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Société historique de St-Donat https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ fr SPIP - www.spip.net Société historique de St-Donat https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L144xH111/siteon0-80cf6.png?1763667020 https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ 111 144 Cérémonies commémoratives du 70e anniversaire de la pire tragédie militaire aérienne https://societehistoriquesaint-donat.ca/Ceremonies-commemoratives-du-70e-anniversaire-de-la-pire-tragedie-militaire https://societehistoriquesaint-donat.ca/Ceremonies-commemoratives-du-70e-anniversaire-de-la-pire-tragedie-militaire 2016-11-20T13:42:26Z text/html fr Jean-Jacques <p>Rappelons-nous brièvement les événements : « Le 19 octobre 1943, le Liberator B-24D, avec à son bord, quatre membres d'équipage et 20 militaires en permission, quittait tardivement la base militaire de Gander à Terre-Neuve pour un vol de routine vers Mont-Joli. <br class='autobr' /> Toutefois le mauvais temps devait modifier l'itinéraire, puisque vers 1h45 du matin fut le dernier contact radio avec la base de contrôle de leur destination. Aussitôt sa disparition constatée, des recherches sont entreprises. Le (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Rappelons-nous brièvement les événements : « Le 19 octobre 1943, le Liberator B-24D, avec à son bord, quatre membres d'équipage et 20 militaires en permission, quittait tardivement la base militaire de Gander à Terre-Neuve pour un vol de routine vers Mont-Joli.</p> <p>Toutefois le mauvais temps devait modifier l'itinéraire, puisque vers 1h45 du matin fut le dernier contact radio avec la base de contrôle de leur destination. Aussitôt sa disparition constatée, des recherches sont entreprises. Le commandement aérien de l'est du Canada a effectué 728 sorties pour un total de 2 438 heures de vol dans le corridor qu'aurait dû suivre l'avion mais en vain. Ce n'est qu'à l'automne 1946 qu'un avion de recherche en mission, survolant la région de Saint-Donat pour retrouver un avion porté disparu entre Rockliffe et Roberval, aperçoit la queue double qui caractérise bien le Liberator près du sommet de la Montagne noire. »</p> <p>Pour honorer la mémoire de ces militaires disparus en 1943, un comité travaille depuis quelques temps déjà à organiser une fin de semaine d'activités. Voici le déroulement de cette commémoration.</p> <p>Le 11 juin, la populaire émission du matin Salut, Bonjour sera à Saint-Donat pour s'entretenir avec les principaux organisateurs de ces cérémonies, Messieurs André Gaudet et Richard Nadon, ex-officier retraité.</p> <p>C'est samedi le 15 juin que se déroulera l'ensemble des activités qui feront les sujets de reportages avec Radio-Canada, le Journal de Montréal et La Presse. À 10h30 aura lieu le rassemblement des participants à la place publique pour se diriger vers le cimetière paroissial. À 11h une allocution sera prononcée par un prêtre militaire et une gerbe de 24 fleurs sera déposée sur la fresque. Cornemuse et trompette seront d'office pour compléter cette cérémonie. Le retour à la Place de l'église est prévu à midi où la prestation de deux joueurs de cornemuse précédera l'allocution de Richard Nadon. Une période de recueillement sera suivie d'un court concert de musique classique offert par l'Orchestre de Saint-Donat. Trois prières de religions différentes représentant les religions des militaires morts dans l'accident seront prononcées : une prière en hébreu récitée par une femme rabbin, un officier en fera une autre pour les protestants et notre curé Auguste Legault, pour les catholiques.</p> <p>Vers 14h, on invite les gens à se rendre au Parc des Pionniers pour assister à un passage de F-18 et à une démonstration de sauvetage avec un hélicoptère venu de Bagotville. En fin d'après-midi, un cocktail sera servi pour les dignitaires à la salle Jules-St-Georges de l'hôtel de ville. En soirée, un groupe de musiciens des Forces armées se produira à la Place de l'église.</p> <p>Dimanche le 16 juin, tous sont invités à faire l'ascension du sentier de la Montagne noire pour se rendre sur les lieux de l'écrasement qui fut le site de la pire tragédie militaire aérienne de l'histoire. Des épinglettes seront remises sur place où un lieu de recueillement a été érigé.</p> <p>Les organisateurs invitent chaleureusement toute la population à participer à cet événement et souhaitent que ces 24 hommes subsisteront dans la mémoire de tous les gens qui graviront la Montagne noire et se recueilleront sur le lieu de ce tragique accident.</p></div> Carnaval d'hiver 1948, suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/Carnaval-d-hiver-1948-suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/Carnaval-d-hiver-1948-suite 2016-11-20T13:35:19Z text/html fr Jean-Jacques <p>Dans le journal Altitude 1350 de mars, nous reproduisions une partie de l'article que le journal La Presse écrivait sur le carnaval de Saint-Donat en 1948. Voici la suite de cet intéressant article : <br class='autobr' /> « Quels changements depuis cette époque. Les anciens n'en croient pas leurs yeux. Un de ceux-là nous disait justement avant notre départ : « Si vous aviez connu les premières années de cette ville. Il y avait à peine trois maison près de l'église. Regardez-moi ces rangées de maisons et ces hôtels (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Dans le journal Altitude 1350 de mars, nous reproduisions une partie de l'article que le journal La Presse écrivait sur le carnaval de Saint-Donat en 1948. Voici la suite de cet intéressant article :</p> <p>« Quels changements depuis cette époque. Les anciens n'en croient pas leurs yeux. Un de ceux-là nous disait justement avant notre départ : « Si vous aviez connu les premières années de cette ville. Il y avait à peine trois maison près de l'église. Regardez-moi ces rangées de maisons et ces hôtels maintenant. Laissez-moi vous parler de nos routes. Autrefois, pas une automobile ne voulait s'aventurer jusqu'à chez nous. Se rendre à St.- Donat, c'était tout un exploit. Mais aujourd'hui nous possédons une route aussi belle que celle Montréal-Québec et toutes les autres. Les autobus n'ont pas interrompu leur service durant un seul jour durant l'hiver depuis longtemps. » Deux routes conduisent à Saint-Donat, celle de Rawdon et celle de Ste-Agathe.<br class='autobr' /> Parlons maintenant du carnaval lui-même. Les activités ont commencé hier avant-midi avec la course de slalom, sur le piste du Château du Lac. Cette épreuve a été marquée par plusieurs fins très contestées. Trois concurrents ont en effet parcouru la même distance avec un temps de 42 secondes.</p> <p>Plusieurs skieurs avaient donné leur nom pour cette course, mais vu la température, seulement 15 ont pris le signal du départ. Art Bernie, Bob Fusey et Jacqueline McEwen à 42 secondes, les autres concurrents suivent dans l'ordre : G. Belhumeur à 44s., Fred Schmidt 45 s., Victor Bilodeau 48 s., Richard Bertrand 52 s., J. Surprenant 54 s., J. Massé 55 s., Jean-Guy Dufresne 55 s., V. Mc Cormak 59 s., Suzanne McEwen 60 s., Jean-Guy St-Amour 60 s. et R. Langlois à 65 s.</p> <p>Le couronnement de la reine. Au début de l'après-midi, on assista au couronnement de la reine. Mlle Laurence Lavoie avait été choisie la plus belle fille de St.-Donat et comme tel, elle méritait le titre de reine pour une journée. Revêtue d'une toilette blanche, elle fut couronnée au palais de glace près de l'hôtel. « J'aimerais beaucoup mieux être à la place de Barbara Ann Scott * que de me faire appeler Sa Majesté », disait-elle quelques instants plus tard.</p> <p>Équipe de hockey au carnaval d'hiver 1948. Debout, de gauche à droite : Le coach, Roland Desmeules, Yvon Forget, Jules Bélanger, Jules Tourangeau, Hector Sigouin, Maurice Tremblay et l'arbitre Roméo Doré. En bas : Jean-René Lachapelle, Jean-Jacques « Ti-Pit » Forget, Jean-Paul Lauriault, Roger Goulet, la reine du carnaval, Laurence Lavoie, Hector Simon, Vincent Desjardins et le gardien de but Jean-Paul Bélanger. Remarquez derrière les joueurs, au centre de la photo, l'espace en blanc sur la montagne, on aperçoit le haut du centre de ski. Une rumeur a circulé à l'effet que le coach attribuait au fait que certains joueurs auraient un peu trop participé aux festivités du carnaval pour expliquer la contre-performance de son équipe. Hum ! Hum ! Mlles Marie-Joseph Lavoie, Réjeanne Villeneuve, Rose Lavoie et Françoise Lavoie lui ont servi de demoiselles d'honneur. La gentille Johanne Déry remplissait le rôle de la petite bouquetière.</p> <p>Victoire du Ste-Agathe. Le seul désappointement de la journée est survenu vers les trois heures. Quelques 400 spectateurs ont vu l'équipe de Ste-Agathe remporter une victoire au compte de 9 à 4, aux dépens du club de hockey de S.-Donat. Cloutier a été le grand artisan de son club en comptant cinq buts. J René Lachapelle, Pit Forget, Jules Bélanger et Hector Simon ont compté pour le St.-Donat. La partie a été rapide et a fourni du très beau jeu de passes.</p> <p>Le Banquet. Après la grande parade, tout le monde s'est mis à table avec un appétit de loup. C'était le début du banquet. À la table d'honneur, on voyait la reine, ses demoiselles d'honneur et puis les organisateurs du carnaval, les officiels du Club Sportif de S.-Donat, le maire de la ville, Richard Coutu et M. le curé Allard. Les principaux organisateurs étaient : M. Hector Bilodeau, Jules Tourangeau, président du club sportif, le secrétaire Maurice Tremblay et les directeurs, Rosaire et Roger Goulet, Jules Bélanger, Roland Desmeules, Yvon et Georges Forget et Vincent Desjar-dins. La clôture officielle du carnaval se fera mardi soir prochain au Manoir des Laurentides à St.-Donat. Il y aura un bal masqué. Une importante course de descente sera courue à St.-Donat vers le mi-mars. »</p> <ul class="spip"><li> Barbara Ann Scott (1928-2012), la seule Canadienne à avoir remporté une médaille d'or en patinage artistique aux Jeux olympiques, un exploit réalisé en 1948<br class='autobr' /> Équipe de hockey au carnaval d'hiver 1948. Debout, de gauche à droite : Le coach, Roland Desmeules, Yvon Forget, Jules Bélanger, Jules Tourangeau, Hector Sigouin, Maurice Tremblay et l'arbitre Roméo Doré. En bas : Jean-René <br class='autobr' /> Lachapelle, Jean-Jacques « Ti-Pit » Forget, Jean-Paul Lauriault, Roger Goulet, la reine du carnaval, Laurence Lavoie, Hector Simon, Vincent Desjardins et le gardien de but Jean-Paul Bélanger. Remarquez derrière les joueurs, au centre de la photo, l'espace en blanc sur la montagne, on aperçoit le haut du centre de ski. Une rumeur a circulé à l'effet que le coach attribuait au fait que certains joueurs auraient un peu trop participé aux festivités du carnaval pour expliquer la contre-performance de son équipe. Hum ! Hum !</li></ul> <p>Photos hockey équipe</p></div> Carnaval d'hiver 1948 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Carnaval-d-hiver-1948 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Carnaval-d-hiver-1948 2016-11-20T13:28:16Z text/html fr Jean-Jacques <p>Eh oui ! il y a 65 ans nos ancêtres savaient organiser, fêter et s'amuser. À preuve, un reportage de l'envoyé spécial de « La Presse » paru le 9 mars 1948. « En arrivant dans cette coquette petite ville, de bonne heure samedi dernier, nous avions l'impression de faire une entrée surprise à S.-Moritz, là précisément où se déroulent présentement les Jeux d'hiver Olympiques. » <br class='autobr' /> « De chaque côté et au plus loin où peut se porter notre œil, nous n'apercevions que des montagnes enneigées, hautes, immenses, (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Eh oui ! il y a 65 ans nos ancêtres savaient organiser, fêter et s'amuser. À preuve, un reportage de l'envoyé spécial de « La Presse » paru le 9 mars 1948. « En arrivant dans cette coquette petite ville, de bonne heure samedi dernier, nous avions l'impression de faire une entrée surprise à S.-Moritz, là précisément où se déroulent présentement les Jeux d'hiver Olympiques. »</p> <p>« De chaque côté et au plus loin où peut se porter notre œil, nous n'apercevions que des montagnes enneigées, hautes, immenses, majestueuses, semblant nous lancer un appel irrésistible. » « Partout, dans les rues, il régnait une atmosphère de fête. Dès l'aurore, toutes les personnes semblaient s'être donné la main pour préparer la grande fête, le Carnaval des sports. »</p> <p>« Le lieu de ralliement était le Château du Lac, un bel hôtel des Laurentides, propriété de M. Hector Bilodeau, un homme d'affaires et un grand sporstman. C'est dans cette grande maison, sise à quelques<br class='autobr' /> Un petit brin d'histoire Carnaval d'hiver 1948 Mont-Bilodeau. Remarquez à gauche de la photo le remonte-pente. Il s'agissait d'un câble auquel le skieur s'accrochait. Ce type de remonte-pente, communément appelé « use-mitaine », était actionné par un moteur Ford V-8, auquel M. Delphis Lafleur, aidé par son fils Rémi, avait ajouté un vieux différentiel et un système de poulie pour le câble. Ce moteur V-8 avait deux fonctions : l'été, on l'installait sur le bateau de croisière et l'hiver, au centre de ski. Au début, on transportait le moteur sur une grosse traîne sauvage mais devant la difficulté à traîner cette charge, le père Delphis a muté le moteur sur un vieux capot de voiture. cent pieds du lac Archambault, que devait partir avec pompe, la grande parade, réunissant à la fois tous les sportifs et les notables de la ville. C'est là, également, que devait se faire le couronnement de la reine d'un jour : Mlle S.-Donat. » « C'est là enfin que devait se clôturer la grande fête par un grand banquet dans la soirée. Il est inutile d'ajouter que c'est aussi près du Château du Lac que la compétition de ski a été disputée, quelques instants avant la partie de hockey, qui mettait aux prises, le S.- Donat contre la puissante équipe de Ste-Agathe. » « Sauf la température qui avait décidé de choisir la journée d'hier pour atteindre des 25 sous zéro *, on peut dire, sans se gonfler la poitrine, que cette fête paroissiale a été un grand succès. C'était la première grande organisation de ce genre présentée dans cette ville qui était considérée, il y a environ 15 ans, comme un endroit de chantier. » . (* 25 sous zéro à cette époque, était en degrés Farenheit.)</p> <p>À suivre ... les résultats du ski, du hockey, le couronnement de la reine, le déroulement du banquet et les membres de cette organisation.</p> <p>P.S. : 1948, belle activité que ce carnaval d'hiver grâce à une belle équipe d'organisateurs. 1963-64-65, un film nous a été présenté récemment sur le réel succès du Carnaval d'hiver de ces années organisés par Jean-Pierre Garceau, Yvon Nielly et une importante brochette de bénévoles. 2014 : Y a-t-il une relève ???</p> <p>Mont-Bilodeau. Remarquez à gauche de la photo le remonte-pente. Il s'agissait d'un câble auquel le skieur s'accrochait. Ce type de remonte-pente, communément appelé « use-mitaine », était actionné par un moteur Ford V-8, auquel M. Delphis Lafleur, aidé par son fils Rémi, avait ajouté un vieux différentiel et un système de poulie pour le câble. Ce moteur V-8 avait deux fonctions : l'été, on l'installait sur le bateau de croisière et l'hiver, au centre de ski. Au début, on transportait le moteur sur une grosse traîne sauvage mais devant la difficulté à traîner cette charge, le père Delphis a muté le moteur sur une vieux capot de voiture</p></div> La tragédie du Liberator, suite et fin https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-tragedie-du-Liberator-suite-et-fin https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-tragedie-du-Liberator-suite-et-fin 2016-11-20T13:18:44Z text/html fr Jean-Jacques <p>L'équipe de chercheurs : Qui furent les premiers donatiens à guider l'équipe de chercheurs des forces armées dirigée par le capitaine d'aviation Harry Cobb de l'A.R.C. (Aviation royale du Canada) ? <br class='autobr' /> Voici ce que nous apprend le journal d'Ottawa du 26 juin 1946 : « Dimanche matin, un garde forestier de la région, M. Joseph Gaudet, annonça qu'il avait distingué les débris sur le flanc de la montagne Noire, de sa tour de contrôle, à 2 ou 3 milles au sud de St-Donat. Cobb invita Gaudet, René Labelle, un (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>L'équipe de chercheurs : Qui furent les premiers donatiens à guider l'équipe de chercheurs des forces armées dirigée par le capitaine d'aviation Harry Cobb de l'A.R.C. (Aviation royale du Canada) ?</p> <p>Voici ce que nous apprend le journal d'Ottawa du 26 juin 1946 : « Dimanche matin, un garde forestier de la région, M. Joseph Gaudet, annonça qu'il avait distingué les débris sur le flanc de la montagne Noire, de sa tour de contrôle, à 2 ou 3 milles au sud de St-Donat. Cobb invita Gaudet, René Labelle, un autre garde forestier, et le guide Moïse Michaudville à l'accompagner à l'endroit, en se guidant sur un avion contournant l'objectif.</p> <p>Le groupe dut mettre 9 heures à franchir 8 milles avant de découvrir les débris. Des bracelets d'identité, des anneaux de clés et un képi d'officier furent découverts.<br class='autobr' /> La brousse est si dense dans cette région et le terrain est si sauvage que la montagne et le lac Noir ne sont connus que de quelques résidents de l'endroit. Des avions civils traversent souvent la région, mais seuls des trappeurs expérimentés * peuvent la parcourir à pied ». En l'honneur des 24 victimes Voici ce que nous apprend l'ami Claude Lambert dans sa recherche :</p> <p>« Dans l'après-midi du 3 juillet 1946, parents et amis des victimes gravissent la montagne afin de rendre un dernier hommage. De nombreux militaires viennent aussi saluer une dernière fois leurs confrères. Par respect à la religion des défunts, trois offices différents seront organisés, soit un catholique, un protestant et un juif, respectivement célébrés par les abbés commandants d'aile Léonard A. Costello, Robert M. Frayne et le rabbin capitaine Ephraim F. Mandelcorn.</p> <p>Le vicaire de la paroisse, l'abbé Gérard Supper et trois religieux des Pères du Saint-Sacrement, assistent également aux obsèques. Le maire du village, M. Richard Coutu, apporte une couronne de fleurs au nom de ses citoyens. Une plaque commémorative sur laquelle les noms des victimes ont été inscrits est installée sur un muret de pierres accolé au rocher au pied duquel les corps sont ensevelis.</p> <p>Profanation des lieux. Au cours de l'été 1985, ayant été avertie de la profanation de la sépulture, l'agence canadienne de la Commission des Sépultures de guerre du Commonwealth, responsable des lieux, décida de transporter les dépouilles au cimetière de la paroisse. Un monument y est érigé sur lequel on fixa la plaque commémorative ainsi qu'une épitaphe.</p> <p>Bénédiction d'un obélisque. En juin 1996, lors de la commémoration du 50e anniversaire de la découverte du Bombardier Liberator, on procède au cimetière de la paroisse de Saint-Donat, à la bénédiction d'un obélisque funéraire réalisé par l'agence canadienne de la Commission des Sépultures de guerre du Commonwealth et dédié aux 24 militaires décédés. »<br class='autobr' /> Un feuillet sur le sujet, rédigé par Claude Lambert, historien-anthropologue, est disponible au Bureau d'information touristique de Saint-Donat. Des cérémonies commémorant le 70e anniversaire de l'écrasement auront lieu cet été le 15 et 16 juin. Ce sera une occasion de perpétuer la mémoire de ces 24 victimes.</p> <ul class="spip"><li> Moïse Michaudville était un trappeur de métier. Erratum : les articles des journaux de Montréal et d'Ottawa étaient en date du 25 et 26 juin et non octobre 1946.<br class='autobr' /> Ses caractéristiques : envergure : 110 pieds – longueur : 66 pieds 4 pouces – hauteur : 17 pieds 11 pouces – poids maximum : 60000 livres – propulsion : 4 moteurs Pratt & Whitney – vitesse maximum : 303m./h, plafond 32000 pieds – armement : 11 mitrailleuses de calibre .50 pouce –équipage : 10</li></ul> <p>Au cours de son histoire militaire, l'appareil a surtout servi à des missions de reconnaissance à l'affût des sous-marins allemands dans le golfe du St-Laurent et sur les côtes des Provinces Maritimes. L'escadron 10BR, auquel appartenait le Liberator, a attaqué 22 U-Boat et en a coulé 3.</p> <p>(AVION PHOTO)<br class='autobr' /> </p></div> La catastrophe du bombardier Liberator, suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-catastrophe-du-bombardier-Liberator-suite-164 https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-catastrophe-du-bombardier-Liberator-suite-164 2016-11-20T13:08:23Z text/html fr Jean-Jacques <p>Le 20 juin 1946, un avion de recherche militaire piloté par le Lt. B.D. Inrig, survole la région de Saint-Donat en mission pour retrouver un avion porté disparu entre Rockliffe et Roberval. C'est au cours de cette mission qu'il aperçoit la queue double qui caractérise bien le Liberator près du sommet de la montagne Noire. Voici ce qu'on pouvait lire dans le Journal d'Ottawa du 26 juin qui donnait suite à son article du jour précédent. L'article s'intitule « La tragédie du Liberator » avec en sous-titre (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Le 20 juin 1946, un avion de recherche militaire piloté par le Lt. B.D. Inrig, survole la région de Saint-Donat en mission pour retrouver un avion porté disparu entre Rockliffe et Roberval. C'est au cours de cette mission qu'il aperçoit la queue double qui caractérise bien le Liberator près du sommet de la montagne Noire. Voici ce qu'on pouvait lire dans le Journal d'Ottawa du 26 juin qui donnait suite à son article du jour précédent. L'article s'intitule « La tragédie du Liberator » avec en sous-titre : On élèvera un cairn sur la montagne Noire – Récit de l'équipe de chercheurs.<br class='autobr' /> Ottawa, 26. (P.C.) –</p> <p>Un cairn commémoratif, au sommet d'un Officiers de l'aviation et de l'armée accompagnés de soldats et de bénévoles de l'équipe des chercheurs lors d'une cérémonie sur les lieux de la catastrophe. À noter les différentes croix représentant les trois religions des victimes.</p> <p>Un petit brin d'histoire : La catastrophe du bombardier Liberator suite montagne laurentienne de 2800 pieds d'altitude, marquera les tombes des 24 aviateurs canadiens tués dans l'écrasement d'un bombardier « Liberator » en octobre 1943, au cours du pire désastre de l'histoire du C.A.R.C., a annoncé hier le ministre de l'aviation, l'honorable M. Gibson, au cours d'une conférence de presse. À cette conférence, les journalistes ont rencontré des membres de l'équipe de chercheurs qui ont atteint les débris du bombardier.</p> <p>Ils ont positivement identifié la carcasse de l'avion comme étant celle de l'appareil qui a quitté Gander, Terre-Neuve, le 19 octobre 1943, avec un groupe d'aviateurs en congé.</p> <p>Le chef d'escadrille, Harry Cobb, de la section des enquêtes sur les accidents du C.A.R.C., a donné quelques aperçus de sa marche épuisante à travers une espèce de jungle pour se rendre jusqu'aux débris calcinés de l'avion gisant au pied d'une falaise de la montagne Noire, près de St-Donat, Québec.</p> <p>Tous les cadavres, à l'exception d'un seul, sont demeurés dans l'avion qui s'écrasa avec une telle force que les moteurs furent projetés au-delà de la falaise. Un cadavre a apparemment été projeté hors de l'appareil par le choc. Le chef d'escadrille croit que tous les passagers et les membres d'équipage sont morts instantanément et avant que le feu n'ait détruit tout, sauf les moteurs, le gouvernail et la partie arrière du fuselage. Il doute fort de l'authenticité des rumeurs voulant que les victimes aient été dépouillées de leur argent par les civils. À ce sujet, il a déclaré : « Je suis convaincu que nous fûmes les premiers à atteindre le théâtre de la tragédie ».</p> <p>Les débris furent découverts ensevelis dans d'épaisses broussailles ce qui empêcha les membres de l'équipe de recherche de les apercevoir, avant d'en être à moins de 15 pieds. Le bombardier avait fauché les têtes des arbres sur une distance de 100 verges avant de donner contre la falaise. Services funèbres aussitôt que possible Le ministre de l'aviation, M.Gibson, a annoncé que l'on organiserait, aussitôt que possible, des services funèbres pour les victimes de cette tragédie. Un monument de pierres (cairn) sera érigé à l'endroit même de l'écrasement. Cependant, à cause de l'état très sauvage de la région, les parents des victimes seraient bien avisés de ne pas tenter le voyage.</p> <p>Décrivant les difficultés de leurs recherches, dans le sous-bois à travers la brousse, le chef d'escadrille Cobb a affirmé qu'à certains moments, les broussailles étaient si denses que les chercheurs se perdaient de vue à dix pieds seulement de distance. Bien que 70 envolées aient été effectuées au-dessus de la région par des avions de reconnaissance au cours du mois qui a suivi l'écrasement, aucun indice de l'appareil disparu ne fut trouvé avant la semaine dernière lorsqu'un avion Norseman du C.A.R.C., à la recherche d'un appareil disparu qui rentra plus tard à sa base, vit le soleil se refléter sur un gouvernail du « Liberator ».Le chef d'escadrille Cobb entreprit immédiatement des recherches et effectua quatre voyages de sa base de St-Donat avant de se rendre auprès des débris.</p> <p> À suivre : l'équipe de chercheurs, les 3 offices différents selon les religions des victimes, la commémoration du 50e anniversaire de la découverte de l'avion en juin 1996 <br class='autobr' /> (PHOTO AVION)</p></div> La catastrophe du bombardier Liberator, suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-catastrophe-du-bombardier-Liberator-suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-catastrophe-du-bombardier-Liberator-suite 2016-11-20T12:57:03Z text/html fr Jean-Jacques <p>Voici maintenant ce qu'on peut lire dans le journal d'Ottawa du 25 octobre 1946 qui titre « On identifie le Liberator » et en sous-titre « L'équipe terrestre atteint les débris de l'avion – Les 24 victimes. » Ottawa 25. (P.C.) … <br class='autobr' /> L'équipe terrestre qui se dirigeait depuis près d'une semaine vers les débris d'un avion au sommet d'une montagne de 2900 pieds (1), à quelques 60 milles au nord de Dorval, a positivement identifié ces débris comme étant ceux du Liberator disparu le 20 octobre 1943 avec 24 membres du (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Voici maintenant ce qu'on peut lire dans le journal d'Ottawa du 25 octobre 1946 qui titre « On identifie le Liberator » et en sous-titre « L'équipe terrestre atteint les débris de l'avion – Les 24 victimes. » Ottawa 25. (P.C.) …</p> <p> L'équipe terrestre qui se dirigeait depuis près d'une semaine vers les débris d'un avion au sommet d'une montagne de 2900 pieds (1), à quelques 60 milles au nord de Dorval, a positivement identifié ces débris comme étant ceux du Liberator disparu le 20 octobre 1943 avec 24 membres du C.A.R.C. (2) L'équipe terrestre a atteint la scène du désastre, à 1h30 hier après-midi (heure avancée).</p> <p>L'identification des restes de l'appareil met fin au mystère qui, depuis près de trois ans, entourait le pire drame aérien militaire de notre histoire. L'équipe avança péniblement à travers la forêt, très dense, mais le beau temps permit enfin à un avion de reconnaissance de survoler la région hier et d'aider à la progression des chercheurs en les dirigeant au moyen de la radio.</p> <p> L'appareil était piloté par le lieutenant d'aviation B.-D. Inrig qui, le premier, aperçut l'empennage caractéristique du Liberator pointant au-dessus et luisant au soleil. L'appareil avait quitté Gander (Terre-Neuve) avec un groupe de membres du C.A.R.C. en congé. Après trois heures et demie d'une envolée parfaitement normale, il arriva au-dessus de Mont-Joli, où le temps ne lui permit pas d'atterrir. Le pilote décida alors de continuer sa route jusqu'à Dorval ou Rockliffe et laissa savoir par radio son intention d'agir ainsi. On ne devait plus en entendre parler.<br class='autobr' /> De vaines recherches . Pendant plus d'un mois, des recherches intenses furent entreprises jour et nuit sans succès dans toute la région s'étendant entre le Saguenay et le St-Maurice. Toutes les stations du C.A.R.C., depuis Ottawa jusqu'à la côte de l'Atlantique, participèrent aux recherches aidées d'une escadrille de la R.A.F. stationnée à Dorval.</p> <p>Le 7 août 1944, deux coureurs des bois rapportèrent avoir aperçu les débris d'un avion près de Québec. Les recherches reprirent avec une intensité fébrile mais sans résultat, bien qu'on eût pris le relevé photographique de toute la région. On s'attend à recevoir aujourd'hui de plus amples détails sur la scène du désastre, dès le retour à Rockliffe de l'équipe terrestre. On sait cependant que le gros quadrimoteur s'est frayé un chemin de 200 pieds à travers les arbres qui couvrent la montagne.</p> <p>(1) Dans le récent article de la Presse, on évaluait la montagne à 2 500 pieds alors que dans celui-ci, elle atteint 2 900 pieds.<br class='autobr' /> (2) C.A.R.C. : Corp Air Force Royal Canadian<br class='autobr' /> .<br class='autobr' /> Dans la liste des victimes, 10 personnes proviennent de l'Ontario, 5 de la Colombie britannique, 3 du Nouveau-Brunswick, 1 de l'Île-de-Prince-Édouard, 1 de l'Alberta, 1 du Manitoba, 1 de Rochester, New York et 2 du Québec, soit l'aviateur-chef J.-A.-J.-P. Veilleux de Thetford-Mines et le sergent W.- J. MacNaughton de Montréal.<br class='autobr' /> M. Joseph Gaudet n'était pas un trappeur tel que la Presse l'avait décrit mais bien un garde forestier, dans une tour à feu située en haut de la montagne située du côté est du lac Archambault, presqu'en face du lieu de la tragédie sur la montagne Noire. À l'époque, 4 tours à feu servaient à la protection des feux de forêt, celle du mont Ouareau, du mont Carcan, du mont Gaudet et celle du mont Rochemaure. Deux gardes-feu étaient assignés à chaque tour pour assurer une surveillance 24 heures sur 24. Une blague concernant la nourriture de ces hommes : le steak du garde-feu était le saucisson de Bologne rôti communément appelé « le baloné ».<br class='autobr' /> Essayez d'imaginer de quoi ces hommes pouvaient se nourrir dans leur petit « shack » en haut de la montagne au pied de la tour sans électricité donc sans réfrigérateur pour la plupart.</p> <p>Photo de la tour à feu du Mont-Gaudet, à partir de laquelle Jos Gaudet aurait aperçu des reflets de soleil sur des grosses pièces du Liberator</p> <p>Source : Pierre Forget, Journal Altitude , décembre 2012</p></div> La catastrophe du bombardier Liberator https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-catastrophe-du-bombardier-Liberator https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-catastrophe-du-bombardier-Liberator 2016-11-19T23:47:23Z text/html fr Jean-Jacques <p>Un petit brin d'histoire : La catastrophe du bombardier Liberator <br class='autobr' /> Le Liberator, un B-24D, s'est écrasé sur la montagne Noire le 19 octobre 1943. Le bombardier, par un temps pluvieux, quitte tardivement la base de Gander à Terre-Neuve pour un vol de routine vers Mont-Joli. À son bord : 4 membres d'équipage et 20 militaires en permission. Vers 1h45 du matin, après le dernier contact radio avec la tour de contrôle à Mont-Joli, on n'aura plus de nouvelles de l'appareil. <br class='autobr' /> Aussitôt sa disparition constatée, (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Un petit brin d'histoire : La catastrophe du bombardier Liberator</p> <p>Le Liberator, un B-24D, s'est écrasé sur la montagne Noire le 19 octobre 1943. Le bombardier, par un temps pluvieux, quitte tardivement la base de Gander à Terre-Neuve pour un vol de routine vers Mont-Joli. À son bord : 4 membres d'équipage et 20 militaires en permission. Vers 1h45 du matin, après le dernier contact radio avec la tour de contrôle à Mont-Joli, on n'aura plus de nouvelles de l'appareil.</p> <p>Aussitôt sa disparition constatée, des recherches sont entreprises. Le commandement aérien de l'est du Canada a effectué 728 sorties pour un total de 2438 heures de vol dans le corridor qu'aurait dû suivre l'avion, mais en vain.<br class='autobr' /> (Source : Claude Lambert, anthropologue-historien)</p> <p>Qu'ont rapporté les journaux de l'époque sur cette tragédie que l'on considère comme la plus grande catastrophe « militaire » aérienne au pays ?<br class='autobr' /> Dans la Presse du 25 octobre 1946, sous le titre « Un trappeur se rend au Liberator » et<br class='autobr' /> en sous-titre « Jos Gaudette (sic) déclare avoir vu quelques cadavres sur le théâtre de la tragédie ».</p> <p>Saint-Donat, 25 (Spécial à la Presse) – Le chef de police Léopold Bertrand, de cette municipalité, nous a annoncé dans une conversation téléphonique, tard ce matin, que l'un de ses hommes, le trappeur Jos Gaudette, a atteint hier après-midi, à 1h30, l'endroit où un avion Liberator s'est écrasé il y a deux ans et demi. « Je ne peux pas vous dire combien il y a de cadavres. Il est certain cependant qu'il en a vu quelques-uns, dispersés sur un court rayon. L'appareil lui-même était endommagé, à demi rompu et avec un moteur incendié. Les trois autres moteurs semblaient intacts. »<br class='autobr' /> Puis abordant le sujet du pillage des victimes par des coureurs des bois ou des conscrits cachés (1) dans la forêt, le chef Bertrand a formellement nié cette rumeur : « Il est absolument faux, a-t-il dit, que les vêtements des aviateurs tués avaient été pillés, et ce, pour les raisons suivantes : Mont sauvage « En premier lieu, l'endroit de l'accident est pratiquement inaccessible. Les débris de l'avion ont été retrouvés sur le flanc nord d'une montagne de 2 500 pieds située à 7 milles de Saint-Donat, en arrière de la « Montagne Noire ». C'est un lieu parfaitement sauvage et rocailleux. Les gens ne se dirigent habituellement pas de ce côté parce qu'il n'y a pas de lacs poissonneux dans les environs et que les moustiques y pullulent.</p> <p>Mon homme, Gaudette, a dû partir de grand matin avant d'atteindre cette place et a dû revenir immédiatement pour ne pas être surpris par l'obscurité. Et pourtant, il connaît la région par cœur. Des non-initiés n'auraient certes pas pu s'y rendre. »</p> <p>En second lieu, le chef Bertrand a déclaré que personne n'avait entendu l'accident en cet endroit parce que c'est trop loin du village et, qu'à sa connaissance, personne n'a jamais exhibé de dépouilles enlevées aux 23 (2) malheureux voyageurs de l'avion.<br class='autobr' /> Curieux écartés Enfin le chef Bertrand dit que le gouvernement fédéral avait demandé à Jos Gaudette de monter la garde afin d'empêcher les curieux d'approcher d'ici la fin de l'enquête par les autorités de l'Aviation sur les causes et les circonstances de la tragédie.<br class='autobr' /> Entre-temps, le directeur-adjoint Hilaire Beauregard de la Sûreté provinciale a dépêché sur les lieux des agents de la région afin d'ouvrir une enquête et de témoigner au besoin à l'enquête du coroner : « Je n'en ai pas envoyé auparavant, a-t-il dit, parce qu‘on n'avait pas encore trouvé l'avion et qu'il ne servait de rien de faire travailler nos hommes à vide. » À son sens, il ne croit pas que les victimes de l'avion aient été dévalisées par des passants.<br class='autobr' /> (Le journaliste écrit Gaudette plutôt que Gaudet)</p> <p>1-Ce n'est une surprise pour personne à l'époque que de nombreux jeunes gens se cachaient dans les montagnes pour éviter d'être enrôlés dans l'armée tel que la conscription les y obligeait.<br class='autobr' /> 2-Ce n'est pas 23 mais 24 victimes à suivre...on rend à Jos Gaudet sa vraie occupation<br class='autobr' /> </p></div> Les écoles de Saint-Donat, suite et fin https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-ecoles-de-Saint-Donat-suite-et-fin https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-ecoles-de-Saint-Donat-suite-et-fin 2016-11-03T17:42:14Z text/html fr Marie <p>Avec l'explosion démographique de l'après-guerre, le couvent devient rapidement congestionné et des classes provisoires sont aménagées dans des espaces loués au village. Plusieurs se souviennent des deux classes pour garçons situées dans l'hôtel de ville de l'époque au cœur de l'emplacement de l'actuel stationnement voisin de la Boulangerie St-Donat. <br class='autobr' /> La situation se règle en grande partie grâce à l'ouverture, en septembre 1953, d'une école pour garçons située sur la future rue du Collège. Elle porte le nom (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Avec l'explosion démographique de l'après-guerre, le couvent devient rapidement congestionné et des classes provisoires sont aménagées dans des espaces loués au village. Plusieurs se souviennent des deux classes pour garçons situées dans l'hôtel de ville de l'époque au cœur de l'emplacement de l'actuel stationnement voisin de la Boulangerie St-Donat.</p> <p>La situation se règle en grande partie grâce à l'ouverture, en septembre 1953, d'une école pour garçons située sur la future rue du Collège. Elle porte le nom d'école Sacré-Cœur. C'est là que j'ai fait ma troisième année. Ma première et ma deuxième avaient été complétées au couvent dans des classes mixtes avec comme enseignantes, Sœur Sainte-Lise et Sœur Sainte-Wilfridesse. Revenons à ma troisième année. Une jeune et belle fille de 16 ans, du nom de Rachel Coutu, aborde sa carrière d'institutrice. Elle a devant elle une trentaine de garçons de 8 à 10 ans pour l'initier. Une troisième école, partageant la cour du couvent, ouvre en 1956. Il s'agit de l'école Sainte-Bernadette. Ces nouveaux édifices marquent officiellement la fin des écoles de rang.</p> <p>En 1957, l'école Sacré-Cœur comprend sept divisions (2e,3e,4e, 5e, 6e, 7e et 8e années), le couvent Notre-Dame-de-Lourdes, sept également (1ère, 5e, 6e, 7e, 8e,9e et 10e années) et l'école Sainte-Bernadette, plus petite, en compte quatre (1ère, 2e, 3e et 4e années).<br class='autobr' /> À la fin des années 1950, une industrie touristique importante vient s'ajouter à l'industrie forestière. L'économie de Saint-Donat ne cesse de se développer, ce qui amena une importante augmentation de sa population et par le fait même, davantage d'étudiants et un besoin de nouveaux locaux. De plus, les années traversées par le premier couvent commencent à peser. Puisqu'il nécessite de nombreuses réparations, on estime alors qu'il serait préférable de le démolir et d'en construire un nouveau plus spacieux, juste à l'arrière.</p> <p>À la rentrée scolaire de 1959, on inaugure, avec le personnel enseignant religieux et laïc, le couvent actuel. L'école Sacré-Cœur voit ses derniers changements majeurs en 1963 avec l'addition de six classes et d'un gymnase.</p> <p>Avec la création du Ministère de l'Éducation en 1964, de grands bouleversements s'amorcent dans le domaine de l'enseignement au Québec. Les écrits du Frère Untel sont à l'origine d'une nouvelle orientation qui sera mise en place par le ministre de l'Éducation, Monsieur Paul Gérin-Lajoie. C'est ainsi qu'apparaissent les commissions scolaires régionales. C'est alors que se termine le règne de la municipalité scolaire de Saint-Donat-de-Montcalm après quatre-vingt-neuf années de belles réussites. Saint-Donat fait maintenant partie de la Commission scolaire des Laurentides.</p> <p>Début des années cinquante, pour pallier au manque de locaux, la Commission scolaire installe deux classes au 2e étage de l'Hôtel de ville. Une classe de niveau 4e et 5e avec comme titulaire Monsieur Bazinet. Ce dernier a laissé la réputation d'être très sévère puisqu'il n'hésitait pas à utiliser la « strappe » et le barreau de chaise pour établir la discipline. Si ces efforts d'autorité ont été concluants, on ne peut pas en dire autant pour l'aspect instruction qui a été très peu convaincant puisque seulement trois élèves ont réussi l'examen du département de l'Instruction publique.</p> <p>Le professeur Cusson, qui enseignait aux élèves de 5e, 6e, 7e et 8e niveaux, faisait partie de l'équipe de hockey du village et avait pour habitude d'utiliser la période de récréation pour amener ses élèves pelleter la patinoire publique de la rue St-Donat. L'hiver, il faisait tellement froid dans ces deux classes que les élèves conservaient leurs mitaines pour écrire.</p> <p> À une question que je posais récemment à mon professeur de 3e année, Madame Rachel Coutu, à savoir, si elle avait fait une longue carrière dans l'enseignement, elle m'a répondu qu'elle avait enseigné seulement 5 ans puisqu'en se mariant, elle devait quitter sa profession selon la règle des autorités à cette époque.</p> <p><i>Source : Pierre Forget, Journal Altitude, septembre 2012</i></p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien. Journal Altitude janvier, février, mars 1994.</p></div> Les écoles de rang , suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-ecoles-de-rang-suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-ecoles-de-rang-suite 2016-11-02T20:02:15Z text/html fr Marie <p>Un petit brin d'histoire :Les écoles de rang Suite <br class='autobr' /> La construction du couvent au village ne signifie pas pour autant l'abandon des écoles de rang, lesquelles conserveront encore plusieurs années leurs fonctions originales. L'emplacement de ces écoles est en étroite relation avec l'implantation des colons. <br class='autobr' /> Ce sont les commissaires qui délimitent les arrondissements, lesquels se définissent d'après les concentrations démographiques. Ainsi l'arrondissement no 1 correspond à l'agglomération villageoise, (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Un petit brin d'histoire :Les écoles de rang Suite</p> <p>La construction du couvent au village ne signifie pas pour autant l'abandon des écoles de rang, lesquelles conserveront encore plusieurs années leurs fonctions originales. L'emplacement de ces écoles est en étroite relation avec l'implantation des colons.</p> <p>Ce sont les commissaires qui délimitent les arrondissements, lesquels se définissent d'après les concentrations démographiques. Ainsi l'arrondissement no 1 correspond à l'agglomération villageoise, les arrondissements 2 et 3 sont situés au « rang double » du lac Ouareau, l'arrondissement no 4 à la corniche (chemin Provost) et également l'arrondissement du Pimbina.</p> <p>Néanmoins, par rapport au village disposant d'écoles de plus en plus imposantes, les écoles de rang, plus petites (souvent une seule classe) seront, la plupart du temps, construites à la suite de requête des colons auprès des commissaires et au surintendant de l'instruction publique à Québec.</p> <p>Ainsi, les habitants situés au Pimbina adressent en août 1929, au surintendant à Québec, une requête stipulant leur situation désavantagée par rapport au village. Il faut croire que la construction de l'école en mai 1906 par M. Pierre Simard fils, sur le lot 45 du quatrième rang, au coût de 275 dollars, ne convenait plus au besoin de ce secteur. On peut voir encore le bâtiment de cette seconde école situé un peu au nord du Camping Russell dans le fameux détour en épingle.</p> <p>Permettez que je vous cite un extrait d'une publication écrite récemment par Mme Huguette Morin-Bertrand intitulée « La petite sauvageonne du Caribou ». Dans cette publication, dont j'ai pris un très grand plaisir à prendre connaissance, elle consacre un chapitre qui relate sa première expérience dans l'enseignement, décrivant très judicieusement la réalité de ce métier dans une école de rang.</p> <p>« Je quittai encore la maison pour entreprendre mon travail d'enseignante à l'école Saint-Arthur du Lac Ouareau 1. Ayant travaillé au Club durant tout l'été, ce n'est que la veille de la rentrée scolaire que mon frère Lévis vient me reconduire à Saint-Donat. Je m'empresse donc de faire mes préparatifs pour la semaine.</p> <p>L'école est située à 5 km de chez moi 2 et je n'ai pas de véhicule pour me voyager. J'habiterai donc à l'école. C'est en faisant mon marché à l'épicerie Nadon que M. Nadon, un ami de mon père, me demande : « Comment t'en vas-tu à l'école ? ». Je lui réponds : « En taxi ». Il me réplique aussitôt « Non, non, attends après le souper et Léonard ira te reconduire avec le camion de livraison ». À ce moment, Léonard travaillait chez Nadon et je ne le connaissais que de vue. ( ... ) Il fut pour moi d'un grand secours. Les fenêtres de la chambre et de la cuisine étaient de 3 mètres. Avec une chaise posée sur la table, il a réussi à fixer au mur mes belles tentures de plastique payées un dollar. Il nous fallait quand même un peu d'intimité. L'unique lit que ma compagne et moi devions partager, n'avait que trois pattes. Le seul bois disponible était du bois de chauffage. Léonard a réussi à trouver un quartier qui a pu redonner l'équilibre à notre lit. Il s'est aussi empressé de vider la cendre du poêle et de son tuyau. ( ... ) J'ai grandement apprécié sa débrouillardise, sa générosité. Ma compagne institutrice, qui partageait avec moi ce petit gîte durant 10 mois, l'admira aussi.</p> <p>Le poêle à bois servait à la cuisson des repas et au chauffage de nos deux pièces. Nous n'avions pas de réfrigérateur ni de glacière.</p> <p>Tous les soirs, après la classe, nous nous rendions au magasin Piotte chercher notre viande et nos rares légumes. Pas de salle de bain, une simple toilette sans lavabo qui servait aussi aux élèves durant la journée. Un bol à mains avec de l'eau chauffée sur la cuisinière servait à nos ablutions quotidiennes. Si je voulais quelques moments d'intimité, je me réfugiais dans ma classe qui était au deuxième étage.<br class='autobr' /> Après les Fêtes, les parents de ma compagne partent pour le chantier et nous accueillons ses deux petites sœurs pour leur permettre de terminer leur année scolaire. Nous nous retrouvons donc quatre personnes à partager ce petit appartement. Je savais que cette expérience ne durerait qu'une année, puisque j'enseignerais au village l'année suivante.(...)</p> <p>Même si pour plusieurs les tâches que j'accomplissais étaient des tâches d'adulte , je ne me suis sentie réellement adulte que le 7 septembre 1951, quand pour la première fois, je me présente dans ma classe. Trente élèves de dix à quinze ans me toisent du regard. L'aîné des élèves, un grand adolescent qui me dépasse d'un bon six pouces, dit à haute voix, si ce n'est en criant : « C'est à matin qu'on va tester la maîtresse ».</p> <p>Le sang m'a figé dans les veines. J'ai pu m'imposer en lui disant d'un ton ferme : « Monsieur Houle, je vous prie de vous asseoir à votre place ». Il m'a regardée la mine déconfite et dans la classe, ce fut le silence total. J'ai réalisé à l'instant même que la discipline serait au menu quotidien. À partir de ce moment, je suis devenue non une enseignante, mais une éducatrice. »</p> <p>1. L'école était située près du chemin qui mène au Centre de ski La Réserve.</p> <p>2. La demeure de ses parents était située à l'endroit même où est bâti le Bistro O'Divin (coin rue Principale et St-Donat).</p> <p>3. Dès l'âge de 14-15 ans, elle jouait le rôle de cuisinière au Club de Pêche le Caribou</p> <p><i>Source : Pierre Forget, Journal Altitude, août 2012</i></p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien. Journal Altitude janvier, février, mars 1994.</p></div> Écoles de Saint-Donat de 1883 à 1927, suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/Ecoles-de-Saint-Donat-de-1883-a-1927-suite https://societehistoriquesaint-donat.ca/Ecoles-de-Saint-Donat-de-1883-a-1927-suite 2016-07-13T18:23:58Z text/html fr Marie <p>Le couvent construit 1928-1929. Jusqu'en 1923, l'enseignement à Saint-Donat est l'affaire des laïcs, en majorité des femmes donatiennes. Mais voilà que les commissaires d'écoles demandent que l'enseignement à l'école du village soit transmis par des religieuses. Le curé Arthur Régimbald (celui-là même qui, avec Hector Bilodeau, s'est battu pour la construction de la route Saint-Donat-Sainte-Agathe) entreprendra donc les démarches nécessaires à la venue des Sœurs Notre-Dame de Mont-Laurier, une (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Pierre-Forget-" rel="directory">Articles de Pierre Forget</a> <div class='rss_texte'><p>Le couvent construit 1928-1929. Jusqu'en 1923, l'enseignement à Saint-Donat est l'affaire des laïcs, en majorité des femmes donatiennes. Mais voilà que les commissaires d'écoles demandent que l'enseignement à l'école du village soit transmis par des religieuses. Le curé Arthur Régimbald (celui-là même qui, avec Hector Bilodeau, s'est battu pour la construction de la route Saint-Donat-Sainte-Agathe) entreprendra donc les démarches nécessaires à la venue des Sœurs Notre-Dame de Mont-Laurier, une congrégation fondée deux ans plus tôt par Mgr François-Xavier Brunet, évêque-fondateur du diocèse de Mont-Laurier dont Saint-Donat fait partie.</p> <p>Trois ans après l'arrivée des Sœurs Notre-Dame, que les résidents appellent familièrement « les petites sœurs Notre-Dame », les commissaires font construire un couvent à leur intention, à côté de l'église et du presbytère. Ce nouvel édifice se démarque entièrement des écoles précédentes par son caractère plus institutionnel et son corps enseignant religieux.</p> <p>Dès 1928, les villageois, parmi lesquels se concentrent les membres de la petite bourgeoisie, semblent manifester le désir de se distinguer par rapport aux habitants des rangs de par la qualité de l'enseignement destiné à leurs enfants. L'architecture esthétique de ce nouvel édifice n'est pas sans lien avec cette différenciation sociale.<br class='autobr' /> Avec les Sœurs Notre-Dame, la récitation du chapelet, matin, midi et soir, les prières et le suivi des fêtes religieuses s'appliquent de façon rigoureuse. À l'hiver 1929, lorsque les travaux sont entièrement terminés, le couvent comprend huit classes, une chapelle, un dortoir, une cuisine, un réfectoire, une salle commune, un parloir et une salle de couture. Les travaux du couvent Notre-Dame-de-Lourdes furent supervisés par l'entrepreneur principal, M. Alfred Reid de Sainte-Agathe (la compagnie de construction de Sainte-Agathe) et également par M. Louis Ritchie de Saint-Donat.</p> <p>En 1928, les Sœurs Notre-Dame enseignent à cent soixante-huit élèves répartis dans six divisions : un cours préparatoire pour les enfants de 5 ans, ressemblant à notre maternelle d'aujourd'hui et des classes de la première à la cinquième année. <br class='autobr' /> En1933, les Sœurs de Sainte-Croix succèdent aux Sœurs Notre-Dame. En 1976, après quarante-trois ans de vie scolaire, culturelle et spirituelle, les Sœurs de Sainte-Croix cessent l'enseignement à Saint-Donat.</p> <p>À suivre avec écoles de rang et autres écoles du village : Écoles de Saint-Donat de 1883 à 1927, suite</p> <p>Source : Claude Lambert, anthropologue-historien</p> <p><i>Source : Pierre Forget, Journal Altitude, juillet 2012</i></p></div>