<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
	<link>https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/spip.php?id_rubrique=21&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
		<url>https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L144xH111/siteon0-80cf6.png?1771463255</url>
		<link>https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/</link>
		<height>111</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La grande maison et la pension</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-grande-maison-et-la-pension</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-grande-maison-et-la-pension</guid>
		<dc:date>2017-10-18T03:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La grande maison et la pension&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Histoire de notre a&#239;eul : Youssouf Ha&#235;l Bin Issa&lt;br class='autobr' /&gt;
La grande maison et &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auberge&lt;br class='autobr' /&gt;
La maison :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es qui ont suivi, aux alentours de 1930, Youssouf, son fils Joseph et toute la famille, ont travaill&#233; d'arrache-pied, pour faire de leur maison, une habitation plus sophistiqu&#233;e et habitable. Sur cette photo, je vous pr&#233;sente ladite maison. Vous ne pouvez pas voir les b&#226;timents adjacents, mais je vais vous d&#233;crire tout ce que vous devriez vous imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; droite de la b&#226;tisse, il y avait la premi&#232;re petite maison, ayant &#233;t&#233; construite, avec autant de difficult&#233;s, pour un b&#226;tisseur d&#233;butant, que de monter une cabane, avec des cartes &#224; jouer, en plusieurs &#233;tages. Moi, je n'ai jamais bien r&#233;ussit, &#224; ce jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; gauche, la maison tant convoit&#233;e, tant pens&#233;e, tant d&#233;sir&#233;e. Mais regardez son allure, une fiert&#233; du temps, avant-gardiste ? Je ne crois pas, mais pour eux, ce f&#251;t un exploit. Le papa : malade, le plus vieux : pas si vieux que cela, encore &#224; l'apprentissage de la vie, une femme : avec ses limites et ses enfants, mais trop jeunes, quand m&#234;me. Ils ont s&#251;rement &#233;t&#233; aid&#233;s par des hommes, des voisins, de la famille, de belles &#226;mes aidantes, dans le temps, c'&#233;tait monnaie courante. C'est si r&#233;confortant de constater, que l'on peut &#234;tre &#233;paul&#233;, par quelqu'un, dans les moments descendants de notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'arri&#232;re, attenant &#224; la maison, bien plac&#233;, accessible, s&#251;rement bien r&#233;fl&#233;chis, il y avait : un poulailler, une &#233;curie et une grange pour le foin, en retrait, une soue &#224; cochon. Aujourd'hui, si on veut se situer, je vous emm&#232;nerai, sur le chemin Aub&#233;, de l'autre c&#244;t&#233; du lac, face au village. Ces b&#226;timents longeaient la haie de pins, qui sillonnent encore maintenant, ledit chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avant, il y avait un droit de passage, que les grands-parents avaient donn&#233;, pour permettre l'acc&#232;s au lac, aux personnes habitants &#224; l'arri&#232;re, dans les montagnes. Ils &#233;taient tr&#232;s g&#233;n&#233;reux et un bon penseur pour l'avenir, ainsi que poss&#233;dant de grandes qualit&#233;s d'&#226;mes, pour aider les gens &#224; avoir du bien-&#234;tre dans la vie. Aujourd'hui, il n'existe plus ce passage, h&#233;las ! &#8230; et ce droit de passage, a disparu, pour le bon plaisir de nouveaux riverains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longeant ce droit de passage, pour ne pas obstruer la vue du lac, il y avait leur glaci&#232;re, pr&#232;s de l'eau. Reportons-nous dans ces ann&#233;es, pas de r&#233;frig&#233;rateur, pas d'&#233;lectricit&#233;, il faut conserver les denr&#233;es, la viande, le lait, la cr&#232;me et le beurre, tous ces produits p&#233;rissables. Dans ma tendre enfance, j'ai connu les labeurs d&#233;ploy&#233;s des hommes, pour scier de gros cubes de glace, provenant de la glace du lac. Ceux-ci &#233;taient enfouis, sous une montagne de brin de scie, du moulin &#224; scie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces images sont si claires dans ma t&#234;te, mais que du travail dur &#224; accomplir, &#224; partir du lac gel&#233;. Pour la jeunesse : cela voulait dire du patinage, mais pour les parents, cela voulait dire, la conservation des aliments pour la survie. Les gros cubes sortis de l'eau, allaient dans la glaci&#232;re, pr&#232;s du lac. Les petits cubes se retrouvaient, dans le puits bien pierrot&#233; (en roches), ce qui gardait les aliments au frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment un boat-house, face &#224; la maison. Et &#224; l'embouchure de la rivi&#232;re, il traversait &#224; pied, pour rejoindre les champs des semailles, ici sur mon terrain, sur le chemin Solange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auberge :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les racines syriennes sont bien mises &#224; l'honneur, concernant le commer&#231;ant dans l'&#226;me de Youssouf, et ses g&#232;nes furent sem&#233;s &#224; toute sa famille, comme du bon pain. La suite va bien expliquer ma pens&#233;e et les informations de mes sources. Poss&#233;dant moi-m&#234;me ces petites bibittes de g&#232;nes, qui se sont balad&#233;es, dans le sang de grand-papa et aboutir en moi, deux g&#233;n&#233;rations plus loin. Regardez tout au tour de vous, et vous trouverez un Issa commer&#231;ant ou entrepreneur, pas rare, mais bien r&#233;el et pr&#233;sent. Ah ! Ces beaux g&#232;nes microscopiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont enfin r&#233;alis&#233; le projet de la 3i&#232;me b&#226;tisse avec un deuxi&#232;me &#233;tage, pour bien loger la famille, mais Youssouf a eu de la chance, car les travailleurs du bois ou les b&#251;cherons, commen&#231;aient &#224; passer pr&#232;s de son terrain, pour b&#251;cher la for&#234;t, qui se trouvait &#224; l'arri&#232;re plan, dans la for&#234;t. La compagnie Maclaren &#233;tait dans les parages, ce James Maclaren, n&#233; en 1818, &#224; son d&#233;c&#232;s, il laissa dans le deuil, ses 7 enfants, tous &#233;taient dans le commerce du bois. Son nom a perp&#233;tu&#233; jusqu'ici, chez Youssouf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auberge, le mot existait-il dans le temps ? Ou, la pension, comme dans S&#233;raphin ? Aux environs 1930-1945. Il y passait sur ses terres et &#224; sa maison, pr&#232;s de 300 &#224; 400 hommes, car ils allaient faire du bois plus haut dans les montagnes, et devaient passer par chez lui, manger et/ou coucher chez lui, il fallait les loger, la famille s'occupait de les faire traverser le lac, avec leur chaloupe, tout ces hommes, l'un travaillait et les autres au d&#233;sespoir s'ennuyaient, souvent &#224; cause d'un labeur trop difficile, s'en retournaient chez eux. Cette rumba d'hommes, a apport&#233;, du gagne chez grand-p&#232;re. Ces b&#251;cherons avaient besoin d'un endroit accueillant pour les nourrir, les abriter, les loger, comme Denise, notre grand-m&#232;re, &#233;tait &#168; ben &#168; d'adon, ces hommes ont pu b&#233;n&#233;ficier, de moment de r&#233;pit, aux confins de leur p&#233;riple de b&#251;cheron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la maladie, la d&#233;ch&#233;ance, les malheurs, il y aura toujours un soleil qui brillera pour soi. Voyez le courage, que ces gens avaient dans ces ann&#233;es de crise, il y a l&#224; mati&#232;re &#224; r&#233;flexion. Bon courage &#224; tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/la_maison.jpg" length="167620" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La culture et ses p&#233;riples 1924-1925</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-culture-et-ses-periples-1924-1925</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-culture-et-ses-periples-1924-1925</guid>
		<dc:date>2016-11-24T12:48:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La maladie &lt;br class='autobr' /&gt;
Youssouf &#233;tait &#233;puis&#233;, brul&#233; &#224; l'ouvrage, au bout de sa corde, trop d'irritants, de d&#233;ceptions, un travail trop dur, il n'avait pas la corpulence de nos bucherons, petit homme, pas grand, pas gros et m&#234;me on pourrait dire maigre, mais malgr&#233; son bon vouloir, pas fait pour les gros travaux, comme la plupart des hommes de bois d'ici, &#233;puis&#233; dans son corps et dans son &#234;tre. Il a flanch&#233;, a peine capable de se rendre aux b&#226;timents ext&#233;rieurs, Denise notre grand-maman s'en occupait, son homme avait (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La maladie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssouf &#233;tait &#233;puis&#233;, brul&#233; &#224; l'ouvrage, au bout de sa corde, trop d'irritants, de d&#233;ceptions, un travail trop dur, il n'avait pas la corpulence de nos bucherons, petit homme, pas grand, pas gros et m&#234;me on pourrait dire maigre, mais malgr&#233; son bon vouloir, pas fait pour les gros travaux, comme la plupart des hommes de bois d'ici, &#233;puis&#233; dans son corps et dans son &#234;tre. Il a flanch&#233;, a peine capable de se rendre aux b&#226;timents ext&#233;rieurs, Denise notre grand-maman s'en occupait, son homme avait tout donn&#233;, pour elle et sa famille. Il a d&#251; tout apprendre, il ne savait pas travailler de ses mains, pas appris dans sa jeunesse ce genre de travail, nous avons tous des guides, qui nous fa&#231;onnent et personnifi&#233;s par nos parents. Si l'on prend le temps de d&#233;cortiquer ce que les anciens faisaient dans leur journ&#233;e, nous penserons &#224; toutes les &#233;tapes des travaux du jour, comme si simplement, aiguis&#233; une hache jusqu'&#224; construire une maison, en passant par les b&#234;tes, les cultures, la for&#234;t, les bassins d'eau, la neige, les bibittes, la p&#234;che, la chasse au b&#339;uf jaune (l'orignal), et faire vivre sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, il &#233;tait allergique, asthme, intol&#233;rant aux animaux, aux plumes, aux poules. La belle affaire, nous nous retrouvons aujourd'hui, dans la famille, avec des sujets ainsi attif&#233;s. La g&#233;n&#233;tique, bien oui&#8230; Il toussait, crachait, avec beaucoup de difficult&#233; &#224; respirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous comprendrez s&#251;rement que Joseph (Jos) son fils, a d&#251; prendre la rel&#232;ve, de ce que son p&#232;re Youssouf avait commenc&#233; &#224; b&#226;tir, avec autant d'ardeur que ce dernier, il n'avait que 19 ans et devait compter que sur ses jeunes fr&#232;res, le petit dernier n'avait qu'un an, Donat son bras droit avait 17 ans, pour l'aider, Joseph &#233;tant le plus vieux, l'ain&#233;, que de responsabilit&#233;s, il a pris &#224; la charge 11 personnes, soit ses parents, lui et ses 8 fr&#232;res et sa s&#339;ur, mais lui aussi, &#233;tait de caract&#232;re tr&#232;s fort. Avait-il le choix, non, il &#233;tait de la rel&#232;ve d'avant, car aujourd'hui l'&#233;tat et le mot n'existe plus, avons-nous encore le plaisir de compter sur nos descendants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssouf a &#233;t&#233; malade tout le reste de sa vie. Triste sort pour lui et sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tornades&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand dans la derni&#232;re chronique, je vous ai parl&#233; du d&#233;cha&#238;nement des &#233;l&#233;ments, Joseph (fils), mon p&#232;re a d&#251;, encore une fois, vivre avec la pr&#233;sence de deux tornades, au environ de 1925. Peut-&#234;tre que parmi les plus vieux du village, certains se rappelleront de ces &#233;v&#233;nements. Joseph et son fr&#232;re Donat, &#233;taient en train de faire de la terre neuve, beaucoup de personnes doivent conna&#238;tre le terme, sur la terre de Youssouf, il y avait que des arbres, la belle for&#234;t vierge. Nos deux travaillants b&#251;chaient, du matin au soir, sans se lasser, ni se plaindre. Il fallait d&#233;fricher le plus possible, pour se garantir un lopin de terre productive, pour permettre &#224; la famille de se nourrir. Comme Youssouf &#233;tait malade, les deux plus vieux, attaquaient l'ouvrage de front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au loin, une formation de tourbillons, se concr&#233;tisait, nous deux jeunes hommes &#233;taient-ils aux questionnements ? Pas vraiment le temps, pour l'analyse, le tourbillon approchait si vite, leur instinct de survie, leur a dict&#233; de se cacher derri&#232;re une souche, provenant de l'arbre fraichement coup&#233;. Le temps s'arr&#234;te-t-il, ou que tout s'acc&#233;l&#232;re avec les tourbillons ? Il n'y avait pas de place aux h&#233;sitations, cherches&#8230; trouves &#8230; mais, grouilles&#8230;, le temps compte, m&#234;me, qu'il n'y a pas de temps, pas de temps &#224; perdre, car il n'y en avait plus de temps. Je n'ai jamais v&#233;cu cette situation, mais je n'ai pas vraiment le go&#251;t, de me retrouver dans le tourbillon de l'incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tornade avait lev&#233; une chaloupe, selon la rumeur dite, mais avec un p&#234;cheur dedans, est-ce vrai ou enjoliv&#233; par les compteurs, comme mon p&#232;re Joseph, un pince sans rire, et les b&#226;timents, soit deux cabanes, attenants &#224; la maison, furent d&#233;b&#226;tis dans le lac, des fois, il &#233;tait impossible de discerner le r&#233;el et l'imaginaire avec mon p&#232;re, il savait raconter et capter notre attention. Un sourire en coin, voulait-il dire, que c'&#233;tait vrai, ou pas, &#224; cause de notre &#233;bahissement, il a d&#251; penser, l&#224;, je viens de vous en conter une bonne. Nous avons &#233;t&#233; t&#233;moin d'autres tornades au village, et j'affirme qu'elles &#233;taient de vraies bonnes et effrayantes tornades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces deux tornades avaient eu lieu au village, au lieu des abords de la Rivi&#232;re Michel, tr&#232;s peu de maison aurait r&#233;sist&#233;, &#224; leurs passages, elles avaient fait un passage d'une largeur bien d&#233;finie, un corridor bien structur&#233;, en apportant tout au passage, comme les arbres, les b&#226;timents, etc. Le village y aurait pass&#233;, un gros merci &#224; la providence, d'avoir prot&#233;g&#233; la population du village, qui &#233;tait plus significative, qu'&#224; la Rivi&#232;re Michel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cultures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la survie, il devait trouver un produit miracle, une c&#233;r&#233;ale ou autre chose, pour faire &#224; manger, la culture est difficile pour Saint-Donat, pour contrer au froid, &#224; la saison estival si courte, au sol si pauvre, que du sable et des roches. N'oubliez pas Youssouf habitait aux abords de la rivi&#232;re Michel, il croit avoir trouv&#233; ce qu'il fallait, le sarrasin. C'est une c&#233;r&#233;ale tr&#232;s rustique aussi appel&#233; bl&#233; noir, ceci est la d&#233;finition du Petit Larousse, mais encore, j'ai fait des recherches sur internet, et j'ai trouv&#233; d'autres arguments, tr&#232;s convaincants, pleine de bon sens, ce qui rejoint aussi la d&#233;cision de Youssouf &#224; choisir ce produit, qui tol&#232;re le froid, une semaine ou deux avant l'&#233;t&#233; et la m&#234;me chose &#224; l'automne. Voil&#224; d&#233;j&#224; trois &#224; quatre belles semaines de gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son appellation de &#034;bl&#233; noir&#034;, le sarrasin n'est en rien une c&#233;r&#233;ale assimilable au bl&#233;. Exempt de tout gluten, le sarrasin se consomme en grains ou en farine selon les recettes. Dans une &#233;tude comparant la composition du sarrasin &#224; celle de quatre c&#233;r&#233;ales (soit le bl&#233;, l'avoine, l'orge et le seigle), le grain de sarrasin entier se situait au premier rang quant &#224; sa capacit&#233; antioxydant et remplis de fibres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emplacement de sa culture f&#251;t aux abords de la rivi&#232;re c&#244;t&#233; sud, donc tr&#232;s sp&#233;cifiquement sur mon terrain, aujourd'hui sur le chemin Solange. Lorsque j'ai pris possession de mon terrain, il y avait encore les quatre poutres, qui servaient &#224; soutenir la petite grange. Je m'amusais &#224; marcher autour de pieux, pour bien sentir la pr&#233;sence de ma famille, vous ne pensez pas, j'ai foul&#233; le m&#234;me sol qu'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde s'arrache la vedette, en se p&#233;tants les bretelles, pour affirmer &#234;tre les premiers &#224; avoir invent&#233; la galette de sarrasin ou la poutine, mais j'ai trouv&#233; un article nous devan&#231;ant tous, car voici l'origine de la galette, est-ce encore, le petit sourire en coin de mon p&#232;re, dis-moi pas que du ciel, il me fait encore des risettes. Voil&#224; ce que j'ai trouv&#233; : la galette de bl&#233; noir ne peut &#234;tre r&#233;ussie sans l'intervention du &#171; chef cuisinier &#187; qui n'est autre que la Duchesse Anne de Bretagne, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle. Persuad&#233;e des atouts de la &#171; plante des cents jours &#187; (le sarrasin pousse rapidement), elle s&#232;me les graines de cette c&#233;r&#233;ale &#224; tout vent, aux quatre coins de son duch&#233;. C'est depuis ce temps-l&#224; que la galette de bl&#233; noir devient une sp&#233;cialit&#233; bretonne. Nous n'avons plus qu'&#224; rajouter des &#339;ufs, du sel, de l'eau et du lait. La p&#226;te &#224; galette est pr&#234;te. Vous pouvez l'agr&#233;menter de ce que vous souhaitez (&#339;uf, jambon, &#8230;). R&#233;galez-vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solange Issa, n&#233;e Issa, Source Journal Altitude 1350, novembre 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/youssouf.jpg" length="187595" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/anne_de_bretagne.jpg" length="29763" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/ble_noir.jpg" length="20846" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sauvetage d'un voisin Charbonneau aux environs de 1930</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Sauvetage-d-un-voisin-Charbonneau-aux-environs-de-1930</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/Sauvetage-d-un-voisin-Charbonneau-aux-environs-de-1930</guid>
		<dc:date>2016-11-22T13:43:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au pied du rapide, sied le vieux Charbonneau &lt;br class='autobr' /&gt;
Youssouf et ses gar&#231;ons patrouillaient les alentours, pour le travail, la culture et ses r&#233;coltes, les produits de la for&#234;t, la p&#234;che ou la chasse. Faisant fi du d&#233;chainement des &#233;l&#233;ments, comme la pluie, les rayons stridents du soleil, la neige ou les grands vents, et cela, peu importe les saisons, la chaleur ou la froidure. Rien ne leurs &#233;chappe, car ils sont continuellement en mouvement, sur la terre acquise de peine et de mis&#232;re. Cette terre longe (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au pied du rapide, sied le vieux Charbonneau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssouf et ses gar&#231;ons patrouillaient les alentours, pour le travail, la culture et ses r&#233;coltes, les produits de la for&#234;t, la p&#234;che ou la chasse. Faisant fi du d&#233;chainement des &#233;l&#233;ments, comme la pluie, les rayons stridents du soleil, la neige ou les grands vents, et cela, peu importe les saisons, la chaleur ou la froidure. Rien ne leurs &#233;chappe, car ils sont continuellement en mouvement, sur la terre acquise de peine et de mis&#232;re. Cette terre longe le lac Archambault qui s'alimente, en partie, par les eaux de la Rivi&#232;re Michel. Un jour, ils font face &#224; une croissance inattendue, de la crue des eaux. Quoi au juste ? &#8230; Quand au juste ? &#8230; Que se passe-t-il ? ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet &#233;v&#233;nement, est parvenu jusqu'&#224; moi, de bouche &#224; oreilles. Au pied du rapide, le vieux Charbonneau avait &#233;rig&#233; une cabane de trappe, lui aussi doit survivre. L'eau descends de la rivi&#232;re, se gonfle, grimpe, s'&#233;tend et gagne tr&#232;s vite du terrain, un emb&#226;cle s'est form&#233;e, la panique s'infiltre dans le cerveau du vieux Charbonneau, que se passera-t-il avec cette abondance d'eau, en si peu de temps. Il n'a qu'une id&#233;e en t&#234;te, mont&#233; sur le toit avec sa femme, pensant que jamais le niveau d'eau, devra monter si haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon grand-p&#232;re Youssouf et ses fils, les ont trouv&#233;s et secourus. Encore l&#224;, prenons le temps de bien saisir, la grande g&#233;n&#233;rosit&#233; de Youssouf, son grand c&#339;ur ressort toujours, &#224; la surface de l'&#234;tre exceptionnel, qu'il a &#233;t&#233;. Oui, il y avait un emb&#226;cle plus bas, au pied de la rivi&#232;re. Ce sauvetage a d&#251; avoir &#233;t&#233; fait, avec une chaloupe &#224; rames, car chez les colonisateurs, il n'y avait pas grand style d'embarcation, surement pas comme aujourd'hui, avec la richesse de la diversit&#233;, comme un bateau &#224; moteur, un ponton ou un voilier, et j'en passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ces situations ont d&#251; resserrer les liens entre voisins, et non l'anonymat d'aujourd'hui, car c'est &#224; peine, si long conna&#238;t le voisin, bonjour-bonjour, et c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers Charbonneau&lt;br class='autobr' /&gt;
Du c&#244;t&#233; maternel, nous sommes des Charbonneau, une autre grosse famille du village. Ma maman, s'appelait Laurette Charbonneau, voici le pourquoi de mon int&#233;r&#234;t, pour cette famille. Le premier Charbonneau arriva au Qu&#233;bec, aux alentours de 1500, et ce premier Charbonneau de notre lign&#233;e, serait arriv&#233; avec Jeanne Mance, nous sommes de la 6i&#232;me g&#233;n&#233;ration. Vous pourrez compter, en additionnant, nos enfants, petits-enfants, et ainsi de suite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien triste sort&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je parle du d&#233;chainement des &#233;l&#233;ments, je sais ce dont, je parle. Derri&#232;re la maison de Youssouf, &#224; environ un demi-kilom&#232;tre, il y avait une butte, aujourd'hui c'est l'emplacement de la croix, donnant sur le chemin R&#233;gimbald, je vous en reparlerai plus tard. Sur cette butte paissaient, les sept vaches de la famille de Youssouf, la nature se d&#233;chaina, laissant sur son passage : tornades, tonnerre, &#233;clairs et orages gigantesques, et tuant 2 ou 3 vaches de son cheptel de 7 t&#234;tes, que de richesse perdu, encore l'ultime &#233;preuve de Youssouf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph (fils), mon papa, en ait rest&#233; avec des s&#233;quelles, soit : une peur infini du vent et des ses accompagnateurs. Aujourd'hui, pouvons-nous comprendre, les gens dans le monde, afflig&#233;s par ce genre de situation, comme nous le montre le petit &#233;cran, aux nouvelles, aux mauvaises nouvelles. Que je d&#233;teste les nouvelles de la t&#233;l&#233;vision, se sont que de mauvaises situations, que du noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appellation des vieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Savon du pays, et plus tard, savon d'odeur. Connaissez-vous la diff&#233;rence entre ces deux savons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savon du pays &#233;tait fait, par toutes les femmes du temps, il servait au nettoyage, de presque tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savon d'odeur, avait un petit quelque chose de plus, il avait un ar&#244;me, donc tr&#232;s pris&#233;, pour l'hygi&#232;ne corporel. Pourquoi d'odeur, pour la senteur ou &#224; cause de l'herbe ? Un retour dans mon enfance surgit, cela sentait bon, lorsque que l'on tondait le gazon, et qu'une odeur s'en d&#233;gageait. Mes parents me disaient, que c'&#233;tait du foin d'odeur, encore aujourd'hui, quand je marche en for&#234;t, j'hume parfois, cette senteur de ma jeunesse. Que de bon moment. Si vous faites une recherche sur internet, un site web, vous am&#232;nera aux bienfaits du foin d'odeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude 1350, octobre 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/savon_du_pays.jpg" length="5264" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/savon_d_odeur.jpg" length="29876" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En m&#233;moire de Joseph Issa et Laurette Charbonneau, site historique du moulin &#224; scie 1920 &#224; 1961</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/En-memoire-de-Joseph-Issa-et-Laurette-Charbonneau-site-historique-du-moulin-a</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/En-memoire-de-Joseph-Issa-et-Laurette-Charbonneau-site-historique-du-moulin-a</guid>
		<dc:date>2016-11-22T13:10:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un graine de nostalgie, s'est infiltr&#233; en moi, il a germ&#233;, pouss&#233;, et comme une fleur, l'id&#233;e est sortie de ma t&#234;te, pourquoi ne pas faire en sorte, de laisser des traces, en m&#233;moire de nos deux familles : les Issa et les Charbonneau, nos parents. D&#232;s que j'ai soumis mon projet, tous mes fr&#232;res et mes s&#339;urs ont embarqu&#233;. Je voulais quelque chose de significatif, oui &#8230; pour le souvenir, mais oui&#8230; aussi pour la f&#234;te de la famille. Depuis que nos parents sont d&#233;c&#233;d&#233;s, les r&#233;unions de famille, se font (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un graine de nostalgie, s'est infiltr&#233; en moi, il a germ&#233;, pouss&#233;, et comme une fleur, l'id&#233;e est sortie de ma t&#234;te, pourquoi ne pas faire en sorte, de laisser des traces, en m&#233;moire de nos deux familles : les Issa et les Charbonneau, nos parents. D&#232;s que j'ai soumis mon projet, tous mes fr&#232;res et mes s&#339;urs ont embarqu&#233;. Je voulais quelque chose de significatif, oui &#8230; pour le souvenir, mais oui&#8230; aussi pour la f&#234;te de la famille. Depuis que nos parents sont d&#233;c&#233;d&#233;s, les r&#233;unions de famille, se font rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents sont le noyau de la famille, anciennement, tout partait d'eux. J'ai &#233;t&#233; mis tr&#232;s t&#244;t, au parfum de recevoir toute la famille, sans compter, ni discuter, bien s&#251;r, j'&#233;tais la plus jeune et encore, &#224; la maison. Je ne sais pas avant moi, comment &#233;taient les f&#234;tes, mais je le sais un peu, tout de m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des mois, je vous parle de Youssouf, maintenant c'est un peu le tour de Joseph, le fils. Qui n'a pas connu Joseph Issa, au village ? Combien de personnes ont travaill&#233;, pour lui ? Il &#233;tait un bon p&#232;re, pour ses enfants, mais aussi, pour ses employ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;pous&#233; Laurette Charbonneau. Il a achet&#233; la maison et le commerce du moulin &#224; scie, au p&#232;re de Laurette : Joseph Charbonneau. Aujourd'hui, la maxime &#168; Je me souviens &#168; prend tous son sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas l&#233;sin&#233;, pour bien marquer, cet &#233;v&#233;nement. Toute la famille f&#251;t invit&#233;e, et m&#234;me une invitation publique, a &#233;t&#233; faite. Nous ne devions pas oublier personne, car nos deux familles &#233;taient impliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, je veux vous parler du r&#233;sultat de nos actions. Le 24 juin, nous &#233;tions une cinquantaine environ, presque tous y &#233;taient. Tr&#232;s belle rencontre familiale, beau soleil. Nous avons pique-niqu&#233; le midi, rendu hommage aux parents, un salut au vin et mousseux pour tous, &#233;locutions de R&#233;jean et de Solange, fait des balades en ponton sur le lac, collationn&#233; aux fameuses galettes, que maman faisait au chantier et termine&#233; notre soir&#233;e, au Resto des Trois Copains, d&#233;licieux comme toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce banc pourrait vous dire : si un jour l'int&#233;r&#234;t, vous titille ou vous tenaille, puisse que vos pas, vous guide vers moi, je suis le plus beau banc de Joseph et Laurette, car je suis unique. Je sied face au quai, du Lac Archambault, tout pr&#232;s de l'agora, coin des rues St-Donat et des Pionniers. Venez me voir et je vous aiderai, &#224; vous ressourcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude,1350, juillet 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/toast.jpg" length="300403" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/ruban.jpg" length="266196" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/banc_avec_texte.jpg" length="340278" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/famille_solange.jpg" length="400353" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les fr&#233;quentations-1929</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-frequentations-1929</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/Les-frequentations-1929</guid>
		<dc:date>2016-11-21T20:50:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voici la maison qui s'&#233;rige, planche par planche, tous les bras y contribuaient, les grands comme les petits, toute la famille y participait. Denise, notre grand- m&#232;re, avait beaucoup &#224; faire, les petits nez &#224; nettoyer, les grands &#224; surveiller, la cuisine, le lavage, l'entretien de la maisonn&#233;e et de ses occupants. Tous fi&#232;res d'y travailler, car il y aura bient&#244;t, une vraie maison confortable. Il ne faut pas oublier que nous sommes en p&#233;riode de disette, beaucoup de gens se rappelleront, du fameux (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici la maison qui s'&#233;rige, planche par planche, tous les bras y contribuaient, les grands comme les petits, toute la famille y participait. Denise, notre grand- m&#232;re, avait beaucoup &#224; faire, les petits nez &#224; nettoyer, les grands &#224; surveiller, la cuisine, le lavage, l'entretien de la maisonn&#233;e et de ses occupants. Tous fi&#232;res d'y travailler, car il y aura bient&#244;t, une vraie maison confortable. Il ne faut pas oublier que nous sommes en p&#233;riode de disette, beaucoup de gens se rappelleront, du fameux &#168; Krach &#168; le 24 octobre 1929, soit le jeudi noir, souvent nomm&#233; : la grande d&#233;pression. Dix ann&#233;es d'incertitudes, de crises, m&#234;me &#224; Saint-Donat, la population en souffrait. Youssouf, son c&#339;ur est bon, il se morfond avec la r&#233;alit&#233;, il sympathise avec ses connaissances du village, et sait, que tous en arrachent, et ils s'entraident.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les contrastes, servants &#224; temp&#233;rer les difficult&#233;s rencontr&#233;es :&lt;br class='autobr' /&gt;
D'un c&#244;t&#233;, le journal : La Patrie de Montr&#233;al, nous informant du gigantesque krach et de l'autre l'encouragement, d'une grande chanteuse. Madame Bolduc a donn&#233; &#224; la chanson qu&#233;b&#233;coise, un vent de fra&#238;cheur, elle a su trouver les mots justes et l'humour n&#233;cessaire, en plein c&#339;ur de crise &#233;conomique des ann&#233;es 1930. Est-ce que Youssouf et sa famille, chantaient et comprenaient cet encouragement, pas de radio dans le bois, mais les bonnes ou les mauvaises situations, font vite le tour de la province. Comme le dit sa chanson : &#199;&#224; va venir, d&#233;couragez-vous pas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment Youssouf a v&#233;cu cette crise ? Il avait tout perdu, il n'avait plus rien, tr&#232;s difficile d'en perdre plus. Son courage et sa pers&#233;v&#233;rance, lui &#233;taient rest&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bon parlons maintenant de la jeunesse fougueuse, des enfants de Denise et d'Youssouf, cette prog&#233;niture en avait mare des obligations paternelles, du travail et de la survie. C'est alors, que ce qui devait arriver&#8230;, arriva&#8230;, pour de jeunes chevaux fringants, je vous parte de Joseph, le fils (mon papa), n&#233; en 1905 et son jeune fr&#232;re, Donat, pour eux, il y avait mieux &#224; faire, que le labeur, du moins, eux aussi commen&#231;aient leur vie, c'est vraiment l&#224;, que l'on voit, le cercle de la vie, qui tourne et tourne. Tout est du pareil au m&#234;me, la v&#233;g&#233;tation, les animaux, les poissons et les hommes, nul n'y &#233;chappe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Joseph, fils et son fr&#232;re Donat, apr&#232;s leur grosse journ&#233;e d'ouvrage (10 ou 11 heures), allaient quelques fois au village, pour aller jouer aux &#168; pools &#168;. Youssouf trouvait que cela n'avait pas de bon sens, Joseph (fils), lui rappelait, qu'ils &#233;taient fringants de jeunesse. On voit cela encore aujourd'hui, les enfants qui sont si fatigu&#233;s de leur journ&#233;e de travaux, mais jamais assez, pour sortir s'amuser. Le village est loin, &#224; partir de la Rivi&#232;re Michel, mais jamais trop, pour les loisirs, qui eux &#233;taient tr&#232;s rare : pool, une jasette entre amis, une partie de cartes, une bi&#232;re d'&#233;pinette sur la galerie du magasin g&#233;n&#233;ral, une bagosse maison, entre hommes, j'ai beau y penser, mais les loisirs ne sont pas si pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que pouvait dire ou faire Youssouf, le travail demand&#233;, &#233;tait fait ? Lui aussi a &#233;t&#233; jeune, il comprenait tr&#232;s bien, les d&#233;sirs de sa marmaille.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le 10 avril 1919, le gouvernement qu&#233;b&#233;cois tenait un vaste r&#233;f&#233;rendum sur la question de la vente de la bi&#232;re et du vin. Les Canadiens fran&#231;ais, majoritaires dans la province, votaient en faveur de cette vente. &#187;. Au su de tous, jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1950, les Qu&#233;b&#233;cois fabriquent, trafiquent et consomment des alcools clandestins, &#224; tr&#232;s haute &#233;chelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, mes recherches se butent &#224; des pertes de m&#233;moire, d&#232;s que je pose une question pr&#233;cise. O&#249; se situaient les alambics ? La fabrication, la consommation et le commerce de l'alcool artisanal, ill&#233;gal, frelat&#233;, de contrebande, cela se faisait ailleurs ! Ou nulle part ! Comment se faisaient la fermentation, la distillation ? Les gens interrog&#233;s disaient dans les cabanes &#224; sucres, dans les maisons, connaissent le sujet. Ils affirment tous, que les alambics &#233;taient chez le voisin, dans une autre famille, dans un autre village. L'alcool provenait d'un &#171; No man's land &#187;, situ&#233; nulle part, dans les montagnes ! Qui n'y a pas pens&#233;, un peu ing&#233;nieux et l'affaire est dans le sac.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous ai d&#233;j&#224; parl&#233; de cupidon, vous savez, le petit quelque chose, qui fait la diff&#233;rence, lorsque l'on regarde quelqu'un. Ce regard de Joseph fils, pour la belle ouvri&#232;re, qui aide son papa, au commerce du moulin &#224; scie. Bien ce dernier, a s&#251;rement accroch&#233; son fanal, c'est ce que j'ai compris et appris, que tel &#233;tait la coutume. Si j'analyse, l'expression du temps, pas de lampe de poche, pas de sortie le jour, car ils doivent travailler, &#224; la lumi&#232;re du jour, donc le soir, les gar&#231;ons se promenaient avec un fanal, pour aller voir la fleur s'&#233;panouissant, en l'encontre de leur convoitise ou leur cupidit&#233;, ici l'on peut parler, de richesse du c&#339;ur. Un fanal, se doit d'&#234;tre accroch&#233;, les c&#339;urs aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Papa allait voir Laurette, les bons soirs. Les bons soirs &#233;taient les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches. Mais puisqu'il y avait, le lac &#224; traverser, les bons soirs se r&#233;sumaient, que tr&#232;s peu souvent, Je crois, que cela se r&#233;sumerait aux samedis soirs et s&#251;rement, les dimanches, apr&#232;s la messe. Il devait prendre trente-cinq minutes, pour traverser le lac, en raquette sur la glace, et cela, s'il passait par le Bec &#224; Canard (Baie pas trop loin de la Pointe &#224; Gagn&#233;), il y avait un dentiste &#224; cet endroit, le dentiste pour le village, pour les gens bien nantis, ou un quarante-cinq minutes &#224; la rame.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Amour&#8230; l'amour&#8230; peut, soulever les montagnes, mais aussi, traverser un lac&#8230; Que c'est romantique. On est loin du voyage d'une heure en auto, pour aller voir, sa douce&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude 1350, septembre 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/la_patrie.jpg" length="196055" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/la_bolduc.jpg" length="44258" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Gros projet, une vrais maison et le coup de foudre de Joseph Issa, fils</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Gros-projet-une-vrais-maison-et-le-coup-de-foudre-de-Joseph-Issa-fils</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/Gros-projet-une-vrais-maison-et-le-coup-de-foudre-de-Joseph-Issa-fils</guid>
		<dc:date>2016-11-21T20:44:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bon, voil&#224; que Youssouf est propri&#233;taire d'un lot, pr&#232;s de la rivi&#232;re Michel. Bois&#233;, grand, sablonneux &#224; souhait. Il veut faire une belle maison, mieux que le fameux shack, d&#233;j&#224; construit. La famille est tr&#232;s grande, les enfants aident, mais aussi, il doit les nourrir, les v&#234;tir, les loger convenablement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout un monde, que celui de la construction, avec des moyens archa&#239;ques. Une hache, une sciotte, les moustiques, la neige, aid&#233; des enfants, les arbres passent un bien mauvais quart d'heure, il (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bon, voil&#224; que Youssouf est propri&#233;taire d'un lot, pr&#232;s de la rivi&#232;re Michel. Bois&#233;, grand, sablonneux &#224; souhait. Il veut faire une belle maison, mieux que le fameux shack, d&#233;j&#224; construit. La famille est tr&#232;s grande, les enfants aident, mais aussi, il doit les nourrir, les v&#234;tir, les loger convenablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout un monde, que celui de la construction, avec des moyens archa&#239;ques. Une hache, une sciotte, les moustiques, la neige, aid&#233; des enfants, les arbres passent un bien mauvais quart d'heure, il faut ce qu'il faut, ils sont coup&#233;s, &#233;branch&#233;s, train&#233;s et de plus, ils sont si loin, du moulin &#224; scie. Une maison demande des planches, beaucoup de planches. Les plus vieux, savent quel travail, tout cela consiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arbres, ainsi travaill&#233;, furent d&#233;pos&#233;s durant l'ann&#233;e, mais j'aurai tendance &#224; croire, que le plus gros du projet de coupe, se faisant en hiver, et empil&#233;s, sur les rives de la rivi&#232;re Michel. Vous avez qu'&#224; penser qu'ils n'ont aucune machinerie, pas encore de cheval, pour transporter les arbres, la neige &#233;tait leur meilleure amie. Les journ&#233;es de travaille sont longues et &#233;puisantes. Comme mon fr&#232;re, se plaisait &#224; dire : d'une noirceur &#224; l'autre. Cela ne veut pas dire, &#224; la lev&#233;e du jour, ni seulement en hiver, mais aussi l'&#233;t&#233;, ce qui allonge de beaucoup, les heures de travail, pour une si longue journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces billots, d&#233;siraient un meilleur sort : devenir de belles planches. Ils reposaient aux abords de la rivi&#232;re, attendant la fonte de la glace pour &#234;tre transport&#233;, au moulin &#224; scie de Monsieur Joseph Charbonneau au village, deux milles d'eau &#224; traverser, un obstacle de taille, Youssouf y pense, planifie, tout n'est pas gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing&#233;nieux comme tout, il s'est construit des b&#244;mes (provenant du n&#233;erlandaise : arbres), ou baum (&#224; l'anglaise), je ne sais pas, le vrai orthographe, il a fix&#233; des cha&#238;nes &#224; chaque extr&#233;mit&#233; de l'arbre, et reli&#233; en eux, pour en faire un cercle, ou une belle brass&#233;e d'amour, y d&#233;posant les billots coup&#233;s &#224; l'int&#233;rieur du b&#244;me et le tout flottait. Avec deux rameurs, ils traversaient le lac, lorsque le vent &#233;tait tomb&#233;, souvent &#224; la brunante, ayant seulement la silhouette des montagnes comme guide, parce que durant le jour, les vents &#233;taient trop violents, vous le savez tous, vous du village &#224; quel rythme, vous arrive les vagues de la Baie de l'Ours. Petit train va loin, mais eux avaient un bon deux milles &#224; franchir, et si les vents &#233;taient au beau calme, il pouvait esp&#233;rer &#234;tre au moulin t&#244;t, aux petites heures du matin, &#224; la lev&#233;e du jour. La maxime, d'une noirceur &#224; l'autre, se r&#233;p&#233;tait, mais en sens inverse, pour une si longue nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moulin &#224; scie de Joseph Charbonneau, encore l&#224;, il y avait un travail, qui se faisait. Sortir les billots de l'eau, les couper et rendre le produit, tel que d&#233;sir&#233;. Les filles de Monsieur Charbonneau, devaient y travaillaient, &#224; tasser le brin de scie, d'en dessous de la scie. La famille devait participer &#224; l'entreprise familiale. La belle Laurette, avait 17 ou 18 ans, un si beau brin de fille, occup&#233;e &#224; ranger le brin de scie. Mon p&#232;re, Joseph, le fils de Youssouf, a trouv&#233; qu'il y avait, une belle fille occup&#233;e &#224; travailler, elle semblait g&#234;n&#233;e, timide, c'est certain qu'avec des travailleurs masculins, il fallait s'effacer. Le regard de Joseph se promenait, il zieutait la belle, il &#233;tait &#226;g&#233; dans les environs de 22 ou 23 ans. A-t-il eu un coup de foudre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque tout le bois f&#251;t couper, en de belles planches, oui, Madame et Monsieur, il fallait les retraverser de l'autre c&#244;t&#233; du lac, ramenez les mat&#233;riaux, l&#224; o&#249; devrait &#234;tre la petite maison. Ils ont cord&#233; sur l'eau le bois, entrecoup&#233; de travers, bien ficel&#233;, cet enchev&#234;trement de planches, &#233;tait ing&#233;nieux &#224; souhait et flottait. La pile &#233;tait tir&#233;e avec l'aide de deux chaloupes &#224; la rame, encore au gr&#233; des vents et du temps. Les rameurs ont travers&#233; le lac, avec autant de force, qu'un b&#339;uf, de bravoure, qu'un Viking et d'ing&#233;niosit&#233;, qu'un Youssouf. Pouvez-vous, juste un instant r&#233;fl&#233;chir, &#224; toutes ces actions, comment aujourd'hui, notre pauvre petit moi, aurions-nous fait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez vu le croquis que R&#233;jean Issa avait dessin&#233;, bien j'ai trouv&#233; une photo, qui m'a &#233;t&#233; pr&#234;t&#233; par ma cousine, que je remercie en passant, il se rappelait tr&#232;s bien la maisonnette, que voici. J'ai d&#251; conserver que la premi&#232;re construction, car la deuxi&#232;me, vous sera expliqu&#233;e plus tard. Cette photo vous montre bien, par son apparence, qu'elle date de longtemps. Un tr&#233;sor &#224; conserver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source ; Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude 1350, ao&#251;t 2016&lt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/maison.jpg" length="156590" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/laurette_charbonneau.jpg" length="145373" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crise (2)</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2</guid>
		<dc:date>2016-11-21T20:27:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; la derni&#232;re chronique, nous avons parl&#233; de construction, de travaux, de s'&#233;tablir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres &#8230; comme disait S&#233;raphin, dans l'&#233;mission &#224; la Radio, et puis, par apr&#232;s, de la t&#233;l&#233;vision. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon p&#232;re, avait trouv&#233;, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme id&#233;e, de faire avancer les projets de son p&#232;re Youssouf. R&#233;sidaient, autour du lac Archambault, les p&#232;res Saint-Sacrement, au (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la derni&#232;re chronique, nous avons parl&#233; de construction, de travaux, de s'&#233;tablir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres &#8230; comme disait S&#233;raphin, dans l'&#233;mission &#224; la Radio, et puis, par apr&#232;s, de la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon p&#232;re, avait trouv&#233;, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme id&#233;e, de faire avancer les projets de son p&#232;re Youssouf. R&#233;sidaient, autour du lac Archambault, les p&#232;res Saint-Sacrement, au fond de la baie, aujourd'hui, c'est le chemin de la Pointe des pr&#234;tres, qui m&#232;ne &#224; cette r&#233;sidence des P&#232;res. On avait, comme projet, de construire un Boat House, pour abriter leurs embarcations. Il fallait creuser le fond de l'eau, enlever roches et d&#233;bris pour permettre aux embarcations de passer, en tout s&#233;curit&#233;. Les fils de Youssouf marchaient un peu partout dans les bois, la jeunesse fougueuse, &#224; l'affut de nouveaut&#233;s, de connaissances et de rencontres, avaient eu vent du projet des P&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes encore en p&#233;riode de crise, aux environs de 1920. De retour, &#224; la maison, ils font part, de leur d&#233;couverte du projet, &#224; leur p&#232;re, Youssouf. Les P&#232;res offriraient 10,00 piastres, &#224; ceux, qui creuseraient, le fond du lac, tel que demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plein de joie, &#224; cette nouvelle perspective de gagne, Youssouf en a profit&#233; pour l&#226;cher son plus gros sacre : Crime-chien, que le terme est juste, pour exprimer sa joie de vie, la belle affaire, il ne faut pas oublier, qu'il a les affaires dans le sang. On ne peut pas passer, &#224; cot&#233; d'un si gros contrat, pour la survie. Le c&#339;ur en f&#234;te, Youssouf, Joseph (fils) et son autre plus vieux, Donat, sont partie de bon chemin, pour ex&#233;cuter, la bonne affaire, l'affaire du si&#232;cle, une b&#233;n&#233;diction du Ciel. Allons-y, mes enfants, l'avenir est &#224; nous, &#224; ceux qui se l&#232;vent t&#244;t, pour un travail valorisant !!! Ils y ont travaill&#233;, pendant une semaine, pour enfin, faire la &#168; Job &#168; et empocher le magot, On ne rit pas 10,00 piastres. Fiers de leurs exploits, ils respirent l'esp&#233;rance, le bien &#234;tre et la bont&#233;, que la vie a su apport&#233;. Essayez de vous imaginer, avoir une fortune, comme tel, dans vos poches, apr&#232;s la disette de cette guerre. Il faut m&#233;nager nos ardeurs, car tout n'est pas gagn&#233;, nous sommes vuln&#233;rables, aux m&#233;ats de la vie, en tant de guerre ou d'apr&#232;s guerre. Manque de tout, sauf du vouloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, assez de travailler sur d'autres projets, il faut revenir &#224; nos moutons. Il doit construire un toit, pour sa famille : Denise, sa douce moiti&#233;, et les enfants, qui sont maintenant nombreux : Joseph, Olivina (d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; 8 mois), Donat, Florence, Gabriel, Georges, G&#233;rard, Henri-Paul, Jacques, Gilberte (d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; 3 mois), Gilbert (d&#233;c&#233;d&#233; &#224; 17 mois) et le tout dernier, Ludger, n&#233; en 1923.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, la maison, le projet : couper les arbres. Des planches, des planches et encore des planches, dieux (pardon pour ce gros mot), qu'il en faut, pour la maison. Ils faisaient du bois mou, de 4 pieds, et apportaient les billots au bord de l'eau, pour pouvoir les transporter au moulin &#224; scie du village, chez un certain, Monsieur Joseph Charbonneau, le jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph (Youssouf) a finalement acquit cette terre, voyez ci-joint, une copie de la lettre patentes de 1927. Il a su amasser, les 124,44 $, pour payer, l'acquisition de cette fameuse terre et du papier, tant esp&#233;r&#233;e. O&#249; a-t-il trouv&#233; cet argent ? Gr&#226;ce &#224; son ing&#233;niosit&#233;, son travail et celui de sa famille, aussi, gr&#226;ce aux droits de passage et de redevances, pour la compagnie de bois, La McLawrence, je ne sais pas si l'orthographe est bonne, mais au son, cela semble parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette compagnie faisait de la coupe de bois, dans les montagnes, au tour de la rivi&#232;re Michel, les travailleurs traversaient le lac et accostaient chez Youssouf et sa famille, ils avaient besoin, de chaloupe et rameurs, pour les traverser au travail et les ramener au village. Les hommes faisaient une halte, chez Youssouf. La Compagnie r&#233;compensait Youssouf, pour ses services et par ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; coup de sous, de m&#233;nagements, de calcul, il en est parvenir &#224; r&#233;unir ladite grosse somme, pour acquitter, la terre tant convoit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile &#224; lire, mais voici les passages, les plus croustillants :&lt;br class='autobr' /&gt; *	Cent vingt quatre piastres et quarante-quatre centimes.&lt;br class='autobr' /&gt; *	Les lots num&#233;ros un (1) et deux (2) dans le cinqui&#232;me rang du canton d'Archambault, contenant respectivement, quatre-vingt-trois (83) acres et cent (100) acres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;	Sign&#233; le 10i&#232;me jour de f&#233;vrier 1927, par l'Honorable Fran&#231;ois Xavier Lemieux, juge en chef de la Cour Sup&#233;rieure et du Ministre de la Colonisation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude 1350, juin 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/contrat_1927.jpg" length="148778" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/banc.jpg" length="67351" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> [La crise (2)-&gt;art92]</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2-art92-161</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise-2-art92-161</guid>
		<dc:date>2016-11-19T13:16:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Histoire de notre a&#239;eul Youssouf Ha&#235;l Bin Issa &lt;br class='autobr' /&gt;
La crise (2) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la derni&#232;re chronique, nous avons parl&#233; de construction, de travaux, de s'&#233;tablir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres &#8230; comme disait S&#233;raphin, dans l'&#233;mission &#224; la Radio, et puis, par apr&#232;s, de la t&#233;l&#233;vision. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon p&#232;re, avait trouv&#233;, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme id&#233;e, de faire avancer les projets de son p&#232;re Youssouf. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Histoire de notre a&#239;eul &lt;br class='autobr' /&gt; Youssouf Ha&#235;l Bin Issa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la derni&#232;re chronique, nous avons parl&#233; de construction, de travaux, de s'&#233;tablir au plus vite, de projets de survie, mais il faut aussi : de l'argent, du bel argent, des piastres &#8230; comme disait S&#233;raphin, dans l'&#233;mission &#224; la Radio, et puis, par apr&#232;s, de la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais vous conter, ce que Joseph (fils) mon p&#232;re, avait trouv&#233;, avec sa fougue de jeunesse du temps, comme id&#233;e, de faire avancer les projets de son p&#232;re Youssouf. R&#233;sidaient, autour du lac Archambault, les p&#232;res Saint-Sacrement, au fond de la baie, aujourd'hui, c'est le chemin de la Pointe des pr&#234;tres, qui m&#232;ne &#224; cette r&#233;sidence des P&#232;res. On avait, comme projet, de construire un Boat House, pour abriter leurs embarcations. Il fallait creuser le fond de l'eau, enlever roches et d&#233;bris pour permettre aux embarcations de passer, en tout s&#233;curit&#233;. Les fils de Youssouf marchaient un peu partout dans les bois, la jeunesse fougueuse, &#224; l'affut de nouveaut&#233;s, de connaissances et de rencontres, avaient eu vent du projet des P&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes encore en p&#233;riode de crise, aux environs de 1920. De retour, &#224; la maison, ils font part, de leur d&#233;couverte du projet, &#224; leur p&#232;re, Youssouf. Les P&#232;res offriraient 10,00 piastres, &#224; ceux, qui creuseraient, le fond du lac, tel que demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plein de joie, &#224; cette nouvelle perspective de gagne, Youssouf en a profit&#233; pour l&#226;cher son plus gros sacre : Crime-chien, que le terme est juste, pour exprimer sa joie de vie, la belle affaire, il ne faut pas oublier, qu'il a les affaires dans le sang. On ne peut pas passer, &#224; cot&#233; d'un si gros contrat, pour la survie. Le c&#339;ur en f&#234;te, Youssouf, Joseph (fils) et son autre plus vieux, Donat, sont partie de bon chemin, pour ex&#233;cuter, la bonne affaire, l'affaire du si&#232;cle, une b&#233;n&#233;diction du Ciel. Allons-y, mes enfants, l'avenir est &#224; nous, &#224; ceux qui se l&#232;vent t&#244;t, pour un travail valorisant !!! Ils y ont travaill&#233;, pendant une semaine, pour enfin, faire la &#168; Job &#168; et empocher le magot, On ne rit pas 10,00 piastres. Fiers de leurs exploits, ils respirent l'esp&#233;rance, le bien &#234;tre et la bont&#233;, que la vie a su apport&#233;. Essayez de vous imaginer, avoir une fortune, comme tel, dans vos poches, apr&#232;s la disette de cette guerre. Il faut m&#233;nager nos ardeurs, car tout n'est pas gagn&#233;, nous sommes vuln&#233;rables, aux m&#233;ats de la vie, en tant de guerre ou d'apr&#232;s guerre. Manque de tout, sauf du vouloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, assez de travailler sur d'autres projets, il faut revenir &#224; nos moutons. Il doit construire un toit, pour sa famille : Denise, sa douce moiti&#233;, et les enfants, qui sont maintenant nombreux : Joseph, Olivina (d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; 8 mois), Donat, Florence, Gabriel, Georges, G&#233;rard, Henri-Paul, Jacques, Gilberte (d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; 3 mois), Gilbert (d&#233;c&#233;d&#233; &#224; 17 mois) et le tout dernier, Ludger, n&#233; en 1923.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, la maison, le projet : couper les arbres. Des planches, des planches et encore des planches, dieux (pardon pour ce gros mot), qu'il en faut, pour la maison. Ils faisaient du bois mou, de 4 pieds, et apportaient les billots au bord de l'eau, pour pouvoir les transporter au moulin &#224; scie du village, chez un certain, Monsieur Joseph Charbonneau, le jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph (Youssouf) a finalement acquit cette terre, voyez ci-joint, une copie de la lettre patentes de 1927. Il a su amasser, les 124,44 $, pour payer, l'acquisition de cette fameuse terre et du papier, tant esp&#233;r&#233;e. O&#249; a-t-il trouv&#233; cet argent ? Gr&#226;ce &#224; son ing&#233;niosit&#233;, son travail et celui de sa famille, aussi, gr&#226;ce aux droits de passage et de redevances, pour la compagnie de bois, La McLawrence, je ne sais pas si l'orthographe est bonne, mais au son, cela semble parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette compagnie faisait de la coupe de bois, dans les montagnes, au tour de la rivi&#232;re Michel, les travailleurs traversaient le lac et accostaient chez Youssouf et sa famille, ils avaient besoin, de chaloupe et rameurs, pour les traverser au travail et les ramener au village. Les hommes faisaient une halte, chez Youssouf. La Compagnie r&#233;compensait Youssouf, pour ses services et par ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; coup de sous, de m&#233;nagements, de calcul, il en est parvenir &#224; r&#233;unir ladite grosse somme, pour acquitter, la terre tant convoit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile &#224; lire, mais voici les passages, les plus croustillants :&lt;br class='autobr' /&gt; *	Cent vingt quatre piastres et quarante-quatre centimes.&lt;br class='autobr' /&gt; *	Les lots num&#233;ros un (1) et deux (2) dans le cinqui&#232;me rang du canton d'Archambault, contenant respectivement, quatre-vingt-trois (83) acres et cent (100) acres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Sign&#233; le 10i&#232;me jour de f&#233;vrier 1927, par l'Honorable Fran&#231;ois Xavier Lemieux, juge en chef de la Cour Sup&#233;rieure et du Ministre de la Colonisation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solange Issa, n&#233;e Issa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crise</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-crise</guid>
		<dc:date>2016-06-02T19:31:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a eu la grande crise entre les deux guerres, la premi&#232;re 1914-1918 et la seconde 1939-1945. Cette situation se percutait aussi, dans le petit monde de Youssouf, ici &#224; St-Donat comme ailleurs, tous en ont souffert. Nous, les g&#233;n&#233;rations suivantes, pourrions-nous &#233;valuer les difficult&#233;s, qu'ils ont d&#251; rencontrer ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est quoi une crise, une grande crise &#8230; ? Nous en sommes loin, de la crise d'adolescence, mais cela pourrait ressembler, au Krach boursier de 1929, beaucoup de monde, pourrait &#233;valuer (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a eu la grande crise entre les deux guerres, la premi&#232;re 1914-1918 et la seconde 1939-1945. Cette situation se percutait aussi, dans le petit monde de Youssouf, ici &#224; St-Donat comme ailleurs, tous en ont souffert. Nous, les g&#233;n&#233;rations suivantes, pourrions-nous &#233;valuer les difficult&#233;s, qu'ils ont d&#251; rencontrer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quoi une crise, une grande crise &#8230; ? Nous en sommes loin, de la crise d'adolescence, mais cela pourrait ressembler, au Krach boursier de 1929, beaucoup de monde, pourrait &#233;valuer les implications que cette p&#233;riode, leurs ont apport&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssouf et sa famille avaient leur petite maison en terre battue, un beau jour, il voit arriver des hommes, ils &#233;taient deux (2), Joseph &#233;tait s&#251;rement en train de travailler la terre, b&#232;che en main, suant &#224; grosses gouttes, il piochait la terre, pour la survie de sa famille, il s'av&#232;re que ces messieurs sont des repr&#233;sentants du gouvernement, soit : chasse et p&#234;che, terres et for&#234;ts, gardes de feux, je n'ai aucune id&#233;e de leur titre r&#233;el, mais je suis certaine, que vous me suivez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le somme de quitter les lieux, mais Youssouf, ne peut pas, la goutte va bient&#244;t d&#233;border du verre, la coupe est pleine. Il bouille, il invoque le ciel, il respire plus fort, son c&#339;ur acc&#233;l&#232;re, on le provoque, &#224; deux hommes contre lui, que peut-il faire, que va-t-il faire ? Il n'est pas un dur, mais bien un doux, moi j'aimerai croire qu'il &#233;tait comme un nounours, il sent la menace venir, &#224; grands cris de d&#233;sespoir, son juron sort : crime-chien, je vous dis, qu'il n'en peut plus, l'outil qu'il avait &#224; la main, a s&#251;rement aid&#233; &#224; sa protection, mais jamais, il aurait attaqu&#233;, en d&#233;fense seulement, pourquoi avoir, encore et encore, des provocations, des d&#233;sespoirs et des troubles, il veut simplement &#234;tre heureux avec les siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, sa situation est ambigu&#235;, mais comme beaucoup de monde du temps, attendait pour avoir une terre &#224; eux, le gouvernement attirait les bons citoyens ou les immigrants, avec des promesses, de terre &#224; d&#233;fricher. Comme le dirait, notre bon vieux, Cur&#233; Labelle : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La colonisation &#187;. Joseph (Youssouf) &#233;tait squatter, ce n'&#233;tait pas un d&#233;shonneur, mais bien, la survie, il y travaillait &#224; la sueur de son front. Aujourd'hui, il y en a des squatters, dans nos villages et nos villes, que font-ils pour s'int&#233;grer &#224; nous, entrer dans les rangs de notre soci&#233;t&#233; ? Que fait-on pour radier, ce mode de vie ? La solution n'est pas &#224; coups de menace, mais avec l'aide en douceur et du c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph (Youssouf) a finalement demand&#233; l'acquisition de cette terre, mais, comme toujours, la paperasse gouvernementale, interf&#232;re l'urgence. Un peu plus compliqu&#233;, qu'en terres extr&#234;mement &#233;loign&#233;es, comme en Abitibi. Mais, il se pr&#233;parait, tout bourdonne, dans sa t&#234;te : les projets, le travail, la famille, la maison future, la survie et la belle Denise. Il faut abatte les arbres, pour avoir du bois, de cela, faire scier les arbres, pour avoir des planches, d&#233;fricher le terrain, pour avoir de la place, pour situer la maison, semer, pour avoir de la nourriture. Rien n'arr&#234;te Youssouf, pas m&#234;me, les jours trop courts, la neige et le froid, l'hiver. Pas m&#234;me, les grandes journ&#233;es, d'un soleil &#224; l'autre, les grandes chaleurs estivales, ni les moustiques, l'&#233;t&#233;. Au fil des saisons, il progresse, m&#234;me malgr&#233; la triste, de fin d'automne et le renouveau, du printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph (Youssouf), p&#232;re, car maintenant, il faut le diff&#233;rencie de son fils le plus vieux, Joseph (fils), pratiquait le troc, un service contre de la viande, des l&#233;gumes contre de la farine, pour trouver des aliments, pour nourrir sa famille, tout &#233;change, services et biens, &#233;taient de mise, pensez combien de choses sont n&#233;cessaires, pour nous permettre, un vie d&#233;cente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de construction de sa premi&#232;re vraie maison, est dans sa t&#234;te, il l'explique &#224; sa femme, &#224; ses voisins, ses enfants. L'exprimer tout haut, aide au projet, lui donne forme et permets au vis-&#224;-vis, de figurer l'architecture du b&#226;timent. Le projet a &#233;t&#233; transmis de bouche &#224; oreille, de p&#232;re en fils, &#224; m&#233;moire d'homme, tout est arriv&#233; vers moi, avec une justesse surprenante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;bauche a &#233;t&#233; faite, par son petit-fils, R&#233;jean Issa (mon fr&#232;re), il l'a reproduit, au crayon de plomb, de m&#233;moire. Mais quelle m&#233;moire ! Nous avons fait l'exercice, sans exemple, ni rep&#232;re. Quel artiste ! Merci de partager avec nous, ce pan d'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude 1350, mai 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/sans_titre-3.jpg" length="161229" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le recommencement ; 1911 les suivants&#8230;</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-recommencement-1911-les-suivants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-recommencement-1911-les-suivants</guid>
		<dc:date>2016-06-02T18:56:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Joseph (Youssouf) a su gagner sa vie et celle de sa famille, &#224; la sueur de son front. Lorsque j'y pense aujourd'hui, cette expression prend tout son sens. Dans ma tendre enfance, je connaissais ces mots, mais&#8230; Savons-nous la vraie signification ? J'en doute. Tomber et se relever, et ne pas attendre, car la vie se passe, en ce moment. C'&#233;tait aussi bon de penser comme cela, dans les ann&#233;es dures de 1911 et les suivantes. Lorsque vous verrez &#224; l'avenir, une personne avec une goutte de sueur, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Solange-Issa-" rel="directory"&gt;Articles de Solange Issa&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Joseph (Youssouf) a su gagner sa vie et celle de sa famille, &#224; la sueur de son front. Lorsque j'y pense aujourd'hui, cette expression prend tout son sens. Dans ma tendre enfance, je connaissais ces mots, mais&#8230; Savons-nous la vraie signification ? J'en doute.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tomber et se relever, et ne pas attendre, car la vie se passe, en ce moment. C'&#233;tait aussi bon de penser comme cela, dans les ann&#233;es dures de 1911 et les suivantes. Lorsque vous verrez &#224; l'avenir, une personne avec une goutte de sueur, longeant le nez, ayez du respect pour cette personne car, elle est s&#251;rement entrain de b&#251;cher, pour gagner sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas seulement, &#224; penser de travailler, mais il y a aussi les emb&#251;ches. Joseph (Youssouf) en a rencontr&#233; en masse. S'il y avait eu des gros camions comme aujourd'hui, la &#8220; dompeuse &#8221; serait pleine. Gr&#226;ce &#224; des &#226;mes g&#233;n&#233;reuses, en l'occurrence les voisins, comme Joseph Charbonneau, qui &#233;tait tout pr&#232;s, avec un grand c&#339;ur de b&#226;tisseur et de g&#233;n&#233;rosit&#233;, grand-p&#232;re a avanc&#233;, avec peine, mais il fallait avancer. La famille pousse et pousse, comme de bons g&#233;niteurs. Nous aurions un petit sourire, si aujourd'hui, nous avions de grandes familles, mais oui, de l'autre c&#244;t&#233; du lac, il n'y avait pas d'&#233;lectricit&#233;, ni ailleurs, dans ce temps-l&#224;. Et que dire de la religion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a bien compris le sens de l'instruction tr&#232;s t&#244;t, car savoir : compter, &#233;crire, s'enrichir de connaissances religieuses, pour en faire une bonne personne et un bon d&#233;part dans la vie, il a contraint son premier enfant, Joseph (fils), mon p&#232;re, &#224; rester au village pour se faire instruire, il avait 6 ans, donc, en &#226;ge pour aller &#224; l'&#233;cole. Il a nich&#233; chez Monsieur Jos Brisson, son oncle. Souvent, je m'amuse &#224; dire que nous sommes tous parents &#224; St-Donat, mais, il y a un fond de v&#233;rit&#233;, lorsque j'&#233;cris ces lignes et retrouve tout mon monde, soit de la fesse droite ou de la gauche, les plus &#226;g&#233;s avaient cette expression, cela parle par soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fou mon nouveau projet, je viens d'avoir mon cours 101, dit-on encore de cette fa&#231;on, lorsqu'on veut bien sp&#233;cifier qu'on d&#233;bute ? Oui, mais&#8230; 101 de quoi ?&#8230; D'Arabe, &#8220;c'ta'faire&#8221; ce mot-l&#224;, c'est bien Qu&#233;b&#233;cois. Plus qu&#233;b&#233;cois, que moi, tu meurs. Tr&#232;s jeune, mais tr&#232;s jeune, j'ai appris le fran&#231;ais, pas facile. Apr&#232;s mes parents m'ont cloitr&#233; chez les s&#339;urs, pour apprendre l'anglais, au Cegep, je me suis lanc&#233; en espagnol. Pas plus fine, j'ai fait une croisi&#232;re en Russie, sur le Volga, un tr&#232;s grand fleuve, donc j'ai eu le temps d'apprendre &#224; chanter en Russe, et maintenant l'arabe. Faut ne pas l&#226;cher. Je vais vous &#233;crire ce que j'en ai tir&#233;, de ma premi&#232;re le&#231;on d'arabe. Donc, ne pas oublier, que certains sons doivent venir de la gorge, soit : guttural, d'autres HHHH aspir&#233;s. Pratiquez-vous sur les deux mots Ha&#235;l et Isa avec un ou deux ss, selon ce que vous en pens&#233;, faites votre possible et cela ira bien, n'oubliez pas que le i, peut-&#234;tre en fran&#231;ais ou en anglais..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;n&#233;rosit&#233;, des gens qui me parlent de mon grand-p&#232;re, m'&#233;meut, trouver de nouvelles donnes, pour mieux comprendre mon grand-p&#232;re, nos discutions m'apportent une joie profonde et un sens pour poursuivre cette r&#233;trospective de sa vie et notre famille, les tiroirs, de mon cerveau, sont remplis au &#8220; cotton&#8221;. J'avais remis&#233; certaines informations, pour ne pas perdre mes racines, aujourd'hui, je les partage avec vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, revenons &#224; nos moutons. Youssouf connaissait tr&#232;s bien, dans son pays natal, la Syrie, comment l'on fonctionnait, pour nourrir son monde. Les ch&#232;vres &#233;taient monnaie courante. Pourquoi pas en importer, &#224; St-Donat, dans son nouveau coin d'accueil, son shack, sa petite famille, son courage, pourront appr&#233;cier ces nouvelles amies et dames de compagnie. Mais en bon voisin, monsieur Charbonneau, lui en a dissuad&#233;, bannit son projet, en lui relatant les risques : leurs autres amis de la for&#234;t vierge, des b&#234;tes sauvages d'ici, &#8230; les loups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 septembre 1912, ce f&#251;t un autre beau b&#233;b&#233;, Georges, qui s'est joint &#224; sa famille. Qui n'a pas connu, ce personnage si g&#233;n&#233;reux, pour bien vous situer, je devrai vous dire le p&#232;re d'Andr&#233; et les autres. Le 24 mars 1914, le tour de G&#233;rard de voir le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la prochaine chronique, je vous parlerai, de Youssouf, pendant la guerre 1914-1919.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Solange Issa, n&#233;e Issa, Journal Altitude 1350, f&#233;vrier 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
