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	<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
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		<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
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		<title>Les Productions Paul Mathieu (2)</title>
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		<dc:creator>Alain </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les Productions Paul Mathieu (2) Auteur : Claude Lambert pour la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint- Donat &lt;br class='autobr' /&gt;
Dernier de deux articles &lt;br class='autobr' /&gt;
La motoneige poursuit sa mont&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, Paul entreprend, avec ses amis Jean-Marie Gu&#233;nette et Raymond Aubin, des exp&#233;ditions en motoneige dans le Grand Nord qu&#233;b&#233;cois. Ils se rendent jusqu'&#224; Fort-Rupert, entre autres. Les ann&#233;es 1975-1985 acc&#233;l&#232;rent l'engouement de ce sport d'hiver qui devient une activit&#233; touristique maintenant reconnue par le milieu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Productions Paul Mathieu (2) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Auteur : Claude Lambert pour la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint- Donat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dernier de deux articles &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La motoneige poursuit sa mont&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, Paul entreprend, avec ses amis Jean-Marie Gu&#233;nette et Raymond Aubin, des exp&#233;ditions en motoneige dans le Grand Nord qu&#233;b&#233;cois. Ils se rendent jusqu'&#224; Fort-Rupert, entre autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ann&#233;es 1975-1985 acc&#233;l&#232;rent l'engouement de ce sport d'hiver qui devient une activit&#233; touristique maintenant reconnue par le milieu municipal. Les clubs de motoneige s'organisent pour faire conna&#238;tre les beaut&#233;s hivernales de leurs villages. Le mouvement est lanc&#233;, il faut maintenant en faire la promotion et accueillir cette nouvelle client&#232;le. C'est le nouveau d&#233;fi que Paul Mathieu rel&#232;ve avec brio. De 1977 &#224; 1983, Paul Mathieu sera maire de la municipalit&#233; de Saint-Donat, ce qui lui permettra de pousser les projets qui lui tiennent &#224; c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Productions Paul Mathieu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin des ann&#233;es 1970, Paul abandonne progressivement le film 16 mm pour enregistrer sous les formats BETA et VHS. Il couvre les tournois de balle-molle, les tournois de p&#234;che du Journal de Montr&#233;al et avec Monique B&#233;rub&#233; de T&#233;l&#233;c&#226;ble Saint-Donat, il r&#233;alise des publicit&#233;s sur des commerces locaux, qui seront diffus&#233;es &#224; la t&#233;l&#233; commu-nautaire. Les activit&#233;s de la Chambre de commerce de Saint-Donat demeurent toutefois ses sujets de pr&#233;dilection. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut s'entendre que les films r&#233;alis&#233;s par Paul Mathieu ne sont pas l'oeuvre d'un pro-fessionnel. Cependant, ils demeurent une source importante d'information sur l'histoire r&#233;cente de Saint-Donat. De plus, Paul avait son style bien &#224; lui. &#192; travers des &#233;v&#233;nements li&#233;s &#224; la f&#234;te et aux loisirs, il a su fixer sur pellicule la joie de vivre des Donatiens et leur sens de l'organisation d'&#233;v&#233;nements de toute nature. Il filmait souvent les visages en gros plan, montrait les sourires et les yeux p&#233;tillants des gens. Bien qu'il ait mis en valeur son village &#224; travers les quatre saisons, l'hiver demeure celle o&#249; il a le plus donn&#233;, en couvrant particuli&#232;rement le hockey mineur et les activit&#233;s li&#233;es &#224; la promotion de la motoneige. C'est pour tout cela que l'ar&#233;na porte aujourd'hui fi&#232;rement le nom de Centre civique Paul Mathieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Mathieu est d&#233;c&#233;d&#233; le 8 avril 1994 &#224; sa r&#233;sidence de Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note. Les photos des articles ont &#233;t&#233; extraites des films de Paul Mathieu d'o&#249; la mau-vaise qualit&#233; visuelle. Si vous avez des meilleures photos de ces &#233;v&#233;nements contactez la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint-Donat par courriel au : sh@saint-donat.ca Nous les num&#233;riserons et vous les retournerons dans un d&#233;lai d'une semaine. Si vous avez des informations ou des pr&#233;cisions sur le contenu de l'article, n'h&#233;sitez pas &#224; nous &#233;crire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Productions Paul Mathieu (1)</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-Productions-Paul-Mathieu-1</link>
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		<dc:date>2020-02-26T06:11:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les Productions Paul Mathieu (1) Auteur : Claude Lambert pour la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint- Donat &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier de deux articles. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'hiver approche et je me suis dit pourquoi pas souligner cette saison en vous pr&#233;sentant un personnage qui a contribu&#233; &#233;norm&#233;ment &#224; faire conna&#238;tre et appr&#233;cier les activit&#233;s hivernales &#224; Saint-Donat. Plusieurs d'entre vous se souviennent encore de M. Paul Mathieu et sa cam&#233;ra qu'il transportait partout. Retournons donc quelques ann&#233;es en arri&#232;re pour se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Productions Paul Mathieu (1)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Auteur : Claude Lambert pour la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint- Donat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier de deux articles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hiver approche et je me suis dit pourquoi pas souligner cette saison en vous pr&#233;sentant un personnage qui a contribu&#233; &#233;norm&#233;ment &#224; faire conna&#238;tre et appr&#233;cier les activit&#233;s hivernales &#224; Saint-Donat. Plusieurs d'entre vous se souviennent encore de M. Paul Mathieu et sa cam&#233;ra qu'il transportait partout. Retournons donc quelques ann&#233;es en arri&#232;re pour se souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son arriv&#233;e &#224; Saint-Donat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Mathieu est n&#233; &#224; Montr&#233;al le 27 f&#233;vrier 1925. C'est dans cette m&#234;me ville qu'il fait la rencontre de sa future &#233;pouse, Madeleine Houle, qui travaille dans un grand magasin de la m&#233;tropole. Apr&#232;s avoir occup&#233; quelques emplois dans des garages &#224; Montr&#233;al, s'&#234;tre enr&#244;l&#233; dans l'Arm&#233;e canadienne, Paul quitte d&#233;finitivement la grande ville pour la campagne. Il choisit de s'&#233;tablir dans la paroisse d'origine de Madeleine &#224; Saint-Donat-de-Montcalm o&#249; ils se marient le 12 ao&#251;t 1950. De cette union na&#238;tront trois enfants : Francine, Solange et Pierre. D&#232;s son arriv&#233;e, il exerce le m&#233;tier de d&#233;bosseleur. Il loue une partie du garage de Jean-Paul Godon, &#171; au coin de la mont&#233;e &#187; (jonction des routes 125 et 329), et fixe au-dessus de sa porte l'annonce &#171; Mathieu Autobody enreg. D&#233;bossage-Peinture &#187;. Apr&#232;s quelque temps, il d&#233;m&#233;nage son atelier sur la rue Allard. Son fils Pierre prendra la rel&#232;ve au m&#234;me endroit. Aujourd'hui, le commerce poursuit la m&#234;me vocation mais avec &#171; Godon atelier de carosserie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint-Donat sur pellicule&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Mathieu a toujours port&#233; un grand int&#233;r&#234;t &#224; la communication audiovisuelle. &#192; Saint-Donat, il est l'un des premiers &#224; se procurer un t&#233;l&#233;viseur vers 1953. &#192; cette &#233;poque, les &#233;missions de t&#233;l&#233;vision se d&#233;roulent en direct. Et la plupart des bandes sont effac&#233;es apr&#232;s leur diffusion. Paul choisit la cam&#233;ra pour immortaliser des sc&#232;nes de vies. Les films 16 mm lui permettent de figer dans le temps des moments de la vie Donatienne. &#192; travers le temps, il couvrira plusieurs &#233;v&#233;nements &#224; Saint-Donat et les environs : les mariages, les carnavals, les courses de canots, le hockey chez les jeunes, le ski alpin, le ski de fond, les &#233;v&#233;nements religieux, les exp&#233;ditions en motoneige, les diff&#233;rentes activit&#233;s organis&#233;es par la Chambre de commerce de Saint-Donat, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le hockey et la motoneige&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il contribue &#233;norm&#233;ment &#224; la promotion touristique de son village. Au d&#233;but des ann&#233;es 1960, il d&#233;veloppe deux passions qui deviennent des projets &#224; r&#233;aliser : l'accessibilit&#233; du hockey chez les jeunes et la promotion de la motoneige comme activit&#233; touristique. C'est par un engagement en politique municipale qu'il compte arriver &#224; les mettre de l'avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;fi : Construire un ar&#233;na&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 janvier 1967, Yvon Forget est &#233;lu maire de la Municipalit&#233; et Paul devient &#233;chevin au si&#232;ge no 6. Il re&#231;oit rapidement le mandat de former un comit&#233; des sports et loisirs. Il ne vise rien de moins que de faire construire un &#171; centre de loisirs &#187;, c'est-&#224;-dire un ar&#233;na. Saint-Donat a d&#233;j&#224; son OTJ (l'Oeuvre des Terrains de Jeux), constitu&#233;e d'une b&#226;tisse chauff&#233;e et de deux patinoires ext&#233;rieures. Mais avec une population qui avoisine les 2 500 habitants, Paul pense que l'on doit passer &#224; une autre &#233;tape. Bien qu'il doit faire face &#224; un certain nombre de d&#233;tracteurs, il compte &#233;galement beaucoup de partisans. Des &#233;quipes de hockey mineur sont d&#233;j&#224; en place, une organisation dirig&#233;e par Marcel Villeneuve, appuy&#233; de nombreux b&#233;n&#233;voles. Ce soutien et la conviction qu'il s'agit d'une action positive pour les jeunes Donatiens le motivent &#224; mener &#224; bien son projet. &#192; la fin de l'&#233;t&#233; 1971, la question est r&#233;gl&#233;e : les travaux de l'ar&#233;na d&#233;butent et d&#232;s janvier 1972 les premiers coups de patin s'y donnent. L'ar&#233;na n'est pas chauff&#233; et la glace, naturelle, est arros&#233;e manuellement par M. Julien D&#233;sormeaux. On pilote donc un nouveau dossier, celui d'obtenir de la glace artificielle. Le projet voit le jour plus t&#244;t que pr&#233;vu et d&#232;s septembre 1973 les travaux commencent. M. D&#233;sormeaux, l'arroseur &#171; officiel &#187; des patinoires de Saint-Donat remise ses boyaux d&#233;finitivement. Il ne se l&#232;vera plus la nuit pour l'entretien de la glace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note. Les photos des articles ont &#233;t&#233; extraites des films de Paul Mathieu d'o&#249; la mauvaise qualit&#233; visuelle. Si vous avez des meilleures photos de ces &#233;v&#233;nements contactez la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint-Donat par courriel : sh@saint-donat.ca Nous les num&#233;riserons et vous les retournerons dans un d&#233;lai d'une semaine. Si vous avez des informations ou des pr&#233;cisions sur le contenu de l'article, n'h&#233;sitez pas &#224; nous &#233;crire.&#8195;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Naissance de la mission du Lac Croche (1)</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Naissance-de-la-mission-du-Lac-Croche-1</link>
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		<dc:date>2019-12-21T21:00:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quatri&#232;me d'une s&#233;rie de cinq articles sur la petite histoire entourant la construction de nos b&#226;timents religieux. Comme nous l'avons vu dans le dernier article, les ann&#233;es 1950 am&#232;nent un accroissement du tourisme &#224; Saint-Donat, particuli&#232;rement autour des lacs Croche, Sylv&#232;re et Ouareau. Apr&#232;s plusieurs d&#233;marches, les vacanciers de ces lacs obtiennent de Mgr. Eug&#232;ne Limoges, &#233;v&#234;que de Mont-Laurier la cr&#233;ation d'une nouvelle mission. Celle-ci sera situ&#233;e au Lac Croche et s'appellera mission (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatri&#232;me d'une s&#233;rie de cinq articles sur la petite histoire entourant la construction de nos b&#226;timents religieux.&lt;br class='autobr' /&gt; Comme nous l'avons vu dans le dernier article, les ann&#233;es 1950 am&#232;nent un accroissement du tourisme &#224; Saint-Donat, particuli&#232;rement autour des lacs Croche, Sylv&#232;re et Ouareau. Apr&#232;s plusieurs d&#233;marches, les vacanciers de ces lacs obtiennent de Mgr. Eug&#232;ne Limoges, &#233;v&#234;que de Mont-Laurier la cr&#233;ation d'une nouvelle mission. Celle-ci sera situ&#233;e au Lac Croche et s'appellera mission Notre-Dame-de-la-Garde dont le nom &#233;voque celui d'une &#233;glise de Marseille &#233;rig&#233;e elle aussi pr&#232;s de l'eau. Nous sommes en 1957.(1)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 29 ao&#251;t de cette m&#234;me ann&#233;e, Mgr. Limoges autorise l'&#233;lection des syndics qui seront charg&#233;s d'administrer les affaires de la mission et de contracter l'emprunt n&#233;cessaire &#224; la construction de la chapelle. Le 1er septembre suivant seront &#233;lus messieurs Armand Provost, Franck Brisson et Gabriel Riopel. Le cur&#233; J.A. Sicotte de la paroisse de Saint-Donat agit comme administrateur principal et dirige les travaux de construction. Toutes les r&#233;unions se tiennent au presbyt&#232;re de Saint-Donat .&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 29 d&#233;cembre 1958, un contrat est pass&#233; entre la mission Notre-Dame-de-la-Garde et le ministre des Terres et For&#234;ts pour l'achat d'un terrain o&#249; sera &#233;rig&#233;e la chapelle. Il s'agit des lots 41 et 42 du Bloc E du cadastre officiel du canton Lussier. Dans ce contrat, il est clairement stipul&#233; que cet octroi consenti par le ministre est pour fin d'&#233;rection d'une chapelle pour desservir les colonies de vill&#233;giature du lac Croche et Ouareau, et les morceaux de terre qui en font l'objet redeviendront la propri&#233;t&#233; de la Couronne s'ils cessent de servir comme susdit, et les dits&lt;br class='autobr' /&gt;
morceaux de terre ne pourront &#234;tre vendus... sans le consentement du gouvernement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les co&#251;ts de la construction de la chapelle sont &#233;valu&#233;s &#224; 10,000$. Les syndics font&lt;br class='autobr' /&gt;
l'emprunt de cette somme &#224; la Fabrique de la paroisse de Saint-Donat. Les travaux sont confi&#233;s au contrema&#238;tre Lionel Simard. Parmi ceux qui participent &#224; la construction on retrouve Denis Simard (fils de Lionel et de Rose Houle), Lucien Simard (fr&#232;re de Lionel), Edgard Godon, Bernard St-Amour et Claude Houle. La chapelle qui sera plus grande que l'&#233;glise de la paroisse (d&#233;molie en 1962), fera 120 pieds de long sur 48 pieds de large. Elle est construite en blocs de ciment et recouverte de &#8220;stuco&#8221;. Les mat&#233;riaux de construction proviennent de chez Lachapelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Lt&#233;e au village et de chez Hermas Piotte au Lac Ouareau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 3 novembre 1957 l'&#233;v&#234;que-auxiliaire Mgr. Andr&#233; Ouellette proc&#232;de &#224; sa b&#233;n&#233;diction. La messe est c&#233;l&#233;br&#233;e par le cur&#233; J.A. Sicotte devant 200 personnes. Lors de la premi&#232;re visite pastorale de Mgr. Andr&#233; Ouellette le 15 mai 1960, on apprend que le co&#251;t total de la chapelle s'est &#233;lev&#233; &#224; 20,215,17$.&lt;br class='autobr' /&gt;
La mission est d'abord ouverte durant la saison estivale et ce sont les pr&#234;tres de Saint-Donat, cur&#233; et vicaire qui la desservent le dimanche. Les premiers sont Bernard Cloutier (jusqu'en 1959), Claude Coderre (1959-1960) et Jean Levert (1960-1965). Jusqu'en 1963 la mission n'a pas de presbyt&#232;re. Devant cette situation, les syndics d&#233;cident de louer le camp d'&#233;t&#233; de Rom&#233;o Charbonneau de Saint-Donat pour qu'un pr&#234;tre puisse y s&#233;journer les fins de semaine. &#192; partir de 1965 la mission aura son cur&#233; r&#233;sidant, c'est-&#224;-dire qu'il sera pr&#233;sent toute l'ann&#233;e mais toujours les fins de semaine seulement. M. Armand Provost propose alors de vendre &#224; la mission son chalet situ&#233; tout pr&#232;s de la chapelle, avec tout l'ameublement. L'offre est accept&#233;e et l'abb&#233; Levert vient s'y installer. (1) Coursol, Luc, Un dioc&#232;se dans les cantons du nord. Histoire du dioc&#232;se de Mont-Laurier, 1988, 482 pages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : claude lambert, anthropologue&lt;br class='autobr' /&gt;
Journal Altitude 1350, St-Donat&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'arriv&#233;e du t&#233;l&#233;phone &#224; Saint-Donat (1)</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-arrivee-du-telephone-a-Saint-Donat-1</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-arrivee-du-telephone-a-Saint-Donat-1</guid>
		<dc:date>2018-09-21T20:23:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux mois de rel&#226;che, il me fait plaisir de reprendre ma chronique sur l'histoire de Saint-Donat et de notre belle r&#233;gion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier de deux articles. Peu de temps apr&#232;s la fondation de la paroisse de Saint-Donat en 1874, le seul moyen de communiquer avec l'ext&#233;rieur sans se d&#233;placer demeurait la poste (Altitude 1350, juin 1994). L'av&#232;nement du t&#233;l&#233;phone viendra changer les habitudes de vie des gens, entre autres en diminuant quelque peu les &#233;changes de bon voisinage dans la communaut&#233;. Rappelons (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s deux mois de rel&#226;che, il me fait plaisir de reprendre ma chronique sur l'histoire de Saint-Donat et de notre belle r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier de deux articles. Peu de temps apr&#232;s la fondation de la paroisse de Saint-Donat en 1874, le seul moyen de communiquer avec l'ext&#233;rieur sans se d&#233;placer demeurait la poste (Altitude 1350, juin 1994). L'av&#232;nement du t&#233;l&#233;phone viendra changer les habitudes de vie des gens, entre autres en diminuant quelque peu les &#233;changes de bon voisinage dans la communaut&#233;. Rappelons que le premier message t&#233;l&#233;phonique fut envoy&#233; par Alexander Graham Bell en 1876. Objet de curiosit&#233;, le t&#233;l&#233;phone prendra quelques ann&#233;es &#224; supplanter le t&#233;l&#233;graphe qui fait son apparition au Canada en 1846. Davantage associ&#233; &#224; l'industrie ferroviaire, le t&#233;l&#233;graphe est &#224; la gare de Sainte-Agathe-des-Monts d&#232;s 1892 o&#249; quelque temps apr&#232;s un premier appareil t&#233;l&#233;phonique sera install&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parcourant quelques ouvrages sur les paroisses de la r&#233;gion, il m'a sembl&#233; que l'arriv&#233;e du t&#233;l&#233;phone ait fait tr&#232;s peu partie des pr&#233;occupations des auteurs. Parmi les quelques rares informations que j'ai pu trouver, notons qu'&#224; Rawdon l'arriv&#233;e du t&#233;l&#233;phone remonte &#224; 1904 et &#224; Sainte-Julienne vers 1910. &#192; Chertsey, le premier t&#233;l&#233;phone &#034;central&#034; est install&#233; chez Th&#233;ophile Poudrier vers 1902.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; Saint-Donat ! Pour le moment je poss&#232;de tr&#232;s peu d'informations sur ce qui existait &#224; Saint-Donat avant la cr&#233;ation de la Compagnie de T&#233;l&#233;phone St-Donat Lt&#233;e, en 1926. Aux dires des anciens, le village &#233;tait reli&#233; par une ligne t&#233;l&#233;phonique &#224; la Compagnie de T&#233;l&#233;phone de Joliette, (fond&#233;e au d&#233;but de 1900 par un groupe de citoyens de Joliette et du comt&#233; de Montcalm). Le t&#233;l&#233;phone &#034;central&#034; aurait &#233;t&#233; chez Th&#233;odore Riopel au moment o&#249; il demeurait sur la rue principale aujourd'hui l'emplacement de la Caisse Populaire. Ce serait avant 1920. Mais qu'est-ce qu'un t&#233;l&#233;phone central ? Cela veut dire que les gens doivent se d&#233;placer &#224; un m&#234;me endroit pour faire leurs appels. Mais attention ! Chacun doit attendre patiemment son tour, en esp&#233;rant que la ligne ne sera pas occup&#233;e ! &#201;tait-ce une ligne t&#233;l&#233;phonique install&#233;e par les compagnies de bois pour leurs affaires et dont pouvaient b&#233;n&#233;ficier les villageois ? Pour le moment je ne pourrais le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondation de la Compagnie de T&#233;l&#233;phone St-Donat Limit&#233;e 1926-1960. Quelques versions m'ont &#233;t&#233; racont&#233;es quant &#224; l'origine de la fondation de cette compagnie dont voici la plus probable. Hector Bilodeau alors garde forestier &#224; Saint-Donat, &#233;tait un homme avant-gardiste et &#224; cette &#233;poque il cherchait &#224; int&#233;resser son beau-p&#232;re Joseph Thibault &#224; la mise sur pied d'un syst&#232;me de t&#233;l&#233;phone qui conviendrait mieux au progr&#232;s croissant du village. Un incident dans la famille Thibault fera cependant que pr&#233;cipiter les choses. Vers 1925 une des filles de Joseph, Lucienne tombe gravement malade. Puisque la municipalit&#233; n'a pas encore de m&#233;decin r&#233;sident (Altitude 1350, juin 1995), Joseph se rend chez Th&#233;odore Riopel pour t&#233;l&#233;phoner, mais ne parvient pas &#224; obtenir la communication. Heureusement, l'incident ne sera pas fatal pour Lucienne, mais contribuera grandement &#224; d&#233;cider Joseph de fonder avec son gendre sa propre compagnie de t&#233;l&#233;phone. Lorsque Joseph Thibault cr&#233;e la &#034; Compagnie de T&#233;l&#233;phone St-Donat Limit&#233;e &#034; en juin 1926, il est alors propri&#233;taire de la Pension Thibault qui deviendra avec les ann&#233;es l'H&#244;tel Le Ch&#226;teau du Lac. Cette compagnie est une corporation dont les actionnaires &#224; ses d&#233;buts outre Joseph Thibault pr&#233;sident et Hector Bilodeau secr&#233;taire, sont : &#034; Ovila Villeneuve, mesureur de bois, Eva Thibault, cuisini&#232;re, et Marie-Anne Thibault, g&#233;rante de Banque &#034; (une succursale de la Banque Provinciale). La Compagnie ne cessera de prendre de l'ampleur au fil des ann&#233;es, comme nous le verrons dans le prochain article. Je vous invite &#224; conserver celui-ci pour mieux comprendre la suite de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Je puis vous dire que je suis toujours &#224; la recherche de souvenirs (objets, t&#233;moignages) et de photos d'int&#233;rieur et d'ext&#233;rieur du central t&#233;l&#233;phonique de cette compagnie. Vous pouvez me rejoindre au t&#233;l. (819) 424-3720 ou au c.p. 981, 442 rue Nadon, Saint-Donat, J0T 2C0.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-vignette : La Cie de T&#233;l&#233;phone de St-Donat Limit&#233;e, tel qu'&#233;crit sur le haut du petit b&#226;timent, &#224; droite. Pour vous situer, l'espace occup&#233; par ce b&#226;timent est aujourd'hui repr&#233;sent&#233; par le PASSAGE BLANDINE sur la rue principale entre le bureau de m&#233;decins et les Immeubles Lavoie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Septembre 1995&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le moulin &#224; scie Raymond</title>
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&lt;p&gt;L'expansion rapide du village au d&#233;but du XXe si&#232;cle est particuli&#232;rement li&#233;e au d&#233;veloppement de l'industrie foresti&#232;re. Jusqu'en 1900, seul le moulin &#224; scie des Coutu &#224; la d&#233;charge du lac Archambault est en activit&#233;. Saint-Donat &#233;tant l'une des rares paroisses de la r&#233;gion &#224; &#234;tre &#233;pargn&#233;e par les grands feux for&#234;ts, les activit&#233;s foresti&#232;res s'y d&#233;placent et vers 1910 cinq autres moulins sont exploit&#233;s dans les limites de la municipalit&#233;. Le bois que l'on coupe provient en grande partie des lots des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'expansion rapide du village au d&#233;but du XXe si&#232;cle est particuli&#232;rement li&#233;e au d&#233;veloppement de l'industrie foresti&#232;re. Jusqu'en 1900, seul le moulin &#224; scie des Coutu &#224; la d&#233;charge du lac Archambault est en activit&#233;. Saint-Donat &#233;tant l'une des rares paroisses de la r&#233;gion &#224; &#234;tre &#233;pargn&#233;e par les grands feux for&#234;ts, les activit&#233;s foresti&#232;res s'y d&#233;placent et vers 1910 cinq autres moulins sont exploit&#233;s dans les limites de la municipalit&#233;. Le bois que l'on coupe provient en grande partie des lots des cultivateurs. En 1916 la St-Maurice Paper ouvre un bureau au lac Ouareau que les gens appellent plus famili&#232;rement le &#8220;Keep Over&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALPHONSE RAYMOND. En 1909, le menuisier Alphonse Raymond, originaire de Saint-Denis de Kamouraska, construit le premier moulin &#224; scie &#224; vapeur de Saint-Donat &#224; l'endroit o&#249; se trouve aujourd'hui le Parc des Pionniers dans la baie du Ch&#226;teau du Lac. Pour ceux qui l'ont connu, ont dit de lui qu'il &#233;tait un homme ing&#233;nieux et tr&#232;s habile de ses mains. Attenante &#224; son moulin, il poss&#232;de une boutique de forge et une fabrique de chaloupes de bonnes r&#233;putations. Le P&#232;re Adrien Bergeron des P&#232;res du St-Sacrement, aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;, fr&#233;quentait la petite fabrique de chaloupes de Alphonse Raymond qui avait acquis une forte r&#233;putation dans la petite colonie du lac Archambault. Selon ses propres termes, la chaloupe &#8220;Raymond&#8221; la &#8220;pointue-des-deux-bouts&#8221; &#233;tait la pr&#233;f&#233;r&#233;e de tous parce qu'elle &#233;tait l&#233;g&#232;re, rapide en course et tr&#232;s solide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA COMPAGNIE DE VENEER. En 1926 Alphonse Raymond vend son moulin et les d&#233;pendances &#224; la Compagnie de Veneer St-Donat Lt&#233;e, r&#233;cemment fond&#233;e. &#192; ce moment la compagnie est repr&#233;sent&#233;e par Maxime Riopel, pr&#233;sident et Hector Bilodeau secr&#233;taire-g&#233;rant. Quatre ans apr&#232;s la vente de son moulin, Alphonse Raymond d&#233;c&#232;de. Avec le temps le nom de la &#8220;mont&#233;e Raymond&#8221; utilis&#233; pour se rendre au moulin changera pour celui de l'avenue du Lac. Apr&#232;s la faillite de la compagnie de Veneer vers 1932, Mme Aim&#233;e Francoeur veuve de Alphonse rach&#232;te la compagnie pour la donner &#224; son fils Donat. Il h&#233;rite donc du moulin &#224; scie et des d&#233;pendances, de la boutique de forge ainsi que de la fabrique de chaloupes. Il y ajoute avec le temps une machine &#224; planer et une machine &#224; bardeaux qu'il fabrique lui-m&#234;me avec les pi&#232;ces d'un engin &#224; vapeur qu'il avait achet&#233; de l'ancienne Beurrerie de Herv&#233;nie Beauchamp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE MOULIN &#192; SCIE LACHAPELLE. &#192; l'&#233;t&#233; 1945, Donat Raymond vend le moulin &#224; scie et sa maison &#224; Ren&#233; Lachapelle, originaire de Mascouche. &#192; cette &#233;poque il tient sur la rue Principale une &#233;picerie-boucherie. Avec l'arriv&#233;e de ce nouvel entrepreneur, le moulin &#224; scie se modernise, on ach&#232;te une nouvelle bouilloire de 16 pieds de long et de 8 pieds de diam&#232;tre et on change la chemin&#233;e du moulin. Au mois d'ao&#251;t 1950 Ren&#233; Lachapelle forme sa compagnie sous le nom de Lachapelle Lt&#233;e qui comprend le moulin &#224; scie et tout ce qui s'y rattache ainsi que son magasin sur la rue Principale. Ces ann&#233;es-l&#224; le moulin &#224; scie est en pleine expansion, le bois est vendu presque exclusivement en dehors du village, vers les &#201;tats-Unis et l'Ontario. Au plus fort de l'entreprise, 25,000 pieds de bois sont sci&#233;s chaque jour. D&#232;s 4h30 du matin, on s'affaire &#224; chauffer la bouilloire dont la pression doit atteindre 150 livres pour faire fonctionner les diff&#233;rentes machines. Une &#233;quipe d'une quinzaine d'hommes y travaille de 7h &#224; 18h. Durant l'hiver, les &#8220;jobbers&#8221; coupent et transportent le bois jusqu'&#224; la baie de l'Ours, &#224; l'autre bout du lac. On ne r&#233;colte que du bois franc, le bois mou &#233;tant l'apanage des grosses compagnies foresti&#232;res. Au printemps, le bois franc est assembl&#233; en radeau ou &#8220;boom&#8221; ceintur&#233; de bois mou pour le faire flotter. Tout cela est &#8220;chain&#233;&#8221; puis tirer par une embarcation &#224; moteur jusqu'au moulin. Le voyage se fait de nuit, apr&#232;s la tomb&#233;e du vent. Si les conditions climatiques sont id&#233;ales, cela prendra 14 heures au capitaine pour mener sa charge de 5,000 billots &#224; bon port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;PUISEMENT DES RESSOURCES. Au d&#233;but des ann&#233;es 1960, le moulin ne r&#233;pond plus qu'&#224; la demande locale. Les terres des habitants &#233;tant &#233;puis&#233;es et les for&#234;ts environnantes monopolis&#233;es par les grandes compagnies, l'entreprise se voit dans l'obligation de fermer ses portes en 1972. Le moulin aura quand m&#234;me fonctionn&#233; durant plus de 50 ans. Je tiens &#224; remercier M. Yvon Forget pour ses informations pr&#233;cieuses et je lui souhaite une bonne lecture &#224; l'abri des palmiers. D&#233;j&#224; rendu aux F&#234;tes, je souhaite &#224; tous mes lecteurs et lectrices un tr&#232;s Joyeux No&#235;l et une Bonne et Heureuse Ann&#233;e 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-vignette : Alphonse Raymond (1861-1930). Paul Aubin un ancien Donatien me racontait qu'Alphonse Raymond portait toujours un chapeau. Il n'y avait que le dimanche &#224; l'&#233;glise o&#249; il se d&#233;coiffait et l'on pouvait alors apercevoir une &#233;norme bosse sur sa t&#234;te. Il avait entendu dire qu'il s'&#233;tait fait cette bosse lors d'un accident sur le chantier de construction de la basilique de Qu&#233;bec. Il aurait re&#231;u sur le cr&#226;ne un marteau &#233;chapp&#233; par un travailleur du haut d'un &#233;chafaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. D&#233;cembre 1995&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;Je me souviens&#034;</title>
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&lt;p&gt;Dans notre quotidien, il y a souvent des choses que l'on tient pour acquises sans trop s'interroger sur leur sens v&#233;ritable ou leur origine. C'est s&#251;rement le cas de la devise du Qu&#233;bec &#8220; Je me souviens &#8221; . C'est pour r&#233;pondre &#224; des professeurs du primaire ainsi qu'&#224; M. Guillaume St-Amour interrog&#233; par des Fran&#231;ais en visite sur le sens de notre devise, que j'ai d&#233;cid&#233; d'y consacrer un article. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au fait, vous &#234;tes-vous d&#233;j&#224; demand&#233; qui en est l'auteur et ce qu'elle signifie ? L'origine de la devise. La (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre quotidien, il y a souvent des choses que l'on tient pour acquises sans trop s'interroger sur leur sens v&#233;ritable ou leur origine. C'est s&#251;rement le cas de la devise du Qu&#233;bec &#8220; Je me souviens &#8221; . C'est pour r&#233;pondre &#224; des professeurs du primaire ainsi qu'&#224; M. Guillaume St-Amour interrog&#233; par des Fran&#231;ais en visite sur le sens de notre devise, que j'ai d&#233;cid&#233; d'y consacrer un article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fait, vous &#234;tes-vous d&#233;j&#224; demand&#233; qui en est l'auteur et ce qu'elle signifie ? L'origine de la devise. La premi&#232;re mention de la devise du Qu&#233;bec appara&#238;t sur les plans du Palais l&#233;gislatif (Parlement du Qu&#233;bec), r&#233;alis&#233;s par Eug&#232;ne-&#201;tienne Tach&#233; en 1883. Il avait ajout&#233; cette phrase au bas des armoiries de la province, laquelle fut conserv&#233;e &#224; la signature du contrat de construction donn&#233; par le gouvernement la m&#234;me ann&#233;e. Puis, le 9 d&#233;cembre 1939 sous le gouvernement lib&#233;ral de Joseph-Ad&#233;lard Godbout, par un arr&#234;t&#233; en Conseil, on adopte de nouvelles armoiries pour la province de Qu&#233;bec et on associe officiellement au blason la devise : &#8220; JE ME SOUVIENS &#8221;. L'auteur de la devise. Eug&#232;ne-&#201;tienne Tach&#233; est n&#233; le 25 octobre 1836 &#224; Saint-Thomas (Montmagny). Il fait ses &#233;tudes au s&#233;minaire de Qu&#233;bec et au Upper Canada College o&#249; il obtient ses dipl&#244;mes d'ing&#233;nieur civil et d'arpenteur. Il fait surtout sa marque &#224; l'emploi du gouvernement du Qu&#233;bec comme sous-ministre au D&#233;partement des Terres de la couronne (qui changea plusieurs fois de nom au cours de l'histoire), de 1869 jusqu'&#224; sa mort en 1912. Outre l'&#233;laboration des plans du Parlement, on doit &#224; Tach&#233; plusieurs monuments comm&#233;moratifs et &#233;difices prestigieux ainsi que la cr&#233;ation d'armoiries de personnalit&#233;s, &#233;tant lui-m&#234;me un passionn&#233; d'h&#233;raldique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signification de la devise. Malheureusement, bien qu'Eug&#232;ne-&#201;tienne Tach&#233; nous ait laiss&#233; plusieurs t&#233;moignages architecturaux et patrimoniaux, &#224; en croire diff&#233;rents auteurs il &#8220; n'a laiss&#233; aucun document pour expliquer le sens qu'il donnait &#224; sa devise &#8221; (Desch&#234;nes : 1994). Dans ces circonstances, plusieurs auteurs se sont eux-m&#234;mes charg&#233;s de lui donner une interpr&#233;tation. En voici donc quelques-unes : dans un discours en l'honneur du Comte de Paris de passage au Canada en 1890, le juge Jett&#233; &#233;voque en rapport avec la devise que les gens d'ici n'ont pas oubli&#233;e leurs origines fran&#231;aises ; un coll&#232;gue de Tach&#233;, Ernest Gagnon &#233;crit dans un rapport du commissaire des Travaux publics (1895-96, pp. 112), &#8220; Ces armes re&#231;urent, en 1883, l'addition de la devise &#171; Je me souviens &#187; qui r&#233;sume si admirablement la raison d'&#234;tre du Canada de Champlain et de Maisonneuve comme province distincte dans la conf&#233;d&#233;ration &#8221; ; Andr&#233; Duval (1979) souligne que c'est dans la devise accompagnant les armoiries du Marquis de Lorne (gouverneur g&#233;n&#233;ral du Canada) qui sont plac&#233;es dans le vestibule de l'H&#244;tel du Parlement, qu'il faut voir la r&#233;ponse. La devise du Marquis est &#171; Ne obliviscaris &#187; ( &#171; Gardez-vous d'oublier &#187; ). Ces derni&#232;res ann&#233;es certains journalistes anglophones ont bien voulu attacher &#224; cette devise un compl&#233;ment. Desch&#234;nes fait r&#233;f&#233;rence &#224; un texte de Okill Stuart qui attribue &#224; Tach&#233; : &#8220; Je me souviens / Que n&#233; sous le lys / Je cro&#238;s sous la rose &#8221; ( Le Devoir : 1994). Puis Desch&#234;nes fait remarquer qu'on ne retrouve aucune preuve de l'existence de cette phrase. Elle est en fait l'association de deux devises distinctes cr&#233;&#233;es par Tach&#233; &#224; deux &#233;poques diff&#233;rentes. La devise &#8220; N&#233; dans les lis, je grandis dans les roses &#8221; &#224; &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1908 pour accompagner une oeuvre d'art devant repr&#233;senter la nation canadienne. Ce projet n'a d'ailleurs jamais vu le jour. La m&#234;me ann&#233;e, pour la m&#233;daille comm&#233;morative du tricentenaire de la ville de Qu&#233;bec, Tach&#233; inscrit : &#8220; N&#233; sous le lis, Dieu aidant, l'oeuvre de Champlain a grandi sous les roses &#8221;. Enfin selon Desch&#234;nes : &#8220; En ajoutant &#224; la devise officielle du Qu&#233;bec une autre phrase con&#231;ue &#224; l'origine pour la &#171; nation canadienne &#187; (qui n'avait pas de devise &#224; cette &#233;poque), &#171; on &#187; a voulu donner au &#171; Je me souviens &#187; un sens particulier, soit &#171; Je me souviens que, sorti du giron fran&#231;ais, j'ai grandi sous la protection de l'Angleterre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Conclusion. Peut-&#234;tre q'un jour d'autres recherches permettront de d&#233;couvrir une preuve documentaire explicite sur la devise du Qu&#233;bec. Pour le moment, selon Desch&#234;nes, l'interpr&#233;tation d'Ernest Gagnon est probablement celle qui se rapproche le plus des intentions de Tach&#233;. A ce sujet, Michel Desgagn&#233; (1979) r&#233;sume bien cette pens&#233;e : &#8220; Dans son projet d'ensemble de l'H&#244;tel du Parlement, l'ing&#233;nieur Eug&#232;ne-&#201;tienne Tach&#233; a voulu d&#233;corer la fa&#231;ade principale du b&#226;timent de fa&#231;on &#224; rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont marqu&#233; notre histoire &#8221;. Selon Desch&#234;nes, si l'on place la devise du Qu&#233;bec dans le contexte architectural et d&#233;coratif qui l'entoure, soit le Palais l&#233;gislatif, on comprend mieux le sens qu'a voulu lui donner Eug&#232;ne-&#201;tienne Tach&#233;. Il ne faut probablement pas chercher plus loin : ce monument tout entier est d&#233;di&#233; &#224; l'histoire du Qu&#233;bec et par cette devise, Tach&#233; ne&lt;br class='autobr' /&gt;
voulait qu'exprimer en quelques mots ce qu'il avait pr&#233;vu d'inscrire dans la pierre, le bois et le bronze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources : (1994) Desch&#234;nes Gaston, historien. Le Devoir, 30 ao&#251;t, p. A7 et Bulletin de la Biblioth&#232;que de l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec, avril 1994. &#8220;Un mythe tenace&#8221;. (1979) Duval Andr&#233; La Capitale, Montr&#233;al, Bor&#233;al Express. (1979) Desgagn&#233;s Michel, Les &#233;difices parlementaires depuis 1792, Qu&#233;bec, Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-vignette : Le Qu&#233;bec a re&#231;u ses premi&#232;res armes par d&#233;cret de la reine Victoria le 26 mai 1868 : les fleurs de lis pour les grandes phases de l'histoire constitutionnelle du Canada, le lion, pour le r&#233;gime anglais et les feuilles d'&#233;rable pour la Conf&#233;d&#233;ration. Il est &#224; noter que, contrairement aux usages suivis par les autres provinces canadiennes, le Qu&#233;bec s'est donn&#233; ces armoiries sans recourir &#224; l'autorit&#233; royale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Novembre 1995&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Nos &#233;coles entre 1883 et 1901 (1)</title>
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		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'arriv&#233;e des premiers colons vers 1869 jusqu'en 1881, aucune &#233;cole n'existe dans la paroisse de Saint-Donat. Seule la chapelle au pont Coutu dispense &#034; l'&#233;ducation religieuse &#034;. Dans son Histoire de la province eccl&#233;siastique d'Ottawa (1897) le r&#233;v&#233;rend Barbezieux mentionne qu'il y a depuis septembre 1882 une &#233;cole &#224; Saint-Donat, un an avant la cr&#233;ation m&#234;me de la municipalit&#233; (ou commission) scolaire de Saint-Donat. Je pr&#233;cise que nous ne savons rien de plus sur cette &#233;cole, a-t-elle vraiment (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'arriv&#233;e des premiers colons vers 1869 jusqu'en 1881, aucune &#233;cole n'existe dans la paroisse de Saint-Donat. Seule la chapelle au pont Coutu dispense &#034; l'&#233;ducation religieuse &#034;. Dans son Histoire de la province eccl&#233;siastique d'Ottawa (1897) le r&#233;v&#233;rend Barbezieux mentionne qu'il y a depuis septembre 1882 une &#233;cole &#224; Saint-Donat, un an avant la cr&#233;ation m&#234;me de la municipalit&#233; (ou commission) scolaire de Saint-Donat. Je pr&#233;cise que nous ne savons rien de plus sur cette &#233;cole, a-t-elle vraiment exist&#233; ! Le premier pr&#233;sident de cette municipalit&#233; sera le cur&#233; de la paroisse, A.G. B&#233;rard qui la dirigera de 1883 &#224; 1884. La chapelle &#233;tant d&#233;j&#224; menac&#233;e d'&#234;tre d&#233;m&#233;nag&#233;e vers l'emplacement actuel sous la pression des colons qui la trouvent trop &#233;loign&#233;e d'eux, les commissaires d&#233;cident de construire leur premi&#232;re &#233;cole non pas au pont Coutu, mais vers le rang double, l&#224; o&#249; les cultivateurs sont plus nombreux. Cette &#233;cole en pi&#232;ce sur pi&#232;ce, probablement sur deux &#233;tages, est b&#226;tie par Delphis Beauchamp sur le lot 20 du second rang Lussier aux environs du coin de la mont&#233;e. Malheureusement, personne ne conna&#238;t aujourd'hui son emplacement pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces constructions de maisons d'&#233;cole doivent respecter un devis pr&#233;par&#233; en ce temps-l&#224; g&#233;n&#233;ralement par le secr&#233;taire-tr&#233;sorier et parfois avec l'aide de commissaires d'&#233;cole pour ensuite &#234;tre approuv&#233; par le D&#233;partement de l'instruction publique du Qu&#233;bec. Les co&#251;ts inh&#233;rents &#224; ces constructions sont absorb&#233;s par les citoyens de l'arrondissement ou r&#233;partis entre tous les contribuables. C'est cette derni&#232;re fa&#231;on de faire qui est retenue pour Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'est-ce qu'un arrondissement ? En vertu de la loi, lorsqu'une municipalit&#233; scolaire est cr&#233;&#233;e, elle doit diviser son territoire en arrondissement pour lever des taxes et choisir le lieu des &#233;coles. L'emploi du terme maison d'&#233;cole est utilis&#233; parce qu'au d&#233;but, la pauvret&#233; des habitants ne permet pas de construire des &#233;coles et l'enseignement se fait donc dans les maisons priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;coles de rang. L'&#233;talement de la population sur un territoire cr&#233;e un probl&#232;me lorsqu'aux quatre coins de la paroisse on r&#233;clame une &#233;cole, les habitants &#233;tant trop &#233;loign&#233;s du centre du village o&#249; les services sont concentr&#233;s. Aussi, en mai 1884 les commissaires, sauf Joseph Sylvain qui est contre, accordent la construction d'une &#233;cole aux contribuables du canton Archambault. Ce canton est form&#233; en partie par Saint-Donat (vers le lac de la Montagne Noire) et en partie par Saint-Agricole (Val-des-Lacs), rattach&#233;e au niveau scolaire &#224; la corporation de Saint-Donat (Journal Altitude sept. 1990, pp.6). Elle fait alors partie de l'arrondissement no.2, l'arrondissement no.1 &#233;tant tout le reste du territoire Donatien. En 1887, une requ&#234;te pour un nouvel arrondissement est adress&#233;e aux commissaires pour le Pembina et sign&#233;e par Alphonse et Honor&#233; Aubin, fils de Pierre et de C&#233;lina Saint-Pierre. &#192; cette &#233;poque, les &#233;coles ouvrent et ferment selon le nombre d'enfants qui les fr&#233;quentent et les moyens d'y subvenir. Aussi, le 27 juillet 1886 on ferme l'&#233;cole de l'arrondissement no. 2 pour la rouvrir le 15 octobre 1887 et la fermer de nouveau en 1889. En juillet 1895, les commissaires adoptent une r&#233;solution concernant la vente de cette &#233;cole maintenant situ&#233;e sur le lot 3 du second rang Archambault. Elle sera effectivement vendue, mais en 1898 seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situations financi&#232;res difficiles. &#192; la fin du XIXe si&#232;cle, les colons ne disposent pas de moyens financiers importants. Mais le gouvernement du Qu&#233;bec offre un programme d'aide aux municipalit&#233;s scolaires pauvres. Entre 1884 et 1890, les &#233;coles de Saint-Donat recevront des sommes d'argent variant entre 15$ et 30$ par ann&#233;e. Dans une lettre qu'il adresse aux commissaires d'&#233;cole, le surintendant de l'instruction publique reconna&#238;t leurs efforts et les sacrifices qu'ils font pour donner la meilleure &#233;ducation possible aux enfants. En plus des &#233;coles de rang, il y aura bien s&#251;r, une &#233;cole au centre du village. Au printemps 1894, un contrat de donation est pass&#233; entre L&#233;andre Coutu et la municipalit&#233; scolaire pour un terrain o&#249; l'on construit la nouvelle &#233;cole no.1 sur le lot 29 du troisi&#232;me rang Lussier, aujourd'hui l&#224; ou se trouve le d&#233;panneur Proprio de Pierre Forget. Delphis Beauchamp et le cur&#233; Garon pr&#233;parent le devis de cette &#233;cole. On accorde la construction &#224; Alfred Brisson pour un montant de 164.00$.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Avis de recherche : Je cherche d'anciennes photos de l'&#233;cole du rang double. Vous pouvez me rejoindre au 424-3720.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-vignette : &#201;cole no. 1 au village, vers 1906-1907. Regardez tous ces petits bouts de femmes et hommes avec leur institutrice, Mlle Justine Granger &#224; l'arri&#232;re. Cette &#233;cole devient vers le milieu des ann&#233;es 1910 la boutique de forge d' Osias Godon. Justine Granger fut la premi&#232;re &#233;pouse de Fernando Coutu, fils de C&#233;saire et de Julie Lambert. Ils se mari&#232;rent &#224; Chertsey le 27 septembre 1907. En seconde noce &#224; Notre-Dame-de-la-Merci Fernando &#233;pousera la ni&#232;ce du cur&#233; Eug&#232;ne Mondor bien connu, Anna le 20 octobre 1926.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement des institutrices. Davantage dans les &#233;coles de rang l'engagement d'institutrices n'est pas chose facile. Pas de confort, des salaires pitoyables, des jeunes filles qui doivent le plus souvent s'arranger toutes seules dans cette &#233;cole &#233;loign&#233;e de tout et sans oublier la surveillance des bonnes moeurs chez elles. Pour toutes ces raisons et d'autres, le recrutement des institutrices qualifi&#233;es est difficile et pour cela on engage &#224; l'insu du surintendant de l'Instruction publique des jeunes institutrices non dipl&#244;m&#233; et mari&#233;. Bien s&#251;r &#224; l'occasion le surintendant tol&#232;re ses &#233;carts aux r&#232;glements, mais il faut son approbation. Sous l'aspect des salaires, le surintendant r&#233;primande m&#234;me les commissaires d'&#233;cole de Saint-Donat les accusant de ne pas payer assez leurs institutrices et en leur soulignant de rendre la vie de celles-ci plus agr&#233;able. Voici une anecdote, celle de Mlle Cord&#233;lia Meilleur de Sainte-Agathe-des-Monts en 1887-1888 alors qu'elle s'explique au Surintendant. Cord&#233;lia Meilleur aurait pr&#234;t&#233; son dipl&#244;me d'institutrice &#224; sa soeur Odina pour qu'elle puisse enseigner &#224; Saint-Donat. Elle rapporte que celle qui a enseign&#233; &#224; Sainte-Agathe ce n'est pas elle (Cord&#233;lia), mais Victoria sa soeur en ajoutant que Cord&#233;lia se faisait souvent appeler &#224; la maison Odina. Y comprenez-vous quelque chose ? Le Surintendant non plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutrices entre 1883 et 1902 : Z&#233;lia Sylvain (n&#233;e Z&#233;lia Simard fille de Pierre - Petro - et de Ang&#233;lique Matte, a &#233;pous&#233; Damase Sylvain occupation &#034;voyageur&#034;. Elle a 30 ans lorsqu'elle enseigne.) Emma Brault (Journal Altitude sept.1990, pp.6), Mathilde Houle (journal Altitude, d&#233;c. 1990, pp.6), Ad&#232;le O'Brien (de Repentigny), Cord&#233;lia Meilleur, Clothilde Meilleur (de Sainte-Lucie), Alphonsine Maguay, Olivine Brault-Lavoie, Ex&#233;rina Latour dit Forget (&#233;pouse de R&#233;mi Lavoie demeurant &#224; Notre-Dame-de-la-Merci), Marie-Anne Lavoie (fille de George et de Marie-Claire Raymond, elle-m&#234;me a aussi enseign&#233; &#224; Saint-Donat) et Domina Rivest. Il se peut qu'il y en ait eu d'autres. Les pr&#233;sidents de la municipalit&#233; scolaire : A.G. B&#233;rard cur&#233;, 1883 ; J.O. Lachapelle cur&#233; 1884-1887 ; Wilfrid Simard 1887-1888 ; Delphis Beauchamp (devient le premier maire de Saint-Donat en 1904)1888-1894 ; Paul Garon cur&#233; 1894-1898 ; J.H. Major cur&#233; 1898-1901 ; Bruno Godon 1901 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cur&#233; Major est le dernier religieux &#224; avoir occup&#233; ce poste. C'est surtout des commer&#231;ants, des industriels, des bourgeois ou des notables du village que l'on retrouve &#224; la t&#234;te de la commission scolaire. Ce n'est pas un hasard, il n'y a pas seulement le prestige de la fonction, mais p&#233;cuniairement c'est avantageux : la construction des &#233;coles int&#233;resse les propri&#233;taires de moulin &#224; scie, de magasin g&#233;n&#233;ral, boutique de forge et des ouvriers. Pour illustrer cela, avant que Bruno Godon ouvre son magasin g&#233;n&#233;ral vers 1895 (Journal Altitude, sept. 1992, pp.4) les commissaires ach&#232;tent le mat&#233;riel d'&#233;cole chez No&#233; Forget &#224; Sainte-Lucie ou &#224; Saint-J&#233;r&#244;me. Bien qu'ils n'apparaissent pas &#224; la pr&#233;sidence de la commission scolaire la famille Coutu est tout de m&#234;me pr&#233;sente comme C&#233;saire qui est commissaire de 1883 &#224; 1885 et auditeur des comptes de 1888 &#224; 1895, Mo&#239;se son fr&#232;re, de 1895 &#224; 1898 et L&#233;andre &#233;galement son fr&#232;re, de 1895 &#224; 1899.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Janvier 1994&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un bien triste anniversaire celui de la d&#233;molition du presbyt&#232;re (1)</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Un-bien-triste-anniversaire-celui-de-la-demolition-du-presbytere-1</link>
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		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Premier de deux articles. D&#233;j&#224; neuf ans se sont &#233;coul&#233;s depuis que le conseil de la Fabrique de Saint-Donat a pris la d&#233;cision au printemps 1985 de d&#233;molir le dernier joyau de notre patrimoine religieux. Dans les faits, cela fait neuf ans que l'ancien presbyt&#232;re a &#233;t&#233; d&#233;moli, mais c'est &#224; l'automne 1984 que l'on commen&#231;ait la construction du presbyt&#232;re actuel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est vrai que dans les villes les groupes de pression pour la sauvegarde du patrimoine architectural sont mieux organis&#233;s et davantage conscients (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Premier de deux articles. D&#233;j&#224; neuf ans se sont &#233;coul&#233;s depuis que le conseil de la Fabrique de Saint-Donat a pris la d&#233;cision au printemps 1985 de d&#233;molir le dernier joyau de notre patrimoine religieux. Dans les faits, cela fait neuf ans que l'ancien presbyt&#232;re a &#233;t&#233; d&#233;moli, mais c'est &#224; l'automne 1984 que l'on commen&#231;ait la construction du presbyt&#232;re actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que dans les villes les groupes de pression pour la sauvegarde du patrimoine architectural sont mieux organis&#233;s et davantage conscients de ce qu'ils peuvent tirer comme valeur historique, mais &#233;galement de l'apport touristique que g&#233;n&#232;re la pr&#233;servation de tels joyaux. Dans les villages cette volont&#233;, j'ajouterais m&#234;me cette reconnaissance du patrimoine b&#226;ti comme &#233;l&#233;ment culturel est pour ainsi dire inexistante. Comme on peut le constater dans certaines localit&#233;s, on tend de plus en plus &#224; faire de la r&#233;novation &#224; caract&#232;re &#034;historique&#034; au lieu de la restauration proprement dite. Ce qui fausse en quelque sorte l'identit&#233; d'origine d'une municipalit&#233;, c'est-&#224;-dire sa diff&#233;rence avec ses voisines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;rement je lisais dans la revue Continuit&#233; (Printemps 1994), que la municipalit&#233; de Saint-Henri de L&#233;vis &#233;tudiait pr&#233;sentement la possibilit&#233; d'installer ses bureaux dans le spacieux presbyt&#232;re de l'endroit. Il envisage de louer le b&#226;timent, par bail emphyt&#233;otique (99 ans), et la municipalit&#233; s'engage en retour &#224; r&#233;server les espaces n&#233;cessaires au personnel cl&#233;rical qui demeurera en poste. Voil&#224; concr&#232;tement comment avec de la bonne volont&#233; le pass&#233; s'associe au pr&#233;sent au b&#233;n&#233;fice d'une collectivit&#233; qui sait d'o&#249; elle vient et o&#249; elle va. Souvenons-nous qu'&#224; l'&#233;poque il &#233;tait possible pour des co&#251;ts &#233;gaux sinon moindres de restaurer l'ancien presbyt&#232;re de Saint-Donat. Ce fut plut&#244;t par choix que l'on pr&#233;f&#233;ra an&#233;antir le savoir-faire des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction du vieux presbyt&#232;re (1913-1985). Situons auparavant le contexte &#233;conomique qui pr&#233;vaut &#224; cette &#233;poque au tournant des ann&#233;es 1900. Au cours de la premi&#232;re d&#233;cennie, le village conna&#238;t une croissance &#233;conomique appr&#233;ciable. D&#233;j&#224; pas moins de cinq scieries sont en exploitation dans la localit&#233; et l'industrie de la pulpe bat son plein. Saint-Donat &#233;tant entour&#233; d'un riche jardin forestier qui a su &#233;chapper aux gros incendies de for&#234;t qu'on subit les villages voisins &#224; cette &#233;poque, a pu profiter de cette situation et attirer de nombreux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 1910 correspondent &#233;galement &#224; l'arriv&#233;e des premiers touristes am&#233;ricains et canadiens-anglais qui se construisent des chalets d'&#233;t&#233; aux abords des lacs Archambault et Ouareau et occupent &#233;galement les &#238;les de ces lacs. Sans doute favoris&#233;es par cette relative prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique, les autorit&#233;s religieuses ont-elles vu l'occasion d'aller de l'avant dans la construction de nouveaux &#233;difices religieux. D&#233;j&#224; en 1893 des travaux avaient d&#251; &#234;tre faits &#224; l'ancien presbyt&#232;re bien que sa charpente ne pouvait plus supporter le poids d'ann&#233;es. Lorsque Mgr. Duhamel, archev&#234;que du Dioc&#232;se d'Ottawa, fait sa visite en juin 1908 il est &#224; m&#234;me de constater la d&#233;cr&#233;pitude des b&#226;timents religieux et fait l'annonce qu'il permet &#034; qu'on se pr&#233;pare &#224; b&#226;tir une nouvelle &#233;glise...&#034;. Quatre ans plus tard le cur&#233; F&#233;lix Legendre (1900-1915) re&#231;oit de l'Archev&#234;que d'Ottawa une promesse de pr&#234;t faite par Mgr. Gauthier. Bien qu'il y ait entente sur le financement des travaux, quelque temps s'&#233;coule et puis rien ne va plus, les co&#251;ts sont plus &#233;lev&#233;s que pr&#233;vus. En avril 1912 le conseil de la Fabrique de Saint-Donat se r&#233;unit et convient plut&#244;t d'y aller avec un emprunt de 10,000.00$ et cette fois pour construire une &#233;glise, une sacristie et un presbyt&#232;re. La Corporation &#201;piscopale d'Ottawa accepte de pr&#234;ter cette somme &#224; la paroisse qui devra la rembourser sur15 ans, avec des paiements de 300.00$ par ann&#233;e aux taux d'int&#233;r&#234;t de 5%. &#192; la fin du mois, le cur&#233; Legendre re&#231;oit l'argent et la d&#233;pose &#224; la Banque des marchands &#224; Sainte-Agathe-des-Monts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors les travaux pourront commencer. Le mois prochain je vous parlerai de sa construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-vignette : Sans &#233;moi, sans reproche, &#224; peine quelques personnes assistaient &#224; la d&#233;molition de 72 ans d'histoire religieuse et sociale. Au cours de son r&#232;gne, ce presbyt&#232;re avait accueilli 10 cur&#233;s.( Photo Georges Monette)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Juillet 1994&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La construction du presbyt&#232;re en 1912 (2)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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&lt;p&gt;Dernier de deux articles. Toujours au mois d'avril 1912, une nouvelle assembl&#233;e de paroisse est convoqu&#233;e pour &#233;lire les syndics qui auront pour t&#226;che de surveiller et diriger les travaux de construction des nouveaux b&#226;timents religieux. Fernando Coutu, J.H. Lavoie, Wilfrid Aubin, Wilfrid Sigouin et Maxime Riopel sont &#233;lus. Trois des quatre syndics ont des int&#233;r&#234;ts directement dans la construction des &#233;difices religieux, &#233;tant propri&#233;taires de moulins &#224; scie. Fernando Coutu a son moulin &#224; la d&#233;charge (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dernier de deux articles. Toujours au mois d'avril 1912, une nouvelle assembl&#233;e de paroisse est convoqu&#233;e pour &#233;lire les syndics qui auront pour t&#226;che de surveiller et diriger les travaux de construction des nouveaux b&#226;timents religieux. Fernando Coutu, J.H. Lavoie, Wilfrid Aubin, Wilfrid Sigouin et Maxime Riopel sont &#233;lus. Trois des quatre syndics ont des int&#233;r&#234;ts directement dans la construction des &#233;difices religieux, &#233;tant propri&#233;taires de moulins &#224; scie. Fernando Coutu a son moulin &#224; la d&#233;charge du lac Archambault, Wilfrid Aubin a le sien &#224; la d&#233;charge du lac Pembina en plus de poss&#233;der une manufacture de portes et ch&#226;ssis dans le village. Quant &#224; Maxime Riopel, son moulin &#224; scie est sur la rivi&#232;re Bouillon au lac Ouareau. La construction du presbyt&#232;re. Pour diriger les travaux, les syndics choisissent John Kinshella, un entrepreneur-menuisier de Rawdon. Les Kinshella ont laiss&#233; une belle contribution au patrimoine architectural de cette ville. Durant les &#233;t&#233;s 1912-1913 John Kinshella loge avec sa famille &#224; Saint-Donat chez Wilfrid Aubin, qui vient tout juste de se faire construire une jolie maison (d&#233;molie depuis pour faire place &#224; l'&#233;picerie de M. Ga&#233;tan Denis, &#201;picerie Maurice Charbonneau). Bilingue, d'origine irlandaise et de religion protestante, John Kinshella conna&#238;t bien les agents de la compagnie Charlemagne &amp; Lac Ouareau Lumber, plus tard la St-Maurice Paper, qui font la coupe du bois &#224; Saint-Donat. M&#234;me si on n'a pu retrouver les plans r&#233;alis&#233;s par John Kinshella pour la construction du presbyt&#232;re, les sp&#233;cifications quant &#224; savoir quels seront les mat&#233;riaux utilis&#233;s et la fa&#231;on de r&#233;aliser l'ouvrage, nous sont connues aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici quelques notes &#224; ce sujet : Le solage : &#034;la pierre paraissant &#224; l'ext&#233;rieur devra &#234;tre choisie et ayant une belle face ; le mortier : &#034;les joints devront &#234;tre faits de mortier, moiti&#233;-ciment, moiti&#233; chaux et sable ; le rev&#234;tement ext&#233;rieur : &#034; du clappboard 7/8 en pin ou &#233;pinette de premi&#232;re qualit&#233; pas plus de 5' de large (...), tout le bois de l'ext&#233;rieur devra &#234;tre peintur&#233; une couche de peinture grise (sic). On devra employer du blanc de plomb pur (sic) et de l'huile de premi&#232;re qualit&#233;. Les noeuds devront &#234;tre chalaqu&#233;s (sic) ; les portes : &#034;de cuisine devront &#234;tre munies de clenches fran&#231;aises no. C5681 et de serrures &#224; mortaises sans poign&#233;s no. 25. La porte de la fa&#231;ade devra avoir une vitre bizaut&#233;e (sic) &#034;,(1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande f&#234;te. Les travaux du presbyt&#232;re se terminent au milieu de l'&#233;t&#233; 1913. Le dimanche 20 juillet, la b&#233;n&#233;diction de l'&#233;glise a lieu et toute la population locale se joint &#224; Mgr. Charles Hugues Gauthier, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se d'Ottawa. Pour la c&#233;r&#233;monie la messe est c&#233;l&#233;br&#233;e par le cur&#233; Filion de Saint-Adolphe-d'Howard et le sermon fait par un vill&#233;giateur du lac Archambault, l'abb&#233; No&#235;l Fauteux. La direction du choeur de chant est assur&#233;e par P. Fortin et la musique par J. Villeneuve. &#192; l'orgue on retrouve Mlle E. Boulay. Dans l'apr&#232;s-midi on assiste &#224; la b&#233;n&#233;diction d'une cloche et le sermon de circonstance est fait par l'abb&#233; Caron de Saint-J&#233;r&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que reste-t-il de nos anciennes maisons ? Bien peu de chose malheureusement, si ce n'est qu'elles ont &#233;t&#233; pour la plupart recouvertes de nouveaux mat&#233;riaux de construction surgit de la vague du &#034;modernisme&#034; des ann&#233;es 1960. Bien souvent les anciennes maisons de pi&#232;ces &#233;taient plus chaudes que celles construites plus tard en bois de sciage les murs remplis de bran de scie qui tr&#232;s vite descendait au plancher laissant l'hiver envahir la maison. Les tuyaux des po&#234;les &#224; bois ne d&#233;rougissaient pas et tr&#232;s souvent causaient des incendies ravageurs. Au coeur des ann&#233;es 90, une nouvelle vague a surgi, qui consiste a faire de la r&#233;novation &#224; caract&#232;re &#034;historique&#034;, plut&#244;t que de la restauration proprement dite. Ce qui donne un visage peu authentique &#224; un village, lui enl&#232;ve sa personnalit&#233; propre et cache son histoire que bien des visiteurs seraient curieux de conna&#238;tre. Le village de Saint-Donat conserve tr&#232;s peu de vestiges de son architecture d'antan. La maison de M. Rolland St-Amour au 421 rue Principale (regardez-l&#224; bien et vous y trouverez des similitudes avec le presbyt&#232;re de 1913), le restaurant Cr&#234;perie de la Maison Blanche au 515 rue Principale, le deuxi&#232;me &#233;tage du magasin Escompte B&#233;dard et B&#233;land Inc. au 450 rue Principale, la maison de M. Jules Saint-Georges au 310 rue St-Donat, l'&#233;l&#233;ment d&#233;coratif de l'ancien Bureau de Poste avec son castor sculpt&#233; en fa&#231;ade du commerce abritant aujourd'hui le salon de barbier de M. Andr&#233; Simard, sont autant d'exemples illustrant la beaut&#233; et l'esth&#233;tisme de Saint-Donat d'autrefois et que plusieurs visiteurs (Europ&#233;ens, Am&#233;ricains) en reconnaissent les attraits touristiques. Esp&#233;rons que ces b&#226;timents et quelques autres qui demeurent ne subiront pas le m&#234;me traitement sans condition que le presbyt&#232;re. (1) Informations tir&#233;es de l'&#233;tude ethnohistorique sur le presbyt&#232;re de St-Donat et d'autres dans la r&#233;gion Lanaudi&#232;re par Sylvain Gaudet en 1983 pour la Soci&#233;t&#233; Historique de Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note. Le journal La Presse fait honneur &#224; des gens de chez nous. De l'artisan &#224; l'anthropologue-g&#233;n&#233;alogiste, les beaux reportages de Marc Cassivi (le 16 juin dernier) sur Jean-Charles Aubin, artisan du cuir (et Altitude 7/1994, p.5) et de G&#233;rald Leblanc (le 25 juin dernier) sur Sylvain Gaudet, anthropologue et sp&#233;cialiste en g&#233;n&#233;alogie acadienne (fils de Paulo et de Yolande Desmeules) nous font dire que le talent n'a pas de fronti&#232;res et que nous devons &#234;tre fiers de leur contribution &#224; la culture en g&#233;n&#233;ral. F&#233;licitations &#224; tous les deux et un coup de chapeau au journal La Presse qui s'affirme de plus en plus en r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-vignette : dress&#233; sur son promontoire en plein coeur du village (1982), le presbyt&#232;re avait su conserver presque enti&#232;rement le raffinement architectural dont l'&#233;poque l'avait pourvu. La petite manufacture de Wilfrid Aubin a contribu&#233; &#224; faire, entre autres, les portes et fen&#234;tres et probablement les &#233;l&#233;ments d&#233;coratifs ou d'ornements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Ao&#251;t 1994&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des choses et d'autres parmi trois sujets d'int&#233;r&#234;ts</title>
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		<dc:date>2016-12-16T17:52:58Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ce mois-ci, mon article se divise en deux parties. D'abord, je veux questionner mes lecteurs sur un projet d'orphelinat qui aurait eu lieu &#224; Notre-Dame-de-la-Merci en 1934. Ensuite, je veux r&#233;pondre &#224; une lectrice qui me demandait certaines informations sur la &#8220;malle&#8221; rurale (poste rurale) &#224; Saint-Donat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un orphelinat &#224; Notre-Dame-de-la-Merci. Voici ce que je sais du projet d'orphelinat &#224; NDM. Tout commence le 14 novembre 1934 alors qu'un groupe de femmes re&#231;oivent leurs lettres patentes pour la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Claude-Lambert-" rel="directory"&gt;Articles de Claude Lambert&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce mois-ci, mon article se divise en deux parties. D'abord, je veux questionner mes lecteurs sur un projet d'orphelinat qui aurait eu lieu &#224; Notre-Dame-de-la-Merci en 1934. Ensuite, je veux r&#233;pondre &#224; une lectrice qui me demandait certaines informations sur la &#8220;malle&#8221; rurale (poste rurale) &#224; Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un orphelinat &#224; Notre-Dame-de-la-Merci. Voici ce que je sais du projet d'orphelinat &#224; NDM. Tout commence le 14 novembre 1934 alors qu'un groupe de femmes re&#231;oivent leurs lettres patentes pour la compagnie qu'elles viennent de fonder : &#8220; L'Orphelinat de Notre-Dame-de-la-Merci &#8221; dont le bureau est &#224; Notre-Dame-de-la-Merci, comt&#233; de Montcalm, district de Joliette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces femmes sont : Aim&#233;e L&#233;vesque, Simone Bertrand, Jessie Rouillard, Orpha Lavoie et Germaine Desroches. &#192; part Mlle Aim&#233;e L&#233;vesque, qui est de Montr&#233;al, je ne sais rien des autres femmes. &#192; premi&#232;re vue, ce projet d'orphelinat ressemble &#224; ce qui existe &#224; cette &#233;poque, c'est-&#224;-dire des cr&#232;ches recueillant des enfants abandonn&#233;s par les parents qui ont peine &#224; survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle compagnie, qui surgit en pleine crise &#233;conomique mondiale, s'est fix&#233; les buts suivants : &#8220; organiser et diriger une soci&#233;t&#233; d'hommes et de femmes charitables, de bonne volont&#233;, qui voudront bien s'int&#233;resser &#224; recueillir, accueillir les enfants abandonn&#233;s, n&#233;cessiteux, s'int&#233;resser &#224; leur adoption par des personnes mari&#233;es qui en seront dignes, voir au bien-&#234;tre, au rel&#232;vement et &#224; l'&#233;ducation (...) de ces enfants &#8221;. Ce qui diff&#233;rencie ce nouvel orphelinat des autres existants, c'est qu'il est destin&#233; &#224; &#234;tre dirig&#233; par des la&#239;ques et non par des religieuses. Cette compagnie a &#233;galement l'intention d'&#233;tendre dans toute la province des filiales poursuivant les m&#234;mes objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme moyen de financement, elle compte sur des souscriptions volontaires et des subsides publics ou priv&#233;s. Comme il se doit, le projet, avant d'&#234;tre r&#233;alis&#233;, exige l'autorisation de Mgr J.A. Papineau, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Joliette. Dans une lettre qu'il adresse en mars 1935 au cur&#233; Eug&#232;ne Mondor, Mgr Papineau fait savoir qu'il refuse &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mlle Aim&#233;e L&#233;vesque la fondation de cet orphelinat dans son dioc&#232;se. Pourquoi ce refus ? C'est ce que j'aimerais savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais &#233;galement conna&#238;tre le nom des gens qui ont particip&#233; &#224; ce projet ainsi qu'&#224; la publication d'un bulletin appel&#233; &#8220; L'Orphelin &#8221; et qui servaient &#224; faire conna&#238;tre les buts de l'orphelinat. &#192; tous ceux qui en savent plus sur l'orphelinat de Notre-Dame-de-la-Merci, j'attends de vos nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La poste rurale &#224; Saint-Donat. &#192; la suite de mon article du mois de juin dernier portant sur la &#8220; malle &#8221; rurale &#224; Saint-Donat, Soeur Th&#233;r&#232;se Regimbal, s.s.c., fille de Jos Regimbal et de Agn&#232;s D&#233;sormeaux, d&#233;sirait savoir si son p&#232;re avait &#233;t&#233; conducteur de la poste rurale. Elle me racontait que son p&#232;re tenait un &#8220; comptoir &#8221; postal &#224; la maison paternelle, chemin Guay (anc. Ch.de colonisation Provost), pr&#232;s du Chalet St-Donat, de Thomas Wall. Quant &#224; savoir s'il a &#233;t&#233; conducteur de la &#8220; malle &#8221;, il me faudrait poursuivre mes recherches puisqu'il n'appara&#238;t pas dans la liste que j'ai obtenue du service des Postes qui d&#233;bute en 1897 jusqu'&#224; 1971, et dont je vous fais part aujourd'hui : Isa&#239;e Mousseau (1897- ?), Jean-Baptiste Brisson (1901-1905), Azarias Rivest (1905), Charles Villeneuve (1905- ?), Ernest Viger (1906- ?), D. Deslauriers (1910-1914), Wilfrid Aubin et John Ritchie (1912-1914), Zacharie Cr&#233;peault (1914-1918), R. Villeneuve (1918-1922), J. Villeneuve (1918-1922), Joseph Aubin (1925-1940), Armand Aubin (1940-1963) et Armand Valiquette (1964-1971).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous l'avez remarqu&#233;, les dates fournies par le service des Postes ne sont pas claires, mais il faut comprendre qu'il se peut que les contrats des conducteurs se chevauchaient entre l'hiver et l'&#233;t&#233;. Il est &#233;galement possible qu'il y ait eu plus d'un conducteur d'engag&#233; pour un trajet donn&#233;. J'aurai s&#251;rement la chance, lors d'une prochaine visite &#224; Ottawa, d'&#233;claircir ces informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Regimbal. Pour terminer ma rencontre avec Soeur Th&#233;r&#232;se, elle me rapportait un d&#233;tail int&#233;ressant sur le nom des R&#233;gimbald. Pour elle, le nom R&#233;gimbald, comme on le voit dans le bottin t&#233;l&#233;phonique de Saint-Donat, est &#233;crit incorrectement d'apr&#232;s les documents officiels de sa famille. Il devrait s'&#233;crire Regimbal, sans accent sur le (e) et sans (d) &#224; la fin. Merci, Soeur Th&#233;r&#232;se, pour l'int&#233;r&#234;t que vous portez &#224; ma chronique historique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo-Vignette : Joseph Regimbal. Il &#233;pouse &#224; Saint-Donat, le 21 juillet 1902, Agn&#232;s D&#233;sormeaux, fille de Ovila et de Ozithe Chartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Claude Lambert, anthropologue-historien, Journal Altitude 1350. Septembre 1994&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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