment son tour, en espérant que la ligne ne sera pas occupée ! Était-ce une ligne téléphonique installée par les compagnies de bois pour leurs affaires et dont pouvaient bénéficier les villageois ? Pour le moment je ne pourrais le dire.</p> <p>Fondation de la Compagnie de Téléphone St-Donat Limitée 1926-1960. Quelques versions m'ont été racontées quant à l'origine de la fondation de cette compagnie dont voici la plus probable. Hector Bilodeau alors garde forestier à Saint-Donat, était un homme avant-gardiste et à cette époque il cherchait à intéresser son beau-père Joseph Thibault à la mise sur pied d'un système de téléphone qui conviendrait mieux au progrès croissant du village. Un incident dans la famille Thibault fera cependant que précipiter les choses. Vers 1925 une des filles de Joseph, Lucienne tombe gravement malade. Puisque la municipalité n'a pas encore de médecin résident (Altitude 1350, juin 1995), Joseph se rend chez Théodore Riopel pour téléphoner, mais ne parvient pas à obtenir la communication. Heureusement, l'incident ne sera pas fatal pour Lucienne, mais contribuera grandement à décider Joseph de fonder avec son gendre sa propre compagnie de téléphone. Lorsque Joseph Thibault crée la " Compagnie de Téléphone St-Donat Limitée " en juin 1926, il est alors propriétaire de la Pension Thibault qui deviendra avec les années l'Hôtel Le Château du Lac. Cette compagnie est une corporation dont les actionnaires à ses débuts outre Joseph Thibault président et Hector Bilodeau secrétaire, sont : " Ovila Villeneuve, mesureur de bois, Eva Thibault, cuisinière, et Marie-Anne Thibault, gérante de Banque " (une succursale de la Banque Provinciale). La Compagnie ne cessera de prendre de l'ampleur au fil des années, comme nous le verrons dans le prochain article. Je vous invite à conserver celui-ci pour mieux comprendre la suite de l'histoire.</p> <p>Note : Je puis vous dire que je suis toujours à la recherche de souvenirs (objets, témoignages) et de photos d'intérieur et d'extérieur du central téléphonique de cette compagnie. Vous pouvez me rejoindre au tél. (819) 424-3720 ou au c.p. 981, 442 rue Nadon, Saint-Donat, J0T 2C0.</p> <p>Photo-vignette : La Cie de Téléphone de St-Donat Limitée, tel qu'écrit sur le haut du petit bâtiment, à droite. Pour vous situer, l'espace occupé par ce bâtiment est aujourd'hui représenté par le PASSAGE BLANDINE sur la rue principale entre le bureau de médecins et les Immeubles Lavoie.</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Septembre 1995</p></div> Le moulin à scie Raymond https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-moulin-a-scie-Raymond https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-moulin-a-scie-Raymond 2016-12-16T18:23:45Z text/html fr Jean-Jacques <p>L'expansion rapide du village au début du XXe siècle est particulièrement liée au développement de l'industrie forestière. Jusqu'en 1900, seul le moulin à scie des Coutu à la décharge du lac Archambault est en activité. Saint-Donat étant l'une des rares paroisses de la région à être épargnée par les grands feux forêts, les activités forestières s'y déplacent et vers 1910 cinq autres moulins sont exploités dans les limites de la municipalité. Le bois que l'on coupe provient en grande partie des lots des (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>L'expansion rapide du village au début du XXe siècle est particulièrement liée au développement de l'industrie forestière. Jusqu'en 1900, seul le moulin à scie des Coutu à la décharge du lac Archambault est en activité. Saint-Donat étant l'une des rares paroisses de la région à être épargnée par les grands feux forêts, les activités forestières s'y déplacent et vers 1910 cinq autres moulins sont exploités dans les limites de la municipalité. Le bois que l'on coupe provient en grande partie des lots des cultivateurs. En 1916 la St-Maurice Paper ouvre un bureau au lac Ouareau que les gens appellent plus familièrement le “Keep Over”.</p> <p>ALPHONSE RAYMOND. En 1909, le menuisier Alphonse Raymond, originaire de Saint-Denis de Kamouraska, construit le premier moulin à scie à vapeur de Saint-Donat à l'endroit où se trouve aujourd'hui le Parc des Pionniers dans la baie du Château du Lac. Pour ceux qui l'ont connu, ont dit de lui qu'il était un homme ingénieux et très habile de ses mains. Attenante à son moulin, il possède une boutique de forge et une fabrique de chaloupes de bonnes réputations. Le Père Adrien Bergeron des Pères du St-Sacrement, aujourd'hui décédé, fréquentait la petite fabrique de chaloupes de Alphonse Raymond qui avait acquis une forte réputation dans la petite colonie du lac Archambault. Selon ses propres termes, la chaloupe “Raymond” la “pointue-des-deux-bouts” était la préférée de tous parce qu'elle était légère, rapide en course et très solide.</p> <p>LA COMPAGNIE DE VENEER. En 1926 Alphonse Raymond vend son moulin et les dépendances à la Compagnie de Veneer St-Donat Ltée, récemment fondée. À ce moment la compagnie est représentée par Maxime Riopel, président et Hector Bilodeau secrétaire-gérant. Quatre ans après la vente de son moulin, Alphonse Raymond décède. Avec le temps le nom de la “montée Raymond” utilisé pour se rendre au moulin changera pour celui de l'avenue du Lac. Après la faillite de la compagnie de Veneer vers 1932, Mme Aimée Francoeur veuve de Alphonse rachète la compagnie pour la donner à son fils Donat. Il hérite donc du moulin à scie et des dépendances, de la boutique de forge ainsi que de la fabrique de chaloupes. Il y ajoute avec le temps une machine à planer et une machine à bardeaux qu'il fabrique lui-même avec les pièces d'un engin à vapeur qu'il avait acheté de l'ancienne Beurrerie de Hervénie Beauchamp.</p> <p>LE MOULIN À SCIE LACHAPELLE. À l'été 1945, Donat Raymond vend le moulin à scie et sa maison à René Lachapelle, originaire de Mascouche. À cette époque il tient sur la rue Principale une épicerie-boucherie. Avec l'arrivée de ce nouvel entrepreneur, le moulin à scie se modernise, on achète une nouvelle bouilloire de 16 pieds de long et de 8 pieds de diamètre et on change la cheminée du moulin. Au mois d'août 1950 René Lachapelle forme sa compagnie sous le nom de Lachapelle Ltée qui comprend le moulin à scie et tout ce qui s'y rattache ainsi que son magasin sur la rue Principale. Ces années-là le moulin à scie est en pleine expansion, le bois est vendu presque exclusivement en dehors du village, vers les États-Unis et l'Ontario. Au plus fort de l'entreprise, 25,000 pieds de bois sont sciés chaque jour. Dès 4h30 du matin, on s'affaire à chauffer la bouilloire dont la pression doit atteindre 150 livres pour faire fonctionner les différentes machines. Une équipe d'une quinzaine d'hommes y travaille de 7h à 18h. Durant l'hiver, les “jobbers” coupent et transportent le bois jusqu'à la baie de l'Ours, à l'autre bout du lac. On ne récolte que du bois franc, le bois mou étant l'apanage des grosses compagnies forestières. Au printemps, le bois franc est assemblé en radeau ou “boom” ceinturé de bois mou pour le faire flotter. Tout cela est “chainé” puis tirer par une embarcation à moteur jusqu'au moulin. Le voyage se fait de nuit, après la tombée du vent. Si les conditions climatiques sont idéales, cela prendra 14 heures au capitaine pour mener sa charge de 5,000 billots à bon port.</p> <p>ÉPUISEMENT DES RESSOURCES. Au début des années 1960, le moulin ne répond plus qu'à la demande locale. Les terres des habitants étant épuisées et les forêts environnantes monopolisées par les grandes compagnies, l'entreprise se voit dans l'obligation de fermer ses portes en 1972. Le moulin aura quand même fonctionné durant plus de 50 ans. Je tiens à remercier M. Yvon Forget pour ses informations précieuses et je lui souhaite une bonne lecture à l'abri des palmiers. Déjà rendu aux Fêtes, je souhaite à tous mes lecteurs et lectrices un très Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse Année 1996.</p> <p>Photo-vignette : Alphonse Raymond (1861-1930). Paul Aubin un ancien Donatien me racontait qu'Alphonse Raymond portait toujours un chapeau. Il n'y avait que le dimanche à l'église où il se décoiffait et l'on pouvait alors apercevoir une énorme bosse sur sa tête. Il avait entendu dire qu'il s'était fait cette bosse lors d'un accident sur le chantier de construction de la basilique de Québec. Il aurait reçu sur le crâne un marteau échappé par un travailleur du haut d'un échafaud.</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Décembre 1995</p></div> "Je me souviens" https://societehistoriquesaint-donat.ca/Je-me-souviens https://societehistoriquesaint-donat.ca/Je-me-souviens 2016-12-16T18:15:54Z text/html fr Jean-Jacques <p>Dans notre quotidien, il y a souvent des choses que l'on tient pour acquises sans trop s'interroger sur leur sens véritable ou leur origine. C'est sûrement le cas de la devise du Québec “ Je me souviens ” . C'est pour répondre à des professeurs du primaire ainsi qu'à M. Guillaume St-Amour interrogé par des Français en visite sur le sens de notre devise, que j'ai décidé d'y consacrer un article. <br class='autobr' /> Au fait, vous êtes-vous déjà demandé qui en est l'auteur et ce qu'elle signifie ? L'origine de la devise. La (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Dans notre quotidien, il y a souvent des choses que l'on tient pour acquises sans trop s'interroger sur leur sens véritable ou leur origine. C'est sûrement le cas de la devise du Québec “ Je me souviens ” . C'est pour répondre à des professeurs du primaire ainsi qu'à M. Guillaume St-Amour interrogé par des Français en visite sur le sens de notre devise, que j'ai décidé d'y consacrer un article.</p> <p>Au fait, vous êtes-vous déjà demandé qui en est l'auteur et ce qu'elle signifie ? L'origine de la devise. La première mention de la devise du Québec apparaît sur les plans du Palais législatif (Parlement du Québec), réalisés par Eugène-Étienne Taché en 1883. Il avait ajouté cette phrase au bas des armoiries de la province, laquelle fut conservée à la signature du contrat de construction donné par le gouvernement la même année. Puis, le 9 décembre 1939 sous le gouvernement libéral de Joseph-Adélard Godbout, par un arrêté en Conseil, on adopte de nouvelles armoiries pour la province de Québec et on associe officiellement au blason la devise : “ JE ME SOUVIENS ”. L'auteur de la devise. Eugène-Étienne Taché est né le 25 octobre 1836 à Saint-Thomas (Montmagny). Il fait ses études au séminaire de Québec et au Upper Canada College où il obtient ses diplômes d'ingénieur civil et d'arpenteur. Il fait surtout sa marque à l'emploi du gouvernement du Québec comme sous-ministre au Département des Terres de la couronne (qui changea plusieurs fois de nom au cours de l'histoire), de 1869 jusqu'à sa mort en 1912. Outre l'élaboration des plans du Parlement, on doit à Taché plusieurs monuments commémoratifs et édifices prestigieux ainsi que la création d'armoiries de personnalités, étant lui-même un passionné d'héraldique.</p> <p>La signification de la devise. Malheureusement, bien qu'Eugène-Étienne Taché nous ait laissé plusieurs témoignages architecturaux et patrimoniaux, à en croire différents auteurs il “ n'a laissé aucun document pour expliquer le sens qu'il donnait à sa devise ” (Deschênes : 1994). Dans ces circonstances, plusieurs auteurs se sont eux-mêmes chargés de lui donner une interprétation. En voici donc quelques-unes : dans un discours en l'honneur du Comte de Paris de passage au Canada en 1890, le juge Jetté évoque en rapport avec la devise que les gens d'ici n'ont pas oubliée leurs origines françaises ; un collègue de Taché, Ernest Gagnon écrit dans un rapport du commissaire des Travaux publics (1895-96, pp. 112), “ Ces armes reçurent, en 1883, l'addition de la devise « Je me souviens » qui résume si admirablement la raison d'être du Canada de Champlain et de Maisonneuve comme province distincte dans la confédération ” ; André Duval (1979) souligne que c'est dans la devise accompagnant les armoiries du Marquis de Lorne (gouverneur général du Canada) qui sont placées dans le vestibule de l'Hôtel du Parlement, qu'il faut voir la réponse. La devise du Marquis est « Ne obliviscaris » ( « Gardez-vous d'oublier » ). Ces dernières années certains journalistes anglophones ont bien voulu attacher à cette devise un complément. Deschênes fait référence à un texte de Okill Stuart qui attribue à Taché : “ Je me souviens / Que né sous le lys / Je croîs sous la rose ” ( Le Devoir : 1994). Puis Deschênes fait remarquer qu'on ne retrouve aucune preuve de l'existence de cette phrase. Elle est en fait l'association de deux devises distinctes créées par Taché à deux époques différentes. La devise “ Né dans les lis, je grandis dans les roses ” à été créée en 1908 pour accompagner une oeuvre d'art devant représenter la nation canadienne. Ce projet n'a d'ailleurs jamais vu le jour. La même année, pour la médaille commémorative du tricentenaire de la ville de Québec, Taché inscrit : “ Né sous le lis, Dieu aidant, l'oeuvre de Champlain a grandi sous les roses ”. Enfin selon Deschênes : “ En ajoutant à la devise officielle du Québec une autre phrase conçue à l'origine pour la « nation canadienne » (qui n'avait pas de devise à cette époque), « on » a voulu donner au « Je me souviens » un sens particulier, soit « Je me souviens que, sorti du giron français, j'ai grandi sous la protection de l'Angleterre ».</p> <p> Conclusion. Peut-être q'un jour d'autres recherches permettront de découvrir une preuve documentaire explicite sur la devise du Québec. Pour le moment, selon Deschênes, l'interprétation d'Ernest Gagnon est probablement celle qui se rapproche le plus des intentions de Taché. A ce sujet, Michel Desgagné (1979) résume bien cette pensée : “ Dans son projet d'ensemble de l'Hôtel du Parlement, l'ingénieur Eugène-Étienne Taché a voulu décorer la façade principale du bâtiment de façon à rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont marqué notre histoire ”. Selon Deschênes, si l'on place la devise du Québec dans le contexte architectural et décoratif qui l'entoure, soit le Palais législatif, on comprend mieux le sens qu'a voulu lui donner Eugène-Étienne Taché. Il ne faut probablement pas chercher plus loin : ce monument tout entier est dédié à l'histoire du Québec et par cette devise, Taché ne<br class='autobr' /> voulait qu'exprimer en quelques mots ce qu'il avait prévu d'inscrire dans la pierre, le bois et le bronze.</p> <p>Sources : (1994) Deschênes Gaston, historien. Le Devoir, 30 août, p. A7 et Bulletin de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale du Québec, avril 1994. “Un mythe tenace”. (1979) Duval André La Capitale, Montréal, Boréal Express. (1979) Desgagnés Michel, Les édifices parlementaires depuis 1792, Québec, Assemblée nationale du Québec.</p> <p>Photo-vignette : Le Québec a reçu ses premières armes par décret de la reine Victoria le 26 mai 1868 : les fleurs de lis pour les grandes phases de l'histoire constitutionnelle du Canada, le lion, pour le régime anglais et les feuilles d'érable pour la Confédération. Il est à noter que, contrairement aux usages suivis par les autres provinces canadiennes, le Québec s'est donné ces armoiries sans recourir à l'autorité royale.</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Novembre 1995</p></div> Nos écoles entre 1883 et 1901 (1) https://societehistoriquesaint-donat.ca/Nos-ecoles-entre-1883-et-1901-1 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Nos-ecoles-entre-1883-et-1901-1 2016-12-16T17:58:04Z text/html fr Jean-Jacques <p>Depuis l'arrivée des premiers colons vers 1869 jusqu'en 1881, aucune école n'existe dans la paroisse de Saint-Donat. Seule la chapelle au pont Coutu dispense " l'éducation religieuse ". Dans son Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa (1897) le révérend Barbezieux mentionne qu'il y a depuis septembre 1882 une école à Saint-Donat, un an avant la création même de la municipalité (ou commission) scolaire de Saint-Donat. Je précise que nous ne savons rien de plus sur cette école, a-t-elle vraiment (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Depuis l'arrivée des premiers colons vers 1869 jusqu'en 1881, aucune école n'existe dans la paroisse de Saint-Donat. Seule la chapelle au pont Coutu dispense " l'éducation religieuse ". Dans son Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa (1897) le révérend Barbezieux mentionne qu'il y a depuis septembre 1882 une école à Saint-Donat, un an avant la création même de la municipalité (ou commission) scolaire de Saint-Donat. Je précise que nous ne savons rien de plus sur cette école, a-t-elle vraiment existé ! Le premier président de cette municipalité sera le curé de la paroisse, A.G. Bérard qui la dirigera de 1883 à 1884. La chapelle étant déjà menacée d'être déménagée vers l'emplacement actuel sous la pression des colons qui la trouvent trop éloignée d'eux, les commissaires décident de construire leur première école non pas au pont Coutu, mais vers le rang double, là où les cultivateurs sont plus nombreux. Cette école en pièce sur pièce, probablement sur deux étages, est bâtie par Delphis Beauchamp sur le lot 20 du second rang Lussier aux environs du coin de la montée. Malheureusement, personne ne connaît aujourd'hui son emplacement précis.</p> <p>Ces constructions de maisons d'école doivent respecter un devis préparé en ce temps-là généralement par le secrétaire-trésorier et parfois avec l'aide de commissaires d'école pour ensuite être approuvé par le Département de l'instruction publique du Québec. Les coûts inhérents à ces constructions sont absorbés par les citoyens de l'arrondissement ou répartis entre tous les contribuables. C'est cette dernière façon de faire qui est retenue pour Saint-Donat.</p> <p>Mais qu'est-ce qu'un arrondissement ? En vertu de la loi, lorsqu'une municipalité scolaire est créée, elle doit diviser son territoire en arrondissement pour lever des taxes et choisir le lieu des écoles. L'emploi du terme maison d'école est utilisé parce qu'au début, la pauvreté des habitants ne permet pas de construire des écoles et l'enseignement se fait donc dans les maisons privées.</p> <p>Les écoles de rang. L'étalement de la population sur un territoire crée un problème lorsqu'aux quatre coins de la paroisse on réclame une école, les habitants étant trop éloignés du centre du village où les services sont concentrés. Aussi, en mai 1884 les commissaires, sauf Joseph Sylvain qui est contre, accordent la construction d'une école aux contribuables du canton Archambault. Ce canton est formé en partie par Saint-Donat (vers le lac de la Montagne Noire) et en partie par Saint-Agricole (Val-des-Lacs), rattachée au niveau scolaire à la corporation de Saint-Donat (Journal Altitude sept. 1990, pp.6). Elle fait alors partie de l'arrondissement no.2, l'arrondissement no.1 étant tout le reste du territoire Donatien. En 1887, une requête pour un nouvel arrondissement est adressée aux commissaires pour le Pembina et signée par Alphonse et Honoré Aubin, fils de Pierre et de Célina Saint-Pierre. À cette époque, les écoles ouvrent et ferment selon le nombre d'enfants qui les fréquentent et les moyens d'y subvenir. Aussi, le 27 juillet 1886 on ferme l'école de l'arrondissement no. 2 pour la rouvrir le 15 octobre 1887 et la fermer de nouveau en 1889. En juillet 1895, les commissaires adoptent une résolution concernant la vente de cette école maintenant située sur le lot 3 du second rang Archambault. Elle sera effectivement vendue, mais en 1898 seulement.</p> <p>Situations financières difficiles. À la fin du XIXe siècle, les colons ne disposent pas de moyens financiers importants. Mais le gouvernement du Québec offre un programme d'aide aux municipalités scolaires pauvres. Entre 1884 et 1890, les écoles de Saint-Donat recevront des sommes d'argent variant entre 15$ et 30$ par année. Dans une lettre qu'il adresse aux commissaires d'école, le surintendant de l'instruction publique reconnaît leurs efforts et les sacrifices qu'ils font pour donner la meilleure éducation possible aux enfants. En plus des écoles de rang, il y aura bien sûr, une école au centre du village. Au printemps 1894, un contrat de donation est passé entre Léandre Coutu et la municipalité scolaire pour un terrain où l'on construit la nouvelle école no.1 sur le lot 29 du troisième rang Lussier, aujourd'hui là ou se trouve le dépanneur Proprio de Pierre Forget. Delphis Beauchamp et le curé Garon préparent le devis de cette école. On accorde la construction à Alfred Brisson pour un montant de 164.00$.</p> <p> Avis de recherche : Je cherche d'anciennes photos de l'école du rang double. Vous pouvez me rejoindre au 424-3720.</p> <p>Photo-vignette : École no. 1 au village, vers 1906-1907. Regardez tous ces petits bouts de femmes et hommes avec leur institutrice, Mlle Justine Granger à l'arrière. Cette école devient vers le milieu des années 1910 la boutique de forge d' Osias Godon. Justine Granger fut la première épouse de Fernando Coutu, fils de Césaire et de Julie Lambert. Ils se marièrent à Chertsey le 27 septembre 1907. En seconde noce à Notre-Dame-de-la-Merci Fernando épousera la nièce du curé Eugène Mondor bien connu, Anna le 20 octobre 1926.</p> <p>L'engagement des institutrices. Davantage dans les écoles de rang l'engagement d'institutrices n'est pas chose facile. Pas de confort, des salaires pitoyables, des jeunes filles qui doivent le plus souvent s'arranger toutes seules dans cette école éloignée de tout et sans oublier la surveillance des bonnes moeurs chez elles. Pour toutes ces raisons et d'autres, le recrutement des institutrices qualifiées est difficile et pour cela on engage à l'insu du surintendant de l'Instruction publique des jeunes institutrices non diplômé et marié. Bien sûr à l'occasion le surintendant tolère ses écarts aux règlements, mais il faut son approbation. Sous l'aspect des salaires, le surintendant réprimande même les commissaires d'école de Saint-Donat les accusant de ne pas payer assez leurs institutrices et en leur soulignant de rendre la vie de celles-ci plus agréable. Voici une anecdote, celle de Mlle Cordélia Meilleur de Sainte-Agathe-des-Monts en 1887-1888 alors qu'elle s'explique au Surintendant. Cordélia Meilleur aurait prêté son diplôme d'institutrice à sa soeur Odina pour qu'elle puisse enseigner à Saint-Donat. Elle rapporte que celle qui a enseigné à Sainte-Agathe ce n'est pas elle (Cordélia), mais Victoria sa soeur en ajoutant que Cordélia se faisait souvent appeler à la maison Odina. Y comprenez-vous quelque chose ? Le Surintendant non plus !</p> <p>Les institutrices entre 1883 et 1902 : Zélia Sylvain (née Zélia Simard fille de Pierre - Petro - et de Angélique Matte, a épousé Damase Sylvain occupation "voyageur". Elle a 30 ans lorsqu'elle enseigne.) Emma Brault (Journal Altitude sept.1990, pp.6), Mathilde Houle (journal Altitude, déc. 1990, pp.6), Adèle O'Brien (de Repentigny), Cordélia Meilleur, Clothilde Meilleur (de Sainte-Lucie), Alphonsine Maguay, Olivine Brault-Lavoie, Exérina Latour dit Forget (épouse de Rémi Lavoie demeurant à Notre-Dame-de-la-Merci), Marie-Anne Lavoie (fille de George et de Marie-Claire Raymond, elle-même a aussi enseigné à Saint-Donat) et Domina Rivest. Il se peut qu'il y en ait eu d'autres. Les présidents de la municipalité scolaire : A.G. Bérard curé, 1883 ; J.O. Lachapelle curé 1884-1887 ; Wilfrid Simard 1887-1888 ; Delphis Beauchamp (devient le premier maire de Saint-Donat en 1904)1888-1894 ; Paul Garon curé 1894-1898 ; J.H. Major curé 1898-1901 ; Bruno Godon 1901 ;</p> <p>Le curé Major est le dernier religieux à avoir occupé ce poste. C'est surtout des commerçants, des industriels, des bourgeois ou des notables du village que l'on retrouve à la tête de la commission scolaire. Ce n'est pas un hasard, il n'y a pas seulement le prestige de la fonction, mais pécuniairement c'est avantageux : la construction des écoles intéresse les propriétaires de moulin à scie, de magasin général, boutique de forge et des ouvriers. Pour illustrer cela, avant que Bruno Godon ouvre son magasin général vers 1895 (Journal Altitude, sept. 1992, pp.4) les commissaires achètent le matériel d'école chez Noé Forget à Sainte-Lucie ou à Saint-Jérôme. Bien qu'ils n'apparaissent pas à la présidence de la commission scolaire la famille Coutu est tout de même présente comme Césaire qui est commissaire de 1883 à 1885 et auditeur des comptes de 1888 à 1895, Moïse son frère, de 1895 à 1898 et Léandre également son frère, de 1895 à 1899.</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Janvier 1994</p></div> Un bien triste anniversaire celui de la démolition du presbytère (1) https://societehistoriquesaint-donat.ca/Un-bien-triste-anniversaire-celui-de-la-demolition-du-presbytere-1 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Un-bien-triste-anniversaire-celui-de-la-demolition-du-presbytere-1 2016-12-16T17:57:23Z text/html fr Jean-Jacques <p>Premier de deux articles. Déjà neuf ans se sont écoulés depuis que le conseil de la Fabrique de Saint-Donat a pris la décision au printemps 1985 de démolir le dernier joyau de notre patrimoine religieux. Dans les faits, cela fait neuf ans que l'ancien presbytère a été démoli, mais c'est à l'automne 1984 que l'on commençait la construction du presbytère actuel. <br class='autobr' /> Il est vrai que dans les villes les groupes de pression pour la sauvegarde du patrimoine architectural sont mieux organisés et davantage conscients (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Premier de deux articles. Déjà neuf ans se sont écoulés depuis que le conseil de la Fabrique de Saint-Donat a pris la décision au printemps 1985 de démolir le dernier joyau de notre patrimoine religieux. Dans les faits, cela fait neuf ans que l'ancien presbytère a été démoli, mais c'est à l'automne 1984 que l'on commençait la construction du presbytère actuel.</p> <p>Il est vrai que dans les villes les groupes de pression pour la sauvegarde du patrimoine architectural sont mieux organisés et davantage conscients de ce qu'ils peuvent tirer comme valeur historique, mais également de l'apport touristique que génère la préservation de tels joyaux. Dans les villages cette volonté, j'ajouterais même cette reconnaissance du patrimoine bâti comme élément culturel est pour ainsi dire inexistante. Comme on peut le constater dans certaines localités, on tend de plus en plus à faire de la rénovation à caractère "historique" au lieu de la restauration proprement dite. Ce qui fausse en quelque sorte l'identité d'origine d'une municipalité, c'est-à-dire sa différence avec ses voisines.</p> <p>Dernièrement je lisais dans la revue Continuité (Printemps 1994), que la municipalité de Saint-Henri de Lévis étudiait présentement la possibilité d'installer ses bureaux dans le spacieux presbytère de l'endroit. Il envisage de louer le bâtiment, par bail emphytéotique (99 ans), et la municipalité s'engage en retour à réserver les espaces nécessaires au personnel clérical qui demeurera en poste. Voilà concrètement comment avec de la bonne volonté le passé s'associe au présent au bénéfice d'une collectivité qui sait d'où elle vient et où elle va. Souvenons-nous qu'à l'époque il était possible pour des coûts égaux sinon moindres de restaurer l'ancien presbytère de Saint-Donat. Ce fut plutôt par choix que l'on préféra anéantir le savoir-faire des anciens.</p> <p>La construction du vieux presbytère (1913-1985). Situons auparavant le contexte économique qui prévaut à cette époque au tournant des années 1900. Au cours de la première décennie, le village connaît une croissance économique appréciable. Déjà pas moins de cinq scieries sont en exploitation dans la localité et l'industrie de la pulpe bat son plein. Saint-Donat étant entouré d'un riche jardin forestier qui a su échapper aux gros incendies de forêt qu'on subit les villages voisins à cette époque, a pu profiter de cette situation et attirer de nombreux travailleurs.</p> <p>Les années 1910 correspondent également à l'arrivée des premiers touristes américains et canadiens-anglais qui se construisent des chalets d'été aux abords des lacs Archambault et Ouareau et occupent également les îles de ces lacs. Sans doute favorisées par cette relative prospérité économique, les autorités religieuses ont-elles vu l'occasion d'aller de l'avant dans la construction de nouveaux édifices religieux. Déjà en 1893 des travaux avaient dû être faits à l'ancien presbytère bien que sa charpente ne pouvait plus supporter le poids d'années. Lorsque Mgr. Duhamel, archevêque du Diocèse d'Ottawa, fait sa visite en juin 1908 il est à même de constater la décrépitude des bâtiments religieux et fait l'annonce qu'il permet " qu'on se prépare à bâtir une nouvelle église...". Quatre ans plus tard le curé Félix Legendre (1900-1915) reçoit de l'Archevêque d'Ottawa une promesse de prêt faite par Mgr. Gauthier. Bien qu'il y ait entente sur le financement des travaux, quelque temps s'écoule et puis rien ne va plus, les coûts sont plus élevés que prévus. En avril 1912 le conseil de la Fabrique de Saint-Donat se réunit et convient plutôt d'y aller avec un emprunt de 10,000.00$ et cette fois pour construire une église, une sacristie et un presbytère. La Corporation Épiscopale d'Ottawa accepte de prêter cette somme à la paroisse qui devra la rembourser sur15 ans, avec des paiements de 300.00$ par année aux taux d'intérêt de 5%. À la fin du mois, le curé Legendre reçoit l'argent et la dépose à la Banque des marchands à Sainte-Agathe-des-Monts.</p> <p>Dès lors les travaux pourront commencer. Le mois prochain je vous parlerai de sa construction.</p> <p>Photo-vignette : Sans émoi, sans reproche, à peine quelques personnes assistaient à la démolition de 72 ans d'histoire religieuse et sociale. Au cours de son règne, ce presbytère avait accueilli 10 curés.( Photo Georges Monette)</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Juillet 1994</p></div> La construction du presbytère en 1912 (2) https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-construction-du-presbytere-en-1912-2 https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-construction-du-presbytere-en-1912-2 2016-12-16T17:55:42Z text/html fr Jean-Jacques <p>Dernier de deux articles. Toujours au mois d'avril 1912, une nouvelle assemblée de paroisse est convoquée pour élire les syndics qui auront pour tâche de surveiller et diriger les travaux de construction des nouveaux bâtiments religieux. Fernando Coutu, J.H. Lavoie, Wilfrid Aubin, Wilfrid Sigouin et Maxime Riopel sont élus. Trois des quatre syndics ont des intérêts directement dans la construction des édifices religieux, étant propriétaires de moulins à scie. Fernando Coutu a son moulin à la décharge (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Dernier de deux articles. Toujours au mois d'avril 1912, une nouvelle assemblée de paroisse est convoquée pour élire les syndics qui auront pour tâche de surveiller et diriger les travaux de construction des nouveaux bâtiments religieux. Fernando Coutu, J.H. Lavoie, Wilfrid Aubin, Wilfrid Sigouin et Maxime Riopel sont élus. Trois des quatre syndics ont des intérêts directement dans la construction des édifices religieux, étant propriétaires de moulins à scie. Fernando Coutu a son moulin à la décharge du lac Archambault, Wilfrid Aubin a le sien à la décharge du lac Pembina en plus de posséder une manufacture de portes et châssis dans le village. Quant à Maxime Riopel, son moulin à scie est sur la rivière Bouillon au lac Ouareau. La construction du presbytère. Pour diriger les travaux, les syndics choisissent John Kinshella, un entrepreneur-menuisier de Rawdon. Les Kinshella ont laissé une belle contribution au patrimoine architectural de cette ville. Durant les étés 1912-1913 John Kinshella loge avec sa famille à Saint-Donat chez Wilfrid Aubin, qui vient tout juste de se faire construire une jolie maison (démolie depuis pour faire place à l'épicerie de M. Gaétan Denis, Épicerie Maurice Charbonneau). Bilingue, d'origine irlandaise et de religion protestante, John Kinshella connaît bien les agents de la compagnie Charlemagne & Lac Ouareau Lumber, plus tard la St-Maurice Paper, qui font la coupe du bois à Saint-Donat. Même si on n'a pu retrouver les plans réalisés par John Kinshella pour la construction du presbytère, les spécifications quant à savoir quels seront les matériaux utilisés et la façon de réaliser l'ouvrage, nous sont connues aujourd'hui.</p> <p>Voici quelques notes à ce sujet : Le solage : "la pierre paraissant à l'extérieur devra être choisie et ayant une belle face ; le mortier : "les joints devront être faits de mortier, moitié-ciment, moitié chaux et sable ; le revêtement extérieur : " du clappboard 7/8 en pin ou épinette de première qualité pas plus de 5' de large (...), tout le bois de l'extérieur devra être peinturé une couche de peinture grise (sic). On devra employer du blanc de plomb pur (sic) et de l'huile de première qualité. Les noeuds devront être chalaqués (sic) ; les portes : "de cuisine devront être munies de clenches françaises no. C5681 et de serrures à mortaises sans poignés no. 25. La porte de la façade devra avoir une vitre bizautée (sic) ",(1)</p> <p>Une grande fête. Les travaux du presbytère se terminent au milieu de l'été 1913. Le dimanche 20 juillet, la bénédiction de l'église a lieu et toute la population locale se joint à Mgr. Charles Hugues Gauthier, évêque du diocèse d'Ottawa. Pour la cérémonie la messe est célébrée par le curé Filion de Saint-Adolphe-d'Howard et le sermon fait par un villégiateur du lac Archambault, l'abbé Noël Fauteux. La direction du choeur de chant est assurée par P. Fortin et la musique par J. Villeneuve. À l'orgue on retrouve Mlle E. Boulay. Dans l'après-midi on assiste à la bénédiction d'une cloche et le sermon de circonstance est fait par l'abbé Caron de Saint-Jérôme.</p> <p>Que reste-t-il de nos anciennes maisons ? Bien peu de chose malheureusement, si ce n'est qu'elles ont été pour la plupart recouvertes de nouveaux matériaux de construction surgit de la vague du "modernisme" des années 1960. Bien souvent les anciennes maisons de pièces étaient plus chaudes que celles construites plus tard en bois de sciage les murs remplis de bran de scie qui très vite descendait au plancher laissant l'hiver envahir la maison. Les tuyaux des poêles à bois ne dérougissaient pas et très souvent causaient des incendies ravageurs. Au coeur des années 90, une nouvelle vague a surgi, qui consiste a faire de la rénovation à caractère "historique", plutôt que de la restauration proprement dite. Ce qui donne un visage peu authentique à un village, lui enlève sa personnalité propre et cache son histoire que bien des visiteurs seraient curieux de connaître. Le village de Saint-Donat conserve très peu de vestiges de son architecture d'antan. La maison de M. Rolland St-Amour au 421 rue Principale (regardez-là bien et vous y trouverez des similitudes avec le presbytère de 1913), le restaurant Crêperie de la Maison Blanche au 515 rue Principale, le deuxième étage du magasin Escompte Bédard et Béland Inc. au 450 rue Principale, la maison de M. Jules Saint-Georges au 310 rue St-Donat, l'élément décoratif de l'ancien Bureau de Poste avec son castor sculpté en façade du commerce abritant aujourd'hui le salon de barbier de M. André Simard, sont autant d'exemples illustrant la beauté et l'esthétisme de Saint-Donat d'autrefois et que plusieurs visiteurs (Européens, Américains) en reconnaissent les attraits touristiques. Espérons que ces bâtiments et quelques autres qui demeurent ne subiront pas le même traitement sans condition que le presbytère. (1) Informations tirées de l'étude ethnohistorique sur le presbytère de St-Donat et d'autres dans la région Lanaudière par Sylvain Gaudet en 1983 pour la Société Historique de Saint-Donat.</p> <p>Note. Le journal La Presse fait honneur à des gens de chez nous. De l'artisan à l'anthropologue-généalogiste, les beaux reportages de Marc Cassivi (le 16 juin dernier) sur Jean-Charles Aubin, artisan du cuir (et Altitude 7/1994, p.5) et de Gérald Leblanc (le 25 juin dernier) sur Sylvain Gaudet, anthropologue et spécialiste en généalogie acadienne (fils de Paulo et de Yolande Desmeules) nous font dire que le talent n'a pas de frontières et que nous devons être fiers de leur contribution à la culture en général. Félicitations à tous les deux et un coup de chapeau au journal La Presse qui s'affirme de plus en plus en région.</p> <p>Photo-vignette : dressé sur son promontoire en plein coeur du village (1982), le presbytère avait su conserver presque entièrement le raffinement architectural dont l'époque l'avait pourvu. La petite manufacture de Wilfrid Aubin a contribué à faire, entre autres, les portes et fenêtres et probablement les éléments décoratifs ou d'ornements.</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Août 1994</p></div> Des choses et d'autres parmi trois sujets d'intérêts https://societehistoriquesaint-donat.ca/Des-choses-et-d-autres-parmi-trois-sujets-d-interets https://societehistoriquesaint-donat.ca/Des-choses-et-d-autres-parmi-trois-sujets-d-interets 2016-12-16T17:52:58Z text/html fr Jean-Jacques <p>Ce mois-ci, mon article se divise en deux parties. D'abord, je veux questionner mes lecteurs sur un projet d'orphelinat qui aurait eu lieu à Notre-Dame-de-la-Merci en 1934. Ensuite, je veux répondre à une lectrice qui me demandait certaines informations sur la “malle” rurale (poste rurale) à Saint-Donat. <br class='autobr' /> Un orphelinat à Notre-Dame-de-la-Merci. Voici ce que je sais du projet d'orphelinat à NDM. Tout commence le 14 novembre 1934 alors qu'un groupe de femmes reçoivent leurs lettres patentes pour la (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory">Articles de Claude Lambert</a> <div class='rss_texte'><p>Ce mois-ci, mon article se divise en deux parties. D'abord, je veux questionner mes lecteurs sur un projet d'orphelinat qui aurait eu lieu à Notre-Dame-de-la-Merci en 1934. Ensuite, je veux répondre à une lectrice qui me demandait certaines informations sur la “malle” rurale (poste rurale) à Saint-Donat.</p> <p>Un orphelinat à Notre-Dame-de-la-Merci. Voici ce que je sais du projet d'orphelinat à NDM. Tout commence le 14 novembre 1934 alors qu'un groupe de femmes reçoivent leurs lettres patentes pour la compagnie qu'elles viennent de fonder : “ L'Orphelinat de Notre-Dame-de-la-Merci ” dont le bureau est à Notre-Dame-de-la-Merci, comté de Montcalm, district de Joliette.</p> <p>Ces femmes sont : Aimée Lévesque, Simone Bertrand, Jessie Rouillard, Orpha Lavoie et Germaine Desroches. À part Mlle Aimée Lévesque, qui est de Montréal, je ne sais rien des autres femmes. À première vue, ce projet d'orphelinat ressemble à ce qui existe à cette époque, c'est-à-dire des crèches recueillant des enfants abandonnés par les parents qui ont peine à survivre.</p> <p>Cette nouvelle compagnie, qui surgit en pleine crise économique mondiale, s'est fixé les buts suivants : “ organiser et diriger une société d'hommes et de femmes charitables, de bonne volonté, qui voudront bien s'intéresser à recueillir, accueillir les enfants abandonnés, nécessiteux, s'intéresser à leur adoption par des personnes mariées qui en seront dignes, voir au bien-être, au relèvement et à l'éducation (...) de ces enfants ”. Ce qui différencie ce nouvel orphelinat des autres existants, c'est qu'il est destiné à être dirigé par des laïques et non par des religieuses. Cette compagnie a également l'intention d'étendre dans toute la province des filiales poursuivant les mêmes objectifs.</p> <p>Comme moyen de financement, elle compte sur des souscriptions volontaires et des subsides publics ou privés. Comme il se doit, le projet, avant d'être réalisé, exige l'autorisation de Mgr J.A. Papineau, évêque du diocèse de Joliette. Dans une lettre qu'il adresse en mars 1935 au curé Eugène Mondor, Mgr Papineau fait savoir qu'il refuse à<br class='autobr' /> Mlle Aimée Lévesque la fondation de cet orphelinat dans son diocèse. Pourquoi ce refus ? C'est ce que j'aimerais savoir.</p> <p>J'aimerais également connaître le nom des gens qui ont participé à ce projet ainsi qu'à la publication d'un bulletin appelé “ L'Orphelin ” et qui servaient à faire connaître les buts de l'orphelinat. À tous ceux qui en savent plus sur l'orphelinat de Notre-Dame-de-la-Merci, j'attends de vos nouvelles.</p> <p>La poste rurale à Saint-Donat. À la suite de mon article du mois de juin dernier portant sur la “ malle ” rurale à Saint-Donat, Soeur Thérèse Regimbal, s.s.c., fille de Jos Regimbal et de Agnès Désormeaux, désirait savoir si son père avait été conducteur de la poste rurale. Elle me racontait que son père tenait un “ comptoir ” postal à la maison paternelle, chemin Guay (anc. Ch.de colonisation Provost), près du Chalet St-Donat, de Thomas Wall. Quant à savoir s'il a été conducteur de la “ malle ”, il me faudrait poursuivre mes recherches puisqu'il n'apparaît pas dans la liste que j'ai obtenue du service des Postes qui débute en 1897 jusqu'à 1971, et dont je vous fais part aujourd'hui : Isaïe Mousseau (1897- ?), Jean-Baptiste Brisson (1901-1905), Azarias Rivest (1905), Charles Villeneuve (1905- ?), Ernest Viger (1906- ?), D. Deslauriers (1910-1914), Wilfrid Aubin et John Ritchie (1912-1914), Zacharie Crépeault (1914-1918), R. Villeneuve (1918-1922), J. Villeneuve (1918-1922), Joseph Aubin (1925-1940), Armand Aubin (1940-1963) et Armand Valiquette (1964-1971).</p> <p>Comme vous l'avez remarqué, les dates fournies par le service des Postes ne sont pas claires, mais il faut comprendre qu'il se peut que les contrats des conducteurs se chevauchaient entre l'hiver et l'été. Il est également possible qu'il y ait eu plus d'un conducteur d'engagé pour un trajet donné. J'aurai sûrement la chance, lors d'une prochaine visite à Ottawa, d'éclaircir ces informations.</p> <p>Les Regimbal. Pour terminer ma rencontre avec Soeur Thérèse, elle me rapportait un détail intéressant sur le nom des Régimbald. Pour elle, le nom Régimbald, comme on le voit dans le bottin téléphonique de Saint-Donat, est écrit incorrectement d'après les documents officiels de sa famille. Il devrait s'écrire Regimbal, sans accent sur le (e) et sans (d) à la fin. Merci, Soeur Thérèse, pour l'intérêt que vous portez à ma chronique historique !</p> <p>Photo-Vignette : Joseph Regimbal. Il épouse à Saint-Donat, le 21 juillet 1902, Agnès Désormeaux, fille de Ovila et de Ozithe Chartier.</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Septembre 1994</p></div>