Société historique de St-Donat
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111144Historique du camp scout Jacolou
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https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTORIQUE-DU-CAMP-SCOUT-JACOLOU2023-01-08T15:20:02Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' />
HISTORIQUE DU CAMP SCOUT ‘'JACOLOU'' <br class='autobr' />
Le camp « Jacolou » situé au lac Croche, à Saint-Donat, au 699 chemin St-Guillaume, est opéré par le Groupe Scout de St-Jacques qui est un organisme à but non lucratif, actif depuis 1933. Le groupe a des activités dans les municipalités de Saint-Jacques, Saint-Alexis et Sainte-Marie-Solomé. <br class='autobr' />
Le Groupe Scout et Guide de St-Jacques de Montcalm (District de Lanaudière) Inc. a été enregistré au registre des entreprises le 3 novembre 1985, comme (...)</p>
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<a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a>
<div class='rss_texte'><p>Par Jean Jacques Théorêt</p>
<p>HISTORIQUE DU CAMP SCOUT ‘'JACOLOU''</p>
<p>Le camp « Jacolou » situé au lac Croche, à Saint-Donat, au 699 chemin St-Guillaume, est opéré par le Groupe Scout de St-Jacques qui est un organisme à but non lucratif, actif depuis 1933. Le groupe a des activités dans les municipalités de Saint-Jacques, Saint-Alexis et Sainte-Marie-Solomé.</p>
<p>Le Groupe Scout et Guide de St-Jacques de Montcalm (District de Lanaudière) Inc. a été enregistré au registre des entreprises le 3 novembre 1985, comme étant une organisation civile et amicale dont les activités sont reliées au développement et à la formation des jeunes.</p>
<p>Le 5 mars 1996,on fait un changement de nom et le groupe devient : le Groupe Scout St-Jacques (District de Lanaudière) Inc. L'actuel président est M. Jean-Philippe Valois, vice–président, M. Marc Lachapelle, trésorière Mme Claudine Ethier, l'administrateur en charge de Jacolou est M. Jean-Philippe Gaudet, Mesdames et Messieurs Myriam Ricard, Louis Riopel, Catherine Greaves, Jocelyne Caillé et Stéphanie Soulières sont également administrateurs.</p>
<p>Les installations du camp scout ont été construites aux environ des années 1950, par des bénévoles de St-Jacques-de-Montcalm.</p>
<p>Selon les rôles d'évaluation de 1955-1956-1957 de la municipalité de Saint-Donat, les Scouts St-Jacques versent des taxes pour des installations sises au 699 chemin St-Guillaume, dont l'évaluation est de 725$, Dans les rôles d'évaluation de 1958-1959-1960, l'évaluation est de 975$ et la valeur du terrain est de 375$ pour les numéros de cadastres 5-6-7, du Bloc E.</p>
<p>Le rôle d'évaluation de 1947 indique M. Henri Sigouin comme locataire. En 1952, on mentionne le transfert de propriété au nom des Scouts de St-Jacques</p>
<p>On peut présumer que le terrain est loué du Ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec.</p>
<p>En 1970, on retrouve une fiche d'évaluation de la Municipalité de Saint-Donat pour le 699 chemin St-Guillaume, dans laquelle il est spécifié qu'il y a sur le terrain, un chalet d'un étage et demi pour une superficie d'environ 1400pc.</p>
<p>Le 25 novembre 1986, une fondation a été créée, ‘'La fondation Jean-Paul Coderre''. Cette fondation est enregistrée comme organisme de planification et de soutien des services sociaux qui a organisé, pendant quelques années, des activités afin d'amasser des fonds pour acheter un terrain et aménager des installations pour un camp de vacances.</p>
<p>L'immeuble de 1400 pc. fut détruit au début des années 1990, pour ne garder qu'une dalle de béton de 400 pc. recouverte par un toit et 4 murs, car l'ancienne structure devenait trop dangereuse et impossible à restaurer à cause des coûts qui augmentaient et du bénévolat qui s'amenuisait.</p>
<p>Le 5 avril 1992, la fondation Jean-Paul Coderre a acheté du Ministère de l'Énergie et Ressources un terrain et une île totalisant 24833 mètres carrés au 699 chemin St-Guillaume, au lac Croche de la Municipalité de Saint-Donat pour la somme de 12000$.</p>
<p>A cette époque, afin d'amasser des fonds, un programme gouvernemental permettait à des organismes à but non lucratif d'acheter des œuvres d'art qui devaient être conservées pendant une année, et ensuite devaient être revendues avec profit et un reçu d'impôt était remis à l'acheteur.</p>
<p>M. Fernand Mireault, qui a été assistant-chef scout et a participé à une dizaine de camps scout, s'est beaucoup impliqué dans l'organisation du camp Jacolou. Un jour, il a été demandé de faire partie de l'administration de La Fondation Jean-Paul Coderre. Il a été élu président et a constaté que des œuvres d'art avaient été achetées, mais le programme gouvernemental n'avait pas été respecté. Plusieurs œuvres étaient en leur possession depuis plus de 7 ans. Par la suite on a réussi à revendre ces œuvres d'art.</p>
<p>Le 15 septembre 1999, la Fondation Jean-Paul Coderre est radiée d'office suite à une dissolution volontaire selon le Registre des Entreprises. A ce moment, M. Fernand Mireault agit comme président, M. Réjean Parent, vice-président et M. Edmond Venne, secrétaire-trésorier.</p>
<p>Le 7 octobre 1999,le terrain et les installations du 699 chemin Saint Guillaume ont été cédés pour la somme de 1$ au Groupe Scout de St-Jacques (District de Lanaudière) Inc. par la Fondation Jean-Paul Coderre qui a géré le camp pendant quelques années.</p>
<p>Le camp recevait des jeunes par groupes de 24. On accueillait 2 groupes de garçons et un groupe de filles qui étaient âgés de 9 à 12 ans. La durée du séjour était d'une semaine.</p>
<p>Parmi les jeunes scouts, on y retrouvait des jeunes louveteaux, des éclaireurs, des pionniers et chez les guides, des jeannettes.</p>
<p>Les activités comprenaient des parcours d'hébertisme, des thématiques décidées par les jeunes, de même que des camps de survie sur l'île en face du cam. Un don de canots a permis d'organiser des activités nautiques.</p>
<p>Le Groupe Scout de St-Jacques (District de Lanaudière) Inc. a déjà voulu se départir du terrain, mais le contrat d'achat stipulait qu'il ne pouvait être vendu qu'à un organisme à but non lucratif.</p>
<p>Des personnes ont été très impliquées dans l'administration du camp tels que M. Réjean Parent et M. Fernand Mireault.</p>
<p>Depuis les années 2000, le camp est loué à des groupes scouts et à l'occasion à des familles. Les installations septiques furent mises aux normes en 2009 par des bénévoles et entretenues depuis.</p>
<p>En 2010, les administrateurs du groupe sont : M. André Coderre, président, Mme Lucie Gagnon, vice-présidente, M. Patrick Landry, trésorier et Messieurs Benoit Derôme, Alexandre Gaudet et Marc-André Bédard sont administrateurs.</p>
<p>Sources :</p>
<p>Lettres patentes <br class='autobr' />
Index des immeubles : <br class='autobr' />
Rôles d'évaluation de la Municipalité de Saint-Donat<br class='autobr' />
Registraire des entreprises <br class='autobr' />
Jean-Philippe Gaudet <br class='autobr' />
Claudine Ethier, <br class='autobr' />
Fernand Mireault</p></div>
L'érablière des retraités
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https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-ERABLIERE-DES-RETRAITES2022-10-21T14:53:38Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' />
L'ÉRABLIÈRE DES RETRAITÉS <br class='autobr' />
La cabane à sucre est située à l'entrée du Parc du Mont Tremblant, au lac Sylvère <br class='autobr' />
Un jour, M. Albert Marceau décide d'entailler quelques érables pour son plaisir. Sur un feu à l'extérieur, on faisait bouillir l'eau d'érable dans un chaudron. Peu à peu, une tente a été installée et dans deux ‘'boilers'', ont faisait bouillir l'eau d'érable sur un feu de bois. <br class='autobr' />
En 1979, M. Albert Marceau et M. René (Gerry) Loiselle, tous deux résidents du lac Croche, demandent un (...)</p>
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<a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a>
<div class='rss_texte'><p>Par Jean Jacques Théorêt</p>
<p>L'ÉRABLIÈRE DES RETRAITÉS</p>
<p>La cabane à sucre est située à l'entrée du Parc du Mont Tremblant, au lac Sylvère</p>
<p>Un jour, M. Albert Marceau décide d'entailler quelques érables pour son plaisir. Sur un feu à l'extérieur, on faisait bouillir l'eau d'érable dans un chaudron. Peu à peu, une tente a été installée et dans deux ‘'boilers'', ont faisait bouillir l'eau d'érable sur un feu de bois.</p>
<p>En 1979, M. Albert Marceau et M. René (Gerry) Loiselle, tous deux résidents du lac Croche, demandent un permis d'exploitation d'érablière, à titre récréatif, au Ministère des Terres et Forêts.</p>
<p>Le permis autorisait une exploitation d'érablière sur une superficie de 1.2 hectares, avec une possibilité de 300 entailles, sur un terrain public à l'entrée du Parc du Mont-Tremblant, au lac Sylvère. Il faut mentionner que l'utilisation du territoire était sans aucune redevance, mais à certaines conditions. Un rapport annuel devait être produit au Ministère et il était interdit d'enclaver les installations. Si l'érablière n'était pas exploitée pendant plus d'une année, le permis serait révoqué et le site devait être remis dans l'état d'origine, incluant la démolition de toutes les installations, aux frais des exploitants.</p>
<p>La cabane a été construite en 1980 et on lui a donné comme nom : l'ÉRABLIÈRE DES RETRAITÉS. On a acheté l'équipement nécessaire, dont un évaporateur au prix de 1751$.</p>
<p>La première année d'exploitation fut en 1982. Les entailles étaient avec chaudières. La production totale fut de 21 gallons de sirop pour l'année.</p>
<p>A partir de 1986, des redevances devaient être payées au gouvernement. La première année, elles s'élevaient à 3.05$ et les frais ont augmenté jusqu'à environ 100$ par année, dans les dernières années.</p>
<p>Suite au décès de M. Albert Marceau en 1992, son fils M. Ubald Marceau a pris la relève et est devenu partenaire à part égale avec M. René (Gerry) Loiselle.<br class='autobr' />
En 1999, M. Ubald Marceau vend sa part à M. Réjean Plaisance qui devient partenaire dans l'exploitation de l'érablière avec M. Loiselle. A ce moment, il y avait toujours environ 300 entailles, toutes sur chaudières. Comme l'érablière était à flanc de montagne, des stations de vidange ont été installées afin d'amener l'eau au pied de la montagne, près de la cabane, ce qui évitait de descendre l'eau d'érable dans des traîneaux. On vidait les chaudières dans des seaux et on les transportait aux stations placées le long de la montagne. Comme l'exploitation s'en trouvait simplifiée, il a été décidé d'augmenter jusqu'à 500 entailles. La production pour l'année fut de 48 gallons de sirop.<br class='autobr' />
En 2003, M. Loiselle vend sa part à Messieurs Luc et Jacques Lévesque. On a donc trois partenaires, incluant M. Plaisance.</p>
<p>En 2006, on décide d'installer des tubulures en remplacement des chaudières et des tuyaux installés dans les années précédentes, ce qui simplifie encore la cueillette de l'eau. Durant la même année, M. Luc Lévesque vend sa part à M. Christian Maillé. L'année suivante, M. Maillé a revendu sa part à M. Nelson Théorêt. Les nouvelles installations permettaient de faire bouillir jusqu'à 60 gallons de sirop.</p>
<p>Lors de la pose des tubulures, on a installé trois grandes lignes de récupération d'eau qui descendent à la cabane. Comme on constate que la grosseur des érables stagne, on a décidé d'exploiter que deux lignes sur trois, en alternance à chaque année, afin de protéger l'érablière.</p>
<p>En 2007, M. Plaisance vend la moitié de sa part à M. Bernard Fournier et en 2010 une demande est faite au Ministère afin d'augmenter la superficie autorisée ce qui a permis d'ajouter .7 hectares pour un total de 1.9 hectares.</p>
<p>En 2013, comme la cabane date de quelques années et qu'elle est devenue trop petite et vétuste, on décide de la démolir pour en reconstruire une nouvelle, plus grande et plus fonctionnelle, dans laquelle on a prévu y aménager une cuisine.</p>
<p>En 2014, un abri pour le bois de chauffage, ainsi que pour le réservoir d'eau est construit. Il faut mentionner qu'il s'agit d'un réservoir de 500 gallons en acier inoxydable et qui avait été installé au cours des années 1991.</p>
<p>En 2019, M. Théorêt vend sa part à Messieurs Luc et Jacques Lévesque, ainsi qu'à M. Bernard Fournier.</p>
<p>Selon les années, la production annuelle de sirop varie entre 30 et 60 gallons et demande environ 8 cordes bois qui sont récoltées dans l'érablière.</p>
<p>Afin de garder l'authenticité des anciennes érablières, on entaille toujours une trentaine d'érables sur des chaudières autour de la cabane.</p>
<p>Durant les deux dernières années, une génératrice et des capteurs solaires ont été installés.</p>
<p>En 2021, les propriétaires décident de prendre leur retraite et de vendre l'exploitation de l'érablière à des citoyens du lac Sylvère.</p>
<p>Les nouveaux propriétaires sont Mesdames et Messieurs : Marie France-Tessier et Alexandre Belleau, Chantal Rainville et Martin Taillefer, Bérangère Lacerte et Jonathan Grimard, Claude Breton et Jean-François Bélisle, Marie-Anne Petit et Nicolas Marcotte,</p>
<p>On lui a donné le nom de : LA CABANE DES ENRAGÉS.</p>
<p>Sources : M. Réjean Plaisance<br class='autobr' />
Famille Marceau<br class='autobr' />
M. Martin Taillefer</p>
<p>Note : La toile de la première cabane a été réalisée par Mme Ghislaine Marceau.</p></div>
Une manufacture a Saint-Donat
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https://societehistoriquesaint-donat.ca/UNE-MANUFACTURE-A-SAINT-DONAT2022-10-21T14:34:57Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Suzanne McEwen Brouillet <br class='autobr' />
UNE MANUFACTURE À SAINT-DONAT <br class='autobr' />
Durant la deuxième guerre mondiale 1939-1945, le Canada est très impliqué, nous produisons des bombes pour les pays européens en guerre contre les allemands. <br class='autobr' />
Au Québec c'est à St-Paul l'Ermite et à Ste-Thérèse que l'on fabrique les obus de 25mm qui doivent être envoyés en Europe par bateau. Tous sont impliqués, c'est la conscription, les pratiques de bombardement, le rationnement, les coupons pour se procurer certaines nourritures, etc. <br class='autobr' />
Les (...)</p>
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<a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Suzanne-McEwen-Brouillet-" rel="directory">Articles de Suzanne McEwen Brouillet</a>
<div class='rss_texte'><p>Par Suzanne McEwen Brouillet</p>
<p>UNE MANUFACTURE À SAINT-DONAT</p>
<p>Durant la deuxième guerre mondiale 1939-1945, le Canada est très impliqué, nous produisons des bombes pour les pays européens en guerre contre les allemands.</p>
<p>Au Québec c'est à St-Paul l'Ermite et à Ste-Thérèse que l'on fabrique les obus de 25mm qui doivent être envoyés en Europe par bateau. Tous sont impliqués, c'est la conscription, les pratiques de bombardement, le rationnement, les coupons pour se procurer certaines nourritures, etc.</p>
<p>Les obus en acier de 25mm sont remplis de cordite, dans les usines de Ste-Thérèse et St-Paul l'Ermite. Les charges de détonations sont fabriquées à Montréal dans des usines de couture puis livrées à Ste-Thérèse et St-Paul l'Ermite.</p>
<p>Trois usines de couture fabriquent les poches qui contiennent la poudre explosive</p>
<p>C'est l'effort de guerre de tous, plus de mille femmes produisent ces fameuses poches. Mon papa, Landolph McEwen, devient le responsable de ces opérations : produire des millions de poches qui prennent la route des arsenaux canadiens de St-Paul l'Ermite et du plan Bouchard à Ste-Thérèse. C'est là qu'on procède au remplissage de poudre explosive des obus de différents calibres. C'est son effort de guerre.</p>
<p>La guerre est terminée en 1945 au grand soulagement de tous.</p>
<p>Nous sommes en 1968, les États-Unis sont en guerre avec le Vietnam. Toutes les munitions viennent des États-Unis.</p>
<p>Les enjeux sont grands, Il y a des embargos, on parle de la bombe atomique, la pression est forte.</p>
<p>Mon père est toujours en contacts avec D.I.L. (Defense Industries Limited) et C.I.L. (Canadian Industries Limited) et c'est ainsi qu'on fait appel de nouveau à ses services afin de produire les poches pour les américains qui sont en guerre avec le Vietnam.</p>
<p>Son enthousiasme est sans borne, mais s'en était trop, il décède le 18 octobre 1968. Pierre Brouillet , son gendre, se retrouve avec la possibilité de produire un contrat assez important. Après mûres réflexions avec Suzanne McEwen, son épouse, il décide de se lancer dans la production de ces fameuses poches.</p>
<p>Et c'est ainsi qu'il a eu l'idée de produire ce contrat à Saint-Donat, son pays d'adoption.</p>
<p>Avec la collaboration du maire Yvon Forget, ce ne fut pas long que les deux trouvent toutes les solutions pour produire à Saint-Donat. Réunions avec les dirigeants de l'époque, on trouve un local idéal….le sous-sol de l'église. Il faut maintenant trouver des ouvrières, encore une consultation et c'est l'euphorie. Du travail dans le village.</p>
<p>L'installation progresse rapidement. Henri Giroux, notre ami prend la responsabilité de l'installation des machines, salle de repos, vestiaire, électricité, le tout est prêt en peu de temps.</p>
<p>On embauche Rose Hélène St-Amour comme contremaîtresse, assistée de Madame Levert, pour l'équipe de jour et Madeleine Forget Regimbald assistée d'Annie Robidoux pour l'équipe de soir. Oui, deux équipes, car il fallait produire une première livraison de 3000 charges pour le 14 février 1969, sans quoi on retournait produire ce contrat à Montréal.</p>
<p>Le 14 février 1969 toute l'équipe s'applaudissait, on faisait notre première livraison.</p>
<p>LES OUVRIÈRES</p>
<p>On fait appel à tous, la réponse est positive, le mot se passe et les femmes sortent de leur cuisine et viennent travailler au sous-sol de l'église. Pour la plupart c'est leur première expérience. Les ouvrières viennent surtout de Saint-Donat, mais d'aussi loin que Val David. On aime cette nouvelle expérience.</p>
<p>Grâce à mes quatre HÉROINES nos contremaîtresses et leurs assistantes, nous n'aurions pu faire un succès de cette entreprise.</p>
<p>Rose Hélène Nadon St-Amour mère de neuf enfants s'est engagée à relever le défi.</p>
<p>L'équipe du soir était sous la douce et efficace direction de Madeleine Forget Regimbald assistée d'Annie Robidoux. Sans oublier la collaboration de Madame Levert.</p>
<p>Les femmes de Saint-Donat ont accroché leur tablier pour vivre une nouvelle expérience.</p>
<p>Johanne Forget, Jacqueline Charbonneau sur les tagueuses et sur les 95K, la valse des machines résonnait au sous-sol de l'église. Je vais essayer de ne pas oublier personne….</p>
<p>Johanne Forget, Jacqueline Charbonneau et Suzanne Lagacé étaient les opératrices sur les tagueuses. Cette opération servait à fixer de longues courroies sur le sac numéro 5 afin que toute la charge se tienne ensemble.</p>
<p>Puis il y avait une cinquantaine de machines à coudre Singer K95 qui servait à assembler les sacs 1-2-3-4-5 qui constituaient une charge complète afin de propulser un obus.</p>
<p>En peu de temps, les ouvrières avaient appris comment enfiler leur machine à coudre et c'était parti…Il y avait même des compétitions de performance.</p>
<p>J'y vais de façon aléatoire : c'est avec la collaboration de Marie Juteau qu'on a pu en nommer quelques-unes.</p>
<p>Lise Labelle, Ghislaine Lavoie, Marie Juteau, Blandine Juteau, Réjane et Jeanne Des Ormeaux, Madeleine Payette, Dalma Lavoie, Simone Lambert, Georgette Nadon, Gennie Juteau, Lise Sigouin, sa mère Rita Sigouin, Charlotte Regimbald, Danielle Lafleur, les sœurs Ritchie : Louise, Lise, Suzelle, Madame Liguorie Ritchie, Georgette Nadon, Rose Charbonneau la femme de Cléophas, les dames Lavoie, les jumelles Lacoste Danielle et Isabelle, Danielle Lafleur, Grand-mère Saint-Pierre une autre perle… et j'en passe.</p>
<p>C'est avec la collaboration et le dévouement de Roch Lambert que le tout était bien entretenu, parce que ca faisait de la poussière.</p>
<p>Merci à toutes ces dames de Saint-Donat qui nous on fait vivre une nouvelle expérience qui se sera terminée en 1973.</p>
<p>Suzanne McEwen Brouillet</p></div>
Transport du bois sur le lac Archambault
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https://societehistoriquesaint-donat.ca/Transport-du-bois-sur-le-lac-Archambault2022-08-14T00:27:09Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Dr. Pierre Bertrand <br class='autobr' />
Transport du bois sur le lac Archambault <br class='autobr' />
Le transport du bois sur le lac Achambault se faisait de deux manières selon qu'il s'agissait de bois durs ou de bois mou. <br class='autobr' />
Le bois mou, épinette, sapin, cèdre, flotte et était emprisonné dans des booms pour être trainé sur le lac. Pour le bois de pulpe, sapin et épinette, les billots mesuraient 4 pieds et on les faisait descendre la rivière Saint-Michel au printemps à la fonte des neiges. On avait pris soin de bâtir des barrages sur (...)</p>
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<a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-du-Dr-Pierre-Bertrand-" rel="directory">Articles du Dr. Pierre Bertrand</a>
<div class='rss_texte'><p><strong>Par Dr. Pierre Bertrand</strong></p>
<p>Transport du bois sur le lac Archambault</p>
<p>Le transport du bois sur le lac Achambault se faisait de deux manières selon qu'il s'agissait de bois durs ou de bois mou.</p>
<p>Le bois mou, épinette, sapin, cèdre, flotte et était emprisonné dans des booms pour être trainé sur le lac. Pour le bois de pulpe, sapin et épinette, les billots mesuraient 4 pieds et on les faisait descendre la rivière Saint-Michel au printemps à la fonte des neiges. On avait pris soin de bâtir des barrages sur plusieurs tributaires de la rivière pour conserver le plus d'eau possible et il y avait aussi 2 barrages sur la rivière. À la fonte des neiges on ouvrait tous ces barrage pour augmenter le plus possible le débit de la rivière et la faire déborder le plus possible surtout en haut des deux barrages précités puis on basculait à la rivière les pitounes qu'on avait cordées durant l'hiver sur ses bords. On appelait pitounes des billes de bois de 4 pieds de long. Chaque compagnie de bois marquait ses pitounes d'un poinçon qui lui était propre pour les reconnaître une fois rendues à la papetière. Dans notre région c'était la CIP qui coupait le bois et leur poinçon était une croix gammée. Ce qui faisait assez bizarre durant la dernière guerre.</p>
<p>Au pied de la rivière on installait un immense boom qui bloquait toute l'embouchure de la rivière. Un boom était formé de gros billots d'épinette de 12 pieds ou plus de long attachés bout à bout par une courte chaine. Le tout mesurait 200 ou 300 pieds ou peut-être plus.</p>
<p>Une fois toutes les pitounes au bas de la rivière, c'est-à-dire dans le lac, on encerclait les pitounes dans le boom en fixant ensemble ses extrémités, ce qui faisait un grand cercle. Puis on tirait ce grand cercle rempli de pitounes sur le lac jusqu'à sa décharge pour, ensuite, les déverser dans la rivière Blanche. Pour tirer cette grande masse de pitounes, on utilisait le SteamBoat.</p>
<p>Le SteamBoat était une grosse barge de 8 par 25 pieds avec les extrémités en oblique. Les mesures que je vous donne sont de mémoire d'enfant, c'est-à-dire fort incertaines. Dans cette barge était installée une bouilloire et un moteur à piston à vapeur qui actionnait deux treuils, un à chaque extrémité de la barge, et un essieu central qui actionnait deux roues à pales placées de chaque côté de la barge. Enroulé à chaque treuil, il y avait un câble d'au moins 300 pieds de long. C'est que les roues à pales n'étaient pas assez puissantes pour trainer une telle charge de bois dans l'eau surtout contre le vent. Donc on déroulait les deux câbles, l'un attaché au boom et l'autre, auquel était fixée une ancre qui était jeté le plus loin possible dans le lac. Puis on enroulait les deux câbles à l'aide des treuils, ce qui faisait avancer le boom. Il fallait connaître le fond du lac et calculer les distances d'ancrage car, à un endroit en particulier, près de la Pointe des Prêtres, l'eau est trop profonde pour permettre une bonne prise de l'ancre.</p>
<p>Une fois les pitounes déversées dans la rivière Blanche, le SteamBoat se trainait lui-même sur le sol à l'aide de ses treuils jusque dans la rivière Blanche et naviguait jusqu'au le lac Ouareau. On répétait le même manège pour la traversée du lac Ouareau jusqu'à sa décharge dans la rivière Ouareau.</p>
<p>Pour ce qui concerne le bois franc ou bois dur, c'est-à-dire érables, merisiers (bétula aleghensis) et bouleau, il fallait faire des rafts (des radeaux). Ils étaient faits avec des troncs d'épinettes d'au moins 20 pieds de long, attachés ensemble sur une largeur d'au moins 10 pieds. La raison de ces radeaux est qui le bois franc flotte très mal et parfois même coule. On cordait donc ces billots en travers sur les rafts sur une épaisseur d'au moins trois rangs. Ces billots pouvaient avoir plus de deux pieds de diamètre. Seule apparaissait au dessus de l'eau la moitié de la dernière rangée. Ces radeaux étaient attachés les uns aux autres par groupe de 10 ou plus. Puis on les tirait à l'aide d'une chaloupe motorisée. Les moteurs étaient très petits à l'époque. La coupe de bois franc se faisait surtout au pied de la montagne Noire, sur les terres des Regimbald. Les billots coupés dans le bois étaient transportés sur des traineaux tirés par des chevaux jusqu'au bord du lac près de la maison des Regimbald.</p>
<p>On pouvait prendre jusqu'à trois jours pour trainer ce train de radeaux sur le lac jusqu'aux moulins à bois qui se trouvaient dans ce qu'on appelle la baie des Pionniers où il y avait deux scieries, l'une appartenant à la famille Lachapelle et l'autre à Jos Issa. Le moulin Lachapelle appartenait auparavant à M. Raymond et celui de Jos Issa appartenait à M. Charbonneau. Ce voyage de radeaux allaient si lentement que lorsqu'on le voyait passer devant notre chalet, on avait le temps de sauter à l'eau et nager jusqu'aux radeaux et de monter dessus.</p>
<p>Après la guerre, à la fin des années 40 sont apparus, à Saint-Donat, les Bulldozers, ce qui a complètement changé le mode de transport du bois. Avec cette grosse machinerie c'était facile de faire des chemins de bois où les camions pouvaient circuler. Il s'en est fait partout dans le parc du Mont Tremblant et dans la vallée de la rivière Saint Michel. On ne faisait plus flotter le bois sur le lac, le transport par camion étant tellement plus rapide, ce qui se faisait que l'hiver. Ce qui a été la mort des scieries de Saint-Donat car on pouvait transporter le bois aux grandes scieries situées plus près de Montréal.</p>
<p>Avec l'arrivée des bulldozers il y a eu un certain Rosaire Villeneuve qui était venu jobber à Saint-Donat. Il se vantait faire ouvrir un chemin dans le bois par un gros bulldozer de 20 tonnes suivi de deux bulldozers plus petits pour écarter les troncs, les souches et les grosses roches de chaque coté et derrière suivait un autre bulldozer qui nivelait le chemin. Lui, Rosaire, le jobbeux suivait le cortège avec sa Cadillac à 2 miles à l'heure. Avec le camionnage il y a eut quand même un drame. Comme il n'y avait pas de route qui joignait les exploitations forestières de la vallée de la rivière Michel au réseau routier provincial, on devait passer sur le lac pour se rendre au village, ce qui est tout de même assez long. Un hiver, la famille Issa nous a demandé d'emprunter notre chemin pour se rendre sur le chemin Neu, c'était le nom qu'on donnait, au début, au chemin Hector Bilodeau. Ça raccourcissait de moitié le trajet sur le lac. Or une fois la glace a cassé et le camionneur qui était Victor Charbonneau s'est noyé. L'accident est survenu en face de notre chalet assez près du bord. C'était une journée très froide et la glace se rétrécie au froid provoquant de longue fissure. Est-ce la raison de la fracture de la glace ? Il y a peut-être un autre facteur : sous un gros poids il se produit sous la glace une onde qui voyage à une certaine vitesse. Si le camion voyage à la même vitesse cette onde ou vague va en grossissant au point de faire casser la glace. Ce malheureux accident a laissé une veuve avec de jeunes enfants. Victor était un fils de Pierre dit Pit Charbonneau qui possédait un magasin général au village où se trouve actuellement la pharmacie Proxim.</p>
<p>Écrit en novembre 2021.</p></div>
LA CABANE DES DIX
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https://societehistoriquesaint-donat.ca/LA-CABANE-DES-DIX2022-08-14T00:10:50Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' />
LA CABANE DES DIX <br class='autobr' />
M. Claude Brunet, qui résidait au lac Sylvère, détenait un permis d'exploitation d'érablière sise sur une partie des lots 4, 5 et 6 du rang X, Canton Lussier à Saint-Donat, il louait ce site du Ministère des Terres et Forêts. Suite à des discussions avec des amis intéressés par le temps des sucres, ils se sont réunis afin de dresser les bases d'une convention en vue d'exploiter une érablière sur ce site. <br class='autobr' />
La Cabane des Dix a été crée et dix membres en faisaient (...)</p>
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<a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a>
<div class='rss_texte'><p><strong>Par Jean Jacques Théorêt</strong></p>
<p>LA CABANE DES DIX</p>
<p>M. Claude Brunet, qui résidait au lac Sylvère, détenait un permis d'exploitation d'érablière sise sur une partie des lots 4, 5 et 6 du rang X, Canton Lussier à Saint-Donat, il louait ce site du Ministère des Terres et Forêts. Suite à des discussions avec des amis intéressés par le temps des sucres, ils se sont réunis afin de dresser les bases d'une convention en vue d'exploiter une érablière sur ce site.</p>
<p>La Cabane des Dix a été crée et dix membres en faisaient partie : Messieurs Raymond Bélanger, Albert Viau, Roméo Lorrain, Gérard Delisle, Réal Boulianne, Léo Chatel, Yvon Dubois, Roger Wolfe, Jacques Favreau, Lucien Bélanger, avec comme mission que la nature et l'esprit de l'aventure commune ne soient pas changée et demeure à but non lucratif.</p>
<p>Le coût des opérations serait partagé à part égale et les bénéfices et la plus-value (s'il y avait lieu) s'accroîtrait à part égale.</p>
<p>En décembre 1984, le permis détenu par M. Brunet a été transféré au nom de la Cabane des Dix, au soin de M. Roméo Lorrain. La participation des membres a été fixée à $1000. chacun.</p>
<p>La superficie des lots sous permis était de 21.8 hectares avec une possibilité de 6000 entailles, 4.5 hectares étaient exploités pour environ 1000 entailles.</p>
<p>Bien sûr les installations devaient être mises en place : déboisement afin de construire une cabane, achat d'un évaporateur, d'un réservoir, de tubulures, de quelques chaudières (afin de respecter la tradition), d'une pompe, installer l'électricité, creuser un puits de surface, tracer des chemins dans l'érablière, etc.<br class='autobr' />
Lors de la première année d'exploitation en 1978, on avait environ 600 entailles sur tubulures et 150 avec chaudières.</p>
<p>La première ‘'bouillotte'' a permis de faire 6 gallons de sirop d'érable dans la journée. Le sirop était entreposé dans la cabane et on s'assurait que tout était en ordre et on fermait les portes à clé pour revenir le lendemain.</p>
<p>Malheur, un incendie s'est déclaré durant la nuit et tout a été détruit. On a dû tout recommencer.</p>
<p>On travaillait en professionnel. A tous les jours, dans un cahier de bord, on inscrivait les tâches accomplies, les problèmes rencontrés, les corrections apportées, la production de sirop de la journée, ainsi que les personnes qui avaient effectué ces tâches. Un cahier de procédures était établi indiquant les étapes à suivre pour l'opération de la pompe, de la pression dans les tubulures, de l'évaporateur, etc. le tout s'effectuait en bonne camaraderie.</p>
<p>En janvier, à chaque fin de semaine, on commençait en motoneige à passer le grattoir dans les chemins de l'érablière afin qu'ils soient bien tapés pour faciliter la circulation lors de l'entaille des érables.</p>
<p>En février on vérifiait l'état de toutes les tubulures. Il faut mentionner que les petits amis ‘'les écureuils'' aiment bien grignoter les tubulures. Il fallait donc s'assurer qu'elles n'étaient pas perforées.</p>
<p>On devait aussi replacer la cheminée qui avait été enlevée pour ne pas qu'elle soit endommagée par les chutes de neige ou de glace. On devait enlever la neige autour de la cabane, du cabanon ainsi que du ‘'pump house''.</p>
<p>En mars, il était temps de penser à refaire les entailles pour les tubulures, installer les chalumeaux pour les entailles avec chaudières, on devait aussi s'assurer que le fil chauffant installé dans la tuyauterie venant des réservoirs jusqu'à l'évaporateur était bien fonctionnel. Le nettoyage des pannes de l'évaporateur et l'approvisionnement de bois à l'intérieur de la cabane faisaient partie des tâches à accomplir.</p>
<p>On attendait les premières coulées. Une nuit avec une température sous zéro et une journée ensoleillée avec une température au-dessus de zéro, une pompe fonctionnelle pour recueillir la sève, vider les chaudières à la fin de la journée et voilà nous étions prêts à faire bouillir la sève d'érable. On déposait un morceau de lard et on versait du lait pour empêcher que l'écume dans l'évaporateur ne déborde. Un flot continue d'eau d'érable et un feu régulier permet d'obtenir un bon sirop.</p>
<p>Lorsque Pâques arrivait, déjà une bonne quantité de sirop était accumulé, il était alors important d'inviter les familles pour un bon repas à la cabane à sucre. Sous l'œil attentif de Paul Viau, ‘'chef émérite'', les invités se régalaient. En général, on accueillait une quarantaine d'invités. En 1999, tel que mentionné dans le livre de bord, on pouvait compter 41 adultes et 8 ½ ….. enfants pour le dîner.</p>
<p>Mentionnons qu'en plus des partenaires de La Cabane des Dix, des amis venaient donner un coup de main, que ce soit pour vider les chaudières, faire bouillir, entrer le bois etc.</p>
<p>La température se réchauffant, le ruisseau près de la cabane se met à couler et après avoir installé une pompe on peut alors s'approvisionner en eau pour le nettoyage des pannes et des tubulures.</p>
<p>En 1995, la production de sirop avait été de 185.5 gallons, alors qu'en 1998 on avait produit seulement 80 gallons de sirop. Le début et la fin de la saison des sucres varient, le tout est attribuable à la température. En 1996, la saison des sucres se terminait le 29 avril. En 1998, les coulées avaient débuté le 28 février.</p>
<p>A la fin de la saison, on enlevait les chaudières, les chalumeaux, nettoyait les chaudières ainsi que les tubulures, nettoyait et rangeait l'intérieur de la cabane, enlevait les pompes etc. C'était alors le repos des guerriers. Le sirop produit durant la saison était équitablement réparti entre les propriétaires et les amis ayant contribué.</p>
<p>Fin septembre, début octobre, avec la belle température, on effectuait les réparations nécessaires ainsi que la peinture, le rangement du bois dans l'abri, identifiait les érables qui devaient être coupées. Plus tard, on bûchait, fendait et cordait le bois.</p>
<p>A l'automne, une petite fête aux homards et aux huîtres s'imposait. La participation du chef Jean- Marc Thouin était très appréciée. On invitait les familles et les amis qui avaient aidé durant la saison.</p>
<p>Au fil des années, d'autres personnes se sont jointes à l'équipe tels que Paul Viau, Yvon Dubois, André Noiseux, Jean-Denis Délisle, André Lalande et Régis Comeau en remplacement de ceux qui avaient quitté.</p>
<p>L'aventure a cessé en 1999. Les installations ont alors été vendues à Dominion Grimm et par la suite revendues.</p>
<p>Le nouveau propriétaire, M. Martin Pilette, a agrandi le territoire de l'érablière et exploite maintenant 8300 entailles.</p>
<p>Pour ce faire, il a dû installer de nouveaux équipements, il a informatisé l'ensemble de l'érablière, ce qui permet une gestion à distance. La sève récoltée au lac Sylvère est acheminée par camion citerne à Notre-Dame-de-la-Merci, à l'érablière O'Maple.</p>
<p>En plus de faire bouillir l'eau d'érable récoltée au lac Sylvère, O'Maple ajoute sa propre production provenant de trois sites différents pour un total de 78,000 entailles. Plusieurs aspects ont été étudiés afin de prendre cette décision. Une seule personne est en charge de faire bouillir. Le goût du sirop est semblable pour l'ensemble de toutes ces entailles. Le regroupement de la production de sirop du lac Sylvère et de O'Maple permet une économie d'achat d'équipement, réduit le coût du transport du sirop à l'entrepôt, facilite la vente de la production, demande moins de main-d'œuvre.</p>
<p>La production de sirop des 8,300 entailles du lac Sylvère est d'environ 30,000 livres soit un peu plus de 2,200 gallons.</p>
<p>Les municipalités de Saint-Donat et Notre-Dame-de-la-Merci ont un grand potentiel d'érablières. La région se situe au 3e rang du potentiel d'érablières sur les terres publiques. La région pourrait exploiter jusqu'à 2,000,000 d'entailles. Il faut mentionner que l'aménagement des érablières a changé avec les années. Des coupes de jardinage gardent une variété d'essences, afin de conserver un couvert végétal, contrairement à ce qui se faisait auparavant lorsqu'on ne conservait que les érables.</p>
<p>Il y a présentement dans la région de Saint-Donat, Notre-Dame-de-la-Merci et St-Côme 4 grands producteurs de sirop d'érable soit : M. Martin Pilette, O'Maple (Alan Bryson et Tommy Riopel), Sirop Cabine (Manon Mapp et Timothy Jensen), et M. Guy Breault .</p>
<p>Sources : M. Réal Boulianne<br class='autobr' /> M. Léo Chatel<br class='autobr' /> M. Martin Pilette</p></div>
La villa Saint-Benoit.
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https://societehistoriquesaint-donat.ca/La-villa-Saint-Benoit2022-08-13T23:46:00Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Dr. Pierre Bertrand <br class='autobr' />
La villa Saint-Benoit. <br class='autobr' />
La villa appartenait au début aux 2 frères Pineault. C'étaient deux prêtres, l'un, Lucien, était curé de la paroisse du Saint nom de Jésus et Marie sur la rue Adam, dans le quartier Maisonneuve et l'autre s'appelait Albert qui est devenu, plus tard, curé de la paroisse Sainte Madeleine d'Outremont. <br class='autobr' />
Le terrain comportait tout ce qui est aujourd'hui les chemins Larrivée et Saint-Benoit et les terrains de chaque coté, à partir d'Hector Bilodeau. La pointe (...)</p>
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<div class='rss_texte'><p><strong>Par Dr. Pierre Bertrand</strong></p>
<p>La villa Saint-Benoit.</p>
<p>La villa appartenait au début aux 2 frères Pineault. C'étaient deux prêtres, l'un, Lucien, était curé de la paroisse du Saint nom de Jésus et Marie sur la rue Adam, dans le quartier Maisonneuve et l'autre s'appelait Albert qui est devenu, plus tard, curé de la paroisse Sainte Madeleine d'Outremont.</p>
<p>Le terrain comportait tout ce qui est aujourd'hui les chemins Larrivée et Saint-Benoit et les terrains de chaque coté, à partir d'Hector Bilodeau. La pointe sud, sur le lac, s'appelait le bec au canard. Pourquoi ? Je ne le sais pas ! La limite nord de ce domaine était la ligne qui séparait les lots 28 et 27, le lot 28 étant la propriété de mon père.</p>
<p>La villa était ce qui est actuellement la maison de M. Legault, exactement les mêmes dimensions et le même décor extérieur et était sur pilotis, le solage ayant été fait beaucoup plus tard. Il y avait, près du bord de l'eau, un petit cabanon dans lequel se trouvait la pompe à eau à essence. Au troisième étage de la maison, il y avait une chapelle avec un autel et tout ce qu'il fallait pour célébrer la messe. Les deux frères y demeuraient avec leur sœur Georgette qui était pratiquement l'homme de la maison. Ils y passaient l'été. Il y avait aussi un grand jardin à peu près où se trouve le stationnement actuel.</p>
<p>À ce moment, dans les années 20, il n'y avait pas de route et tout le transport se faisait par le lac. Il y avait donc un quai important à quelque cent pieds au sud du cabanon de la pompe.</p>
<p>À cette époque, les villégiateurs avaient l'habitude de donner un nom à leur villa. Ainsi la villa Saint-Benoit s'appelait <au bois Mélissa>. La villa de l'abbé Groulx s'appelait <l'abitation> et chez nous ça s'appelait <le boucan>. Ces noms étaient peints sur la roche au bord de l'eau. Chez les Pineault le nom peint était celui de leur mère, chez l'abbé Groulx, c'était en l'honneur de Champlain qui avait ainsi nommé son habitation à Québec. Il l'écrivait sans h, et chez nous le nom avait été donné par les propriétaires antérieurs qui étaient des prêtres du collège Sainte Thérèse où enseignait également l'abbé Groulx. Ils l'avaient ainsi nommé en dérision des idées un peu de grandeur qu'inspirait l'historien abbé Groulx. Je me souviens, enfant, que tout les étés ma mère repeignait <le boucan> sur la roche devant le chalet à peu près où se trouve le kiosque actuellement. On entendait, sur le bord de l'eau, les exclamations de reproche quand, les promeneurs sur le lac voyaient, d'après eux, l'épouvantable faute d'orthographe peinte sur le rivage de villa de l'abbé Groulx, abitation sans H.</p>
<p>Les curés Pineault vinrent à mourir et leur sœur, Georgette, hérita de tout le domaine. Georgette était très attachée aux communautés religieuses, dont l'abbaye de Saint Benoit du lac Memphrémagog et les franciscaines de Mont Laurier dont le nom de famille de la mère supérieure était Matisse. Curieusement son frère Dom Matisse était moine à Saint Benoit. Quand les moines de Saint Benoit terminèrent leur monastère d'après les plans d'un des leurs, Dom Bellot, le même qui termina les plans du dôme de l'oratoire Saint Joseph, ils décidèrent d'en faire une ouverture officielle. C'était en 1940 ou 41. Georgette et son frère Albert décidèrent d'y aller et nous amenèrent maman et ses trois enfants. C'est réellement splendide ce monastère. L'architecture intérieure est aussi imposante que l'architecture extérieure.</p>
<p>Donc au décès de ses frères Georgette décida de se servir de son domaine pour promouvoir la ferveur religieuse. Avec ses contacts religieux elle organisa un camp liturgique sur son domaine. Elle fit bâtir plusieurs petits chalets et une grande salle communautaire, tout cela pour plusieurs groupes de femmes qui avaient décidé de se ressourcer dans la foi. Mère Matisse venait souvent au chalet de Georgette. On les voyait souvent qui prenaient des marches jusque chez nous ou venaient demander de l'aide à mon père. Ces camps liturgiques ont duré quelques années.<br class='autobr' />
Georgette s'était entendue avec les moines de Saint Benoit pour qu'ils lui assurent une rente viagère moyennement le don de son domaine à sa mort. C'est ainsi que les moines ont fini par aboutir à Saint-Donat.</p>
<p>Avant le décès des frères Pineault, nous faisions quelques excursions en chaloupe, les Pineault, l'abbé Groulx et la famille Bertrand. Nous partions trois chaloupes. Ces excursions se faisaient sur semaine. Mon père n'y était pas car il ne venait à son chalet que les fins de semaines. Il ne prenait pas de vacance. Au chalet on avait un employé, Lucien Dumas, qui passait l'été avec nous pour faire les travaux <br class='autobr' />
nécessaires, s'occuper de la chaloupe et son moteur, transporter la glace etc. Lors d'une excursion nous sommes allés, les Pineaut, les Groulx ( l'abbé, sa mère et une nièce) et nous, avec Lucien Dumas, va sans dire, dans la rivière Pimbina. J'avais six ans. Au barrage de la Pimbina qui était au même endroit que le barrage actuel nous avons fait un arrêt pour diner avant de faire le portage des 3 chaloupes pour aller jusqu'au lac Lajoie. Pendant le diner l'abbé Groulx nous a fait une lecture d'une partie de son roman <Au cap Blomidon>. C'est un roman historique dont le début se passe à Saint-Donat par la rencontre d'un jeune descendant d'acadien avec une jeune fille de Saint-Donat et qui se termine par l'histoire de la déportation des acadiens car le jeune acadien décide d'aller en Acadie racheter une terre ancestrale. La partie que l'abbé nous a lue se passait à Saint-Donat sur le bord de la rivière Pimbina dont il fait une description. Je m'en suis toujours souvenu et ce n'est qu'au moins 10 ans plus tard que je suis tombé par hasard, dans une librairie, sur ce roman que j'ai acheté et j'ai reconnu les passages que l'abbé nous lisait. Le cap Blomidon existe réellement et se trouve en Nouvelle-Écosse dans la région d'Annapolis aux environs de Port Royal.</p>
<p>Après la mort de Georgette, les moines de Saint-Benoit décidèrent de se servir du chalet de Georgette , l'été seulement, pour y envoyer quelques uns de leurs membres qui avaient besoin de se refaire une santé mentale. Ils ont nommé Oscar O'Brien supérieur de ce petit groupe.</p>
<p>Oscar O'Brien n'était entré au monastère que depuis quelques années. Il était pianiste et faisait parti du groupe du Quatuor Alouette. À l'âge de 50 ans il décide d'abandonner cette vie tumultueuse d'artiste de cabaret pour entrer en religion. Ses compagnons tentent de l'en sortir après quelque mois mais il refusa. Il est un pianiste accompli et était reconnu dans le monde de la musique comme un expert en harmonie au point où un été un jeune musicien du nom de Roger Maton qui arrivait d'un stage de composition musicale à Paris, vint à Saint-Donat pour suivre des cours d'harmonisation pendant deux mois. Il trouvait qu'à Paris, on ne l'avait pas assez formé dans cette discipline. À la villa Saint-Benoît j'ai rencontré des moines de Saint-Benoît dont Dom Mercure, Dom Thibaudeau, Dom Matisse et d'autres dont j'ai oublié les noms. C'étaient tous des musiciens chevronnés qui pouvait jouer sur le piano qui s'y trouvait des partitas, des inventions de Bach et autres.</p>
<p>Mais l'abbaye de Solesme , en France, à laquelle l'abbaye de Saint-Benoît était affiliée trouvait que c'était un peu exagéré pour des moines d'avoir deux propriétés sur deux beaux grands lacs, qu'en somme, une maison d'été était de trop. Les moines avaient déjà une fondation qui prônait l'enseignement de la liturgie. Ils avaient et l'ont peut-être encore une maison d'objets liturgiques sur la rue Sherbrooke près de la rue Saint-Denis à Montréal. Ils cédèrent la propriété de Saint-Donat à cette fondation qui se chargea d'en faire des lots pour vendre. Cette fondation avait un conseil d'administration laîque dont le président était un monsieur Desmarais. Sur ce conseil, se trouvaient également plusieurs personnes de la région de Saint-Hyacinte. Et le groupe Larrivée est arrivé. La villa a été d'abord vendue à Jacques Issa qui y apporta plusieurs améliorations dont le solage si ma mémoire est bonne.</p></div>
HISTORIQUE DE LA PERDRIÈRE Camp de vacances
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<p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' />
HISTORIQUE DE LA PERDRIÈRE Camp de vacances <br class='autobr' />
En 1973, M. Yves Paquin, professeur d'éducation physique au Collège Notre-Dame à Montréal, trouve ardu de faire des demandes pour des sorties éducatives et activités physiques avec ses élèves. <br class='autobr' />
L'année suivante, il s'établit à Saint-Donat avec sa famille. Il lui vient l'idée d'ouvrir un camp de vacances à Saint-Donat où il pourrait offrir des activités aux jeunes. Il contacte M. Lauda Garceau afin d'acheter un terrain en vue d'y (...)</p>
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<div class='rss_texte'><p><strong>Par Jean Jacques Théorêt</strong></p>
<p>HISTORIQUE DE LA PERDRIÈRE<br class='autobr' />
Camp de vacances</p>
<p>En 1973, M. Yves Paquin, professeur d'éducation physique au Collège Notre-Dame à Montréal, trouve ardu de faire des demandes pour des sorties éducatives et activités physiques avec ses élèves.</p>
<p>L'année suivante, il s'établit à Saint-Donat avec sa famille. Il lui vient l'idée d'ouvrir un camp de vacances à Saint-Donat où il pourrait offrir des activités aux jeunes. Il contacte M. Lauda Garceau afin d'acheter un terrain en vue d'y construire un camp de vacances. Avec M. André Picard et M. Julien Boudreau, M. Paquin achète l'île sur le bord du lac Archambault près du pont des Frères Coutu. Une plage exceptionnelle de plus de 1000 pieds linéaires avec une vue imprenable sur le lac, à proximité du village et d'une pente de ski, le Mont Garceau.</p>
<p>M. Paquin installe une roulotte et c'est le début de la colonie de vacances : La Perdrière. Il y avait un problème sanitaire, on ne pouvait construire d'installation septique sur l'île. Après maintes discussions avec M. Lauda Garceau, une entente est intervenue. Une partie du stationnement du centre de ski servirait à l'installation du champ d'épuration de la Perdrière.</p>
<p>La Perdrière accueillerait des jeunes pour des séjours de ski, dont Fami Ski a été le premier client. Tout était à faire : salles de rencontres, cafétéria, dortoirs, achat d'équipements, etc. Des membres de Fami Ski ont même aidé à monter les lits dans les chambres. Au tout début, la clientèle de la colonie de vacances comptait entre 25 et 30 jeunes.</p>
<p>Après un an ou deux, M. Gaudreault vend ses parts à M. Paquin et M. Picard se retire un an plus tard. M. Paquin devient alors l'unique propriétaire.</p>
<p>M. Denis Massé a aidé à développer un programme de formation de moniteurs : PAM (Programme d'aspirant-moniteur) qui est devenu une norme nationale. Le centre de La Perdrière devient le plus gros formateur.</p>
<p>En 1987, M. Stéphane Cocano, organisateur hors pair, est embauché par la Perdrière.</p>
<p>Une auberge avait été construite sur l'île ainsi que des motels que l'on appelait ‘'igloo'', parce qu'il fallait sortir à l'extérieur pour accéder à l'auberge. En 1988, une salle reliant l'auberge et l'igloo par un couloir vitré a été construite On y retrouvait la buanderie et le vestiaire. Mme Sylvie Charbonneau était alors responsable de l'entretien. M. Paquin a dû s'endetter pour faire cette construction.<br class='autobr' />
.<br class='autobr' />
La fréquentation de la clientèle devient impressionnante, on a enregistré jusqu'à 25,000 séjours par année et certaines familles pouvaient fréquenter le centre jusqu'à 15 fois durant l'année. Le centre offrait des camps d'été, d'hiver et des camps-école. Grâce à son développement, la Perdrière devient un leader au Québec.</p>
<p>ANECDOTE : M. Dubois du camp Edphy voulait embaucher M. Stéphane Cocano. Lors de l'entrevue, M. Cocano a mentionné que 5,000 séjours par année étaient offerts, alors qu'en réalité on a offert jusqu'à 25,000 séjours. Consciemment et de peur de ne pas être cru, il n'a pas révélé le bon nombre de séjours. <br class='autobr' />
A l'hiver, sur 14 semaines d'opération, il pouvait y avoir 5,500 jeunes. Les séjours s'échelonnaient du dimanche soir au mercredi soir. D'autres groupes arrivaient le mercredi matin pour quitter le dimanche matin. On pouvait alors compter de 480 à 630 jeunes par groupe. Plus de 80% des jeunes participaient à l'activité de ski alpin. Le centre La Perdrière opérait 40 semaines par année.</p>
<p>La Perdrière était membre de l'ACQ (Association des Camps du Québec). Lors des rapports d'inspection, les inspecteurs mentionnaient que le centre était situé dans un endroit formidable : lac fantastique, grande plage, douche et toilette dans toutes les chambres. Cela en faisait un endroit exceptionnel.</p>
<p>En 1996, le personnel comptait 130 employés. Les moniteurs étaient âgés en moyenne de 18-19 ans. Entre deux congés, les moniteurs allaient aux ‘'frites'' chez la Bouffe à Fred. Ils devaient réserver à l'avance afin qu'on puisse servir tout ce monde en même temps. M. René Vienneau, propriétaire du magasin de sport dans le village, accordait un escompte de 25% aux employés du centre. Les moniteurs aimaient fréquenter la discothèque Le Montagnard et ils menaient le bal.</p>
<p>Environ 2000 visiteurs se présentaient aux journées Portes Ouvertes. M. Paquin, accompagné de moniteurs, formait des groupes afin de faire visiter le site et fournir des explications aux visiteurs.</p>
<p>Dans la montagne, en arrière des installations de la base principale, il y avait des camps de toile, des sentiers pédestres et des sentiers pour les chevaux.</p>
<p>Une entente a été conclue avec Toto Gingras du Journal de Montréal : le centre La Perdrière avait une visibilité dans le journal et il offrait en échange des week-ends pour des camelots. On invitait aussi des enfants de vedettes entre autres de Normand Brathwaite, Guy Mongrain, Plume Latraverse, etc.</p>
<p>En 1993-94, le Collège Bois-de-Boulogne a négocié une entente afin de s'associer avec La Perdrière pour former des étudiants au programme PAM (Programme d'aspirant-moniteur).</p>
<p>Le Club Kiwanis possédait un emplacement sur la route 125, au lac Pimbina. En 1940, ils ont exploité un camp de vacances qui accueillait des adolescents. Le Club 4H y a séjourné de même que dans les années 1950-60 un camp de jeunes filles délinquantes. (Lors de rénovations des lieux dans les années 2005, on a retrouvé une plaque datant de 1948 enfouie dans des décombres de même qu'un tabernacle. Un prêtre allait dire la messe régulièrement).</p>
<p>Comme la base principale au lac Archambault n'était pas assez grande, des démarches ont été entreprises pour louer le terrain du Club Kiwanis et y aménager des installations pour la Perdrière. On a beaucoup investi dans les structures. Des roulottes ayant servi à la Baie James ont même été achetées pour y installer la cafétéria.</p>
<p>Les activités se sont échelonnées durant 14 saisons sur le terrain du Club Kiwanis. On y avait installé l'Ados Village. Les jeunes ados passaient la journée à la base principale et à la fin de la journée retournaient à l'Ados Village. Ce site pouvait recevoir un maximum de 150 personnes en tenant compte des vacances familiales. En effet, de plus en plus de parents accompagnaient leurs enfants dans des bases de plein air ou camps de vacances. Les enfants étaient pris en charge par des moniteurs le jour et tous les membres de la famille se retrouvaient le soir venu.</p>
<p>Une panoplie d'activités étaient offertes : voile, canot, équitation, escalade, tir à l'arc, planche à voile, descente de rivière, randonnée pédestre, des semaines blanches, fins de semaine des sucres, fins de semaine de pêche, ainsi que des forfaits famille. À l'hiver, des spectacles thématiques, des pièces de théatre, des spectacles de magiciens, des chasses aux trésors. Un employé occupait la fonction de costumier. C'était une organisation d'envergure.</p>
<p>A cette époque, trois camps de vacances majeurs existaient dans le monde des classes-nature du domaine scolaire : Le camp Edphy, le Petit Bonheur et la Perdrière.</p>
<p>En 1990, un promoteur, M. Alfredo des Valles, contacte M. Paquin pour acheter les installations de la base principale. Le contrat stipulait un délai de six ans pour compléter la transaction au terme duquel le centre poursuivrait ses activités sur les rives du lac Pimbina. A noter que les installations au lac Pimbina étaient plus vastes que celles occupées sur le lac Archambault. Après avoir acheté d'autres terrains limitrophes, le promoteur projetait de développer hôtel, condos et autres complexes de service.</p>
<p>En octobre 1996, M. Paquin transfère définitivement les activités de La Perdrière sur le terrain du Club Kiwanis. Il a voulu acheter le terrain et les installations, malheureusement, aucune entente n'est intervenue ce qui a forcé la fermeture de la Perdrière. Suite à la démission d'un administrateur du conseil d'administration du Club Kiwanis, on a offert de vendre les installations aux conditions de M. Paquin mais il a refusé, il n'avait plus la force de recommencer.</p>
<p>La famille Paquin désire préciser que le succès de l'entreprise n'aurait pas été celui que La Perdrière a connu sans le support de plusieurs personnes importantes de St-Donat que nous remercions et qui ont participé de près ou de loin à l'essor de La Perdrière.</p>
<p> <strong>Sources : Stéphane Cocano)</p></div>
Historique du Camp La Grande Aventure en Anglais
https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-du-Camp-La-Grande-Aventure-en-Anglais
https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-du-Camp-La-Grande-Aventure-en-Anglais2022-02-24T22:08:32Ztext/htmlfrAlain
<p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' />
Historique du Camp La Grande Aventure en Anglais <br class='autobr' />
La Grande Aventure en Anglais a vu le jour dans la région du Saguenay, en 1990, en tant qu'école de langue se spécialisant dans l'enseignement de l'anglais comme langue seconde. <br class='autobr' />
Une méthode d'enseignement dynamique basée sur la conversation, a été développée par des professeurs d'anglais langue seconde et a donné naissance à l'École de Langues Anglian Inc. Grâce à la popularité toujours montante de l'école de langue et au besoin (...)</p>
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<div class='rss_texte'><p><strong> Par Jean Jacques Théorêt </strong></p>
<p><strong>Historique du Camp La Grande Aventure en Anglais</strong></p>
<p>La Grande Aventure en Anglais a vu le jour dans la région du Saguenay, en 1990, en tant qu'école de langue se spécialisant dans l'enseignement de l'anglais comme langue seconde.</p>
<p>Une méthode d'enseignement dynamique basée sur la conversation, a été développée par des professeurs d'anglais langue seconde et a donné naissance à l'École de Langues Anglian Inc. Grâce à la popularité toujours montante de l'école de langue et au besoin criant d'apprentissage de l'anglais pour les jeunes, le camp de jour nait quelques années plus tard pour ensuite se transformer en camp de vacances certifié par l'Association des Camps du Québec.</p>
<p>En 1998, le siège social de la Grande Aventure en Anglais déménage pour s'installer à Saint-Donat sur les rives du lac Pimbina.</p>
<p>Le terrain sur les rives du lac Pimbina appartenait au Club Kiwanis depuis les années 40, alors qu'il y avait des activités avec les clubs 4H. Lors des années 50/60, des jeunes filles délinquantes fréquentaient le camp.</p>
<p>Un premier bâtiment en rondins y a été construit, par la suite, deux autres s'y sont greffés pour y loger les jeunes campeuses.</p>
<p>A cette époque, sous la gouverne du Club Kiwanis, la messe du dimanche avait lieu dans la maison blanche.</p>
<p>En 1996, La Perdrière loue le site du Club Kiwanis pour y transférer toutes ses opérations du lac Archambault.</p>
<p>Le Camp La Perdrière qui était un camp de vacances accueillant des adolescents manquait d'espace dans ses installations du lac Archambault. Les jeunes étaient voyagés par autobus scolaire pour leurs repas et les activités.</p>
<p>En 1998, suite à une mésentente avec les administrateurs du Club Kiwanis, après 14 ans d'activités, La Perdrière cesse ses opérations sur ce site.</p>
<p>En 1998, Mme Monique Villeneuve, professeur agrégé au Saguenay, s'installe à Saint-Donat et achète le camp La Grande Aventure en Anglais. A ce moment, le camp opérait a environ 75% de sa capacité.</p>
<p>En 2004, Mme Julie Sauvé et M. Pierre Chadi achètent les opérations, de même que les installations.</p>
<p>Le site étant dans un état lamentable, entre autre, la cafeteria était installée dans des roulottes que La Perdrière avait achetées à la Baie James. Une nouvelle cafétéria a été construite, une nouvelle fosse septique aménagée, un puits creusé et beaucoup d'autres améliorations.</p>
<p>Lors des rénovations en 2015, par Mme Sauvé, on a retrouvé une plaque d'automobile de 1948 et un tabernacle. Un curé allait dire la messe le dimanche lorsque le camp était opéré par le Club Kiwanis.</p>
<p>On peut accueillir 115 jeunes filles et garçons âgés de 7 à 17 ans. Le ratio est de 1 moniteur pour 3 campeurs et compte 50 employés, dont 3 permanents. Les durées de séjour sont variables.</p>
<p>Dès leur arrivée, chaque campeur prend l'engagement de parler anglais au camp. Les moniteurs sont toujours près d'eux, afin de les aider à trouver les bons mots et la bonne prononciation. Le personnel est anglophone ou bilingue.</p>
<p>La plupart des moniteurs qui proviennent entre autre des Universités Bishops, McGill, de l'Ontario, du Nouveau Brunswick et de la Colombie Britannique, étudient pour être enseignants.</p>
<p>Les installations comprennent : dortoirs, grande aire de jeux, infirmerie, une plage donnant sur le lac Pimbina, des terrains de soccer, basketball, volleyball de plage et badminton. De plus, des activités de plein air sont offertes : vélo de montagne, randonnées pédestres, camping à la Sépac, descente de la rivière La Diable et beaucoup d'autres.</p>
<p>Des classes nature sont aussi organisées en mai et juin pour des étudiants qui sont référés par des écoles.</p>
<p><strong>Source : Julie Sauvé, copropriétaire </strong></p></div>
Historique de l'Association du lac Archambault
https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-de-l-Association-des-proprietaires-du-lac-Archambault-APELA-auteurs-330
https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-de-l-Association-des-proprietaires-du-lac-Archambault-APELA-auteurs-3302021-11-04T19:12:21Ztext/htmlfrAlain
<p>APELA ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC ARCHAMBAULT <br class='autobr' />
1960 : <br class='autobr' />
Déjà les familles se rassemblent et partagent les mêmes sports aquatiques. Nous profitons tous des activités avec nos familles qui sont assez nombreuses, rare les familles qui ont moins que cinq enfants. <br class='autobr' />
On organise une première régate dans la baie Gaudet dans le bassin sud. Compétition de natation, de canots une activité qui fut le début d'un rassemblement historique. À la suite de cette activité on réalise déjà l'importance de fonder (...)</p>
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<div class='rss_texte'><h3 class="spip">APELA ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC ARCHAMBAULT</h3>
<p><strong>1960 :</strong></p>
<p>Déjà les familles se rassemblent et partagent les mêmes sports aquatiques. Nous profitons tous des activités avec nos familles qui sont assez nombreuses, rare les familles qui ont moins que cinq enfants.</p>
<p>On organise une première régate dans la baie Gaudet dans le bassin sud. Compétition de natation, de canots une activité qui fut le début d'un rassemblement historique. À la suite de cette activité on réalise déjà l'importance de fonder une association. C'est aussi le début des Loisirs du Lac Archambault.</p>
<p>C'est alors que la qualité de l'eau du lac fait surface. Yves Couvrette nous fait part de ses inquiétudes quand il survole le lac il dit voir une trace brune qui part du Manoir des Laurentides et qui traverse une importante distance au milieu du lac. L'eau du lac dégage déjà une odeur nauséabonde. Il est convenu de faire faire une analyse de l'eau. Pierre Brouillet est responsable d'exécuter cette démarche. Dix échantillons sont prélevés le résultat est affolant. 10,000 coliformes dans un seul prélèvement. Le docteur Yvon Baillargon nous informe du résultat. Et c'est parti l'alarme est sonnée. Un groupe de professionnel résident du lac décide d'incorporer une association. On s'informe du côté des États-Unis, et ici c'est au lac Memphrémagog qui a déjà une association.</p>
<p>Marc Boisclair, Yves Couvrette André Poirier, Jacques Simard André Trudeau prépare une charte et c'est parti 1961 qu'est fondée,</p>
<p><strong>L'ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC ARCHAMBAULT</strong></p>
<p> Les pressions auprès de la municipalité deviennent importantes.</p>
<p>Avec la collaboration du ministère de l'environnement du Québec entre autre avec Tony LeSauteur. Saint-Donat fut la première municipalité à adopter des règlements pour la protection de l'environnement.</p>
<p>Des règlements sur les installations septiques furent adoptés pour les hôtels mais aussi pour toutes les résidences autour du lac.</p>
<p>Et c'est alors qu'on aménage de nouveaux bassins pour recevoir les eaux usées et des hôtels et des résidences du village ce fut un système innovateur.</p>
<p><strong>Population grandissante autour du lac</strong></p>
<p>Les terrains ceinturant le lac du coté nord-ouest sont presque totalement propriété de la couronne et sont rendus accessible pour la modique somme de 50.00$ avec des conditions très spécifiques.</p>
<p>C'est vite su et vendu en peut de temps. Les nouveaux propriétaires deviennent membres de l'APELA et voient l'opportunité et la force de frappe de l'APELA.</p>
<p>Les nouveaux propriétaires ont besoin d'un chemin. La municipalité accède à leur demande et ouvrent le chemin Régimbald, Lucien Boutin, Marcel Coté ing. André Coté s'en mêle et petit bout par petit bout le chemin Régimbald part de la route 329 jusqu'à la route 125 nord.</p>
<p>Mais il faut de l'électricité pour tout ce beau monde on change de président et Alcide Leduc aidé de Stuart Vallière chapeautent ce dossier toujours secondé par l'APELA et l'Hydro Québec ont alors un nombre imposants de nouveaux clients.</p>
<p><strong>Loisirs du lac Archambault </strong></p>
<p>Les Loisirs du Lac Archambault sont de plus en plus populaires, Jacques Sauvé en est le président. Et le but des Loisirs, tenir nos enfants occupés mais surtout les initier à la vie au bord du lac, la natation, les plaisirs des embarcations (canots, ski aquatique, etc.) Jean-Jacques Gilbert est notre premier directeur des loisirs. Les activités se tiennent principalement au collège, École secondaire de St-Donat avec l'accord des commissaires on a accès aux installations. Nous enseignons la natation au Parc des Pionniers ou est maintenant le club nautique et c'est là qu'on se rend compte que les enfants se baignent dans le papier de toilette. Horreur heureusement nous avons accès à la piscine de la Pension Ritchie rue Aubin surtout pour les tous petits. L'engouement pour les loisirs dépasse nos attentes.</p>
<p>Des comités se forment les arts plastiques avec Pauline Simard, le ballet jazz avec nul autre que Geneviève Salbain autrefois de ballets de Parisla la natation est sous la haute expertise d'Élisabeth Withall Couvrette championne des jeux du Commonwealth 1952 assistée Jane Forbes et moi-même.</p>
<p>Jean-Guy Morin professeur d'éducation physique à Laval prend la relève dès les années 1967 et y demeure jusqu'en 1975. Un autobus scolaire est mis à la disposition des loisirs afin de vraiment rendre cette activité accessible aux membres du chemin Régimbald et plus. Plus d'une centaine d'enfants sont enregistrés aux loisirs.<br class='autobr' />
<strong>1978 </strong> sous la présidence de Claudette Richard Tétreault l'APELA change de nom et devient :<strong>L'ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DU LAC ARCHAMBAULT.</strong></p>
<p><strong> Régénération des rives</strong></p>
<p>Les interventions continuent à faire leur petit bonhomme de chemin. Une jeune génération prend la relève. Sous la présidence de Pierre François Chapleau le programme des lacs devient une priorité. Avec Tony LeSauteur, fondateur de l'Association des sociétés pour la protection de l'environnement, nous sommes parmi les premières associations à recevoir de l'aide de ce département de l'environnement.</p>
<p>Après un inventaire de la bande riveraine du lac Archambault, il est accepté par le ministère de procéder à la regénération des rives. Le programme des lacs fourni plus de 5000 plants, myriques baumiers, cornouillers, spirées, aulnes, de quoi tenir quelques bénévoles occupés pour la fin de semaine. Sous la surveillance de deux employés du ministère, avec la collaboration d'une quinzaine de propriétaires, nous sommes prêts à commencer le travail. Les propriétés les plus vulnérables sont sélectionnées, c'est-à-dire premièrement les murs de pierres en commençant par André Trudeau, Jacques Michel, Dr. Aeriquidé, Roger Morin, Jacques Matte, les pères St-Sacrement, Lise Sarrasin, puis dans le lac Tire et on terminait chez Brouillet. Nous avons bien essayé de convaincre d'autres propriétaires mais ce fut remis à plus tard….</p>
<p>Il faut dire que les rives du lac étaient quand même assez bien conservées.</p>
<p>Certains terrains qui présentaient des problèmes relatifs à l'environnement ont été identifiés et l'information avait été transmise à la municipalité.</p>
<p>La mission première de L'APELA a toujours été l'environnement et la protection des droits des riverains, nos membres peuvent en témoigner.</p>
<p>L'APELA a toujours participé aux activités municipales et environnementales de notre communauté, le centenaire en 1974, la Fête de L'eau pure, les Week-ends des couleurs, pour en nommer que quelques unes.</p>
<p>En 1980, l'alarme est sonnée, l'APELA est là. Des industriels découvrent une sablière à la tête de la rivière Michel. On exploite cette sablière et jusqu'à cent, oui j'ai bien dit cent 26 roues passent tous les jours sur le chemin Regimbald. Les propriétaires du dit chemin sont inquiets, plusieurs accidents sont déjà survenus. Après avoir constaté la situation problématique le conseil d'administration de l'APELA décide de s'impliquer. Des réunions hebdomadaires au sous-sol du bureau d'information touristique ont eu lieu pendant un an et ont porté fruit. Grâce à Pierre Bertrand, Jacques Cotnoir, Michel Brunet, Richard Bienvenue et quelques avocats propriétaires, dont Jean Langevin, pour en nommer que quelques-uns, accompagnés de la Sûreté du Québec, et avec une stratégie constante, nous avons réussi à faire cesser la circulation des 26 roues sur le chemin Regimbald.</p>
<p>Dans les années 2000, un regroupement des associations a été formé, c'était le début de l'Inter-association. Nous avions une force et nous étions écoutés.</p>
<p>Sous la direction de Lise Desmarais et Émile Robichaud, l'APELA continue son travail de sensibilisation relatif à l'environnement.</p>
<p>De 2006 à 2008, le lac Archambault fait face à sa plus grande menace depuis la problématique des installations septiques de 1961. En effet, au début de l'été, plusieurs riverains font une étrange découverte en voyant sur leur rive une couche flottante verdâtre, qui ressemble à une soupe aux brocolis et qui s'agglutine sur leur plage. Cette couche qui flotte à la surface de l'eau, appelée fleur d'eau de cyanobactéries ou algues bleues, est loin d'être inoffensive pour l'être humain, et d'ailleurs, le Ministère de la Santé empêche la baignade en sa présence. Les activités aquatiques et touristiques sont perturbées, encore une fois le milieu des affaires et la Municipalité comprennent l'importance de la santé des lacs pour la viabilité économique et communautaire de Saint-Donat.</p>
<p>L'APELA, de concert avec la Municipalité redouble d'efforts, afin de contrer l'apparition de la fleur d'eau de cyanobactéries dans nos lacs, mais chaque citoyen a aussi un rôle important, afin de réduire et d'endiguer ce fléau qui contamine nos lacs et restreint nos activités nautiques. Il faut agir avant d'avoir une prolifération massive et récurrente de cyanobactéries.<br class='autobr' /> Nous savons que ces algues bleues carburent au phosphore et que nous pouvons réduire leur croissance en éliminant les sources de phosphore dans l'eau. La revégétalisation des berges est le fer de lance de la stratégie afin d'éviter l'érosion des sols qui apportent par ruissellement vers le lac, le phosphore si apprécié par les cyanobactéries.</p>
<p>La Municipalité réglemente l'obligation de revégétaliser les bords de rives et interdit les engrais riches en phosphate dans les bandes riveraines. L'APELA ne ménage aucun effort pour sensibiliser les riverains au plan d'action, un guide de revégétalisation des rives est préparé et distribué ; un sentier d'interprétation est créé au Parc des Pionniers afin de montrer la façon de renaturaliser les rives dans diverses situations, une journée environnementale au parc des Pionniers avec visite guidée du sentier de la revégétalisation des rives est organisée. La disparition de ce phénomène est le couronnement des efforts de tous et chacun.</p>
<p><strong>Collaboration de l'APELA à la préparation du Plan Vert de la municipalité</strong></p>
<p>La préparation du Plan Vert de la municipalité de Saint-Donat a impliqué la participation de plusieurs intervenants membres du Comité consultatif en environnement. Celui-ci était composé de représentants de la municipalité et d'association de lacs. Trois membres de l'APELA soit M. Richard Bienvenue, M. André Boisclair et M. Louis Drouin ont siégé sur ce comité au cours des années 2011 à 2019 et ont apporté une contribution soutenue à la préparation de ce Plan Vert. Rappelons que celui-ci a pour thèmes l'eau, le sol, la biodiversité, les matières résiduelles, les nuisances sonores et lumineuses, les paysages, l'air et les initiatives municipales environnementales.</p>
<p>Les représentants de l'APELA se sont particulièrement intéressés dans ce plan à l'objectif de préserver la qualité de l'eau des lacs et des cours d'eau et aux actions concrètes proposées, soit le programme de surveillance de la qualité de l'eau des lacs, le programme de caractérisation des rives (rives naturelles ou artificialisées) et le programme de vigilance de l'apparition des plantes envahissantes exotiques telle la myriophylle à épis. Ils se sont aussi particulièrement intéressés à l'objectif de contrôler la qualité des eaux usées rejetées dans l'environnement et aux actions proposées telles l'application du règlement sur les installations septiques, l'amélioration des méthodes de contrôle et d'inspection des installations septiques et la surveillance du bon fonctionnement du système de traitement des eaux usées du village.</p>
<p>L'objectif d'assurer la protection et la mise en valeur des espaces naturels et urbains a aussi été une préoccupation importante pour les représentants de l'APELA sur ce comité. Ils ont particulièrement retenu les actions concrètes proposées telles la mise en œuvre d'un plan de protection des paysages et des sommets de montagnes (par exemple, contrôle de la coupe des arbres, tracé des chemins en fonction de la topographie, intégration architecturale des nouvelles résidences au cadre naturel).</p>
<p>En conclusion, grâce aux centaines de bénévoles qui ont participé à différentes activités depuis soixante ans l'APELA a pu remplir son rôle de protecteur de l'environnement du lac Archambault. Des milliers d'heures de bénévolats au sein de notre communauté riveraine nous a permis de profiter pleinement de ce magnifique joyaux qu'est le lac Archambault et qui ne cesse de gagner en popularité à force d'efforts. Malgré les quelques délinquants, nos rives se portent bien.</p>
<p>La mission de l'APELA est de rester vigilant pour la regénération des rives et la protection de notre environnement.</p>
<p>Suzanne Brouillet<br class='autobr' />
Denis Lemaire<br class='autobr' />
Richard Bienvenue</p></div>
Historique de l'Association du lac Sylvère 1de2
https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-de-l-Association-des-proprietaires-du-lac-Sylvere-auteur-Jean-326
https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-de-l-Association-des-proprietaires-du-lac-Sylvere-auteur-Jean-3262021-11-04T19:12:06Ztext/htmlfrAlain
<p>HISTORIQUE DE L'ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC SYLVÈRE INC. <br class='autobr' />
Premier de deux articles <br class='autobr' />
En 1961, le gouvernement abolit le bail que possédait le locataire du lac Clair qui a été renommé lac Sylvère. Des lots sont subdivisés autour du lac et mis en vente. Au Palais des Congrès, des représentants du Ministère des Terres et Forêts étaient disponibles pour recevoir les citoyens qui se présentaient dans le but de choisir un lot qui pouvait les intéresser. <br class='autobr' />
Le 2 septembre 1962, des détenteurs de terrains (...)</p>
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<div class='rss_texte'><h3 class="spip">HISTORIQUE DE L'ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC SYLVÈRE INC.</h3>
<p><strong>Premier de deux articles</strong></p>
<p>En 1961, le gouvernement abolit le bail que possédait le locataire du lac Clair qui a été renommé lac Sylvère. Des lots sont subdivisés autour du lac et mis en vente. Au Palais des Congrès, des représentants du Ministère des Terres et Forêts étaient disponibles pour recevoir les citoyens qui se présentaient dans le but de choisir un lot qui pouvait les intéresser.</p>
<p>Le 2 septembre 1962, des détenteurs de terrains du lac Sylvère se rencontrent afin de former une association légale dans le but de bénéficier de l'électricité autour du lac. Un exécutif est formé des personnes suivantes : Messieurs Jacques Daoust président, Roland Villemaire vice-président, Alex Vikas vice-président et des directeurs : Roger Wolfe, Albias Depelteau, Joseph Turcotte, Guy Beaudoin, Luc de Carufel, Pranas Tekutis et Roland Morin.</p>
<p>Le 18 août 1963, l'Association des Propriétaires du Lac Sylvère est formée officiellement avec ses lettres-patentes.</p>
<p>Un premier conseil d'administration est formé de : Messieurs Roger Wolfe président, Roland Villemaire et Pranas Rudinskas vices-présidents, Réal Beaudoin secrétaire, Albias Depelteau, Joseph Turcotte, Alex Vikas, Marcel Mess et André Côté directeurs.</p>
<p>La cotisation annuelle est fixée à 5$.</p>
<p>Les propriétaires devront débourser 100$ pour s'abonner à la Coopérative d'Électricité de Saint-Donat afin d'électrifier le pourtour du lac Sylvère.</p>
<p>Le 27 novembre 1963, un premier budget est établi avec un surplus de 35.35$.</p>
<p>Le 1er décembre 1963, lors de l'assemblée-générale, des discussions ont lieu pour la construction du chemin entre les lots 137 à 177. Après une longue discussion, l'idée d'un chemin à travers la montagne est abandonnée.</p>
<p>Le 2 juin 1964, ce fut la construction de la route autour du lac. Le coût est établi à 150$ par lot payable 75$ comptant et le solde à la fin des travaux sur les lots respectifs. Une demande est aussi faite à la municipalité pour abaisser la côte entre les lots 24 et 30.</p>
<p>Le 13 juin 1964, une demande est faite au Ministère des Terres et Forêts pour l'obtention d'une bande de terrain entre les lots 79 et 89 pour la Communauté Lithuanienne Canadienne Montréalaise Inc. afin d'y ériger un camp scout.</p>
<p>Le 29 juin 1964, l'APLSI est légalement incorporée comme une association personnifiée en Québec, Canada.</p>
<p>1965 à 1974.</p>
<p>Plusieurs dossiers ont fait l'objet de discussions, prises de décisions et réalisations dont :</p>
<ul class="spip"><li> Une demande officielle pour municipaliser le chemin encerclant le lac Sylvère, l'ouverture et l'entretien du chemin l'hiver, de même que la construction d'un pont au-dessus de la décharge du lac.</li></ul>
<p> *Achat d'équipement pour combattre les moustiques (ce projet a dû être abandonné faute de fonds suffisants)</p>
<ul class="spip"><li> Prohibition de camping sur les passages publics</li></ul><ul class="spip"><li> Embauche d'un gardien (salaire annuel 500$)</li></ul><ul class="spip"><li> Demande d'une nouvelle route d'arrivée au lac</li></ul><ul class="spip"><li> Destruction de la carpe dans le lac</li></ul><ul class="spip"><li> Installation de bouées aux endroits dangereux</li></ul><ul class="spip"><li> Étude pour ensemencer de la truite arc-en-ciel (projet non réalisé)</li></ul><ul class="spip"><li> Demande de prolongation de la ligne téléphonique à Bell Canada pour les lots 126 à 177</li></ul><ul class="spip"><li> Demande de participation aux fêtes du Centenaire de la Municipalité de Saint-Donat</li></ul><ul class="spip"><li> Démarche pour louer un terrain afin d'y installer un terrain de tennis accessible à tous les membre</li></ul><ul class="spip"><li> Demande à Hydro-Québec de renforcer la ligne électrique qui ne suffit plus aux besoins des riverains</li></ul><ul class="spip"><li> Une demande est faite à la municipalité pour de l'épandage d'huile sur la route autour du lac afin de diminuer la poussière</li></ul><ul class="spip"><li> On annonce que les installations sanitaires seront inspectées par la municipalité afin de vérifier leur conformité</li></ul>
<p>1980-1990</p>
<ul class="spip"><li> Une demande est faite à la municipalité pour la rénovation du chemin St-Guillaume et le pavage de la section de route entre le lac Croche et l'entrée du parc du Mont-Tremblant, ainsi qu'un épandage d'abat-poussière</li></ul><ul class="spip"><li> Régénération des rives : 18,000 boutures sont distribuées et 7,700 arbres plantés</li></ul><ul class="spip"><li> Une demande est faite à la municipalité afin de contrôler la vidange des fosses septiques à tous les 2 ans pour les résidents permanents et tous les 4 ans pour les saisonniers</li></ul><ul class="spip"><li> Le Ministère des Terres et Forêts approuve la location d'une partie du lot 21 pour les loisirs. Un jeu de pétanque, ainsi qu'un jeu de croquet et un jeu de fers sont installés</li></ul><ul class="spip"><li> Demande à la municipalité d'effectuer des corrections aux plans de localisation des installations sanitaires inspectées, ainsi que des analyses bactériologiques de l'eau</li></ul><ul class="spip"><li> Souper du 25e anniversaire de l'APLSI à l'hôtel du lac Croche</li><li> Mise en place d'infrastructures en loisir en 1988 : Aménagement du terrain, construction du chalet de services, mise en place de balançoires géantes et d'un carré de sable pour les enfants, le tout réalisé grâce à de nombreux bénévoles et donateurs</li></ul><ul class="spip"><li> Un sondage est réalisé concernant le pavage sur le pourtour du lac. 19 personnes sont en faveur de ce projet et 85 personnes sont contre</li></ul>
<p>Jean Jacques Théorêt<br class='autobr' />
Président<br class='autobr' />
Société Historique de Saint-Donat</p>
<p>Sources : Historique du lac Sylvère, 1992, Claudette Leduc Belliveau<br class='autobr' /> Le Sylvérois<br class='autobr' /> A la une</p></div>