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	<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
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		<title>Soci&#233;t&#233; historique de St-Donat</title>
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		<title>Voyage Cusson Vandal, 6e r&#233;cit. Le r&#233;veil</title>
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		<dc:creator>Christophe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;LE R&#201;VEIL &lt;br class='autobr' /&gt;
Vers les cinq heures du matin, M. Morin r&#233;veille ses invit&#233;s d'une voix basse. Il leur demande de se lever doucement, sans faire aucun bruit, et de venir admirer une femelle orignal avec son petit qui mange pas tr&#232;s loin les herbes et n&#233;nuphars au bord du lac. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ont pu observer ces magnifiques b&#234;tes prendre leur petit d&#233;jeuner. Mais, un chuchotement un peu trop fort attire l'attention de la femelle qui aussit&#244;t s'&#233;nerve et fuit dans la for&#234;t avec son petit, en quelques secondes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-M-Cusson-et-Mme-Vandal-" rel="directory"&gt;M. Cusson et Mme Vandal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LE R&#201;VEIL&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vers les cinq heures du matin, M. Morin r&#233;veille ses invit&#233;s d'une voix basse. Il leur demande de se lever doucement, sans faire aucun bruit, et de venir admirer une femelle orignal avec son petit qui mange pas tr&#232;s loin les herbes et n&#233;nuphars au bord du lac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ont pu observer ces magnifiques b&#234;tes prendre leur petit d&#233;jeuner. Mais, un chuchotement un peu trop fort attire l'attention de la femelle qui aussit&#244;t s'&#233;nerve et fuit dans la for&#234;t avec son petit, en quelques secondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un r&#233;veil, c'est plut&#244;t &#8216;'tripatif'', adr&#233;nalisant. Le soleil est d&#233;j&#224; lev&#233;, on le devine par sa lumi&#232;re au-dessus de la montagne, mais ici au bas de la montagne, pr&#232;s du lac, la brume n'est pas encore dissip&#233;e et il fait encore froid. Les hommes s'habillent et se pr&#233;parent pour le d&#233;je&#251;ner. Au menu, &#339;ufs et bacon cuits dans la po&#234;le et tranches de pain grill&#233;es au-dessus des braises et caf&#233; chaud. Bient&#244;t, tous sont pr&#234;ts pour une autre excursion de p&#234;che.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LE COUP DU MATIN.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est &#8216;'le coup du matin'' qu'on donne. La p&#234;che est aussi bonne que la veille et M. Morin ne cesse de dire &#224; ses invit&#233;s d'arr&#234;ter de prendre du poisson. En effet, ce n'est pas tout de le prendre, mail il faut le rapporter au camp et les bagages d&#233;j&#224; lourds et le seront davantage dans les portages, lors du retour.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fin de matin&#233;e, le soleil est haut et chaud. Pas un nuage &#224; l'horizon. Les p&#234;cheurs retournent au campement pour un d&#238;ner l&#233;ger (sandwiches et liqueurs qu'on avait pris soin de plonger dans l'eau froide du lac). Puis, ils d&#233;montent le camp et pr&#233;parent le retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se pressent de d&#233;monter la tente, plier les toiles, rassembler les outils et de le remonter ensuite dans le haut de l'arbre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LE RETOUR&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chacun se charge de son sac &#224; dos et de ses paquets et tous reprennent le sentier du retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moins de deux kilom&#232;tres du lac Sauvage, Denis se souvient d'un arr&#234;t sur le lac Joachim. C'est un petit lac aux approches difficiles, au creux d'une montagne. Il n'y a pas de chaloupe sur ce dernier, seulement un vieux radeau fait de troncs d'arbres. Il est lourd, difficile &#224; d&#233;placer, et par dessus tout, il prend l'eau lorsque les p&#234;cheurs y montent. L'eau est d'une limpidit&#233; particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#234;cheurs n'apportent pas de cannes &#224; p&#234;che, mais un simple &#233;cheveau de corde qu'ils tiennent au creux de leurs mains, ainsi qu'un sac de toile pour rapporter le poisson. Jos pousse lentement le radeau &#224; l'aide d'un aviron. A peine &#224; quelques m&#232;tres du bord, la profondeur est impressionnante. Les hommes emp&#226;tent avec des vers et d&#233;roulent leurs cordes qui descendent le long du radeau, jusqu'au fond du lac. Dans la transparence de l'eau, ils voient les truites s'approcher et mordre &#224; leurs hame&#231;ons. En moins de vingt minutes, ils prennent une douzaine de truites. Alors Jos intervient en disant : &#8216;'C'est assez. Roulons nos cordes. Il ne faut pas vider ce bon petit lac, et puis, il faut continuer notre retour au camp''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que Denis se rappelle encore cette courte mais fructueuse halte au lac Joachim. Et, encore une fois, les &#8216;'portageurs'' s'&#233;quipent de leur paquetage et reprennent le sentier du retour. De lacs en lacs o&#249; la travers&#233;e se fait en chaloupe &#224; rames, et de portages en portages dans les sentiers de for&#234;t, les bagages s'appesantissent et la journ&#233;e avance. Les p&#234;cheurs arrivent en d&#233;but de soir&#233;e &#224; la derni&#232;re &#233;tape de l'excursion, au lac Caribou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pass&#233; 19 heures. La journ&#233;e s'ach&#232;ve, le soleil est couchant. Il faut encore au moins 30 &#224; 40 minutes pour traverser le lac Caribou. Enfin apr&#232;s un dernier virage &#224; droite, les rameurs fatigu&#233;s s'encouragent en apercevant les camps au fond du lac. Le vent qui porte vers eux, ram&#232;ne une bonne odeur de feu de bois. C'est la fum&#233;e du po&#234;le &#224; bois de Madame Morin qui pr&#233;pare le repas du soir. Encore quelques coups de rame et dans la p&#233;nombre qui enveloppe tout maintenant, on peut deviner Violette, Madame Morin et les enfants qui guettent leur retour, sur la galerie et sur le quai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin arriv&#233;s, les petits gars rest&#233;s au camp, donnent un coup de main pour accoster et attacher les chaloupes des voyageurs. C'est avec impatience qu'ils s'informent du r&#233;sultat de l'excursion et de la p&#234;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, chacun &#224; sa fa&#231;on, raconte un &#233;pisode de l'excursion, qui &#224; tous points de vue, est une r&#233;ussite. Madame Morin invite les hommes &#224; monter les bagages au camp, &#224; faire un &#8216;'brin'' de toilette et &#224; venir terminer leur r&#233;cit autour de la table avec un bon repas chaud qu'elle a pr&#233;par&#233; pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sortir de la salle &#224; d&#238;ner, avant d'aller au lit, Laval et Violette selon une habitude qu'ils ont prise, question de prendre une derni&#232;re bouff&#233;e d'air frais, prennent une marche sur la galerie du camp, ou sur le bord de l'eau pr&#232;s des quais, ou sur la digue pr&#232;s du crique. Laval fume une derni&#232;re pip&#233;e de tabac. Violette le tient par le bras. Ils admirent le ciel et les &#233;toiles. Dans le calme et la fra&#238;cheur de la nuit, ils se sentent heureux, amoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Jos Morin, lui, exprime sa satisfaction d'avoir r&#233;ussi &#224; faire vivre &#224; ses invit&#233;s la grande excursion au lac Sauvage. Il remercie le beau temps d'avoir &#233;t&#233; de la partie et le fait que tous soient revenus sains et saufs (i.e.. qu'il n'y ait pas eu d'accident ou contretemps) et surtout, que la p&#234;che ait &#233;t&#233; bonne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;FIN&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que Laval et Violette firent de merveilleux voyage de p&#234;che au camp de Jos Morin, au lac Caribou, &#224; Saint-Donat, dans les Laurentides.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour sauver de l'oubli&#8230;&#8230;.&#233;crit en f&#233;vrier 2002 &#224; Saint-Hyacinthe, par Marc Cusson, O.D. Journal Altitude 1350, janvier 2017&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage Cusson Vandal 5e r&#233;cit. D&#233;part pour la p&#234;che</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#201;PART POUR LA P&#202;CHE &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la fin de l'apr&#232;s-midi, tous partent &#224; la p&#234;che &#8216;'donner le coup du soir''. Le lac est calme et de toute beaut&#233;. Une l&#233;g&#232;re brise souffle et l'on entend que le chant des oiseaux. Le soleil est encore bon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jos conduit ses invit&#233;s &#224; un bon endroit. Sur la fin de la journ&#233;e, la truite affam&#233;e sort des fosses et mord &#224; tout ce qu'on lui pr&#233;sente. Elles vident les hame&#231;ons si vite, qu'on n'a pas le temps de r&#233;agir et de les piquer. Les p&#234;cheurs r&#233; emp&#226;tent rapidement et relancent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-M-Cusson-et-Mme-Vandal-" rel="directory"&gt;M. Cusson et Mme Vandal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#201;PART POUR LA P&#202;CHE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur la fin de l'apr&#232;s-midi, tous partent &#224; la p&#234;che &#8216;'donner le coup du soir''. Le lac est calme et de toute beaut&#233;. Une l&#233;g&#232;re brise souffle et l'on entend que le chant des oiseaux. Le soleil est encore bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos conduit ses invit&#233;s &#224; un bon endroit. Sur la fin de la journ&#233;e, la truite affam&#233;e sort des fosses et mord &#224; tout ce qu'on lui pr&#233;sente. Elles vident les hame&#231;ons si vite, qu'on n'a pas le temps de r&#233;agir et de les piquer. Les p&#234;cheurs r&#233; emp&#226;tent rapidement et relancent leurs lignes &#224; l'eau. Les touches se succ&#232;dent une apr&#232;s l'autre. Puis, tout &#224; coup, les p&#234;cheurs commencent &#224; ma&#238;triser la situation : &#8216;'j'en ai une'' dit Jos ; &#8216;'j'en ai une moi aussi'' dit Denis qui en a ferr&#233; une belle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA P&#202;CHE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; coup, on entend Laval qui dit &#8216;'moi aussi, j'en ai une et je crois que c'est une grosse''. Elle tire si fort, qu'elle fait plier le manche &#224; trois ou quatre reprises. Elle ne veut pas quitter le fond du lac. Laval tend alors sa ligne avec fermet&#233;, ne laisse pas de &#8216;'mou'', et patiemment, sans la brusquer, la force &#224; remonter vers la surface. L&#224; encore, la truite refuse, combat et fait encore plusieurs autres plong&#233;es. Mais la tension sur la corde ne l&#226;che pas. La truite, de plus en plus fatigu&#233;e, finit par remonter &#224; la surface du lac. Utilisant ses derni&#232;res &#233;nergies, elle &#8216;'fr&#233;tille'' sans arr&#234;t, et &#233;clabousse l'eau partout. Laval sait qu'elle est &#224; bout de force. Alors, il l&#232;ve tr&#232;s haut au-dessus de la t&#234;te le manche de sa ligne, pour rapprocher la corde et la truite tout pr&#232;s de la chaloupe. L&#224;, Jos qui l'attend avec la puise, plonge cette derni&#232;re juste sous elle pour la sortir enfin de l'eau et l'embarquer dans la chaloupe. Laval et Jos admirent leur prise. Puis, Jos lui brise le coup et la met avec les autres dans le sac de toile. En deux heures, les cinq p&#234;cheurs ont d&#233;j&#224; pris quatre-vingt-sept belles truites.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA TRUITE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mesurant 12 pouces et plus de longueur, elles sont de toute beaut&#233;. Leur dos est noir ; le haut de leur flanc est gris avec des stries jaunes ocres et le bas est rouge&#226;tre, saumon&#233;, avec de multiples petits points jaunes et de plus gros points bleus avec au centre, un petit point route. Le ventre est blanc. C'est &#224; cause de ces petits points de couleur qu'on la nomme &#8216;'truite mouchet&#233;e''.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;RETOUR DE LA P&#202;CHE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Puis c'est d&#233;j&#224; la fin du jour. Le soleil s'est couch&#233; derri&#232;re la montagne, ne laissant que la silhouette des &#233;pinettes qui se d&#233;coupe dans la couleur orang&#233;e du ciel. Le vent est tomb&#233;, et le lac est comme un miroir. Les oiseaux ne chantent plus et la brume &#233;mane en petits nuages de la surface de l'eau. La grisaille et le froid se glissent dans le cr&#233;puscule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos dit &#8216;'C'est le temps de retourner au campement''. On roule les lignes, on l&#232;ve les ancres et en douceur, satisfaits d'avoir fait une bonne p&#234;che, la chaloupe file vers la rive. Seul le huard au fond du lac salue une derni&#232;re fois les visiteurs &#233;trangers de son cri languissant, et comme un affront, il se d&#233;place rapidement sur les eaux en battant des ailes comme s'il revendiquait le droit de propri&#233;t&#233; exclusif de ce lac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;s au camp, tous expriment leur joie d'avoir fait une si belle p&#234;che. Ils sont bien r&#233;compens&#233;s d'avoir fait un si long p&#233;riple pour vivre ce moment et conna&#238;tre un si bel endroit. Puis, apr&#232;s avoir vid&#233; et attach&#233; solidement pour la nuit les deux chaloupes, tous se disent en app&#233;tit pour le repas du soir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;REPAS DU SOIR&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a de la truite fra&#238;che pour souper ce soir. Roger et Denis vont &#233;visc&#233;rer et laver les truites au bord du lac. Jos allume le feu de camp. Laval, lui, sert un petit coup de &#8216;'Rye Whisky'' comme ap&#233;ritif avant le souper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout est cuit sur la grille au-dessus du feu. La soupe au pois dans un chaudron, la truite enfarin&#233;e est mise &#224; cuire dans une grande po&#234;le et le caf&#233;, dans la cafeti&#232;re. Les campeurs assis sur une roche ou sur un billot pr&#232;s du feu savourent leur repas dans des gamelles et assiettes de m&#233;tal. Pour le dessert, un g&#233;n&#233;reux morceau de g&#226;teau &#224; la m&#233;lasse que Madame Morin a envoy&#233; dans les bagages, le tout arros&#233; d'une bonne tasse de caf&#233; pour terminer le repas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA SOIR&#201;E&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; la nuit s'est install&#233;e. On voit plein d'&#233;toiles dans le ciel. &#8216;'Il va faire beau demain'' dit Jos. On n'entend plus rien, sauf le p&#233;tillement du feu qui meurt lentement. Il fait froid. Laval met sa grosse veste de laine et son manteau &#8216;'parka''. Il ne cesse de relever son collet et de se frotter les mains au-dessus du feu. Il fume une bonne pip&#233;e de tabac et sirote lentement un dernier caf&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Assis autour du feu, chacun y va d'une histoire de p&#234;che, aussi meilleure l'une que l'autre, &#224; tel point que l'on se demande si c'est le meilleur p&#234;cheur ou le meilleur menteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LE COUCHER&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vers 21h30, le feu s'affaisse. Il ne reste qu'une couche &#233;paisse de braises rouges qui n'&#233;clairent presque plus. Tout le monde &#8216;'baille aux corneilles''. C'est l'heure d'aller se coucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laval, Denis et M. Bourgeau, couchent sous la tente, envelopp&#233;s dans de chaudes couvertures de laine et utilisent en guise d'oreiller, leur veste de laine et leur manteau roul&#233;s en boule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Morin et son fils dorment &#224; la belle &#233;toile, dehors pr&#232;s du feu, recouvert de leur grosse veste de laine et d'une toile de tente. Ils ont comme oreiller une b&#251;che de bois ou une roche sur laquelle ils ont d&#233;pos&#233; leur coupe-vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne nuit tout le monde ! Tous s'endorment d'un sommeil profond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la nuit, Denis s'inqui&#232;te aupr&#232;s de son p&#232;re, &#224; savoir s'il y a un ours qui gronde pr&#232;s de la tente. Laval qui conna&#238;t la situation le rassure en lui disant : &#171; Dors, n'aie pas peur, c'est seulement M. Morin qui ronfle. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Dr. Marc Cusson, fils de M. Cusson et Mme Vandal, Journal Altitude 1350, d&#233;cembre 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage Cusson Vandal 4e r&#233;cit. Sur le lac Caribou</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Voyage-Cusson-Vandal-4e-recit-Sur-le-lac-Caribou</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;SUR LE LAC CARIBOU &lt;br class='autobr' /&gt;
Le jour de l'arriv&#233;e ou du d&#233;part, o&#249; les jours que le mauvais temps emp&#234;che et d&#233;courage les p&#234;cheurs d'entreprendre une excursion en territoire plus &#233;loign&#233;, Laval et Violette vont donner &#8216;'un petit coup de ligne'' sur le lac Caribou, ou sur le quai au pieds des camps. &lt;br class='autobr' /&gt;
EXCURSION D'UNE JOURN&#201;E &lt;br class='autobr' /&gt;
Laval et Violette aiment surtout d&#233;couvrir de nouveaux territoires, taquiner la truite sur de nouveaux lacs. L'aller et le retour de ces endroits plus &#233;loign&#233;s occupent souvent toute la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-M-Cusson-et-Mme-Vandal-" rel="directory"&gt;M. Cusson et Mme Vandal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;SUR LE LAC CARIBOU&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le jour de l'arriv&#233;e ou du d&#233;part, o&#249; les jours que le mauvais temps emp&#234;che et d&#233;courage les p&#234;cheurs d'entreprendre une excursion en territoire plus &#233;loign&#233;, Laval et Violette vont donner &#8216;'un petit coup de ligne'' sur le lac Caribou, ou sur le quai au pieds des camps.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;EXCURSION D'UNE JOURN&#201;E&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Laval et Violette aiment surtout d&#233;couvrir de nouveaux territoires, taquiner la truite sur de nouveaux lacs. L'aller et le retour de ces endroits plus &#233;loign&#233;s occupent souvent toute la journ&#233;e. Ces excursions sont exigeantes. Chacune a son degr&#233; de difficult&#233;s et c'est toujours un d&#233;fi &#224; relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t, c'est la travers&#233;e d'un lac qui est longue et qui &#233;puise les rameurs, surtout quand le vent souffle en direction contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t, c'est le portage entre deux lacs dans des sentiers de for&#234;t qui essoufflent nos marcheurs. Parfois, c'est la distance &#224; parcourir qui est grande. Parfois, c'et la mont&#233;e et la descente de la montagne qui sont abruptes. Parfois, c'est la piste rocailleuse, vaseuse, remplie de racines d'arbre qui complique la marche. Parfois, c'est le sentier mal entretenu et peu balis&#233; qui rend la visibilit&#233; et l'orientation difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t c'est la p&#234;che qui est compliqu&#233;e. Chaque lac a ses secrets. Les p&#234;cheurs doivent trouver le bon endroit et le bon app&#226;t pour provoquer la truite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, ils visitent tour &#224; tour, les lacs : Simard, P&#233;riple, Au Foin, Sylvestre, la Loutre, Pauz&#233;, Fournier, Croche, McGoire, Sauvage, Long, Joachim, A l'Ile de Pierres, Mathias et Vert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, une fois de retour au camp, &#224; chaque fin de journ&#233;e, Laval et Violette trouvent bon de go&#251;ter le repos apr&#232;s l'effort, la chaleur du po&#234;le &#224; bois, le repas chaud servi &#224; table, un bout de veill&#233;e &#224; jaser et raconter des histoires et finalement, la douceur d'un bon lit qui vous attend pour la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;GRANDE EXCURSION AU LAC SAUVAGE.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant ses vacances, Laval aimait entreprendre un ou deux excursions de taille, sur les lacs les plus recul&#233;s du territoire de Jos Morin, l&#224; o&#249; l'on disait que les truites sont plus grosses, plus nombreuses, plus sauvages et plus combatives. Selon Jos, le Lac Sauvage &#233;tait le plus &#233;loign&#233; et le meilleur de ses lacs pour la p&#234;che. Lui-m&#234;me n'y allait que rarement, et n'y conduisait que ses invit&#233;s de marque.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, une excursion de p&#234;che sur ce lac n&#233;cessitait un minimum de deux jours, de pr&#233;f&#233;rence trois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA PREMI&#200;RE JOURN&#201;E&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette journ&#233;e n'&#233;tait consacr&#233;e qu'&#224; se rendre sur place et ne p&#234;cher qu'en fin de journ&#233;e seulement. Il fallait n&#233;cessairement coucher sous la tente au moins une nuit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA DEUXI&#200;ME JOURN&#201;E&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette journ&#233;e permettait au voyageur de p&#234;cher en matin&#233;e et exigeait d'amorcer le retour en d&#233;but d'apr&#232;s-midi, afin de pouvoir retourner au camp du lac Caribou avant la noirceur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, nous irons au lac Sauvage dit Jos Morin &#224; Laval. Nous serons cinq personnes : Jos Morin et son fils ain&#233; Roger, Laval Cusson et son fils de 12 ans Denis et l'abb&#233; Bourgeau. Nous prendrons deux chaloupes pour p&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, le d&#233;part se fait au petit matin, apr&#232;s un bon d&#233;jeuner. Les p&#234;cheurs chauss&#233;s de bottes de draveur pour le portage, &#8216;'trooper'' pour se prot&#233;ger du soleil, sac &#224; dos charg&#233; de tout le n&#233;cessaire pour contrer le froid, le vent et la pluie et besace avec tout le mat&#233;riel pour dormir sous la tente, manger et p&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut traverse en chaloupe &#224; rames au moins quatre lacs, avec portage entre chaque lac, pour une distance d'environ dix kilom&#232;tres (6 milles). Plus pr&#233;cis&#233;ment, ils traversent d'abord le lac Caribou portagent jusqu'au lac Inconnu puis nouveau portage pour les lacs A La Grosse Truite, Joachim et Sauvage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LE LAC SAUVAGE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rendus &#224; destination, les &#8216;'explorateurs'' se d&#233;chargent de leurs fardeaux, puis s'assoient les uns par terre, les autres sur un tronc d'arbre pour &#8216;'reprendre leur souffle'' et boire un bon coup d'eau. Rien de plus harassant que de ramer la chaloupe sur tous ces lacs et portager en montagne charg&#233;s de tous les bagages. Un peu de repos est bienvenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant m&#234;me de prendre le repas du midi, et tandis qu'il fait beau, Jos dit qu'il faut installer imm&#233;diatement le campement pour la nuit. A cet effet, il descend du haut d'un arbre, &#224; l'aide d'un c&#226;ble, un gros sac de toile laiss&#233; lors de son dernier voyage, dans lequel il y a tout le n&#233;cessaire pour &#233;tablir le campement. Dans ce sac, sont entrepos&#233;s la grosse tente de toile, les cordages et les piquets de bois, la toile de fond, la batterie de cuisine comprenant chaudrons, po&#234;le &#224; frire, cafeti&#232;re, grille de m&#233;tal pour le feu de camp, une hache et une petite sciotte n&#233;cessaire &#224; pr&#233;parer le bois qui alimentera le feu de camp, ainsi que d'autres articles trop lourds &#224; transporter &#224; chaque voyage. Ce sac avait &#233;t&#233; hiss&#233; &#224; l'aide du c&#226;ble pass&#233; au-dessus d'une branche de l'arbre, &#224; environ une quinzaine de pieds du sol, permettant ainsi de mettre &#224; l'abri des b&#234;tes sauvages et des intemp&#233;ries tout le mat&#233;riel n&#233;cessaire &#224; la prochaine excursion. Jos et Roger Morin mont&#232;rent la tente. Puis avant d'installer la toile de fond, Roger va couper une grande quantit&#233; de bouts de branches d'&#233;pinette qu'il rapporte &#224; pleines brass&#233;es et les jette dans le fond de la tente. Puis m&#233;ticuleusement, il met en rang&#233;es ordonn&#233;es, tous ces petits bouquets d'&#233;pinette, les branches de bois dirig&#233;es vers le sol et le bout des brindilles vers le haut, afin d'obtenir une paillasse moelleuse sur laquelle il &#233;tendra la toile de fond. Ainsi les visiteurs qui coucheront sous la tente dormiront au sec avec le confort d'un matelas confortable et odorant, plut&#244;t que sur la dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois la tente mont&#233;e, les bagages &#224; l'abri, M. Morin allume un feu pour r&#233;chauffer le caf&#233;. Pendant ce temps, les voyageurs prennent le d&#238;ner que Madame Morin a pr&#233;par&#233; le matin et qu'ils ont apport&#233; dans leurs sacs &#224; dos. Il y a de g&#233;n&#233;reuses sandwiches au jambon, des &#339;ufs &#224; la coque, des pommes, des liqueurs douces et des g&#226;teaux faits maison. Puis ils finissent le tout par un bon caf&#233; fumant, suivi d'une sieste, le temps de r&#233;cup&#233;rer de la fatigue du voyage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Dr. Marc Cusson, fils de M. Cusson et Mme Vandal. Journal Alttude 1350, novembre 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage Cusson Vandal, 3e r&#233;cit. Jos Morin et sa famille</title>
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		<dc:creator>Christophe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;JOS MORIN ET SA FAMILLE &lt;br class='autobr' /&gt;
Jos Morin vit avec sa famille &#224; Saint-Donat, Comt&#233; de Montcalm. Il guide les touristes qui viennent &#224; la p&#234;che, sur les lacs, aux alentours de Saint-Donat. Mais, d&#233;j&#224; en 1935, la p&#234;che n'est plus ce qu'elle &#233;tait sur les grands lacs Archambault et Ouareau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les touristes, souvent des am&#233;ricains et des gens de Montr&#233;al, demandent pour des sites meilleurs pour la p&#234;che. C'est alors que Jos Morin avec sa courageuse &#233;pouse et ses enfants, d&#233;cident d'ouvrir un secteur de p&#234;che plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-M-Cusson-et-Mme-Vandal-" rel="directory"&gt;M. Cusson et Mme Vandal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;JOS MORIN ET SA FAMILLE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jos Morin vit avec sa famille &#224; Saint-Donat, Comt&#233; de Montcalm. Il guide les touristes qui viennent &#224; la p&#234;che, sur les lacs, aux alentours de Saint-Donat. Mais, d&#233;j&#224; en 1935, la p&#234;che n'est plus ce qu'elle &#233;tait sur les grands lacs Archambault et Ouareau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les touristes, souvent des am&#233;ricains et des gens de Montr&#233;al, demandent pour des sites meilleurs pour la p&#234;che. C'est alors que Jos Morin avec sa courageuse &#233;pouse et ses enfants, d&#233;cident d'ouvrir un secteur de p&#234;che plus loin en for&#234;t, au lac Caribou, &#224; environ vingt-deux kilom&#232;tres de Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet effet, il obtient du gouvernement une concession d'environ une quinzaine de lacs. Il peut y exploiter la p&#234;che sportive, mais il devra en compensation surveiller le niveau d'eau des lacs pour favoriser au printemps, le transport par flottaison de la &#8216;'pitoune'' (bois que les b&#251;cherons ont coup&#233; durant l'hiver et qu'ils ont transport&#233; sur les lacs gel&#233;s). Jos est donc de plus, gardien de digues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur premi&#232;re installation au lac Caribou sera dans de grosses tentes de toile, install&#233;es sur des plates-formes de planches, sur&#233;lev&#233;es d'environ deux pieds du sol. Chaque tente a son po&#234;le &#224; bois, ses lits de camp avec couvertures. C'est ainsi, sous la tente que Jos, sa femme et ses enfants s'install&#232;rent aussit&#244;t apr&#232;s la fonte des neiges pour y passer tout l'&#233;t&#233; et ne revenir &#224; Saint-Donat qu'&#224; l'automne tardif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;JOS MORIN, HOMME DE BOIS, BON GUIDE ET BON P&#202;CHEUR&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jos Morin est un homme de bois, de for&#234;t, de lacs. Il n'est pas tr&#232;s grand, mais trapu et fort. V&#234;tu de pantalon &#8216;'britchies'' avec larges bretelles, chemise de flanelle, gros bas de laine et bottes de cuir de draveur, il a le teint bronz&#233; des hommes qui vivent au grand air et au soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, son territoire n'a pas de secret. Il conna&#238;t tous les lacs, les sentiers, la for&#234;t, les montagnes. Il est ce qu'on peut appeler un bon guide. Ses visiteurs se sentent toujours en confiance lorsqu'il les am&#232;ne en excursion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi bon p&#234;cheur. Il conna&#238;t les caprices de la truite. Pour lui, l'endroit o&#249; ancrer la chaloupe est tr&#232;s important. Il enseigne &#224; Laval que c'est juste au bout de la batture, l&#224; o&#249; le lac s'enfonce en profondeur qu'il faut s'installer. C'est alors que chaque fois qu'ils changent de place, Jos prend une &#8216;'&#233;ternit&#233;'' &#224; sonder calmement le fond du lac avec sa pes&#233;e, pour trouver exactement le point de bris entre la batture et le d&#233;but de la fosse profonde. L&#224;, dit-il, la truite qui se tient au fond de la fosse dans l'eau froide, guette tout ce qui peut s'aventurer au-dessus de celle-ci pour l'attaquer et le bouffer. Il sait aussi que lorsque le soleil se couche et que l'eau refroidit un peu &#224; la surface, la truite fait des excursions rapides sur la batture pour chercher des proies &#224; manger avant de replonger ensuite dans la fosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos p&#234;che avec une canne en bambou au bout de laquelle il d&#233;roule la longueur de corde voulue. Lorsque la truite mord, il sait la ferrer d'un petit coup de poignet que Laval ne parvient pas &#224; ma&#238;triser comme lui. M&#234;me que Laval n'en revient pas de voir Jos qui, lorsqu'il allume sa pipe, le manche de ligne plac&#233; entre les deux jambes, vient &#224; bout quand &#231;a mord &#224; sa ligne, d'un petit coup rapide, tirer sa ligne et ramener &#224; tout coup une autre belle truite. Puis il l&#232;ve son grand manche de ligne au-dessus de sa t&#234;te, pour faire en sorte que la truite sortie de l'eau, vienne atterrir juste entre ses deux jambes. L&#224;, il la serre un peu, le temps de la d&#233;crocher et de la mettre dans le sac de toile avec les autres, apr&#232;s lui avoir bris&#233; le cou.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA P&#202;CHE, LE PLEIN AIR, LA NATURE.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Presque tous les jours, lorsque la temp&#233;rature le permet, Laval et Violette, guid&#233;s par Jos Morin ou un de ses gar&#231;ons vont &#224; la p&#234;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils appr&#233;cient la vie de plein air ou l'on respire &#224; pleins poumons et ou le soleil, le vent, la pluie vous stimulent et vous tannent la peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils aiment l'activit&#233; des excursions, l'effort de ramer la chaloupe, de portager dans les sentiers entre deux lacs et de p&#234;cher la truite ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils admirent cette belle nature des Laurentides. Ces grands espaces infinis de ciel, montagnes, lacs, rivi&#232;res, for&#234;t sont pour eux des cath&#233;drales naturelles d'une grande richesse. Ils s'&#233;merveillent de voir cette nature se renouveler sans cesse comme dans un kal&#233;idoscope. Chaque territoire qu'ils visitent offre un paysage nouveau et diff&#233;rent mais toujours aussi sublime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Dr. Marc Cusson, fils de M. Cusson et Mme Vandal, Journal Altitude 1350, octobre 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Voyage Cusson Vandal, 2e r&#233;cit. Arriv&#233;e au camp de Jos Morin</title>
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		<dc:date>2016-09-29T20:13:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ARRIV&#201;E AU CAMP DE JOS MORIN &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, brusquement, au bout du sentier (&#224; 22 kilom&#232;tres de Saint-Donat), apparaissent trois beaux camps de bois rond, un lac merveilleux et sur la galerie d'un camp, des gens &#224; l'accueil chaleureux qui les invitent &#224; s'asseoir et &#224; prendre un bon verre d'eau froide. C'est le camp de p&#234;che de M. Jos Morin, au Lac Caribou. Puis Madame Morin, les invite &#224; demeurer pour le repas du soir et pour coucher : &#8216;'Il est trop tard pour redescendre &#224; Saint-Donat'' dit-elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-M-Cusson-et-Mme-Vandal-" rel="directory"&gt;M. Cusson et Mme Vandal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;ARRIV&#201;E AU CAMP DE JOS MORIN&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais, brusquement, au bout du sentier (&#224; 22 kilom&#232;tres de Saint-Donat), apparaissent trois beaux camps de bois rond, un lac merveilleux et sur la galerie d'un camp, des gens &#224; l'accueil chaleureux qui les invitent &#224; s'asseoir et &#224; prendre un bon verre d'eau froide. C'est le camp de p&#234;che de M. Jos Morin, au Lac Caribou. Puis Madame Morin, les invite &#224; demeurer pour le repas du soir et pour coucher : &#8216;'Il est trop tard pour redescendre &#224; Saint-Donat'' dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le coup de foudre. Laval et Violette savent imm&#233;diatement qu'ils ont trouv&#233; ce qu'ils recherchaient : une nature de lacs et de for&#234;t vierge, isol&#233;e et bonne pour la p&#234;che. Un endroit de s&#233;jour rustique, propre, confortable, peu achaland&#233; et en plus, des gens simples et accueillants o&#249; d'une part, il fera bon vivre, et d'autre part, la p&#234;che sera bonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la fin de la journ&#233;e, une fois les pr&#233;sentations faites, Violette d&#233;cide de rester au camp pour se reposer un peu, tandis que Laval, M. Gauthier et le guide d&#233;cident d'aller &#224; la p&#234;che &#8216;'donner le coup du soir'', avec M. Jos Morin, sur le lac Caribou, juste en face des camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lac Caribou est de toute beaut&#233;. L'eau est limpide, d'une transparence telle que l'on voit le fond du lac, de plusieurs m&#232;tres de profondeur. Il est entour&#233; d'une for&#234;t d'&#233;pinettes qui pointent leurs clochetons vers le ciel, comme des clochers de cath&#233;drales. Au bord du lac, on voit tant&#244;t une falaise qui plonge du haut de la montagne, tant&#244;t une petite baie agr&#233;ment&#233;e de n&#233;nuphars ou de grandes herbes qui pointent de la batture. Et tout autour, il y a des montagnes et du ciel &#224; l'infini. Un vrai paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes p&#234;chent bien au-del&#224; du coucher du soleil. Ce soir la truite est affam&#233;e et saute sur tout ce qui bouge. &#8216;'Elle est mordeuse''. Les p&#234;cheurs en profitent et prennent plus d'une trentaine de belles truites mouchet&#233;es d'environ douze pouces de longueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, ils reviennent au camp &#224; la brunante avanc&#233;e. Le vent est tomb&#233;, c'est le calme plat. Il n'y a plus de couleur, tout est gris. Le paysage s'estompe et on ne distingue plus aucun d&#233;tail, sauf la silhouette des &#233;pinettes et de la montagne qui se d&#233;coupe sur un fond de ciel l&#233;g&#232;rement orang&#233; qui se cache derri&#232;re la montagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
La fra&#238;cheur se fait sentir et l'odeur humide du sous-bois et des &#233;pinettes les inonde. La brume en petit paquet &#233;mane de la surface de l'eau. Le huard au fond du lac, les s&#233;r&#233;nades de ses derniers cris langoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du camp, on ne voit pas la chaloupe qui revient, mais on entend le clapotis des rames qui plongent dans l'eau en cadence r&#233;guli&#232;re, et la voix des hommes qui parlent entre eux. &#8216;'Nos p&#234;cheurs arrivent'' dit Madame Morin &#224; Violette.&lt;br class='autobr' /&gt;
Arriv&#233; au camp, Laval exprime &#224; Violette toute sa satisfaction. Il prend le temps de se r&#233;chauffer un peu pr&#232;s du po&#234;le &#224; bois, fait un &#8216;'brin'' de toilette, et se pr&#233;pare pour le repas du soir qui est servi dans le camp des invit&#233;s. Apr&#232;s avoir fait manger un peu plus t&#244;t sa famille compos&#233;e de neuf enfants, elle sert dans sa cuisine-salle &#224; manger, une deuxi&#232;me tabl&#233;e pour ses visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame Morin est bonne cuisini&#232;re. Elle pr&#233;pare des repas maison, cuits sur son po&#234;le &#224; bois ; il y a de la soupe, un plat principal, du pain et beurre fabriqu&#233;s sur place et des tartes aux framboises ou aux bleuets, selon la cueillette de la journ&#233;e. Apr&#232;s un copieux repas, Laval et Violette se retirent dans leur camp, celui qui est adjacent au camp de la famille Morin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LE CAMP&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le camp est fait de bois rond, authentique tant &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur. Il est vaste, sans division, rustique, propre, confortable et bien isol&#233; des moustiques. On y trouve six petits lits simples, trois de chaque c&#244;t&#233; de la pi&#232;ce, avec chacun une chaise droite pour s'asseoir et y d&#233;poser ses v&#234;tements. Au milieu du camp, sur le mur du fond, un petit po&#234;le &#224; bois. Pr&#232;s de la porte, il y a d'autres chaises et une petite table pour &#233;crire, jouer aux cartes, etc. Le camp n&#8216;a ni eau courante, ni toilette &#224; l'int&#233;rieur. Il y a une toilette s&#232;che (two holes) au bout d'un petit sentier &#224; l'arri&#232;re du 3i&#232;me et dernier camp. C'est sur la galerie qu'on peut se laver et se raser. L&#224;, il y a un miroir accroch&#233; au mur, une tablette o&#249; l'on peut d&#233;poser le ''lave-main'' (bassin) le savon, la bosse &#224; dents, les serviettes et accessoires de toilette. Quant &#224; l'eau, il faut la puiser au lac et la faire chauffer au besoin sur le po&#234;le &#224; bois. C'est vraiment plus que champ&#234;tre, mais c'est exactement cela que d&#233;sirent Laval et Violette. Ils d&#233;cident donc d'y passer tout le reste de leurs vacances et de ne pas retourner &#224; l'h&#244;tel de Saint-Donat. Le lendemain, le guide, Laval et M. Gauthier retournent &#224; Saint-Donat pour mettre bagages et automobile en lieu s&#251;r. Puis ils rapportent quelques v&#234;tements et &#233;quipements de p&#234;che n&#233;cessaires &#224; passer le reste des vacances chez Jos Morin, au lac Caribou. Les hommes font l'aller et retour dans la m&#234;me journ&#233;e. Laval est satisfait. Il est install&#233; &#224; son go&#251;t, et les vacances commencent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Dr Marc Cusson, fils de M. Cusson et Mme Vandal, Journal Altitude 1350, septembre 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage Cusson Vandal, 1er r&#233;cit. D&#233;part de St-Hyacinthe</title>
		<link>https://societehistoriquesaint-donat.ca/Voyage-Cusson-Vandal-1er-recit-Depart-de-St-Hyacinthe</link>
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		<dc:date>2016-09-29T20:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>



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&lt;p&gt;Des vacanciers ont d&#233;cid&#233; en 1937 de se rendre &#224; Saint-Donat pour un voyage de p&#234;che. L'exp&#233;rience a &#233;t&#233; tellement plaisante qu'il ont d&#233;cid&#233; de revenir pendant plusieurs ann&#233;es. Ils ont d&#233;crit leurs voyages dans un carnet que leur fils a d&#233;cid&#233; de reproduire pour le b&#233;n&#233;fice de ses enfants et de la post&#233;rit&#233;. Nous reproduirons dans les six prochaines parutions les r&#233;cits des voyages de Monsieur Laval Cusson et Madame Violette Vandal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Laval Cusson est un commer&#231;ant qui travaille tous les jours avec le public, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-M-Cusson-et-Mme-Vandal-" rel="directory"&gt;M. Cusson et Mme Vandal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des vacanciers ont d&#233;cid&#233; en 1937 de se rendre &#224; Saint-Donat pour un voyage de p&#234;che. L'exp&#233;rience a &#233;t&#233; tellement plaisante qu'il ont d&#233;cid&#233; de revenir pendant plusieurs ann&#233;es. Ils ont d&#233;crit leurs voyages dans un carnet que leur fils a d&#233;cid&#233; de reproduire pour le b&#233;n&#233;fice de ses enfants et de la post&#233;rit&#233;. Nous reproduirons dans les six prochaines parutions les r&#233;cits des voyages de Monsieur Laval Cusson et Madame Violette Vandal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laval Cusson est un commer&#231;ant qui travaille tous les jours avec le public, les employ&#233;s, le monde de l'industrie et du commerce et des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Violette Vandal est une m&#232;re de famille qui a une grande maisonn&#233;e, avec un mari, dix enfants et mille et une t&#226;ches domestiques &#224; faire tous les jours. Tous deux m&#233;ritent et ont besoin de repos, de vacances et de changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laval et Violette d&#233;cident de faire un voyage de p&#234;che dans les Hautes Laurentides, &#224; Saint-Donat dans le Comt&#233; de Montcalm. Laval qui n'a pas d'automobile, demande &#224; M. &#201;mile Gauthier de St-Guillaume de les conduire lui et Violette, &#224; Saint-Donat, pour un voyage de p&#234;che. Laval connait bien M. &#201;mile Gauthier qui est un de ses employ&#233;s au magasin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;part de St-Hyacinthe.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est le 15 ao&#251;t 1937, t&#244;t le matin que Laval et Violette partent pour leur 1er voyage de p&#234;che &#224; Saint-Donat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;s &#224; l'H&#244;tel Ch&#226;teau-du-Lac &#224; Saint-Donat, vers l'heure du d&#238;ner, on leur dit qu'il n'y a plus de place &#224; l'h&#244;tel. La direction leur donne donc un petit chalet adjoint &#224; l'h&#244;tel, qui a vue et acc&#232;s au grand Lac Archambault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois install&#233;, Laval demande un guide pour aller &#224; la p&#234;che dans l'apr&#232;s-midi. Le g&#233;rant d'h&#244;tel qui connait bien les gens de ce m&#233;tier, recommande M. Paul Berthiaume, qui accepte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, guid&#233;s par ce M. Berthiaume, Laval, Violette et M. Gauthier p&#234;chent tout l'apr&#232;s-midi sur le grand Lac Archambault, reconnu pour de bonnes p&#234;ches &#224; la truite. Mais de tout l'apr&#232;s-midi, ils ne prennent aucun poisson. Laval est tr&#232;s d&#233;&#231;u. Il demande alors au guide, s'il ne conna&#238;trait pas un autre endroit, plus loin peut-&#234;tre, mais o&#249; la p&#234;che serait bonne. Le guide lui dit qu'il connait en effet un bon endroit pour la p&#234;che &#224; la truite mouchet&#233;e, et que tr&#232;s t&#244;t demain matin, s'il le d&#233;sire, il viendra les chercher pour les conduire &#224; cette &#8216;'bonne place''.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Direction inconnue.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, il fait un tr&#232;s beau temps. Laval n'est qu'en chemise et Violette porte un pantalon avec un gilet &#224; manches courtes et &#8216;'trooper''. Ils apportent quelques manches de lignes et agr&#232;s de p&#234;che. Le guide les prend &#224; l'H&#244;tel de Saint-Donat, et sans dire un mot, il ne leur explique pas o&#249; il les am&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, ils se rendent au Lac Ouareau tout pr&#232;s de Saint-Donat, &#224; environ quatre kilom&#232;tres, chez M. Damase Morin, (fr&#232;re de Jos Morin), qui a au bout de sa propri&#233;t&#233;, un gros bateau &#224; moteur (inboard). C'est donc dans ce gros &#8216;'yatch''comme on dit ici, qu'ils traversent le Lac Ouareau sur toute sa longueur de pr&#232;s de 8 kilom&#232;tres, jusqu'&#224; la petite rivi&#232;re qui m&#232;ne au Lac Croche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, avant d'atteindre la petite rivi&#232;re qui conduit au Lac Croche, ils doivent portager &#224; pieds, un mille (1.6km).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, ils repartent cette fois-ci, en chaloupe de bois avec rames, et remontent la rivi&#232;re jusqu'au Lac croche. Pour ce faire, ils traversent six petits lacs tous reli&#233;s les uns aux autres par des passes &#233;troites, sablonneuses et peu profondes. De temps en temps, il faut d&#233;barquer de la chaloupe et faire un peu de portage, i.e. de marche &#224; pieds sur le bord du lac, tellement il y a peu de profondeur d'eau. La travers&#233;e est longue ; pr&#232;s de 5 &#189; kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; au bout du Lac Croche, Laval constate qu'ils ont parcouru environ 17 kilom&#232;tres depuis le matin, que la journ&#233;e est d&#233;j&#224; tr&#232;s avanc&#233;e, qu'ils n'ont pas encore commenc&#233; &#224; p&#234;cher et enfin, qu'il faut revenir &#224; Saint-Donat avant la nuit. Inquiet, il demande alors au guide un peu d'explications. Le guide lui r&#233;pond qu'ils sont presque rendus &#224; destination, qu'il ne reste qu'un peu de portage &#224; faire (environ 5 &#189; kilom&#232;tres) et qu'ils arriveront enfin au paradis de la p&#234;che. Il leur dit aussi de ne pas s'inqui&#233;ter pour le retour &#224; Saint-Donat, car l&#224; o&#249; il les conduit, il y a de l'accommodation pour manger et dormir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laval et Violette, r&#233;confort&#233;s, attaquent la derni&#232;re &#233;tape du voyage. Il s'agit de remonter le ruisseau (le Crique comme on dit ici) &#224; partir de la fin du Lac Croche pour environ 5 &#189; kilom&#232;tres, sur une &#8216;'trail'' (sentier) assez large jusqu'au Lac Caribou, objectif de l'exp&#233;dition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La remont&#233;e est douce mais constante. La fatigue commence &#224; se faire sentir. Laval se demande s'il a bien fait de demander au guide de le conduire &#224; un endroit plus loin et meilleur pour la p&#234;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;source : Dr Marc Cusson, fils de M. Cusson et Mme Vandal, Journal Altitude 1350, ao&#251;t 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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