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Société historique de St-Donat https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ fr SPIP - www.spip.net Société historique de St-Donat https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L144xH111/siteon0-80cf6.png?1763667020 https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ 111 144 À Saint-Donat on sait se souvenir et être reconnaissant https://societehistoriquesaint-donat.ca/A-Saint-Donat-on-sait-se-souvenir-et-etre-reconnaissant https://societehistoriquesaint-donat.ca/A-Saint-Donat-on-sait-se-souvenir-et-etre-reconnaissant 2020-02-28T05:38:37Z text/html fr Alain <p>À Saint-Donat on sait se souvenir et être reconnaissant <br class='autobr' /> Par : Jacques Cotnoir <br class='autobr' /> Une erreur de « clic » m'a fait transmettre le mauvais article au journal Altitude pour l'édition de décembre dernier. Je me reprends en honorant encore une fois monsieur André Gaudet qui, vous le verrez, ouvre le mois de janvier avec « La clef de la municipalité ». Rien de moins ! <br class='autobr' /> Le 11 novembre dernier, à 11 heures et 11 minutes précisément, une délégation composée de citoyennes et de citoyens de Saint-Donat a procédé à un (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jacques-Cotnoir-" rel="directory">Articles de Jacques Cotnoir</a> <div class='rss_texte'><p><strong>À Saint-Donat on sait se souvenir et être reconnaissant</strong></p> <h3 class="spip">Par : Jacques Cotnoir</h3> <p> <strong> </strong></p> <p>Une erreur de « clic » m'a fait transmettre le mauvais article au journal Altitude pour l'édition de décembre dernier. Je me reprends en honorant encore une fois monsieur André Gaudet qui, vous le verrez, ouvre le mois de janvier avec « La clef de la municipalité ». Rien de moins !</p> <p>Le 11 novembre dernier, à 11 heures et 11 minutes précisément, une délégation composée de citoyennes et de citoyens de Saint-Donat a procédé à un rituel qui a été reproduit des milliers de fois à travers le monde ce jour-là. Réunies au cimetière local, ces personnes ont déposé trois couronnes de fleurs au pied du cénotaphe érigé à la mémoire des 24 militaires disparus dans la nuit du 23 octobre 1943 suite à l'écrasement de leur avion sur la Montagne Noire. Ont posé ce geste lourd de sens, des représentants de la municipalité de Saint-Donat, en la personne de monsieur le maire Joé Deslauriers et de la conseillère du district n° 4 madame Lyne Lavoie et du conseiller du district n° 1 monsieur Louis Dubois. Ils ont été suivis par deux anciens militaires appartenant à notre communauté, messieurs Daniel Juteau et David Issa. La troisième couronne a été déposée par le président de l'organisme qui se voue à la préservation du site de l'écrasement de l'avion Liberator B24, soit monsieur André Gaudet, accompagné de la conjointe de monsieur Louis Dubois.</p> <p>Ce jour du Souvenir qui a été marqué localement par cette cérémonie discrète tenue au cimetière revêt une importance particulière pour notre milieu. En effet, tous connaissent la situation stratégique du site de l'écrasement de cet avion sur le flanc de la Montagne Noire. À l'époque on était en plein cœur d'un combat à finir mené contre l'une des pires dictatures qu'ait connue le monde moderne : le nazisme. Les aviateurs qui sont morts tout près de chez nous étaient directement impliqués dans cette lutte qui ne devait prendre fin que trois ans plus tard. Leur rôle était d'assurer la sécurité, au dessus de l'Atlantique Nord, des convois transportant le matériel militaire nécessaire à la survie du Royaume Uni.<br class='autobr' /> Ce faisant ils ont contribué à détruire plusieurs sous-marins allemands, - les fameux U-Booth – qui ont décimé allègrement les convois de navires marchands jusqu'à l'arrivée au dessus de l'océan de nos aviateurs canadiens et de leurs bombardiers Liberator. Leur base opérationnelle était située à Gander, Terre-Neuve.</p> <p>La date du 11 novembre coïncidait avec la tenue d'une réunion du conseil municipal de Saint-Donat. Avant l'ouverture de la session, une courte cérémonie a permis de rendre hommage à monsieur André Gaudet, président de l'organisme à but non lucratif appelé « Les Gardiens du Liberator ». Dans un premier temps, le maire, Joé Deslauriers, a lu une lettre rédigée par Steve Sanderson, neveu du pilote de l'avion fatidique. Celui-ci y soulignait « l'engagement continu (d'André Gaudet) à préserver à la fois le lieu de l'écrasement du Liberator Harry et le souvenir des 24 aviateurs .. qui ont tragiquement perdu la vie au sommet de la Montagne Noire en 1943 ». Il ajoutait : « Merci à ce conseil et à tous les conseils précédents pour leur dévouement continu à toutes les questions reliées au Liberator (Harry) ». Monsieur Stevenson précisait qu'André avait déjà reçu une première reconnaissance – soit la Médaille du souverain pour les bénévoles – mais que la municipalité de Saint-Donat veuille poser un geste complémentaire d'appréciation le touchait profondément.</p> <p>Le maire de Saint-Donat a donc procédé à la remise de la « Clef de la municipalité » à André Gaudet pour souligner sa contribution au développement éco-touristique de notre région. On l'a également invité à signer le Livre d'or de la municipalité. On sait tous que l'aménagement et l'entretien assidu du site de l'écrasement ont grandement contribué à attirer dans notre région des milliers de visiteurs qui chaque année utilisent le sentier de l'Inter-Centre pour accéder à ce lieu historique. Ce que vous ne savez peut-être pas encore c'est que l'armée canadienne utilise même ce sentier pour l'entraînement des troupes. C'est très impressionnant, m'affirme mon épouse, de voir tous ces soldats fortement équipés attaquer nos pentes au début de l'hiver. Elle a bel et bien été témoin d'un tel déploiement !</p> <p>Merci André pour ton dévouement à cette cause et merci, au nom des 24 jeunes militaires décédés sur notre territoire en 1943. Comme je viens de le souligner, nous gardons le lieu vibrant de présences d'ici et d'ailleurs.</p> <p> <strong>Photos par Jacques Cotnoir</strong></p></div> Une belle récompense pour André Gaudet https://societehistoriquesaint-donat.ca/Une-belle-recompense-pour-Andre-Gaudet https://societehistoriquesaint-donat.ca/Une-belle-recompense-pour-Andre-Gaudet 2019-12-24T00:13:29Z text/html fr Alain <p>Une belle récompense pour André Gaudet <br class='autobr' /> Le samedi 10 août prochain, monsieur André Gaudet, président de l'Organisme sans but lucratif « Les gardiens du Liberator Harry » se verra décerner une très haute distinction, soit la Médaille du souverain pour les bénévoles, octroyée à des personnes pour leur contribution exceptionnelle à la collectivité. À l'origine cette récompense s'appelait le Prix du Gouverneur général du Canada pour l'entraide. <br class='autobr' /> On sait qu'André Gaudet préside depuis de nombreuses années une équipe (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jacques-Cotnoir-" rel="directory">Articles de Jacques Cotnoir</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Une belle récompense pour André Gaudet </strong></p> <p>Le samedi 10 août prochain, monsieur André Gaudet, président de l'Organisme sans but lucratif « Les gardiens du Liberator Harry » se verra décerner une très haute distinction, soit la Médaille du souverain pour les bénévoles, octroyée à des personnes pour leur contribution exceptionnelle à la collectivité. À l'origine cette récompense s'appelait le Prix du Gouverneur général du Canada pour l'entraide.</p> <p>On sait qu'André Gaudet préside depuis de nombreuses années une équipe de bénévoles qui a investi beaucoup d'énergie pour raviver la mémoire des 24 membres des Forces armées canadiennes qui ont perdu la vie suite à l'écrasement de leur avion, un Liberator B24, sur le flanc de la Montagne Noire, dans la nuit du 19 au 20 octobre 1943. On était alors en plein cœur de la seconde guerre mondiale. À l'automne de 2018 on a souligné de belle façon à Saint-Donat le 75ème anniversaire de ce tragique événement qui a laissé bien des traces dans notre région..</p> <p>Plusieurs membres de la famille du co-pilote, Stephen A. Sanderson, se déplaceront jusqu'à Saint-Donat pour la circonstance, dont son fils Peter ainsi que son neveu, Steve. Certains feront possiblement le voyage en provenance de Grande Bretagne. Une brève cérémonie de recueillement est prévue à compter de 13 heures au cénotaphe élevé à la mémoire des victimes de l'accident au cimetière du village.</p> <p>La cérémonie de remise de la médaille se déroulera à la salle Jules-St-Georges de l'hôtel de ville de Saint-Donat à compter de 15 heures. C'est le maire, Joé Deslauriers, qui aura le privilège de remettre à André Gaudet ce signe tangible témoignant de la reconnaissance de ses concitoyens.</p> <p>Une courte allocution sera prononcée en français et en anglais par Jonathan Gaudet pour souligner les mérites du récipiendaire. Plusieurs membres de la famille d'André seront présents ainsi que les membres de l'équipe des « Gardiens du Liberator Harry », soit messieurs Normand St-Amour, Jacques Deguire, André Lapointe et Daniel Juteau. D'autres témoignages pourront également être exprimés à cette occasion.</p> <p>Tous ceux et celles qui connaissent et savent apprécier le dévouement d'André Gaudet pour cette cause qui lui tient tant à cœur sont invités à venir assister à l'événement.</p> <p>Celles et ceux qui le souhaitent pourront ensuite se réunir pour un souper au Club de golf de Saint-Donat (route 329). Prix et menus seront communiqués lors de la rencontre de l'après-midi. Bienvenue à tous les amis d'André Gaudet.</p> <p>Il mérite tout à fait cette reconnaissance collective.</p> <p><strong>Source : Journal Altitude, Jacques Cotnoir</strong></p></div> Paying homage – Remembering https://societehistoriquesaint-donat.ca/Paying-homage-Remembering https://societehistoriquesaint-donat.ca/Paying-homage-Remembering 2019-12-24T00:06:06Z text/html fr Alain <p>Paying homage –Remembering <br class='autobr' /> In a previous article entitled “ Day of recognition ” for André Gaudet, I made reference to a group of 20 individuals visiting our region and attending on August 10, 2019, the ceremony organized on behalf of the Governor General of Canada to salute André Gaudet contribution to a particular cause. He received on that day the “ Sovereign's medal for the (bénévoles) “ Their presence deserves an explanation. Let me first mention that each member of the group has a family tie (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jacques-Cotnoir-" rel="directory">Articles de Jacques Cotnoir</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Paying homage –Remembering</strong></p> <p>In a previous article entitled “ Day of recognition ” for André Gaudet, I made reference to a group of 20 individuals visiting our region and attending on August 10, 2019, the ceremony organized on behalf of the Governor General of Canada to salute André Gaudet contribution to a particular cause. He received on that day the “ Sovereign's medal for the (bénévoles) “<br class='autobr' /> Their presence deserves an explanation. Let me first mention that each member of the group has a family tie with one the 24 airmen who died following the crash of a Liberator B-24 bomber on the night of October 19 on Black Mountain in Saint-Donat. The cause of this tragic event has never been established. The remains of the plane were found two and a half years later in 1946. The pilot of that plane was Stephen Andrew Sanderson and he is the link between all those visitors.<br class='autobr' /> The first three members of that Sanderson delegation are Peter, son of the pilot and Steve, his nephew accompanied by his wife, Nancy.<br class='autobr' /> The other 17 visitors are linked to the pilot through his sister Mary Sanderson-Lemire, now deceased. Her sons Michael and Joe attended, plus her daughter Sandra accompanied by her husband John Van Ray. Five of Sandra's children accompanied by their spouses were part of the group : Mark, Maribeth, Anne Marie, Marisa and Paul who was accompanied by his three teenagers. It is worth mentioning that Paul's family made the trip from North Carolina (U.S.A.).<br class='autobr' /> It is Anne Marie, aforementioned, who organized what became some sort of a pilgrimage. Initially, a school research project undertaken ten years ago by her son spurred a lot of interest for this sad event of October 1943. The wife's pilot, who was still living at the time, and his son Peter were contacted. Furthermore, one of the nephews, Joe Lemire had already collected a lot of information related to the accidental death of his uncle. The school project became in some way a family undertaking at the time.<br class='autobr' /> Who was Stephen Andrew Sanderson (1921-1943) ? He was an experienced pilot who had been instructor in Aylmer (Québec). In October of 1941, a fire … aboard his plane. He ordered his student-pilot to jump overboard with his parachute and managed to land in spite of the fire. He was awarded the Air Force Medal for that act of bravery. Subsequently he was stationed in Gander with the North Atlantic Squadron of Liberator bombers. He was part of the various operations of surveillance and accompaniment in the North Atlantic of the convoys sailing from Halifax to the United Kingdom. The planes used at the time were Liberator B-24 bombers. It was reported that Steve Sanderson took part in two attacks on German submarines on the very same day, September 23, 1943.<br class='autobr' /> The Liberator B-24, (3701), known as “Harry”, which crashed on Black Mountain was not part of the fleet that was used against the German Ubooths. It was used for the training of new pilots and the transport of military personnel. On the night of October 19, 1943, there were 6 aircrew men and 18 other members of the Air Forces who were on a leave. Among them there five members of the crew of a Liberator B-24 which had sunk a German U-Booth (U-341) sometime before.<br class='autobr' /> In 1946, some members of the Sanderson family attended the religious ceremony commemorating the tragic event of October 1943. Georges Anthony Sanderson, brother of the pilot, stood near the graves that were still on top of mountain at the time. His father, Georges and his sister Mary Sanderson-Lemire did not make it to the crash site but were present at the foot of the mountain. <br class='autobr' /> In the fall of 2018, on the occasion of the celebration of the 75th anniversary of the event, the son of the Pilot, Peter and his nephew, Steve, were among us.<br class='autobr' /> In 2019, it is Anne Marie, remembering her son's school project completed some ten years prior, pushed forward the idea of visiting the actual location where her great uncle had perished. Having contacted the municipality of Saint-Donat she was referred to Steve Sanderson. Coincidentally, Steve was preparing a project on his own : the presentation of a medal to André Gaudet…<br class='autobr' /> On the weekend of August 10, thirteen of the twenty visitors went on a hiking trip to the top of Black Mountain, at the site of the crash. They were accompanied by two dedicated members of the “ Guardians of the Liberator ”, namely Daniel Juteau and Jacques Deguire. While attending the ceremony recognizing André Gaudet's contribution to this cause and also by being part of the banquet organized at the Saint-Donat Country Club, these members of the Sanderson payed a valiant homage to André and also to his father, Joseph, who was part of the land-team which located in 1946 what was left of the bomber and its passengers.<br class='autobr' /> It is undeniable that the Sanderson family, the whole family, has a direct link with us all living in Saint-Donat. We all have a “devoir de mémoire”, that is we must all remember Steve Sanderson and his companions who died while serving their country. Allow me to quote Anne Marie, initiator of the trip : “When we stood behind Steve Sanderson's cross (at the top of the mountain)… we all had tears in our eyes… We can't even describe with words how it felt to make this connection which we know would have brought our grandma (Mary Sanderson) such peace”.</p> <p>Jacques Cotnoir<br class='autobr' /> Saint-Donat (Québec)<br class='autobr' /> September 2019</p></div> On se souvient… https://societehistoriquesaint-donat.ca/On-se-souvient https://societehistoriquesaint-donat.ca/On-se-souvient 2019-12-23T23:35:02Z text/html fr Alain <p>On se souvient <br class='autobr' /> Tard dans la soirée du 19 octobre 1943, 24 jeunes aviateurs montaient à bord d'un avion de type Liberator B24. Cet appareil décollait de Gander (Terre Neuve), à destination de l'aéroport de Dorval (Montréal). Ils allaient rejoindre les leurs après avoir effectué plusieurs missions au dessus de l'Atlantique Nord. Leurs avions – les Liberator B24 – avaient pour mission d'accompagner et de protéger les convois de navires marchands qui, à partir de Halifax, approvisionnaient l'Angleterre en (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jacques-Cotnoir-" rel="directory">Articles de Jacques Cotnoir</a> <div class='rss_texte'><p><strong>On se souvient </strong></p> <p>Tard dans la soirée du 19 octobre 1943, 24 jeunes aviateurs montaient à bord d'un avion de type Liberator B24. Cet appareil décollait de Gander (Terre Neuve), à destination de l'aéroport de Dorval (Montréal). Ils allaient rejoindre les leurs après avoir effectué plusieurs missions au dessus de l'Atlantique Nord. Leurs avions – les Liberator B24 – avaient pour mission d'accompagner et de protéger les convois de navires marchands qui, à partir de Halifax, approvisionnaient l'Angleterre en matériel de guerre. Imaginez. Quatre parmi ces jeunes aviateurs avaient participé quelque temps auparavant à la destruction d'un sous-marin allemand (U-Booth) !</p> <p>Leur vol ne devait jamais parvenir à destination. Le 19 octobre 2019 marque le 76ième anniversaire du vol fatidique. Pour une raison que l'on ignore toujours l'avion disparut quelque part dans la nuit du 20 octobre et ne fut localisé que deux ans et demie plus tard, écrasé sur le flanc de la Montagne Noire à Saint-Donat. La carcasse de l'appareil fut repérée le 20 juin 1946 du haut des airs alors qu'on était à la recherche d'un autre avion. Dès lors, ce sont des citoyens de Saint-Donat qui ont été impliqués dans les recherches sur le terrain. L'équipe était constituée de Jos Gaudet, gardien de tour à feu, René Labelle, garde-forestier et de Moïse Michaudville, trappeur bien connu dans la région. Les opérations étaient coordonnées par le chef d'escadrille Harry Cobb. <br class='autobr' /> Le 24 juin, vers 1h30 de l'après-midi Jos Gaudet et ses compagnons parviennent finalement au site de l'écrasement de 1943. C'est évidemment le lieu d'une horrible découverte, d'une horreur indicible.</p> <p>Tous les événements qui s'ensuivirent m'ont été confirmés par deux témoins oculaires de l'époque et avec qui j'ai échangé tout récemment. Il s'agit en premier leu de madame Jeannine Régimbald, actuellement âgée de 90 ans, qui se souvient de toute l'activité fébrile qui s'installe autour de la maison familiale des Régimbald suite à la découverte de la carcasse de l'avion (repérage précis dans le ciel du lieu de l'écrasement, échanges par radio, aménagement d'un sentier rudimentaire, etc.). Quelques jours plus tard, soit le 3 juillet, on organise une cérémonie religieuse qui incite plus de 150 personnes (parents, amis des victimes, journalistes et évidemment plusieurs curieux) à se diriger vers la terre familiale de Joseph Regimbald et Agnès Desormaux.</p> <p>À l'époque, en 1946, il n'y avait ni pont ni route. Le premier pont menant à la terre des Régimbald fut construit par Jos et ses fils en 1950. Ce n'est qu'en 1960 que le « gouvernement », comme l'affirme madame Régimbald, décide de la construction d'un pont plus sécuritaire. Cela devait favoriser ensuite l'aménagement d'un chemin qui, depuis, porte le nom de cette famille. <br class='autobr' /> En 1946 les villégiateurs de ce bout du lac Archambault devaient utiliser des chaloupes pour se rendre à leur chalet à partir d'un quai situé à environ 500 pieds en amont du pont actuel. Un chaland (ou petite barge) propulsé par un moteur permettait d'accéder à la terre ferme du côté des Regimbald. <br class='autobr' /> Par conséquent le jour de la cérémonie religieuse tous les parents et amis de même que les autres personnes désireuses de rendre hommage aux aviateurs décédés ont dû utiliser ce chaland. Madame Régimblad se rappelle pour sa part avoir utilisé une chaloupe à moteur pour faire traverser certains de ces visiteurs. <br class='autobr' /> Force est de constater que l'on avait procédé avec beaucoup de diligence pour aménager le sentier sommaire qui partait de la terre des Régimbald et menait au lac Crystal. De là on rejoignait, à courte distance, le site de l'écrasement. En 1946, l'emplacement du lac Crystal est bien connu des exploitants forestiers locaux puisqu'on y avait aménagé un imposant barrage à la décharge du lac qui permettait de hausser le niveau de l'eau et de faciliter la descente des billes de bois dans la rivière à destination de la Saint-Michel et du lac Archambault.<br class='autobr' /> Mon deuxième témoin des événements du 3 juillet 1946 est le docteur Pierre Bertrand, résidant de longue date de Saint-Donat mais vacancier à l'époque. Il était âgé de 15 ans. Il se souvient très bien être parti en chaloupe à moteur sur le lac Archambault en compagnie de ses deux sœurs, Cécile Bertrand-Trudel et Suzanne Bertrand, en direction de la terre des Régimbald.</p> <p>En compagnie de parents et amis des disparus, ainsi que de représentants de l'armée, de la police locale et de membres du conseil municipal, dont le maire Coutu à l'époque, ils ont fait « l'ascension » vers le site de l'écrasement. Le docteur Bertrand me rapporte qu'une fois rendus au lac Crystal l'atmosphère était d'une tristesse sans pareil. Plusieurs des personnes apparentées aux jeunes aviateurs étaient en pleurs, évidemment épuisées par la randonnée en forêt. Certaines ne purent continuer.</p> <p>La cérémonie religieuse organisée sur le site s'est déroulée autour de la fosse commune recouverte d'un amas de pierre formant ce qu'on nomme un cairn. Chacun des aviateurs était identifié par une petite croix de bois - 3 pour les catholiques, 20 pour les protestants et une dernière portant l'étoile de David.<br class='autobr' /> Les journaux de l'époque ont manifesté très peu d'intérêt pour ces événements. Seul le journal La Patrie de Montréal semble avoir délégué des représentants qui arrivèrent sur le tard pour assister à la cérémonie, toujours selon Pierre Bertrand. La sœur de Pierre aurait même confié au journaliste un rouleau de film contenant les photos qu'elle avait prises au cours de la cérémonie…</p> <p>Le journaliste de La Patrie, Jacques Sauriol, a par la suite rédigé un article bien documenté, accompagné d'un reportage en photos du lieu de la cérémonie..<br class='autobr' /> Son article intitulé « Les 24 aviateurs tombés en 1943 reposent en terre religieuse » est paru dans l'édition du jeudi 4 juillet 1946. Les 9 ou 10 photos publiées alors sont toutes attribuées à « La Patrie » ! Citant un extrait de l'allocution du ministre du culte protestant, il rapporte : « Les familles des victimes n'oublieront jamais l'aide et la sympathie apportées par les familles canadiennes-françaises de Saint-Donat, dans l'accomplissement du pénible devoir qui nous a réunis ici ».</p> <p>Ce sentier des Régimbald a marqué la mémoire collective des gens de Saint-Donat et a servi de cordon ombilical reliant les morts aux vivants, les parents des aviateurs, les curieux, les amateurs de plein air. Madame Régimbald l'a parcouru au moins une quarantaine de fois, m'affirme-t-elle avec fierté, et ce jusqu'à l'âge de 80 ans. Elle me prie de mentionner que les parents du jeune co-pilote Poirier sont venus en pèlerinage annuellement jusqu'au début des années 60. Elle les a bien connus. Par ailleurs, son frère Lucien a maintes fois fait l'ascension pour entretenir le terrain à la base du cairn. On sait que les restes des aviateurs ont depuis été déplacés au cimetière catholique de Saint-Donat. Un cénotaphe y a été aménagé quelque peu en retrait de la section catholique.</p> <p>Madame Régimbald est une femme fière, de principes et d'opinions, forte, déterminée et encore très active aujourd'hui et qui possède une excellente mémoire. Je la remercie pour cet entrevue de même que le docteur Bertrand.</p> <p>Jacques Cotnoir<br class='autobr' /> 819-424-1912</p> <p>P.S. Les Gardiens du Liberator se seront chargé, au nom des citoyennes et citoyens de Saint-Donat, de déposer des couronnes de fleurs au pied du cénotaphe du cimetière local, lundi, 11 novembre 2019 à 11h, Jour du Souvenir.</p> <p>Légende des photos (prises par : Jacques Cotnoir)</p> <p>1) Madame Jeannine Régimbald – témoin des événements de juin et juillet 1946.</p> <p>2) Une partie du cimetière sur le site de l'écrasement du Liberator « Harry »</p> <p><strong>Source : Journal Altitude, Jacques Cotnoir</strong></p></div> Le devoir de mémoire https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-devoir-de-memoire https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-devoir-de-memoire 2019-12-23T23:34:34Z text/html fr Alain <p>Le devoir de mémoire <br class='autobr' /> Dans un précédent article intitulé « Jour de reconnaissance pour André Gaudet » je faisais mention de la présence de 20 visiteurs assez inattendus au sein du groupe présent à la cérémonie de remise de la « Médaille du souverain pour les bénévoles » à André Gaudet. Leur présence mérite une explication. Soulignons d'emblée que ces personnes, étrangères à notre collectivité, ont toutes un lien familial avec un des 24 aviateurs décédés lors de l'écrasement du bombardier Liberator B-24 des Forces (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jacques-Cotnoir-" rel="directory">Articles de Jacques Cotnoir</a> <div class='rss_texte'><p><strong> Le devoir de mémoire</strong></p> <p>Dans un précédent article intitulé « Jour de reconnaissance pour André Gaudet » je faisais mention de la présence de 20 visiteurs assez inattendus au sein du groupe présent à la cérémonie de remise de la « Médaille du souverain pour les bénévoles » à André Gaudet. Leur présence mérite une explication.<br class='autobr' /> Soulignons d'emblée que ces personnes, étrangères à notre collectivité, ont toutes un lien familial avec un des 24 aviateurs décédés lors de l'écrasement du bombardier Liberator B-24 des Forces armées canadiennes dans la nuit du 19 octobre 1943 sur la Montagne Noire à Saint-Donat. La cause de cette tragédie n'a jamais été établie. Le pilote de l'avion était Stephen Andrew Sanderson. C'est par lui que débute ce témoignage.<br class='autobr' /> Les trois premiers membres de la délégation Sanderson sont Peter, fils du pilote et Steve, neveu de ce dernier. Il était accompagné de son épouse Nancy. <br class='autobr' /> Les dix-sept autres membres de la délégation sont tous reliés à la sœur <br class='autobr' /> du pilote, Mary Sanderson-Lemire, aujourd'hui décédée. Ses fils Michael et Joe étaient présents ainsi que sa fille Sandra, accompagnée de son époux John Van Raay. Ajoutons les cinq enfants de Mary : Mark, Maribeth, Anne Marie, Marisa et Paul, accompagnés de leurs conjoint(e)s). Étaient également présents les trois enfants de Paul. Précisons que cette famille extrêmement attachante a fait le voyage en provenance de Caroline-du-Nord (U.S.A.).<br class='autobr' /> C'est Anne Marie, l'une des filles de Mary qui a organisé ce pèlerinage. À l'origine, une recherche que devait réaliser son fils pour une exposition consacrée à l'histoire et au patrimoine canadiens semble avoir soulevé beaucoup d'intérêt pour l'événement d'octobre 1943. Le projet est en fait devenu familial en quelque sorte. On a consulté la veuve du pilote, toujours vivante à l'époque, de même que son fils, Peter. De plus, le neveu Joe Lemire, avait déjà colligé beaucoup d'informations en rapport avec la mort accidentelle de son oncle.<br class='autobr' /> Qui était donc Stephen Andrew Sanderson (1921-1943) ? C'était un pilote expérimenté qui avait été instructeur à Aylmer (Qc). En octobre 1941, lors d'un vol d'entraînement, un incendie éclate à bord de son avion. Il ordonne à son étudiant-pilote de sauter en parachute. Il parvient ensuite à faire atterrir son avion malgré tout. On l'a décoré de la Air Force Medal suite à ce haut fait. Il a été affecté par la suite au North Atlantic Squadron basé à Gander (Terre-Neuve). Il participe aux missions d'accompagnement et de protection des convois naviguant dans l'Atlantique Nord en partance de Halifax et qui étaient effectuées par les bombardiers Liberator B-24. On rapporte qu'il a participé en tant que co-pilote à deux attaques contre des sous-marins allemands lors d'une même mission, le 23 septembre 1943. <br class='autobr' /> Le Liberator B-24, immatriculé 3701, qui s'est écrasé sur la Montagne Noire en octobre 1943 et qui était piloté par S.A. Sanderson n'était pas de ceux qui étaient utilisés pour la chasse aux UBooth (sous-marins allemands). Ils servaient uniquement à l'entraînement des nouveaux pilotes ou au transport de personnel militaire. Le soir du 19 octobre 1943 il avait à son bord 6 membres d'équipage et 18 autres membres de l'armée de l'air en permission. Ironie du sort, cinq d'entre eux faisaient partie de l'équipage d'un Liberator qui avait réussi à couler un sous-marin allemand (U-341) quelque temps auparavant.<br class='autobr' /> Des membres de la famille Sanderson avaient déjà participé aux divers événements commémorant la tragédie d'octobre 1943. En 1946, lors de la cérémonie religieuse organisée sur le lieu de l'écrasement, le frère du pilote, George Anthony Sanderson était présent alors que son père Georges de même que sa sœur Mary Sanderson-Lemire se trouvaient au pied de la montagne. En 2018, lors des cérémonies entourant le 75ième anniversaire de la tragédie, le fils du pilote, Peter Sanderson de même que son neveu Steve Sanderson, se trouvaient parmi nous. <br class='autobr' /> C'est Anne Marie qui en 2019, se souvenant du travail de recherche effectué une dizaine d'années plus tôt, eut l'idée de proposer ce voyage aux membres de sa famille. Après avoir pris contact avec la municipalité de Saint-Donat, on lui a référé Steve Sanderson et de là le projet pris forme. <br class='autobr' /> Treize des vingt personnes membres de la délégation qui ont effectué ce pèlerinage se sont également rendues sur le site de l'écrasement, en compagnie de deux guides chevronnés, associés aux « Gardiens du Liberator », soit Daniel Juteau et Jacques Deguire. Par leur présence à la cérémonie de remise de médaille à André Gaudet et au souper au Club de golf, les Sanderson lui ont rendu un bel hommage et par extension, à son père, Joseph Gaudet, membre de l'expédition de terre qui en 1946 procéda à la localisation de l'épave de l'avion et des restes des 24 aviateurs décédés en 1943.<br class='autobr' /> Il est indéniable que la famille Sanderson, toute la famille, se trouve liée à nous gens de Saint-Donat pour qui le devoir de mémoire est évidemment important. Je termine en citant ces mots d'Anne Marie, petite-nièce du pilote : « When we stood behind Steve Sanderson's cross (at the top of the mountain)… we all had tears in our eyes… We cant even describe with words how it felt to make this connection which we know would have brought our grandma such peace ». Et je traduis librement : « Alors que nous nous tenions au sommet de la montagne près de la croix de Steve Sanderson nous avions tous les larmes aux yeux... Impossible de traduire en mots comment nous nous sentions d'avoir pu établir ce contact qui, nous le savons, aurait procuré tant de paix à notre grand-mère – Mary Sanderson-Lemire ».</p> <p>Légende de la photo jointe :</p> <p>La famille Sanderson à la remise de médaille à André Gaudet.<br class='autobr' /> (Photo par André Bazergui)</p> <p><strong>Source : Journal Altitude, Jacques Cotnoir</strong></p></div>