orus casinobodogruletaluckiabetanosportiumspin casinostakes3 reyes888lottolandcoolbet777 casinogana777betfairbwinyak casinoivy casinooddscheckerred casinonetbetwilliam hillvip casinorey casinomarathonbetdafabetsol casino1betwinlandbet777parimatch18bet888casinocampobetmostbetganabetrushbetbetcrisbetssonluckynovibetwinnerwinpotbetmasterbetmexicocancunplaycitystrenduspokerstarscoderecalientefun88bbrbet1win10betbetwaypin upspinbet7cslotpickwinspin betmr fortunew88pragmaticgamdomcrasherjojobetbetmexbcasinofoliattiwinner mxbets 10big bolabet masterinbet7slotslucky daym777mexplayluckydaysbet caliente1xplinko

Société historique de St-Donat https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ fr SPIP - www.spip.net Société historique de St-Donat https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L144xH111/siteon0-80cf6.png?1763667020 https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ 111 144 La grande maison et la pension https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-grande-maison-et-la-pension https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-grande-maison-et-la-pension 2017-10-18T03:10:00Z text/html fr Marie <p>La grande maison et la pension</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Histoire de notre aïeul : Youssouf Haël Bin Issa<br class='autobr' /> La grande maison et <br class='autobr' /> L'auberge<br class='autobr' /> La maison :</p> <p>Dans les années qui ont suivi, aux alentours de 1930, Youssouf, son fils Joseph et toute la famille, ont travaillé d'arrache-pied, pour faire de leur maison, une habitation plus sophistiquée et habitable. Sur cette photo, je vous présente ladite maison. Vous ne pouvez pas voir les bâtiments adjacents, mais je vais vous décrire tout ce que vous devriez vous imaginer.</p> <p>À droite de la bâtisse, il y avait la première petite maison, ayant été construite, avec autant de difficultés, pour un bâtisseur débutant, que de monter une cabane, avec des cartes à jouer, en plusieurs étages. Moi, je n'ai jamais bien réussit, à ce jeu.</p> <p>À gauche, la maison tant convoitée, tant pensée, tant désirée. Mais regardez son allure, une fierté du temps, avant-gardiste ? Je ne crois pas, mais pour eux, ce fût un exploit. Le papa : malade, le plus vieux : pas si vieux que cela, encore à l'apprentissage de la vie, une femme : avec ses limites et ses enfants, mais trop jeunes, quand même. Ils ont sûrement été aidés par des hommes, des voisins, de la famille, de belles âmes aidantes, dans le temps, c'était monnaie courante. C'est si réconfortant de constater, que l'on peut être épaulé, par quelqu'un, dans les moments descendants de notre vie.</p> <p>À l'arrière, attenant à la maison, bien placé, accessible, sûrement bien réfléchis, il y avait : un poulailler, une écurie et une grange pour le foin, en retrait, une soue à cochon. Aujourd'hui, si on veut se situer, je vous emmènerai, sur le chemin Aubé, de l'autre côté du lac, face au village. Ces bâtiments longeaient la haie de pins, qui sillonnent encore maintenant, ledit chemin.</p> <p>En avant, il y avait un droit de passage, que les grands-parents avaient donné, pour permettre l'accès au lac, aux personnes habitants à l'arrière, dans les montagnes. Ils étaient très généreux et un bon penseur pour l'avenir, ainsi que possédant de grandes qualités d'âmes, pour aider les gens à avoir du bien-être dans la vie. Aujourd'hui, il n'existe plus ce passage, hélas ! … et ce droit de passage, a disparu, pour le bon plaisir de nouveaux riverains.</p> <p>Longeant ce droit de passage, pour ne pas obstruer la vue du lac, il y avait leur glacière, près de l'eau. Reportons-nous dans ces années, pas de réfrigérateur, pas d'électricité, il faut conserver les denrées, la viande, le lait, la crème et le beurre, tous ces produits périssables. Dans ma tendre enfance, j'ai connu les labeurs déployés des hommes, pour scier de gros cubes de glace, provenant de la glace du lac. Ceux-ci étaient enfouis, sous une montagne de brin de scie, du moulin à scie.</p> <p>Ces images sont si claires dans ma tête, mais que du travail dur à accomplir, à partir du lac gelé. Pour la jeunesse : cela voulait dire du patinage, mais pour les parents, cela voulait dire, la conservation des aliments pour la survie. Les gros cubes sortis de l'eau, allaient dans la glacière, près du lac. Les petits cubes se retrouvaient, dans le puits bien pierroté (en roches), ce qui gardait les aliments au frais.</p> <p>Évidemment un boat-house, face à la maison. Et à l'embouchure de la rivière, il traversait à pied, pour rejoindre les champs des semailles, ici sur mon terrain, sur le chemin Solange.</p> <p>L'auberge :</p> <p>Les racines syriennes sont bien mises à l'honneur, concernant le commerçant dans l'âme de Youssouf, et ses gènes furent semés à toute sa famille, comme du bon pain. La suite va bien expliquer ma pensée et les informations de mes sources. Possédant moi-même ces petites bibittes de gènes, qui se sont baladées, dans le sang de grand-papa et aboutir en moi, deux générations plus loin. Regardez tout au tour de vous, et vous trouverez un Issa commerçant ou entrepreneur, pas rare, mais bien réel et présent. Ah ! Ces beaux gènes microscopiques.</p> <p>Ils ont enfin réalisé le projet de la 3ième bâtisse avec un deuxième étage, pour bien loger la famille, mais Youssouf a eu de la chance, car les travailleurs du bois ou les bûcherons, commençaient à passer près de son terrain, pour bûcher la forêt, qui se trouvait à l'arrière plan, dans la forêt. La compagnie Maclaren était dans les parages, ce James Maclaren, né en 1818, à son décès, il laissa dans le deuil, ses 7 enfants, tous étaient dans le commerce du bois. Son nom a perpétué jusqu'ici, chez Youssouf.</p> <p>L'auberge, le mot existait-il dans le temps ? Ou, la pension, comme dans Séraphin ? Aux environs 1930-1945. Il y passait sur ses terres et à sa maison, près de 300 à 400 hommes, car ils allaient faire du bois plus haut dans les montagnes, et devaient passer par chez lui, manger et/ou coucher chez lui, il fallait les loger, la famille s'occupait de les faire traverser le lac, avec leur chaloupe, tout ces hommes, l'un travaillait et les autres au désespoir s'ennuyaient, souvent à cause d'un labeur trop difficile, s'en retournaient chez eux. Cette rumba d'hommes, a apporté, du gagne chez grand-père. Ces bûcherons avaient besoin d'un endroit accueillant pour les nourrir, les abriter, les loger, comme Denise, notre grand-mère, était ¨ ben ¨ d'adon, ces hommes ont pu bénéficier, de moment de répit, aux confins de leur périple de bûcheron.</p> <p>Malgré la maladie, la déchéance, les malheurs, il y aura toujours un soleil qui brillera pour soi. Voyez le courage, que ces gens avaient dans ces années de crise, il y a là matière à réflexion. Bon courage à tous.</p></div> La culture et ses périples 1924-1925 https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-culture-et-ses-periples-1924-1925 https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-culture-et-ses-periples-1924-1925 2016-11-24T12:48:48Z text/html fr Jean-Jacques <p>La maladie <br class='autobr' /> Youssouf était épuisé, brulé à l'ouvrage, au bout de sa corde, trop d'irritants, de déceptions, un travail trop dur, il n'avait pas la corpulence de nos bucherons, petit homme, pas grand, pas gros et même on pourrait dire maigre, mais malgré son bon vouloir, pas fait pour les gros travaux, comme la plupart des hommes de bois d'ici, épuisé dans son corps et dans son être. Il a flanché, a peine capable de se rendre aux bâtiments extérieurs, Denise notre grand-maman s'en occupait, son homme avait (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>La maladie</p> <p>Youssouf était épuisé, brulé à l'ouvrage, au bout de sa corde, trop d'irritants, de déceptions, un travail trop dur, il n'avait pas la corpulence de nos bucherons, petit homme, pas grand, pas gros et même on pourrait dire maigre, mais malgré son bon vouloir, pas fait pour les gros travaux, comme la plupart des hommes de bois d'ici, épuisé dans son corps et dans son être. Il a flanché, a peine capable de se rendre aux bâtiments extérieurs, Denise notre grand-maman s'en occupait, son homme avait tout donné, pour elle et sa famille. Il a dû tout apprendre, il ne savait pas travailler de ses mains, pas appris dans sa jeunesse ce genre de travail, nous avons tous des guides, qui nous façonnent et personnifiés par nos parents. Si l'on prend le temps de décortiquer ce que les anciens faisaient dans leur journée, nous penserons à toutes les étapes des travaux du jour, comme si simplement, aiguisé une hache jusqu'à construire une maison, en passant par les bêtes, les cultures, la forêt, les bassins d'eau, la neige, les bibittes, la pêche, la chasse au bœuf jaune (l'orignal), et faire vivre sa famille.</p> <p>En plus, il était allergique, asthme, intolérant aux animaux, aux plumes, aux poules. La belle affaire, nous nous retrouvons aujourd'hui, dans la famille, avec des sujets ainsi attifés. La génétique, bien oui… Il toussait, crachait, avec beaucoup de difficulté à respirer.</p> <p>Vous comprendrez sûrement que Joseph (Jos) son fils, a dû prendre la relève, de ce que son père Youssouf avait commencé à bâtir, avec autant d'ardeur que ce dernier, il n'avait que 19 ans et devait compter que sur ses jeunes frères, le petit dernier n'avait qu'un an, Donat son bras droit avait 17 ans, pour l'aider, Joseph étant le plus vieux, l'ainé, que de responsabilités, il a pris à la charge 11 personnes, soit ses parents, lui et ses 8 frères et sa sœur, mais lui aussi, était de caractère très fort. Avait-il le choix, non, il était de la relève d'avant, car aujourd'hui l'état et le mot n'existe plus, avons-nous encore le plaisir de compter sur nos descendants ?</p> <p>Youssouf a été malade tout le reste de sa vie. Triste sort pour lui et sa famille.</p> <p>Les tornades</p> <p>Quand dans la dernière chronique, je vous ai parlé du déchaînement des éléments, Joseph (fils), mon père a dû, encore une fois, vivre avec la présence de deux tornades, au environ de 1925. Peut-être que parmi les plus vieux du village, certains se rappelleront de ces événements. Joseph et son frère Donat, étaient en train de faire de la terre neuve, beaucoup de personnes doivent connaître le terme, sur la terre de Youssouf, il y avait que des arbres, la belle forêt vierge. Nos deux travaillants bûchaient, du matin au soir, sans se lasser, ni se plaindre. Il fallait défricher le plus possible, pour se garantir un lopin de terre productive, pour permettre à la famille de se nourrir. Comme Youssouf était malade, les deux plus vieux, attaquaient l'ouvrage de front.</p> <p>Au loin, une formation de tourbillons, se concrétisait, nous deux jeunes hommes étaient-ils aux questionnements ? Pas vraiment le temps, pour l'analyse, le tourbillon approchait si vite, leur instinct de survie, leur a dicté de se cacher derrière une souche, provenant de l'arbre fraichement coupé. Le temps s'arrête-t-il, ou que tout s'accélère avec les tourbillons ? Il n'y avait pas de place aux hésitations, cherches… trouves … mais, grouilles…, le temps compte, même, qu'il n'y a pas de temps, pas de temps à perdre, car il n'y en avait plus de temps. Je n'ai jamais vécu cette situation, mais je n'ai pas vraiment le goût, de me retrouver dans le tourbillon de l'incertitude.</p> <p>Cette tornade avait levé une chaloupe, selon la rumeur dite, mais avec un pêcheur dedans, est-ce vrai ou enjolivé par les compteurs, comme mon père Joseph, un pince sans rire, et les bâtiments, soit deux cabanes, attenants à la maison, furent débâtis dans le lac, des fois, il était impossible de discerner le réel et l'imaginaire avec mon père, il savait raconter et capter notre attention. Un sourire en coin, voulait-il dire, que c'était vrai, ou pas, à cause de notre ébahissement, il a dû penser, là, je viens de vous en conter une bonne. Nous avons été témoin d'autres tornades au village, et j'affirme qu'elles étaient de vraies bonnes et effrayantes tornades.</p> <p>Si ces deux tornades avaient eu lieu au village, au lieu des abords de la Rivière Michel, très peu de maison aurait résisté, à leurs passages, elles avaient fait un passage d'une largeur bien définie, un corridor bien structuré, en apportant tout au passage, comme les arbres, les bâtiments, etc. Le village y aurait passé, un gros merci à la providence, d'avoir protégé la population du village, qui était plus significative, qu'à la Rivière Michel.</p> <p>Les cultures :</p> <p>Pour la survie, il devait trouver un produit miracle, une céréale ou autre chose, pour faire à manger, la culture est difficile pour Saint-Donat, pour contrer au froid, à la saison estival si courte, au sol si pauvre, que du sable et des roches. N'oubliez pas Youssouf habitait aux abords de la rivière Michel, il croit avoir trouvé ce qu'il fallait, le sarrasin. C'est une céréale très rustique aussi appelé blé noir, ceci est la définition du Petit Larousse, mais encore, j'ai fait des recherches sur internet, et j'ai trouvé d'autres arguments, très convaincants, pleine de bon sens, ce qui rejoint aussi la décision de Youssouf à choisir ce produit, qui tolère le froid, une semaine ou deux avant l'été et la même chose à l'automne. Voilà déjà trois à quatre belles semaines de gagner.</p> <p>Malgré son appellation de "blé noir", le sarrasin n'est en rien une céréale assimilable au blé. Exempt de tout gluten, le sarrasin se consomme en grains ou en farine selon les recettes. Dans une étude comparant la composition du sarrasin à celle de quatre céréales (soit le blé, l'avoine, l'orge et le seigle), le grain de sarrasin entier se situait au premier rang quant à sa capacité antioxydant et remplis de fibres.</p> <p>L'emplacement de sa culture fût aux abords de la rivière côté sud, donc très spécifiquement sur mon terrain, aujourd'hui sur le chemin Solange. Lorsque j'ai pris possession de mon terrain, il y avait encore les quatre poutres, qui servaient à soutenir la petite grange. Je m'amusais à marcher autour de pieux, pour bien sentir la présence de ma famille, vous ne pensez pas, j'ai foulé le même sol qu'eux.</p> <p>Tout le monde s'arrache la vedette, en se pétants les bretelles, pour affirmer être les premiers à avoir inventé la galette de sarrasin ou la poutine, mais j'ai trouvé un article nous devançant tous, car voici l'origine de la galette, est-ce encore, le petit sourire en coin de mon père, dis-moi pas que du ciel, il me fait encore des risettes. Voilà ce que j'ai trouvé : la galette de blé noir ne peut être réussie sans l'intervention du « chef cuisinier » qui n'est autre que la Duchesse Anne de Bretagne, au début du XVIe siècle. Persuadée des atouts de la « plante des cents jours » (le sarrasin pousse rapidement), elle sème les graines de cette céréale à tout vent, aux quatre coins de son duché. C'est depuis ce temps-là que la galette de blé noir devient une spécialité bretonne. Nous n'avons plus qu'à rajouter des œufs, du sel, de l'eau et du lait. La pâte à galette est prête. Vous pouvez l'agrémenter de ce que vous souhaitez (œuf, jambon, …). Régalez-vous !</p> <p>Solange Issa, née Issa, Source Journal Altitude 1350, novembre 2016</p></div> Sauvetage d'un voisin Charbonneau aux environs de 1930 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Sauvetage-d-un-voisin-Charbonneau-aux-environs-de-1930 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Sauvetage-d-un-voisin-Charbonneau-aux-environs-de-1930 2016-11-22T13:43:48Z text/html fr Jean-Jacques <p>Au pied du rapide, sied le vieux Charbonneau <br class='autobr' /> Youssouf et ses garçons patrouillaient les alentours, pour le travail, la culture et ses récoltes, les produits de la forêt, la pêche ou la chasse. Faisant fi du déchainement des éléments, comme la pluie, les rayons stridents du soleil, la neige ou les grands vents, et cela, peu importe les saisons, la chaleur ou la froidure. Rien ne leurs échappe, car ils sont continuellement en mouvement, sur la terre acquise de peine et de misère. Cette terre longe (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Au pied du rapide, sied le vieux Charbonneau</p> <p>Youssouf et ses garçons patrouillaient les alentours, pour le travail, la culture et ses récoltes, les produits de la forêt, la pêche ou la chasse. Faisant fi du déchainement des éléments, comme la pluie, les rayons stridents du soleil, la neige ou les grands vents, et cela, peu importe les saisons, la chaleur ou la froidure. Rien ne leurs échappe, car ils sont continuellement en mouvement, sur la terre acquise de peine et de misère. Cette terre longe le lac Archambault qui s'alimente, en partie, par les eaux de la Rivière Michel. Un jour, ils font face à une croissance inattendue, de la crue des eaux. Quoi au juste ? … Quand au juste ? … Que se passe-t-il ? ...</p> <p>Mais cet événement, est parvenu jusqu'à moi, de bouche à oreilles. Au pied du rapide, le vieux Charbonneau avait érigé une cabane de trappe, lui aussi doit survivre. L'eau descends de la rivière, se gonfle, grimpe, s'étend et gagne très vite du terrain, un embâcle s'est formée, la panique s'infiltre dans le cerveau du vieux Charbonneau, que se passera-t-il avec cette abondance d'eau, en si peu de temps. Il n'a qu'une idée en tête, monté sur le toit avec sa femme, pensant que jamais le niveau d'eau, devra monter si haut.</p> <p>Mon grand-père Youssouf et ses fils, les ont trouvés et secourus. Encore là, prenons le temps de bien saisir, la grande générosité de Youssouf, son grand cœur ressort toujours, à la surface de l'être exceptionnel, qu'il a été. Oui, il y avait un embâcle plus bas, au pied de la rivière. Ce sauvetage a dû avoir été fait, avec une chaloupe à rames, car chez les colonisateurs, il n'y avait pas grand style d'embarcation, surement pas comme aujourd'hui, avec la richesse de la diversité, comme un bateau à moteur, un ponton ou un voilier, et j'en passe.</p> <p>Que ces situations ont dû resserrer les liens entre voisins, et non l'anonymat d'aujourd'hui, car c'est à peine, si long connaît le voisin, bonjour-bonjour, et c'est tout.</p> <p>Les premiers Charbonneau<br class='autobr' /> Du côté maternel, nous sommes des Charbonneau, une autre grosse famille du village. Ma maman, s'appelait Laurette Charbonneau, voici le pourquoi de mon intérêt, pour cette famille. Le premier Charbonneau arriva au Québec, aux alentours de 1500, et ce premier Charbonneau de notre lignée, serait arrivé avec Jeanne Mance, nous sommes de la 6ième génération. Vous pourrez compter, en additionnant, nos enfants, petits-enfants, et ainsi de suite. <br class='autobr' /> Bien triste sort</p> <p>Lorsque je parle du déchainement des éléments, je sais ce dont, je parle. Derrière la maison de Youssouf, à environ un demi-kilomètre, il y avait une butte, aujourd'hui c'est l'emplacement de la croix, donnant sur le chemin Régimbald, je vous en reparlerai plus tard. Sur cette butte paissaient, les sept vaches de la famille de Youssouf, la nature se déchaina, laissant sur son passage : tornades, tonnerre, éclairs et orages gigantesques, et tuant 2 ou 3 vaches de son cheptel de 7 têtes, que de richesse perdu, encore l'ultime épreuve de Youssouf.</p> <p>Joseph (fils), mon papa, en ait resté avec des séquelles, soit : une peur infini du vent et des ses accompagnateurs. Aujourd'hui, pouvons-nous comprendre, les gens dans le monde, affligés par ce genre de situation, comme nous le montre le petit écran, aux nouvelles, aux mauvaises nouvelles. Que je déteste les nouvelles de la télévision, se sont que de mauvaises situations, que du noir.</p> <p>Appellation des vieux.</p> <p>Savon du pays, et plus tard, savon d'odeur. Connaissez-vous la différence entre ces deux savons ?</p> <p>Le savon du pays était fait, par toutes les femmes du temps, il servait au nettoyage, de presque tout.</p> <p>Le savon d'odeur, avait un petit quelque chose de plus, il avait un arôme, donc très prisé, pour l'hygiène corporel. Pourquoi d'odeur, pour la senteur ou à cause de l'herbe ? Un retour dans mon enfance surgit, cela sentait bon, lorsque que l'on tondait le gazon, et qu'une odeur s'en dégageait. Mes parents me disaient, que c'était du foin d'odeur, encore aujourd'hui, quand je marche en forêt, j'hume parfois, cette senteur de ma jeunesse. Que de bon moment. Si vous faites une recherche sur internet, un site web, vous amènera aux bienfaits du foin d'odeur.</p> <p>Source : Solange Issa, née Issa, Journal Altitude 1350, octobre 2016</p></div> En mémoire de Joseph Issa et Laurette Charbonneau, site historique du moulin à scie 1920 à 1961 https://societehistoriquesaint-donat.ca/En-memoire-de-Joseph-Issa-et-Laurette-Charbonneau-site-historique-du-moulin-a https://societehistoriquesaint-donat.ca/En-memoire-de-Joseph-Issa-et-Laurette-Charbonneau-site-historique-du-moulin-a 2016-11-22T13:10:32Z text/html fr Jean-Jacques <p>Un graine de nostalgie, s'est infiltré en moi, il a germé, poussé, et comme une fleur, l'idée est sortie de ma tête, pourquoi ne pas faire en sorte, de laisser des traces, en mémoire de nos deux familles : les Issa et les Charbonneau, nos parents. Dès que j'ai soumis mon projet, tous mes frères et mes sœurs ont embarqué. Je voulais quelque chose de significatif, oui … pour le souvenir, mais oui… aussi pour la fête de la famille. Depuis que nos parents sont décédés, les réunions de famille, se font (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Un graine de nostalgie, s'est infiltré en moi, il a germé, poussé, et comme une fleur, l'idée est sortie de ma tête, pourquoi ne pas faire en sorte, de laisser des traces, en mémoire de nos deux familles : les Issa et les Charbonneau, nos parents. Dès que j'ai soumis mon projet, tous mes frères et mes sœurs ont embarqué. Je voulais quelque chose de significatif, oui … pour le souvenir, mais oui… aussi pour la fête de la famille. Depuis que nos parents sont décédés, les réunions de famille, se font rares.</p> <p>Les parents sont le noyau de la famille, anciennement, tout partait d'eux. J'ai été mis très tôt, au parfum de recevoir toute la famille, sans compter, ni discuter, bien sûr, j'étais la plus jeune et encore, à la maison. Je ne sais pas avant moi, comment étaient les fêtes, mais je le sais un peu, tout de même.</p> <p>Depuis des mois, je vous parle de Youssouf, maintenant c'est un peu le tour de Joseph, le fils. Qui n'a pas connu Joseph Issa, au village ? Combien de personnes ont travaillé, pour lui ? Il était un bon père, pour ses enfants, mais aussi, pour ses employés.</p> <p>Il a épousé Laurette Charbonneau. Il a acheté la maison et le commerce du moulin à scie, au père de Laurette : Joseph Charbonneau. Aujourd'hui, la maxime ¨ Je me souviens ¨ prend tous son sens.</p> <p>Nous n'avons pas lésiné, pour bien marquer, cet événement. Toute la famille fût invitée, et même une invitation publique, a été faite. Nous ne devions pas oublier personne, car nos deux familles étaient impliquées.</p> <p>Aujourd'hui, je veux vous parler du résultat de nos actions. Le 24 juin, nous étions une cinquantaine environ, presque tous y étaient. Très belle rencontre familiale, beau soleil. Nous avons pique-niqué le midi, rendu hommage aux parents, un salut au vin et mousseux pour tous, élocutions de Réjean et de Solange, fait des balades en ponton sur le lac, collationné aux fameuses galettes, que maman faisait au chantier et termineé notre soirée, au Resto des Trois Copains, délicieux comme toujours.</p> <p>Ce banc pourrait vous dire : si un jour l'intérêt, vous titille ou vous tenaille, puisse que vos pas, vous guide vers moi, je suis le plus beau banc de Joseph et Laurette, car je suis unique. Je sied face au quai, du Lac Archambault, tout près de l'agora, coin des rues St-Donat et des Pionniers. Venez me voir et je vous aiderai, à vous ressourcer.</p> <p>Source : Solange Issa, née Issa, Journal Altitude,1350, juillet 2016</p></div> Les fréquentations-1929 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-frequentations-1929 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-frequentations-1929 2016-11-21T20:50:03Z text/html fr Jean-Jacques <p>Voici la maison qui s'érige, planche par planche, tous les bras y contribuaient, les grands comme les petits, toute la famille y participait. Denise, notre grand- mère, avait beaucoup à faire, les petits nez à nettoyer, les grands à surveiller, la cuisine, le lavage, l'entretien de la maisonnée et de ses occupants. Tous fières d'y travailler, car il y aura bientôt, une vraie maison confortable. Il ne faut pas oublier que nous sommes en période de disette, beaucoup de gens se rappelleront, du fameux (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Voici la maison qui s'érige, planche par planche, tous les bras y contribuaient, les grands comme les petits, toute la famille y participait. Denise, notre grand- mère, avait beaucoup à faire, les petits nez à nettoyer, les grands à surveiller, la cuisine, le lavage, l'entretien de la maisonnée et de ses occupants. Tous fières d'y travailler, car il y aura bientôt, une vraie maison confortable. Il ne faut pas oublier que nous sommes en période de disette, beaucoup de gens se rappelleront, du fameux ¨ Krach ¨ le 24 octobre 1929, soit le jeudi noir, souvent nommé : la grande dépression. Dix années d'incertitudes, de crises, même à Saint-Donat, la population en souffrait. Youssouf, son cœur est bon, il se morfond avec la réalité, il sympathise avec ses connaissances du village, et sait, que tous en arrachent, et ils s'entraident.<br class='autobr' /> Voici les contrastes, servants à tempérer les difficultés rencontrées :<br class='autobr' /> D'un côté, le journal : La Patrie de Montréal, nous informant du gigantesque krach et de l'autre l'encouragement, d'une grande chanteuse. Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise, un vent de fraîcheur, elle a su trouver les mots justes et l'humour nécessaire, en plein cœur de crise économique des années 1930. Est-ce que Youssouf et sa famille, chantaient et comprenaient cet encouragement, pas de radio dans le bois, mais les bonnes ou les mauvaises situations, font vite le tour de la province. Comme le dit sa chanson : Çà va venir, découragez-vous pas…</p> <p>Comment Youssouf a vécu cette crise ? Il avait tout perdu, il n'avait plus rien, très difficile d'en perdre plus. Son courage et sa persévérance, lui étaient restés. <br class='autobr' /> Bon parlons maintenant de la jeunesse fougueuse, des enfants de Denise et d'Youssouf, cette progéniture en avait mare des obligations paternelles, du travail et de la survie. C'est alors, que ce qui devait arriver…, arriva…, pour de jeunes chevaux fringants, je vous parte de Joseph, le fils (mon papa), né en 1905 et son jeune frère, Donat, pour eux, il y avait mieux à faire, que le labeur, du moins, eux aussi commençaient leur vie, c'est vraiment là, que l'on voit, le cercle de la vie, qui tourne et tourne. Tout est du pareil au même, la végétation, les animaux, les poissons et les hommes, nul n'y échappe. <br class='autobr' /> Joseph, fils et son frère Donat, après leur grosse journée d'ouvrage (10 ou 11 heures), allaient quelques fois au village, pour aller jouer aux ¨ pools ¨. Youssouf trouvait que cela n'avait pas de bon sens, Joseph (fils), lui rappelait, qu'ils étaient fringants de jeunesse. On voit cela encore aujourd'hui, les enfants qui sont si fatigués de leur journée de travaux, mais jamais assez, pour sortir s'amuser. Le village est loin, à partir de la Rivière Michel, mais jamais trop, pour les loisirs, qui eux étaient très rare : pool, une jasette entre amis, une partie de cartes, une bière d'épinette sur la galerie du magasin général, une bagosse maison, entre hommes, j'ai beau y penser, mais les loisirs ne sont pas si présents.</p> <p>Que pouvait dire ou faire Youssouf, le travail demandé, était fait ? Lui aussi a été jeune, il comprenait très bien, les désirs de sa marmaille.<br class='autobr' /> « Le 10 avril 1919, le gouvernement québécois tenait un vaste référendum sur la question de la vente de la bière et du vin. Les Canadiens français, majoritaires dans la province, votaient en faveur de cette vente. ». Au su de tous, jusqu'à la fin des années 1950, les Québécois fabriquent, trafiquent et consomment des alcools clandestins, à très haute échelle.<br class='autobr' /> Pourtant, mes recherches se butent à des pertes de mémoire, dès que je pose une question précise. Où se situaient les alambics ? La fabrication, la consommation et le commerce de l'alcool artisanal, illégal, frelaté, de contrebande, cela se faisait ailleurs ! Ou nulle part ! Comment se faisaient la fermentation, la distillation ? Les gens interrogés disaient dans les cabanes à sucres, dans les maisons, connaissent le sujet. Ils affirment tous, que les alambics étaient chez le voisin, dans une autre famille, dans un autre village. L'alcool provenait d'un « No man's land », situé nulle part, dans les montagnes ! Qui n'y a pas pensé, un peu ingénieux et l'affaire est dans le sac.<br class='autobr' /> Je vous ai déjà parlé de cupidon, vous savez, le petit quelque chose, qui fait la différence, lorsque l'on regarde quelqu'un. Ce regard de Joseph fils, pour la belle ouvrière, qui aide son papa, au commerce du moulin à scie. Bien ce dernier, a sûrement accroché son fanal, c'est ce que j'ai compris et appris, que tel était la coutume. Si j'analyse, l'expression du temps, pas de lampe de poche, pas de sortie le jour, car ils doivent travailler, à la lumière du jour, donc le soir, les garçons se promenaient avec un fanal, pour aller voir la fleur s'épanouissant, en l'encontre de leur convoitise ou leur cupidité, ici l'on peut parler, de richesse du cœur. Un fanal, se doit d'être accroché, les cœurs aussi.<br class='autobr' /> Papa allait voir Laurette, les bons soirs. Les bons soirs étaient les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches. Mais puisqu'il y avait, le lac à traverser, les bons soirs se résumaient, que très peu souvent, Je crois, que cela se résumerait aux samedis soirs et sûrement, les dimanches, après la messe. Il devait prendre trente-cinq minutes, pour traverser le lac, en raquette sur la glace, et cela, s'il passait par le Bec à Canard (Baie pas trop loin de la Pointe à Gagné), il y avait un dentiste à cet endroit, le dentiste pour le village, pour les gens bien nantis, ou un quarante-cinq minutes à la rame.<br class='autobr' /> L'Amour… l'amour… peut, soulever les montagnes, mais aussi, traverser un lac… Que c'est romantique. On est loin du voyage d'une heure en auto, pour aller voir, sa douce…</p> <p>Source : Solange Issa, née Issa, Journal Altitude 1350, septembre 2016</p></div> Gros projet, une vrais maison et le coup de foudre de Joseph Issa, fils https://societehistoriquesaint-donat.ca/Gros-projet-une-vrais-maison-et-le-coup-de-foudre-de-Joseph-Issa-fils https://societehistoriquesaint-donat.ca/Gros-projet-une-vrais-maison-et-le-coup-de-foudre-de-Joseph-Issa-fils 2016-11-21T20:44:53Z text/html fr Jean-Jacques <p>Bon, voilà que Youssouf est propriétaire d'un lot, près de la rivière Michel. Boisé, grand, sablonneux à souhait. Il veut faire une belle maison, mieux que le fameux shack, déjà construit. La famille est très grande, les enfants aident, mais aussi, il doit les nourrir, les vêtir, les loger convenablement. <br class='autobr' /> Tout un monde, que celui de la construction, avec des moyens archaïques. Une hache, une sciotte, les moustiques, la neige, aidé des enfants, les arbres passent un bien mauvais quart d'heure, il (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Bon, voilà que Youssouf est propriétaire d'un lot, près de la rivière Michel. Boisé, grand, sablonneux à souhait. Il veut faire une belle maison, mieux que le fameux shack, déjà construit. La famille est très grande, les enfants aident, mais aussi, il doit les nourrir, les vêtir, les loger convenablement.</p> <p>Tout un monde, que celui de la construction, avec des moyens archaïques. Une hache, une sciotte, les moustiques, la neige, aidé des enfants, les arbres passent un bien mauvais quart d'heure, il faut ce qu'il faut, ils sont coupés, ébranchés, trainés et de plus, ils sont si loin, du moulin à scie. Une maison demande des planches, beaucoup de planches. Les plus vieux, savent quel travail, tout cela consiste.</p> <p>Les arbres, ainsi travaillé, furent déposés durant l'année, mais j'aurai tendance à croire, que le plus gros du projet de coupe, se faisant en hiver, et empilés, sur les rives de la rivière Michel. Vous avez qu'à penser qu'ils n'ont aucune machinerie, pas encore de cheval, pour transporter les arbres, la neige était leur meilleure amie. Les journées de travaille sont longues et épuisantes. Comme mon frère, se plaisait à dire : d'une noirceur à l'autre. Cela ne veut pas dire, à la levée du jour, ni seulement en hiver, mais aussi l'été, ce qui allonge de beaucoup, les heures de travail, pour une si longue journée.</p> <p>Tous ces billots, désiraient un meilleur sort : devenir de belles planches. Ils reposaient aux abords de la rivière, attendant la fonte de la glace pour être transporté, au moulin à scie de Monsieur Joseph Charbonneau au village, deux milles d'eau à traverser, un obstacle de taille, Youssouf y pense, planifie, tout n'est pas gagné.</p> <p>Ingénieux comme tout, il s'est construit des bômes (provenant du néerlandaise : arbres), ou baum (à l'anglaise), je ne sais pas, le vrai orthographe, il a fixé des chaînes à chaque extrémité de l'arbre, et relié en eux, pour en faire un cercle, ou une belle brassée d'amour, y déposant les billots coupés à l'intérieur du bôme et le tout flottait. Avec deux rameurs, ils traversaient le lac, lorsque le vent était tombé, souvent à la brunante, ayant seulement la silhouette des montagnes comme guide, parce que durant le jour, les vents étaient trop violents, vous le savez tous, vous du village à quel rythme, vous arrive les vagues de la Baie de l'Ours. Petit train va loin, mais eux avaient un bon deux milles à franchir, et si les vents étaient au beau calme, il pouvait espérer être au moulin tôt, aux petites heures du matin, à la levée du jour. La maxime, d'une noirceur à l'autre, se répétait, mais en sens inverse, pour une si longue nuit.</p> <p>Au moulin à scie de Joseph Charbonneau, encore là, il y avait un travail, qui se faisait. Sortir les billots de l'eau, les couper et rendre le produit, tel que désiré. Les filles de Monsieur Charbonneau, devaient y travaillaient, à tasser le brin de scie, d'en dessous de la scie. La famille devait participer à l'entreprise familiale. La belle Laurette, avait 17 ou 18 ans, un si beau brin de fille, occupée à ranger le brin de scie. Mon père, Joseph, le fils de Youssouf, a trouvé qu'il y avait, une belle fille occupée à travailler, elle semblait gênée, timide, c'est certain qu'avec des travailleurs masculins, il fallait s'effacer. Le regard de Joseph se promenait, il zieutait la belle, il était âgé dans les environs de 22 ou 23 ans. A-t-il eu un coup de foudre ?</p> <p>Lorsque tout le bois fût couper, en de belles planches, oui, Madame et Monsieur, il fallait les retraverser de l'autre côté du lac, ramenez les matériaux, là où devrait être la petite maison. Ils ont cordé sur l'eau le bois, entrecoupé de travers, bien ficelé, cet enchevêtrement de planches, était ingénieux à souhait et flottait. La pile était tirée avec l'aide de deux chaloupes à la rame, encore au gré des vents et du temps. Les rameurs ont traversé le lac, avec autant de force, qu'un bœuf, de bravoure, qu'un Viking et d'ingéniosité, qu'un Youssouf. Pouvez-vous, juste un instant réfléchir, à toutes ces actions, comment aujourd'hui, notre pauvre petit moi, aurions-nous fait ?</p> <p>Vous avez vu le croquis que Réjean Issa avait dessiné, bien j'ai trouvé une photo, qui m'a été prêté par ma cousine, que je remercie en passant, il se rappelait très bien la maisonnette, que voici. J'ai dû conserver que la première construction, car la deuxième, vous sera expliquée plus tard. Cette photo vous montre bien, par son apparence, qu'elle date de longtemps. Un trésor à conserver.</p> <p>Source ; Solange Issa, née Issa, Journal Altitude 1350, août 2016<</p></div> La crise (2) https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2 https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2 2016-11-21T20:27:20Z text/html fr Jean-Jacques <p>À la dernière chronique, nous avons parlé de construction, de travaux, de s'établir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres … comme disait Séraphin, dans l'émission à la Radio, et puis, par après, de la télévision. <br class='autobr' /> Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon père, avait trouvé, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme idée, de faire avancer les projets de son père Youssouf. Résidaient, autour du lac Archambault, les pères Saint-Sacrement, au (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>À la dernière chronique, nous avons parlé de construction, de travaux, de s'établir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres … comme disait Séraphin, dans l'émission à la Radio, et puis, par après, de la télévision.</p> <p>Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon père, avait trouvé, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme idée, de faire avancer les projets de son père Youssouf. Résidaient, autour du lac Archambault, les pères Saint-Sacrement, au fond de la baie, aujourd'hui, c'est le chemin de la Pointe des prêtres, qui mène à cette résidence des Pères. On avait, comme projet, de construire un Boat House, pour abriter leurs embarcations. Il fallait creuser le fond de l'eau, enlever roches et débris pour permettre aux embarcations de passer, en tout sécurité. Les fils de Youssouf marchaient un peu partout dans les bois, la jeunesse fougueuse, à l'affut de nouveautés, de connaissances et de rencontres, avaient eu vent du projet des Pères.</p> <p>Nous sommes encore en période de crise, aux environs de 1920. De retour, à la maison, ils font part, de leur découverte du projet, à leur père, Youssouf. Les Pères offriraient 10,00 piastres, à ceux, qui creuseraient, le fond du lac, tel que demandé.</p> <p>Plein de joie, à cette nouvelle perspective de gagne, Youssouf en a profité pour lâcher son plus gros sacre : Crime-chien, que le terme est juste, pour exprimer sa joie de vie, la belle affaire, il ne faut pas oublier, qu'il a les affaires dans le sang. On ne peut pas passer, à coté d'un si gros contrat, pour la survie. Le cœur en fête, Youssouf, Joseph (fils) et son autre plus vieux, Donat, sont partie de bon chemin, pour exécuter, la bonne affaire, l'affaire du siècle, une bénédiction du Ciel. Allons-y, mes enfants, l'avenir est à nous, à ceux qui se lèvent tôt, pour un travail valorisant !!! Ils y ont travaillé, pendant une semaine, pour enfin, faire la ¨ Job ¨ et empocher le magot, On ne rit pas 10,00 piastres. Fiers de leurs exploits, ils respirent l'espérance, le bien être et la bonté, que la vie a su apporté. Essayez de vous imaginer, avoir une fortune, comme tel, dans vos poches, après la disette de cette guerre. Il faut ménager nos ardeurs, car tout n'est pas gagné, nous sommes vulnérables, aux méats de la vie, en tant de guerre ou d'après guerre. Manque de tout, sauf du vouloir.</p> <p>Maintenant, assez de travailler sur d'autres projets, il faut revenir à nos moutons. Il doit construire un toit, pour sa famille : Denise, sa douce moitié, et les enfants, qui sont maintenant nombreux : Joseph, Olivina (décédée à 8 mois), Donat, Florence, Gabriel, Georges, Gérard, Henri-Paul, Jacques, Gilberte (décédée à 3 mois), Gilbert (décédé à 17 mois) et le tout dernier, Ludger, né en 1923.</p> <p>Oui, la maison, le projet : couper les arbres. Des planches, des planches et encore des planches, dieux (pardon pour ce gros mot), qu'il en faut, pour la maison. Ils faisaient du bois mou, de 4 pieds, et apportaient les billots au bord de l'eau, pour pouvoir les transporter au moulin à scie du village, chez un certain, Monsieur Joseph Charbonneau, le jeune.</p> <p>Joseph (Youssouf) a finalement acquit cette terre, voyez ci-joint, une copie de la lettre patentes de 1927. Il a su amasser, les 124,44 $, pour payer, l'acquisition de cette fameuse terre et du papier, tant espérée. Où a-t-il trouvé cet argent ? Grâce à son ingéniosité, son travail et celui de sa famille, aussi, grâce aux droits de passage et de redevances, pour la compagnie de bois, La McLawrence, je ne sais pas si l'orthographe est bonne, mais au son, cela semble parfait.</p> <p>Cette compagnie faisait de la coupe de bois, dans les montagnes, au tour de la rivière Michel, les travailleurs traversaient le lac et accostaient chez Youssouf et sa famille, ils avaient besoin, de chaloupe et rameurs, pour les traverser au travail et les ramener au village. Les hommes faisaient une halte, chez Youssouf. La Compagnie récompensait Youssouf, pour ses services et par ses droits.</p> <p>À coup de sous, de ménagements, de calcul, il en est parvenir à réunir ladite grosse somme, pour acquitter, la terre tant convoitée.</p> <p>Difficile à lire, mais voici les passages, les plus croustillants :<br class='autobr' /> * Cent vingt quatre piastres et quarante-quatre centimes.<br class='autobr' /> * Les lots numéros un (1) et deux (2) dans le cinquième rang du canton d'Archambault, contenant respectivement, quatre-vingt-trois (83) acres et cent (100) acres.</p> <p>" Signé le 10ième jour de février 1927, par l'Honorable François Xavier Lemieux, juge en chef de la Cour Supérieure et du Ministre de la Colonisation, etc.</p> <p>Source : Solange Issa, née Issa, Journal Altitude 1350, juin 2016</p></div> [La crise (2)->art92] https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2-art92-161 https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2-art92-161 2016-11-19T13:16:38Z text/html fr Jean-Jacques <p>Histoire de notre aïeul Youssouf Haël Bin Issa <br class='autobr' /> La crise (2) <br class='autobr' /> À la dernière chronique, nous avons parlé de construction, de travaux, de s'établir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres … comme disait Séraphin, dans l'émission à la Radio, et puis, par après, de la télévision. <br class='autobr' /> Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon père, avait trouvé, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme idée, de faire avancer les projets de son père Youssouf. (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Histoire de notre aïeul <br class='autobr' /> Youssouf Haël Bin Issa</p> <p>La crise (2)</p> <p>À la dernière chronique, nous avons parlé de construction, de travaux, de s'établir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres … comme disait Séraphin, dans l'émission à la Radio, et puis, par après, de la télévision.</p> <p>Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon père, avait trouvé, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme idée, de faire avancer les projets de son père Youssouf. Résidaient, autour du lac Archambault, les pères Saint-Sacrement, au fond de la baie, aujourd'hui, c'est le chemin de la Pointe des prêtres, qui mène à cette résidence des Pères. On avait, comme projet, de construire un Boat House, pour abriter leurs embarcations. Il fallait creuser le fond de l'eau, enlever roches et débris pour permettre aux embarcations de passer, en tout sécurité. Les fils de Youssouf marchaient un peu partout dans les bois, la jeunesse fougueuse, à l'affut de nouveautés, de connaissances et de rencontres, avaient eu vent du projet des Pères.</p> <p>Nous sommes encore en période de crise, aux environs de 1920. De retour, à la maison, ils font part, de leur découverte du projet, à leur père, Youssouf. Les Pères offriraient 10,00 piastres, à ceux, qui creuseraient, le fond du lac, tel que demandé.</p> <p>Plein de joie, à cette nouvelle perspective de gagne, Youssouf en a profité pour lâcher son plus gros sacre : Crime-chien, que le terme est juste, pour exprimer sa joie de vie, la belle affaire, il ne faut pas oublier, qu'il a les affaires dans le sang. On ne peut pas passer, à coté d'un si gros contrat, pour la survie. Le cœur en fête, Youssouf, Joseph (fils) et son autre plus vieux, Donat, sont partie de bon chemin, pour exécuter, la bonne affaire, l'affaire du siècle, une bénédiction du Ciel. Allons-y, mes enfants, l'avenir est à nous, à ceux qui se lèvent tôt, pour un travail valorisant !!! Ils y ont travaillé, pendant une semaine, pour enfin, faire la ¨ Job ¨ et empocher le magot, On ne rit pas 10,00 piastres. Fiers de leurs exploits, ils respirent l'espérance, le bien être et la bonté, que la vie a su apporté. Essayez de vous imaginer, avoir une fortune, comme tel, dans vos poches, après la disette de cette guerre. Il faut ménager nos ardeurs, car tout n'est pas gagné, nous sommes vulnérables, aux méats de la vie, en tant de guerre ou d'après guerre. Manque de tout, sauf du vouloir.</p> <p>Maintenant, assez de travailler sur d'autres projets, il faut revenir à nos moutons. Il doit construire un toit, pour sa famille : Denise, sa douce moitié, et les enfants, qui sont maintenant nombreux : Joseph, Olivina (décédée à 8 mois), Donat, Florence, Gabriel, Georges, Gérard, Henri-Paul, Jacques, Gilberte (décédée à 3 mois), Gilbert (décédé à 17 mois) et le tout dernier, Ludger, né en 1923.</p> <p>Oui, la maison, le projet : couper les arbres. Des planches, des planches et encore des planches, dieux (pardon pour ce gros mot), qu'il en faut, pour la maison. Ils faisaient du bois mou, de 4 pieds, et apportaient les billots au bord de l'eau, pour pouvoir les transporter au moulin à scie du village, chez un certain, Monsieur Joseph Charbonneau, le jeune.</p> <p>Joseph (Youssouf) a finalement acquit cette terre, voyez ci-joint, une copie de la lettre patentes de 1927. Il a su amasser, les 124,44 $, pour payer, l'acquisition de cette fameuse terre et du papier, tant espérée. Où a-t-il trouvé cet argent ? Grâce à son ingéniosité, son travail et celui de sa famille, aussi, grâce aux droits de passage et de redevances, pour la compagnie de bois, La McLawrence, je ne sais pas si l'orthographe est bonne, mais au son, cela semble parfait.</p> <p>Cette compagnie faisait de la coupe de bois, dans les montagnes, au tour de la rivière Michel, les travailleurs traversaient le lac et accostaient chez Youssouf et sa famille, ils avaient besoin, de chaloupe et rameurs, pour les traverser au travail et les ramener au village. Les hommes faisaient une halte, chez Youssouf. La Compagnie récompensait Youssouf, pour ses services et par ses droits.</p> <p>À coup de sous, de ménagements, de calcul, il en est parvenir à réunir ladite grosse somme, pour acquitter, la terre tant convoitée.</p> <p>Difficile à lire, mais voici les passages, les plus croustillants :<br class='autobr' /> * Cent vingt quatre piastres et quarante-quatre centimes.<br class='autobr' /> * Les lots numéros un (1) et deux (2) dans le cinquième rang du canton d'Archambault, contenant respectivement, quatre-vingt-trois (83) acres et cent (100) acres.</p> <p>• Signé le 10ième jour de février 1927, par l'Honorable François Xavier Lemieux, juge en chef de la Cour Supérieure et du Ministre de la Colonisation, etc.</p> <p>Solange Issa, née Issa</p></div> La crise https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise 2016-06-02T19:31:09Z text/html fr Marie <p>Il y a eu la grande crise entre les deux guerres, la première 1914-1918 et la seconde 1939-1945. Cette situation se percutait aussi, dans le petit monde de Youssouf, ici à St-Donat comme ailleurs, tous en ont souffert. Nous, les générations suivantes, pourrions-nous évaluer les difficultés, qu'ils ont dû rencontrer ? <br class='autobr' /> C'est quoi une crise, une grande crise … ? Nous en sommes loin, de la crise d'adolescence, mais cela pourrait ressembler, au Krach boursier de 1929, beaucoup de monde, pourrait évaluer (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Il y a eu la grande crise entre les deux guerres, la première 1914-1918 et la seconde 1939-1945. Cette situation se percutait aussi, dans le petit monde de Youssouf, ici à St-Donat comme ailleurs, tous en ont souffert. Nous, les générations suivantes, pourrions-nous évaluer les difficultés, qu'ils ont dû rencontrer ?</p> <p>C'est quoi une crise, une grande crise … ? Nous en sommes loin, de la crise d'adolescence, mais cela pourrait ressembler, au Krach boursier de 1929, beaucoup de monde, pourrait évaluer les implications que cette période, leurs ont apportées.</p> <p>Youssouf et sa famille avaient leur petite maison en terre battue, un beau jour, il voit arriver des hommes, ils étaient deux (2), Joseph était sûrement en train de travailler la terre, bèche en main, suant à grosses gouttes, il piochait la terre, pour la survie de sa famille, il s'avère que ces messieurs sont des représentants du gouvernement, soit : chasse et pêche, terres et forêts, gardes de feux, je n'ai aucune idée de leur titre réel, mais je suis certaine, que vous me suivez.</p> <p>On le somme de quitter les lieux, mais Youssouf, ne peut pas, la goutte va bientôt déborder du verre, la coupe est pleine. Il bouille, il invoque le ciel, il respire plus fort, son cœur accélère, on le provoque, à deux hommes contre lui, que peut-il faire, que va-t-il faire ? Il n'est pas un dur, mais bien un doux, moi j'aimerai croire qu'il était comme un nounours, il sent la menace venir, à grands cris de désespoir, son juron sort : crime-chien, je vous dis, qu'il n'en peut plus, l'outil qu'il avait à la main, a sûrement aidé à sa protection, mais jamais, il aurait attaqué, en défense seulement, pourquoi avoir, encore et encore, des provocations, des désespoirs et des troubles, il veut simplement être heureux avec les siens.</p> <p>Oui, sa situation est ambiguë, mais comme beaucoup de monde du temps, attendait pour avoir une terre à eux, le gouvernement attirait les bons citoyens ou les immigrants, avec des promesses, de terre à défricher. Comme le dirait, notre bon vieux, Curé Labelle : <br class='autobr' /> « La colonisation ». Joseph (Youssouf) était squatter, ce n'était pas un déshonneur, mais bien, la survie, il y travaillait à la sueur de son front. Aujourd'hui, il y en a des squatters, dans nos villages et nos villes, que font-ils pour s'intégrer à nous, entrer dans les rangs de notre société ? Que fait-on pour radier, ce mode de vie ? La solution n'est pas à coups de menace, mais avec l'aide en douceur et du cœur.</p> <p>Joseph (Youssouf) a finalement demandé l'acquisition de cette terre, mais, comme toujours, la paperasse gouvernementale, interfère l'urgence. Un peu plus compliqué, qu'en terres extrêmement éloignées, comme en Abitibi. Mais, il se préparait, tout bourdonne, dans sa tête : les projets, le travail, la famille, la maison future, la survie et la belle Denise. Il faut abatte les arbres, pour avoir du bois, de cela, faire scier les arbres, pour avoir des planches, défricher le terrain, pour avoir de la place, pour situer la maison, semer, pour avoir de la nourriture. Rien n'arrête Youssouf, pas même, les jours trop courts, la neige et le froid, l'hiver. Pas même, les grandes journées, d'un soleil à l'autre, les grandes chaleurs estivales, ni les moustiques, l'été. Au fil des saisons, il progresse, même malgré la triste, de fin d'automne et le renouveau, du printemps.</p> <p>Joseph (Youssouf), père, car maintenant, il faut le différencie de son fils le plus vieux, Joseph (fils), pratiquait le troc, un service contre de la viande, des légumes contre de la farine, pour trouver des aliments, pour nourrir sa famille, tout échange, services et biens, étaient de mise, pensez combien de choses sont nécessaires, pour nous permettre, un vie décente ?</p> <p>Le projet de construction de sa première vraie maison, est dans sa tête, il l'explique à sa femme, à ses voisins, ses enfants. L'exprimer tout haut, aide au projet, lui donne forme et permets au vis-à-vis, de figurer l'architecture du bâtiment. Le projet a été transmis de bouche à oreille, de père en fils, à mémoire d'homme, tout est arrivé vers moi, avec une justesse surprenante.</p> <p>L'ébauche a été faite, par son petit-fils, Réjean Issa (mon frère), il l'a reproduit, au crayon de plomb, de mémoire. Mais quelle mémoire ! Nous avons fait l'exercice, sans exemple, ni repère. Quel artiste ! Merci de partager avec nous, ce pan d'histoire.</p> <p><i>Source : Solange Issa, née Issa, Journal Altitude 1350, mai 2016</i></p></div> Le recommencement ; 1911 les suivants… https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-recommencement-1911-les-suivants https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-recommencement-1911-les-suivants 2016-06-02T18:56:03Z text/html fr Marie <p>Joseph (Youssouf) a su gagner sa vie et celle de sa famille, à la sueur de son front. Lorsque j'y pense aujourd'hui, cette expression prend tout son sens. Dans ma tendre enfance, je connaissais ces mots, mais… Savons-nous la vraie signification ? J'en doute. Tomber et se relever, et ne pas attendre, car la vie se passe, en ce moment. C'était aussi bon de penser comme cela, dans les années dures de 1911 et les suivantes. Lorsque vous verrez à l'avenir, une personne avec une goutte de sueur, (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory">Articles de Solange Issa</a> <div class='rss_texte'><p>Joseph (Youssouf) a su gagner sa vie et celle de sa famille, à la sueur de son front. Lorsque j'y pense aujourd'hui, cette expression prend tout son sens. Dans ma tendre enfance, je connaissais ces mots, mais… Savons-nous la vraie signification ? J'en doute.<br class='autobr' /> Tomber et se relever, et ne pas attendre, car la vie se passe, en ce moment. C'était aussi bon de penser comme cela, dans les années dures de 1911 et les suivantes. Lorsque vous verrez à l'avenir, une personne avec une goutte de sueur, longeant le nez, ayez du respect pour cette personne car, elle est sûrement entrain de bûcher, pour gagner sa vie.</p> <p>Il n'y a pas seulement, à penser de travailler, mais il y a aussi les embûches. Joseph (Youssouf) en a rencontré en masse. S'il y avait eu des gros camions comme aujourd'hui, la “ dompeuse ” serait pleine. Grâce à des âmes généreuses, en l'occurrence les voisins, comme Joseph Charbonneau, qui était tout près, avec un grand cœur de bâtisseur et de générosité, grand-père a avancé, avec peine, mais il fallait avancer. La famille pousse et pousse, comme de bons géniteurs. Nous aurions un petit sourire, si aujourd'hui, nous avions de grandes familles, mais oui, de l'autre côté du lac, il n'y avait pas d'électricité, ni ailleurs, dans ce temps-là. Et que dire de la religion ?</p> <p>Il a bien compris le sens de l'instruction très tôt, car savoir : compter, écrire, s'enrichir de connaissances religieuses, pour en faire une bonne personne et un bon départ dans la vie, il a contraint son premier enfant, Joseph (fils), mon père, à rester au village pour se faire instruire, il avait 6 ans, donc, en âge pour aller à l'école. Il a niché chez Monsieur Jos Brisson, son oncle. Souvent, je m'amuse à dire que nous sommes tous parents à St-Donat, mais, il y a un fond de vérité, lorsque j'écris ces lignes et retrouve tout mon monde, soit de la fesse droite ou de la gauche, les plus âgés avaient cette expression, cela parle par soi-même.</p> <p>Fou mon nouveau projet, je viens d'avoir mon cours 101, dit-on encore de cette façon, lorsqu'on veut bien spécifier qu'on débute ? Oui, mais… 101 de quoi ?… D'Arabe, “c'ta'faire” ce mot-là, c'est bien Québécois. Plus québécois, que moi, tu meurs. Très jeune, mais très jeune, j'ai appris le français, pas facile. Après mes parents m'ont cloitré chez les sœurs, pour apprendre l'anglais, au Cegep, je me suis lancé en espagnol. Pas plus fine, j'ai fait une croisière en Russie, sur le Volga, un très grand fleuve, donc j'ai eu le temps d'apprendre à chanter en Russe, et maintenant l'arabe. Faut ne pas lâcher. Je vais vous écrire ce que j'en ai tiré, de ma première leçon d'arabe. Donc, ne pas oublier, que certains sons doivent venir de la gorge, soit : guttural, d'autres HHHH aspirés. Pratiquez-vous sur les deux mots Haël et Isa avec un ou deux ss, selon ce que vous en pensé, faites votre possible et cela ira bien, n'oubliez pas que le i, peut-être en français ou en anglais..</p> <p>La générosité, des gens qui me parlent de mon grand-père, m'émeut, trouver de nouvelles donnes, pour mieux comprendre mon grand-père, nos discutions m'apportent une joie profonde et un sens pour poursuivre cette rétrospective de sa vie et notre famille, les tiroirs, de mon cerveau, sont remplis au “ cotton”. J'avais remisé certaines informations, pour ne pas perdre mes racines, aujourd'hui, je les partage avec vous.</p> <p>Bon, revenons à nos moutons. Youssouf connaissait très bien, dans son pays natal, la Syrie, comment l'on fonctionnait, pour nourrir son monde. Les chèvres étaient monnaie courante. Pourquoi pas en importer, à St-Donat, dans son nouveau coin d'accueil, son shack, sa petite famille, son courage, pourront apprécier ces nouvelles amies et dames de compagnie. Mais en bon voisin, monsieur Charbonneau, lui en a dissuadé, bannit son projet, en lui relatant les risques : leurs autres amis de la forêt vierge, des bêtes sauvages d'ici, … les loups.</p> <p>Le 20 septembre 1912, ce fût un autre beau bébé, Georges, qui s'est joint à sa famille. Qui n'a pas connu, ce personnage si généreux, pour bien vous situer, je devrai vous dire le père d'André et les autres. Le 24 mars 1914, le tour de Gérard de voir le jour.</p> <p>Pour la prochaine chronique, je vous parlerai, de Youssouf, pendant la guerre 1914-1919.</p> <p><i>Source : Solange Issa, née Issa, Journal Altitude 1350, février 2016</i></p></div>