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Société historique de St-Donat https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ fr SPIP - www.spip.net Société historique de St-Donat https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L144xH111/siteon0-80cf6.png?1763667020 https://www.societehistoriquesaint-donat.ca/ 111 144 Historique du camp scout Jacolou https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTORIQUE-DU-CAMP-SCOUT-JACOLOU https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTORIQUE-DU-CAMP-SCOUT-JACOLOU 2023-01-08T15:20:02Z text/html fr Alain <p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' /> HISTORIQUE DU CAMP SCOUT ‘'JACOLOU'' <br class='autobr' /> Le camp « Jacolou » situé au lac Croche, à Saint-Donat, au 699 chemin St-Guillaume, est opéré par le Groupe Scout de St-Jacques qui est un organisme à but non lucratif, actif depuis 1933. Le groupe a des activités dans les municipalités de Saint-Jacques, Saint-Alexis et Sainte-Marie-Solomé. <br class='autobr' /> Le Groupe Scout et Guide de St-Jacques de Montcalm (District de Lanaudière) Inc. a été enregistré au registre des entreprises le 3 novembre 1985, comme (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p>Par Jean Jacques Théorêt</p> <p>HISTORIQUE DU CAMP SCOUT ‘'JACOLOU''</p> <p>Le camp « Jacolou » situé au lac Croche, à Saint-Donat, au 699 chemin St-Guillaume, est opéré par le Groupe Scout de St-Jacques qui est un organisme à but non lucratif, actif depuis 1933. Le groupe a des activités dans les municipalités de Saint-Jacques, Saint-Alexis et Sainte-Marie-Solomé.</p> <p>Le Groupe Scout et Guide de St-Jacques de Montcalm (District de Lanaudière) Inc. a été enregistré au registre des entreprises le 3 novembre 1985, comme étant une organisation civile et amicale dont les activités sont reliées au développement et à la formation des jeunes.</p> <p>Le 5 mars 1996,on fait un changement de nom et le groupe devient : le Groupe Scout St-Jacques (District de Lanaudière) Inc. L'actuel président est M. Jean-Philippe Valois, vice–président, M. Marc Lachapelle, trésorière Mme Claudine Ethier, l'administrateur en charge de Jacolou est M. Jean-Philippe Gaudet, Mesdames et Messieurs Myriam Ricard, Louis Riopel, Catherine Greaves, Jocelyne Caillé et Stéphanie Soulières sont également administrateurs.</p> <p>Les installations du camp scout ont été construites aux environ des années 1950, par des bénévoles de St-Jacques-de-Montcalm.</p> <p>Selon les rôles d'évaluation de 1955-1956-1957 de la municipalité de Saint-Donat, les Scouts St-Jacques versent des taxes pour des installations sises au 699 chemin St-Guillaume, dont l'évaluation est de 725$, Dans les rôles d'évaluation de 1958-1959-1960, l'évaluation est de 975$ et la valeur du terrain est de 375$ pour les numéros de cadastres 5-6-7, du Bloc E.</p> <p>Le rôle d'évaluation de 1947 indique M. Henri Sigouin comme locataire. En 1952, on mentionne le transfert de propriété au nom des Scouts de St-Jacques</p> <p>On peut présumer que le terrain est loué du Ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec.</p> <p>En 1970, on retrouve une fiche d'évaluation de la Municipalité de Saint-Donat pour le 699 chemin St-Guillaume, dans laquelle il est spécifié qu'il y a sur le terrain, un chalet d'un étage et demi pour une superficie d'environ 1400pc.</p> <p>Le 25 novembre 1986, une fondation a été créée, ‘'La fondation Jean-Paul Coderre''. Cette fondation est enregistrée comme organisme de planification et de soutien des services sociaux qui a organisé, pendant quelques années, des activités afin d'amasser des fonds pour acheter un terrain et aménager des installations pour un camp de vacances.</p> <p>L'immeuble de 1400 pc. fut détruit au début des années 1990, pour ne garder qu'une dalle de béton de 400 pc. recouverte par un toit et 4 murs, car l'ancienne structure devenait trop dangereuse et impossible à restaurer à cause des coûts qui augmentaient et du bénévolat qui s'amenuisait.</p> <p>Le 5 avril 1992, la fondation Jean-Paul Coderre a acheté du Ministère de l'Énergie et Ressources un terrain et une île totalisant 24833 mètres carrés au 699 chemin St-Guillaume, au lac Croche de la Municipalité de Saint-Donat pour la somme de 12000$.</p> <p>A cette époque, afin d'amasser des fonds, un programme gouvernemental permettait à des organismes à but non lucratif d'acheter des œuvres d'art qui devaient être conservées pendant une année, et ensuite devaient être revendues avec profit et un reçu d'impôt était remis à l'acheteur.</p> <p>M. Fernand Mireault, qui a été assistant-chef scout et a participé à une dizaine de camps scout, s'est beaucoup impliqué dans l'organisation du camp Jacolou. Un jour, il a été demandé de faire partie de l'administration de La Fondation Jean-Paul Coderre. Il a été élu président et a constaté que des œuvres d'art avaient été achetées, mais le programme gouvernemental n'avait pas été respecté. Plusieurs œuvres étaient en leur possession depuis plus de 7 ans. Par la suite on a réussi à revendre ces œuvres d'art.</p> <p>Le 15 septembre 1999, la Fondation Jean-Paul Coderre est radiée d'office suite à une dissolution volontaire selon le Registre des Entreprises. A ce moment, M. Fernand Mireault agit comme président, M. Réjean Parent, vice-président et M. Edmond Venne, secrétaire-trésorier.</p> <p>Le 7 octobre 1999,le terrain et les installations du 699 chemin Saint Guillaume ont été cédés pour la somme de 1$ au Groupe Scout de St-Jacques (District de Lanaudière) Inc. par la Fondation Jean-Paul Coderre qui a géré le camp pendant quelques années.</p> <p>Le camp recevait des jeunes par groupes de 24. On accueillait 2 groupes de garçons et un groupe de filles qui étaient âgés de 9 à 12 ans. La durée du séjour était d'une semaine.</p> <p>Parmi les jeunes scouts, on y retrouvait des jeunes louveteaux, des éclaireurs, des pionniers et chez les guides, des jeannettes.</p> <p>Les activités comprenaient des parcours d'hébertisme, des thématiques décidées par les jeunes, de même que des camps de survie sur l'île en face du cam. Un don de canots a permis d'organiser des activités nautiques.</p> <p>Le Groupe Scout de St-Jacques (District de Lanaudière) Inc. a déjà voulu se départir du terrain, mais le contrat d'achat stipulait qu'il ne pouvait être vendu qu'à un organisme à but non lucratif.</p> <p>Des personnes ont été très impliquées dans l'administration du camp tels que M. Réjean Parent et M. Fernand Mireault.</p> <p>Depuis les années 2000, le camp est loué à des groupes scouts et à l'occasion à des familles. Les installations septiques furent mises aux normes en 2009 par des bénévoles et entretenues depuis.</p> <p>En 2010, les administrateurs du groupe sont : M. André Coderre, président, Mme Lucie Gagnon, vice-présidente, M. Patrick Landry, trésorier et Messieurs Benoit Derôme, Alexandre Gaudet et Marc-André Bédard sont administrateurs.</p> <p>Sources :</p> <p>Lettres patentes <br class='autobr' /> Index des immeubles : <br class='autobr' /> Rôles d'évaluation de la Municipalité de Saint-Donat<br class='autobr' /> Registraire des entreprises <br class='autobr' /> Jean-Philippe Gaudet <br class='autobr' /> Claudine Ethier, <br class='autobr' /> Fernand Mireault</p></div> L'érablière des retraités https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-ERABLIERE-DES-RETRAITES https://societehistoriquesaint-donat.ca/L-ERABLIERE-DES-RETRAITES 2022-10-21T14:53:38Z text/html fr Alain <p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' /> L'ÉRABLIÈRE DES RETRAITÉS <br class='autobr' /> La cabane à sucre est située à l'entrée du Parc du Mont Tremblant, au lac Sylvère <br class='autobr' /> Un jour, M. Albert Marceau décide d'entailler quelques érables pour son plaisir. Sur un feu à l'extérieur, on faisait bouillir l'eau d'érable dans un chaudron. Peu à peu, une tente a été installée et dans deux ‘'boilers'', ont faisait bouillir l'eau d'érable sur un feu de bois. <br class='autobr' /> En 1979, M. Albert Marceau et M. René (Gerry) Loiselle, tous deux résidents du lac Croche, demandent un (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p>Par Jean Jacques Théorêt</p> <p>L'ÉRABLIÈRE DES RETRAITÉS</p> <p>La cabane à sucre est située à l'entrée du Parc du Mont Tremblant, au lac Sylvère</p> <p>Un jour, M. Albert Marceau décide d'entailler quelques érables pour son plaisir. Sur un feu à l'extérieur, on faisait bouillir l'eau d'érable dans un chaudron. Peu à peu, une tente a été installée et dans deux ‘'boilers'', ont faisait bouillir l'eau d'érable sur un feu de bois.</p> <p>En 1979, M. Albert Marceau et M. René (Gerry) Loiselle, tous deux résidents du lac Croche, demandent un permis d'exploitation d'érablière, à titre récréatif, au Ministère des Terres et Forêts.</p> <p>Le permis autorisait une exploitation d'érablière sur une superficie de 1.2 hectares, avec une possibilité de 300 entailles, sur un terrain public à l'entrée du Parc du Mont-Tremblant, au lac Sylvère. Il faut mentionner que l'utilisation du territoire était sans aucune redevance, mais à certaines conditions. Un rapport annuel devait être produit au Ministère et il était interdit d'enclaver les installations. Si l'érablière n'était pas exploitée pendant plus d'une année, le permis serait révoqué et le site devait être remis dans l'état d'origine, incluant la démolition de toutes les installations, aux frais des exploitants.</p> <p>La cabane a été construite en 1980 et on lui a donné comme nom : l'ÉRABLIÈRE DES RETRAITÉS. On a acheté l'équipement nécessaire, dont un évaporateur au prix de 1751$.</p> <p>La première année d'exploitation fut en 1982. Les entailles étaient avec chaudières. La production totale fut de 21 gallons de sirop pour l'année.</p> <p>A partir de 1986, des redevances devaient être payées au gouvernement. La première année, elles s'élevaient à 3.05$ et les frais ont augmenté jusqu'à environ 100$ par année, dans les dernières années.</p> <p>Suite au décès de M. Albert Marceau en 1992, son fils M. Ubald Marceau a pris la relève et est devenu partenaire à part égale avec M. René (Gerry) Loiselle.<br class='autobr' /> En 1999, M. Ubald Marceau vend sa part à M. Réjean Plaisance qui devient partenaire dans l'exploitation de l'érablière avec M. Loiselle. A ce moment, il y avait toujours environ 300 entailles, toutes sur chaudières. Comme l'érablière était à flanc de montagne, des stations de vidange ont été installées afin d'amener l'eau au pied de la montagne, près de la cabane, ce qui évitait de descendre l'eau d'érable dans des traîneaux. On vidait les chaudières dans des seaux et on les transportait aux stations placées le long de la montagne. Comme l'exploitation s'en trouvait simplifiée, il a été décidé d'augmenter jusqu'à 500 entailles. La production pour l'année fut de 48 gallons de sirop.<br class='autobr' /> En 2003, M. Loiselle vend sa part à Messieurs Luc et Jacques Lévesque. On a donc trois partenaires, incluant M. Plaisance.</p> <p>En 2006, on décide d'installer des tubulures en remplacement des chaudières et des tuyaux installés dans les années précédentes, ce qui simplifie encore la cueillette de l'eau. Durant la même année, M. Luc Lévesque vend sa part à M. Christian Maillé. L'année suivante, M. Maillé a revendu sa part à M. Nelson Théorêt. Les nouvelles installations permettaient de faire bouillir jusqu'à 60 gallons de sirop.</p> <p>Lors de la pose des tubulures, on a installé trois grandes lignes de récupération d'eau qui descendent à la cabane. Comme on constate que la grosseur des érables stagne, on a décidé d'exploiter que deux lignes sur trois, en alternance à chaque année, afin de protéger l'érablière.</p> <p>En 2007, M. Plaisance vend la moitié de sa part à M. Bernard Fournier et en 2010 une demande est faite au Ministère afin d'augmenter la superficie autorisée ce qui a permis d'ajouter .7 hectares pour un total de 1.9 hectares.</p> <p>En 2013, comme la cabane date de quelques années et qu'elle est devenue trop petite et vétuste, on décide de la démolir pour en reconstruire une nouvelle, plus grande et plus fonctionnelle, dans laquelle on a prévu y aménager une cuisine.</p> <p>En 2014, un abri pour le bois de chauffage, ainsi que pour le réservoir d'eau est construit. Il faut mentionner qu'il s'agit d'un réservoir de 500 gallons en acier inoxydable et qui avait été installé au cours des années 1991.</p> <p>En 2019, M. Théorêt vend sa part à Messieurs Luc et Jacques Lévesque, ainsi qu'à M. Bernard Fournier.</p> <p>Selon les années, la production annuelle de sirop varie entre 30 et 60 gallons et demande environ 8 cordes bois qui sont récoltées dans l'érablière.</p> <p>Afin de garder l'authenticité des anciennes érablières, on entaille toujours une trentaine d'érables sur des chaudières autour de la cabane.</p> <p>Durant les deux dernières années, une génératrice et des capteurs solaires ont été installés.</p> <p>En 2021, les propriétaires décident de prendre leur retraite et de vendre l'exploitation de l'érablière à des citoyens du lac Sylvère.</p> <p>Les nouveaux propriétaires sont Mesdames et Messieurs : Marie France-Tessier et Alexandre Belleau, Chantal Rainville et Martin Taillefer, Bérangère Lacerte et Jonathan Grimard, Claude Breton et Jean-François Bélisle, Marie-Anne Petit et Nicolas Marcotte,</p> <p>On lui a donné le nom de : LA CABANE DES ENRAGÉS.</p> <p>Sources : M. Réjean Plaisance<br class='autobr' /> Famille Marceau<br class='autobr' /> M. Martin Taillefer</p> <p>Note : La toile de la première cabane a été réalisée par Mme Ghislaine Marceau.</p></div> LA CABANE DES DIX https://societehistoriquesaint-donat.ca/LA-CABANE-DES-DIX https://societehistoriquesaint-donat.ca/LA-CABANE-DES-DIX 2022-08-14T00:10:50Z text/html fr Alain <p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' /> LA CABANE DES DIX <br class='autobr' /> M. Claude Brunet, qui résidait au lac Sylvère, détenait un permis d'exploitation d'érablière sise sur une partie des lots 4, 5 et 6 du rang X, Canton Lussier à Saint-Donat, il louait ce site du Ministère des Terres et Forêts. Suite à des discussions avec des amis intéressés par le temps des sucres, ils se sont réunis afin de dresser les bases d'une convention en vue d'exploiter une érablière sur ce site. <br class='autobr' /> La Cabane des Dix a été crée et dix membres en faisaient (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Par Jean Jacques Théorêt</strong></p> <p>LA CABANE DES DIX</p> <p>M. Claude Brunet, qui résidait au lac Sylvère, détenait un permis d'exploitation d'érablière sise sur une partie des lots 4, 5 et 6 du rang X, Canton Lussier à Saint-Donat, il louait ce site du Ministère des Terres et Forêts. Suite à des discussions avec des amis intéressés par le temps des sucres, ils se sont réunis afin de dresser les bases d'une convention en vue d'exploiter une érablière sur ce site.</p> <p>La Cabane des Dix a été crée et dix membres en faisaient partie : Messieurs Raymond Bélanger, Albert Viau, Roméo Lorrain, Gérard Delisle, Réal Boulianne, Léo Chatel, Yvon Dubois, Roger Wolfe, Jacques Favreau, Lucien Bélanger, avec comme mission que la nature et l'esprit de l'aventure commune ne soient pas changée et demeure à but non lucratif.</p> <p>Le coût des opérations serait partagé à part égale et les bénéfices et la plus-value (s'il y avait lieu) s'accroîtrait à part égale.</p> <p>En décembre 1984, le permis détenu par M. Brunet a été transféré au nom de la Cabane des Dix, au soin de M. Roméo Lorrain. La participation des membres a été fixée à $1000. chacun.</p> <p>La superficie des lots sous permis était de 21.8 hectares avec une possibilité de 6000 entailles, 4.5 hectares étaient exploités pour environ 1000 entailles.</p> <p>Bien sûr les installations devaient être mises en place : déboisement afin de construire une cabane, achat d'un évaporateur, d'un réservoir, de tubulures, de quelques chaudières (afin de respecter la tradition), d'une pompe, installer l'électricité, creuser un puits de surface, tracer des chemins dans l'érablière, etc.<br class='autobr' /> Lors de la première année d'exploitation en 1978, on avait environ 600 entailles sur tubulures et 150 avec chaudières.</p> <p>La première ‘'bouillotte'' a permis de faire 6 gallons de sirop d'érable dans la journée. Le sirop était entreposé dans la cabane et on s'assurait que tout était en ordre et on fermait les portes à clé pour revenir le lendemain.</p> <p>Malheur, un incendie s'est déclaré durant la nuit et tout a été détruit. On a dû tout recommencer.</p> <p>On travaillait en professionnel. A tous les jours, dans un cahier de bord, on inscrivait les tâches accomplies, les problèmes rencontrés, les corrections apportées, la production de sirop de la journée, ainsi que les personnes qui avaient effectué ces tâches. Un cahier de procédures était établi indiquant les étapes à suivre pour l'opération de la pompe, de la pression dans les tubulures, de l'évaporateur, etc. le tout s'effectuait en bonne camaraderie.</p> <p>En janvier, à chaque fin de semaine, on commençait en motoneige à passer le grattoir dans les chemins de l'érablière afin qu'ils soient bien tapés pour faciliter la circulation lors de l'entaille des érables.</p> <p>En février on vérifiait l'état de toutes les tubulures. Il faut mentionner que les petits amis ‘'les écureuils'' aiment bien grignoter les tubulures. Il fallait donc s'assurer qu'elles n'étaient pas perforées.</p> <p>On devait aussi replacer la cheminée qui avait été enlevée pour ne pas qu'elle soit endommagée par les chutes de neige ou de glace. On devait enlever la neige autour de la cabane, du cabanon ainsi que du ‘'pump house''.</p> <p>En mars, il était temps de penser à refaire les entailles pour les tubulures, installer les chalumeaux pour les entailles avec chaudières, on devait aussi s'assurer que le fil chauffant installé dans la tuyauterie venant des réservoirs jusqu'à l'évaporateur était bien fonctionnel. Le nettoyage des pannes de l'évaporateur et l'approvisionnement de bois à l'intérieur de la cabane faisaient partie des tâches à accomplir.</p> <p>On attendait les premières coulées. Une nuit avec une température sous zéro et une journée ensoleillée avec une température au-dessus de zéro, une pompe fonctionnelle pour recueillir la sève, vider les chaudières à la fin de la journée et voilà nous étions prêts à faire bouillir la sève d'érable. On déposait un morceau de lard et on versait du lait pour empêcher que l'écume dans l'évaporateur ne déborde. Un flot continue d'eau d'érable et un feu régulier permet d'obtenir un bon sirop.</p> <p>Lorsque Pâques arrivait, déjà une bonne quantité de sirop était accumulé, il était alors important d'inviter les familles pour un bon repas à la cabane à sucre. Sous l'œil attentif de Paul Viau, ‘'chef émérite'', les invités se régalaient. En général, on accueillait une quarantaine d'invités. En 1999, tel que mentionné dans le livre de bord, on pouvait compter 41 adultes et 8 ½ ….. enfants pour le dîner.</p> <p>Mentionnons qu'en plus des partenaires de La Cabane des Dix, des amis venaient donner un coup de main, que ce soit pour vider les chaudières, faire bouillir, entrer le bois etc.</p> <p>La température se réchauffant, le ruisseau près de la cabane se met à couler et après avoir installé une pompe on peut alors s'approvisionner en eau pour le nettoyage des pannes et des tubulures.</p> <p>En 1995, la production de sirop avait été de 185.5 gallons, alors qu'en 1998 on avait produit seulement 80 gallons de sirop. Le début et la fin de la saison des sucres varient, le tout est attribuable à la température. En 1996, la saison des sucres se terminait le 29 avril. En 1998, les coulées avaient débuté le 28 février.</p> <p>A la fin de la saison, on enlevait les chaudières, les chalumeaux, nettoyait les chaudières ainsi que les tubulures, nettoyait et rangeait l'intérieur de la cabane, enlevait les pompes etc. C'était alors le repos des guerriers. Le sirop produit durant la saison était équitablement réparti entre les propriétaires et les amis ayant contribué.</p> <p>Fin septembre, début octobre, avec la belle température, on effectuait les réparations nécessaires ainsi que la peinture, le rangement du bois dans l'abri, identifiait les érables qui devaient être coupées. Plus tard, on bûchait, fendait et cordait le bois.</p> <p>A l'automne, une petite fête aux homards et aux huîtres s'imposait. La participation du chef Jean- Marc Thouin était très appréciée. On invitait les familles et les amis qui avaient aidé durant la saison.</p> <p>Au fil des années, d'autres personnes se sont jointes à l'équipe tels que Paul Viau, Yvon Dubois, André Noiseux, Jean-Denis Délisle, André Lalande et Régis Comeau en remplacement de ceux qui avaient quitté.</p> <p>L'aventure a cessé en 1999. Les installations ont alors été vendues à Dominion Grimm et par la suite revendues.</p> <p>Le nouveau propriétaire, M. Martin Pilette, a agrandi le territoire de l'érablière et exploite maintenant 8300 entailles.</p> <p>Pour ce faire, il a dû installer de nouveaux équipements, il a informatisé l'ensemble de l'érablière, ce qui permet une gestion à distance. La sève récoltée au lac Sylvère est acheminée par camion citerne à Notre-Dame-de-la-Merci, à l'érablière O'Maple.</p> <p>En plus de faire bouillir l'eau d'érable récoltée au lac Sylvère, O'Maple ajoute sa propre production provenant de trois sites différents pour un total de 78,000 entailles. Plusieurs aspects ont été étudiés afin de prendre cette décision. Une seule personne est en charge de faire bouillir. Le goût du sirop est semblable pour l'ensemble de toutes ces entailles. Le regroupement de la production de sirop du lac Sylvère et de O'Maple permet une économie d'achat d'équipement, réduit le coût du transport du sirop à l'entrepôt, facilite la vente de la production, demande moins de main-d'œuvre.</p> <p>La production de sirop des 8,300 entailles du lac Sylvère est d'environ 30,000 livres soit un peu plus de 2,200 gallons.</p> <p>Les municipalités de Saint-Donat et Notre-Dame-de-la-Merci ont un grand potentiel d'érablières. La région se situe au 3e rang du potentiel d'érablières sur les terres publiques. La région pourrait exploiter jusqu'à 2,000,000 d'entailles. Il faut mentionner que l'aménagement des érablières a changé avec les années. Des coupes de jardinage gardent une variété d'essences, afin de conserver un couvert végétal, contrairement à ce qui se faisait auparavant lorsqu'on ne conservait que les érables.</p> <p>Il y a présentement dans la région de Saint-Donat, Notre-Dame-de-la-Merci et St-Côme 4 grands producteurs de sirop d'érable soit : M. Martin Pilette, O'Maple (Alan Bryson et Tommy Riopel), Sirop Cabine (Manon Mapp et Timothy Jensen), et M. Guy Breault .</p> <p>Sources : M. Réal Boulianne<br class='autobr' /> M. Léo Chatel<br class='autobr' /> M. Martin Pilette</p></div> HISTORIQUE DE LA PERDRIÈRE Camp de vacances https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTORIQUE-DE-LA-PERDRIERE-Camp-de-vacances https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTORIQUE-DE-LA-PERDRIERE-Camp-de-vacances 2022-03-16T21:21:47Z text/html fr Alain <p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' /> HISTORIQUE DE LA PERDRIÈRE Camp de vacances <br class='autobr' /> En 1973, M. Yves Paquin, professeur d'éducation physique au Collège Notre-Dame à Montréal, trouve ardu de faire des demandes pour des sorties éducatives et activités physiques avec ses élèves. <br class='autobr' /> L'année suivante, il s'établit à Saint-Donat avec sa famille. Il lui vient l'idée d'ouvrir un camp de vacances à Saint-Donat où il pourrait offrir des activités aux jeunes. Il contacte M. Lauda Garceau afin d'acheter un terrain en vue d'y (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Par Jean Jacques Théorêt</strong></p> <p>HISTORIQUE DE LA PERDRIÈRE<br class='autobr' /> Camp de vacances</p> <p>En 1973, M. Yves Paquin, professeur d'éducation physique au Collège Notre-Dame à Montréal, trouve ardu de faire des demandes pour des sorties éducatives et activités physiques avec ses élèves.</p> <p>L'année suivante, il s'établit à Saint-Donat avec sa famille. Il lui vient l'idée d'ouvrir un camp de vacances à Saint-Donat où il pourrait offrir des activités aux jeunes. Il contacte M. Lauda Garceau afin d'acheter un terrain en vue d'y construire un camp de vacances. Avec M. André Picard et M. Julien Boudreau, M. Paquin achète l'île sur le bord du lac Archambault près du pont des Frères Coutu. Une plage exceptionnelle de plus de 1000 pieds linéaires avec une vue imprenable sur le lac, à proximité du village et d'une pente de ski, le Mont Garceau.</p> <p>M. Paquin installe une roulotte et c'est le début de la colonie de vacances : La Perdrière. Il y avait un problème sanitaire, on ne pouvait construire d'installation septique sur l'île. Après maintes discussions avec M. Lauda Garceau, une entente est intervenue. Une partie du stationnement du centre de ski servirait à l'installation du champ d'épuration de la Perdrière.</p> <p>La Perdrière accueillerait des jeunes pour des séjours de ski, dont Fami Ski a été le premier client. Tout était à faire : salles de rencontres, cafétéria, dortoirs, achat d'équipements, etc. Des membres de Fami Ski ont même aidé à monter les lits dans les chambres. Au tout début, la clientèle de la colonie de vacances comptait entre 25 et 30 jeunes.</p> <p>Après un an ou deux, M. Gaudreault vend ses parts à M. Paquin et M. Picard se retire un an plus tard. M. Paquin devient alors l'unique propriétaire.</p> <p>M. Denis Massé a aidé à développer un programme de formation de moniteurs : PAM (Programme d'aspirant-moniteur) qui est devenu une norme nationale. Le centre de La Perdrière devient le plus gros formateur.</p> <p>En 1987, M. Stéphane Cocano, organisateur hors pair, est embauché par la Perdrière.</p> <p>Une auberge avait été construite sur l'île ainsi que des motels que l'on appelait ‘'igloo'', parce qu'il fallait sortir à l'extérieur pour accéder à l'auberge. En 1988, une salle reliant l'auberge et l'igloo par un couloir vitré a été construite On y retrouvait la buanderie et le vestiaire. Mme Sylvie Charbonneau était alors responsable de l'entretien. M. Paquin a dû s'endetter pour faire cette construction.<br class='autobr' /> .<br class='autobr' /> La fréquentation de la clientèle devient impressionnante, on a enregistré jusqu'à 25,000 séjours par année et certaines familles pouvaient fréquenter le centre jusqu'à 15 fois durant l'année. Le centre offrait des camps d'été, d'hiver et des camps-école. Grâce à son développement, la Perdrière devient un leader au Québec.</p> <p>ANECDOTE : M. Dubois du camp Edphy voulait embaucher M. Stéphane Cocano. Lors de l'entrevue, M. Cocano a mentionné que 5,000 séjours par année étaient offerts, alors qu'en réalité on a offert jusqu'à 25,000 séjours. Consciemment et de peur de ne pas être cru, il n'a pas révélé le bon nombre de séjours. <br class='autobr' /> A l'hiver, sur 14 semaines d'opération, il pouvait y avoir 5,500 jeunes. Les séjours s'échelonnaient du dimanche soir au mercredi soir. D'autres groupes arrivaient le mercredi matin pour quitter le dimanche matin. On pouvait alors compter de 480 à 630 jeunes par groupe. Plus de 80% des jeunes participaient à l'activité de ski alpin. Le centre La Perdrière opérait 40 semaines par année.</p> <p>La Perdrière était membre de l'ACQ (Association des Camps du Québec). Lors des rapports d'inspection, les inspecteurs mentionnaient que le centre était situé dans un endroit formidable : lac fantastique, grande plage, douche et toilette dans toutes les chambres. Cela en faisait un endroit exceptionnel.</p> <p>En 1996, le personnel comptait 130 employés. Les moniteurs étaient âgés en moyenne de 18-19 ans. Entre deux congés, les moniteurs allaient aux ‘'frites'' chez la Bouffe à Fred. Ils devaient réserver à l'avance afin qu'on puisse servir tout ce monde en même temps. M. René Vienneau, propriétaire du magasin de sport dans le village, accordait un escompte de 25% aux employés du centre. Les moniteurs aimaient fréquenter la discothèque Le Montagnard et ils menaient le bal.</p> <p>Environ 2000 visiteurs se présentaient aux journées Portes Ouvertes. M. Paquin, accompagné de moniteurs, formait des groupes afin de faire visiter le site et fournir des explications aux visiteurs.</p> <p>Dans la montagne, en arrière des installations de la base principale, il y avait des camps de toile, des sentiers pédestres et des sentiers pour les chevaux.</p> <p>Une entente a été conclue avec Toto Gingras du Journal de Montréal : le centre La Perdrière avait une visibilité dans le journal et il offrait en échange des week-ends pour des camelots. On invitait aussi des enfants de vedettes entre autres de Normand Brathwaite, Guy Mongrain, Plume Latraverse, etc.</p> <p>En 1993-94, le Collège Bois-de-Boulogne a négocié une entente afin de s'associer avec La Perdrière pour former des étudiants au programme PAM (Programme d'aspirant-moniteur).</p> <p>Le Club Kiwanis possédait un emplacement sur la route 125, au lac Pimbina. En 1940, ils ont exploité un camp de vacances qui accueillait des adolescents. Le Club 4H y a séjourné de même que dans les années 1950-60 un camp de jeunes filles délinquantes. (Lors de rénovations des lieux dans les années 2005, on a retrouvé une plaque datant de 1948 enfouie dans des décombres de même qu'un tabernacle. Un prêtre allait dire la messe régulièrement).</p> <p>Comme la base principale au lac Archambault n'était pas assez grande, des démarches ont été entreprises pour louer le terrain du Club Kiwanis et y aménager des installations pour la Perdrière. On a beaucoup investi dans les structures. Des roulottes ayant servi à la Baie James ont même été achetées pour y installer la cafétéria.</p> <p>Les activités se sont échelonnées durant 14 saisons sur le terrain du Club Kiwanis. On y avait installé l'Ados Village. Les jeunes ados passaient la journée à la base principale et à la fin de la journée retournaient à l'Ados Village. Ce site pouvait recevoir un maximum de 150 personnes en tenant compte des vacances familiales. En effet, de plus en plus de parents accompagnaient leurs enfants dans des bases de plein air ou camps de vacances. Les enfants étaient pris en charge par des moniteurs le jour et tous les membres de la famille se retrouvaient le soir venu.</p> <p>Une panoplie d'activités étaient offertes : voile, canot, équitation, escalade, tir à l'arc, planche à voile, descente de rivière, randonnée pédestre, des semaines blanches, fins de semaine des sucres, fins de semaine de pêche, ainsi que des forfaits famille. À l'hiver, des spectacles thématiques, des pièces de théatre, des spectacles de magiciens, des chasses aux trésors. Un employé occupait la fonction de costumier. C'était une organisation d'envergure.</p> <p>A cette époque, trois camps de vacances majeurs existaient dans le monde des classes-nature du domaine scolaire : Le camp Edphy, le Petit Bonheur et la Perdrière.</p> <p>En 1990, un promoteur, M. Alfredo des Valles, contacte M. Paquin pour acheter les installations de la base principale. Le contrat stipulait un délai de six ans pour compléter la transaction au terme duquel le centre poursuivrait ses activités sur les rives du lac Pimbina. A noter que les installations au lac Pimbina étaient plus vastes que celles occupées sur le lac Archambault. Après avoir acheté d'autres terrains limitrophes, le promoteur projetait de développer hôtel, condos et autres complexes de service.</p> <p>En octobre 1996, M. Paquin transfère définitivement les activités de La Perdrière sur le terrain du Club Kiwanis. Il a voulu acheter le terrain et les installations, malheureusement, aucune entente n'est intervenue ce qui a forcé la fermeture de la Perdrière. Suite à la démission d'un administrateur du conseil d'administration du Club Kiwanis, on a offert de vendre les installations aux conditions de M. Paquin mais il a refusé, il n'avait plus la force de recommencer.</p> <p>La famille Paquin désire préciser que le succès de l'entreprise n'aurait pas été celui que La Perdrière a connu sans le support de plusieurs personnes importantes de St-Donat que nous remercions et qui ont participé de près ou de loin à l'essor de La Perdrière.</p> <p> <strong>Sources : Stéphane Cocano)</p></div> Historique du Camp La Grande Aventure en Anglais https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-du-Camp-La-Grande-Aventure-en-Anglais https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-du-Camp-La-Grande-Aventure-en-Anglais 2022-02-24T22:08:32Z text/html fr Alain <p>Par Jean Jacques Théorêt <br class='autobr' /> Historique du Camp La Grande Aventure en Anglais <br class='autobr' /> La Grande Aventure en Anglais a vu le jour dans la région du Saguenay, en 1990, en tant qu'école de langue se spécialisant dans l'enseignement de l'anglais comme langue seconde. <br class='autobr' /> Une méthode d'enseignement dynamique basée sur la conversation, a été développée par des professeurs d'anglais langue seconde et a donné naissance à l'École de Langues Anglian Inc. Grâce à la popularité toujours montante de l'école de langue et au besoin (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p><strong> Par Jean Jacques Théorêt </strong></p> <p><strong>Historique du Camp La Grande Aventure en Anglais</strong></p> <p>La Grande Aventure en Anglais a vu le jour dans la région du Saguenay, en 1990, en tant qu'école de langue se spécialisant dans l'enseignement de l'anglais comme langue seconde.</p> <p>Une méthode d'enseignement dynamique basée sur la conversation, a été développée par des professeurs d'anglais langue seconde et a donné naissance à l'École de Langues Anglian Inc. Grâce à la popularité toujours montante de l'école de langue et au besoin criant d'apprentissage de l'anglais pour les jeunes, le camp de jour nait quelques années plus tard pour ensuite se transformer en camp de vacances certifié par l'Association des Camps du Québec.</p> <p>En 1998, le siège social de la Grande Aventure en Anglais déménage pour s'installer à Saint-Donat sur les rives du lac Pimbina.</p> <p>Le terrain sur les rives du lac Pimbina appartenait au Club Kiwanis depuis les années 40, alors qu'il y avait des activités avec les clubs 4H. Lors des années 50/60, des jeunes filles délinquantes fréquentaient le camp.</p> <p>Un premier bâtiment en rondins y a été construit, par la suite, deux autres s'y sont greffés pour y loger les jeunes campeuses.</p> <p>A cette époque, sous la gouverne du Club Kiwanis, la messe du dimanche avait lieu dans la maison blanche.</p> <p>En 1996, La Perdrière loue le site du Club Kiwanis pour y transférer toutes ses opérations du lac Archambault.</p> <p>Le Camp La Perdrière qui était un camp de vacances accueillant des adolescents manquait d'espace dans ses installations du lac Archambault. Les jeunes étaient voyagés par autobus scolaire pour leurs repas et les activités.</p> <p>En 1998, suite à une mésentente avec les administrateurs du Club Kiwanis, après 14 ans d'activités, La Perdrière cesse ses opérations sur ce site.</p> <p>En 1998, Mme Monique Villeneuve, professeur agrégé au Saguenay, s'installe à Saint-Donat et achète le camp La Grande Aventure en Anglais. A ce moment, le camp opérait a environ 75% de sa capacité.</p> <p>En 2004, Mme Julie Sauvé et M. Pierre Chadi achètent les opérations, de même que les installations.</p> <p>Le site étant dans un état lamentable, entre autre, la cafeteria était installée dans des roulottes que La Perdrière avait achetées à la Baie James. Une nouvelle cafétéria a été construite, une nouvelle fosse septique aménagée, un puits creusé et beaucoup d'autres améliorations.</p> <p>Lors des rénovations en 2015, par Mme Sauvé, on a retrouvé une plaque d'automobile de 1948 et un tabernacle. Un curé allait dire la messe le dimanche lorsque le camp était opéré par le Club Kiwanis.</p> <p>On peut accueillir 115 jeunes filles et garçons âgés de 7 à 17 ans. Le ratio est de 1 moniteur pour 3 campeurs et compte 50 employés, dont 3 permanents. Les durées de séjour sont variables.</p> <p>Dès leur arrivée, chaque campeur prend l'engagement de parler anglais au camp. Les moniteurs sont toujours près d'eux, afin de les aider à trouver les bons mots et la bonne prononciation. Le personnel est anglophone ou bilingue.</p> <p>La plupart des moniteurs qui proviennent entre autre des Universités Bishops, McGill, de l'Ontario, du Nouveau Brunswick et de la Colombie Britannique, étudient pour être enseignants.</p> <p>Les installations comprennent : dortoirs, grande aire de jeux, infirmerie, une plage donnant sur le lac Pimbina, des terrains de soccer, basketball, volleyball de plage et badminton. De plus, des activités de plein air sont offertes : vélo de montagne, randonnées pédestres, camping à la Sépac, descente de la rivière La Diable et beaucoup d'autres.</p> <p>Des classes nature sont aussi organisées en mai et juin pour des étudiants qui sont référés par des écoles.</p> <p><strong>Source : Julie Sauvé, copropriétaire </strong></p></div> HISTOIRE DU PARC MONT-TREMBLANT https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTOIRE-DU-PARC-MONT-TREMBLANT https://societehistoriquesaint-donat.ca/HISTOIRE-DU-PARC-MONT-TREMBLANT 2020-09-10T18:19:26Z text/html fr Alain <p>En cette année du 125e anniversaire de la création du parc du Mont-Tremblant, nous avons cru bon vous présenter son histoire. Ceci est le premier de trois articles. HISTOIRE DU PARC MONT-TREMBLANT <br class='autobr' /> Le parc du Mont-Tremblant s'étend à l'intérieur du bouclier canadien formé de rocs précambriens. Il est situé dans la plus ancienne chaine de montagne du monde. Les glaciations ont arrondi les sommets et laissé à découvert des masses imposantes de rocs et creusés des vallées profondes. <br class='autobr' /> Le massif du (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p><strong>En cette année du 125e anniversaire de la création du parc du Mont-Tremblant, nous avons cru bon vous présenter son histoire. Ceci est le premier de trois articles.</strong></p> <p><strong>HISTOIRE DU PARC MONT-TREMBLANT</strong></p> <p>Le parc du Mont-Tremblant s'étend à l'intérieur du bouclier canadien formé de rocs précambriens. Il est situé dans la plus ancienne chaine de montagne du monde. Les glaciations ont arrondi les sommets et laissé à découvert des masses imposantes de rocs et creusés des vallées profondes.</p> <p>Le massif du mont-tremblant domine cette chaine de montagnes. Certains pics s'élève à plus de 940 mètres. Les glaciations ont donné naissance à trois bassins hydrographiques : les rivières Rouge, Mattawin et l'Assomption.</p> <p>Le parc Mont-Tremblant faisait partie du territoire de la nation des Algonquins et le nommait ‘'ManitongaSoutana''. Les amérindiens soutenaient que la montagne faisait entendre des bruits sourds.</p> <p>Les premières explorations datent de 1830 avec l'arpenteur Joseph Bouchette afin de déterminer la possibilité de coloniser cette région.</p> <p>A compter de 1850 le territoire a été exploré en vue de trouver du minerai précieux.</p> <p>En 1851 et 1865 le gouvernement a favorisé des voies de pénétration à partir de St-Jérôme ce qui a favorisé la fondation de Ste Adèle (1852), Ste Agathe (1861)</p> <p>A compter de 1855 la Compagnie Hamilton Brothers obtient les premières coupes de bois près de la rivière Rouge.</p> <p>Les rivières Rouge, la Macaza et la Diable deviennent des moyens de transport du bois qui est acheminé vers les scieries de l'Outaouiais qui est ensuite expédié vers les marchés américains et britanniques.</p> <p>Sur recommandation du curé Labelle, à l'automne 1869 une expédition de chasse composée de Geoffroy Laviolette, arpenteur, Charles De Montigny, William-Henry Scott et l'abbé Jodoin vont aussi sonder les possibilités de coloniser cette région. Au cours de ce périple M. Laviolette fit des relevés préliminaires de la région de la rivière du Diable.</p> <p>En octobre 1869, l'arpenteur G. A. Allbright, a eu l'instruction de procéder à l'arpentage primitif des quatre premiers rangs du canton de Grandison. En mars 1870 il dépose son plan aux autorités du Ministère et incite le gouvernement à développer cette région par la construction de routes pour favoriser la colonisation dans le canton de Grandison.</p> <p>En 1879 un premier groupe de colons obtenaient leurs lettres patentes établissant leur propriété, ce qui permettra de former la paroisse de St-Jovite. Dès 1881 la paroisse compte 554 personnes ce qui permet la création de la municipalité.</p> <p>De 1880 à 1890 l'industrie forestière se développe rapidement. La venue du chemin de fer permet l'établissement de nouveaux colons le long de son parcours. De nouveaux chantier s'installent le long de la rivière du Diable jusqu'au lac Monroe alors que la compagnie Alex Baptist obtient les droits de coupe dans le canton Rolland en 1883.</p> <p>Vers 1895 la presque totalité des terres ceinturant le lac Tremblant sont concédées et exploitées.</p> <p>Les études du docteur Camille Laviolette sur les dommages causés par la tuberculose l'on convaincue que cette maladie pouvait être enrayée par des cures en montagne. Au cours de l'année 1893 le docteur Laviolette entreprit les premières démarches en vue de la création d'un sanatorium. Trois sites étaient envisagés : le mont St-Hilaire, le mont Orford et la montagne Tremblante. La montagne Tremblante offrait des conditions atmosphériques indispensables à la guérison des maladies pulmonaires. Le mont St-Hilaire et le mont Orford offraient un taux d'humidité trop élevé. Le docteur Laviolette connaissait les environs de la montagne Tremblante puisque son père Geoffroy avait participé à l'expédition de 1869 dans cette région.</p> <p>Au début de 1894 de longues procédures ont été entreprises par le docteur Laviolette pour réaliser son projet qui se situait sur le versant sud de la montagne Tremblante.</p> <p>Le 27 mars suivant, le docteur Laviolette réitère sa demande au gouvernement après avoir formé un syndicat de médecins en vue de la fondation d'un sanatorium.</p> <p>La compagnie Ottawa Lumber de Calumet, Ontario détenant les droits de coupe dans la région présente une requête alléguant qu'elle n'est pas favorable à l'établissement d'un sanatorium dans la région de la montagne Tremblante et que la région de Ste Agathe serait plus avantageuse.</p> <p>Le 9 mai 1894, le ministère des Terres de la Couronne demande de faire un relevé des lieux. Lors de la présentation de son rapport, M. Filion mentionne que le relief de la montagne Tremblante est très accidenté. Les terres sont impropres à l'exception de trois lots du quatrième rang du canton de Grandison, qui sont situés en bordure du lac Tremblant. Il souligne que la montagne serait un excellent site pour créer une réserve de chasse alors qu'un chemin peut facilement y être tracé. D'autre part, le ministère constate que les lots convoités par le Docteur Laviolette sont déjà concédés ce qui mènera à l'échec de son projet.</p> <p>Le 12 juillet 1894, un arrêté en conseil déclare réserve forestière spéciale sous le nom de Parc de la Montagne Tremblante une étendue de 14750 acres et pourvoi des sommes pour subvenir aux frais de garde et d'entretien.</p> <p>De plus quatre cents arpents de terrain sur le pic le plus élevé de la montagne Tremblante qui pourront être concédés gratuitement si la législature autorise telle concession.</p> <p>Pourront être vendu au syndicat que représente le Docteur Laviolette les lots 23 24 25 du quatrième rang conditionnel à l'adoption d'une loi en ce sens.</p> <p><strong>Création officielle du parc</strong></p> <p>Le 6 novembre 1894 un arrêté en conseil établi les bases du futur parc des Laurentides en suivant les mêmes procédures que celles du parc de la Montagne Tremblante.</p> <p>Le 3 janvier 1895 le projet de loi créant le parc de la Montagne-Tremblante est adopté. Le Ministère des terres de la Couronne a la responsabilité de l'application de cette loi et elle n'affecte pas les droits déjà consentis pour les coupes de bois et aux clubs privés. Cette loi avait comme principal objectif de répondre aux demandes du docteur Laviolette . Quant au parc des Laurentides son territoire, sa structure, son administration et ses règlements étaient beaucoup plus structurées.</p> <p>C'est alors que le docteur Laviolette pouvait aller de l'avant avec son projet de sanatorium après avoir formé une corporation à cet effet.</p> <p>Le 9 janvier 1897 un nouveau projet de loi fut approuvé de façon à rendre les règlements identiques pour les 2 parcs tout en en y ajoutant d'autres cantons périphériques au parc de la Montagne Tremblante.</p> <p>Même si le gouvernement avait réservé les terrains pour le docteur Laviolette tout en y ajoutant 400 acres à l'intérieur du parc, le docteur se heurta à toute une série de problèmes insurmontables et il dû temporairement abandonner son projet. En 1925 il tenta de nouveau de relancer son projet sans succès.</p> <p>Entre temps, en 1911 un autre groupe avait construit un sanatorium à Ste Agathe pour le traitement des maladies pulmonaires.</p> <p>Le gouvernement voulut agrandir le territoire mais les compagnies forestières n'étaient pas favorables sur leur territoire de coupes de bois. Il y avait plus d'une trentaine de compagnies dont la plus importante était Belgo-Canadian Paper Ltd en plus d'une vingtaine de clubs privés. Tous considéraient leurs biens comme des droits acquis et n'étaient pas prêts à perdre leurs avantages.</p> <p>En 1918 la compagnie Riordon Paper Mills Ltd en commença l'exploitation de la vallée de la Diable et construisit des camps de base au lac Monroe et endigua la rivière de la Diable afin de faciliter la drave.</p> <p>En septembre 1924 un arrêté en conseil créait la réserve de la Montagne Tremblante et a eu pour effet d'englober une grande partie des cantons des comtés de Joliette et de Montcalm et créait une véritable politique de préservation de la forêt.</p> <p>Jusqu'en 1925 plusieurs entreprises exploitaient la forêt sans certaine rentabilité. Le 25 avril 1925 une nouvelle entreprise Canadian International Paper (C.I.P.) fondée en 1916 à Montréal obtint une vaste concession forestière afin d'approvisionner ses moulins à papier dans les bassins des rivières Rouge, Macaza et du Diable et établissait son dépôt au lac Monroe afin d'y loger ses employés et son matériel.</p> <p>L'année suivante la compagnie érigeait 4 tours à feu (la Halfway, la Butte, la Sucrerie et la Savane) qui étaient reliée entre elle par un système de téléphone à un seul fil. Une première tour en fer avait été érigée sur le sommet du mont Tremblant.</p> <p>En 1928 des barrages de régularisations du débit des eaux sur les rivières Macaza, Rouge et du Diable.</p> <p>Pendant la crise économique de 1929 le gouvernement a embauché des colons pour améliorer des portages. Ces colons logeaient dans les bâtiments du lac Monroe. En 1933 des projets semblables ont été mis en place dans les secteurs de Saint-Donat et de Saint-Michel-des-Saints.</p> <p>Il s'agissait des portages suivants :</p> <p> Portage du lac Supérieur, qui reliait le lac Supérieur au lac Monroe par la rivière Boulé et le lac de la Fourche.</p> <p> Portage de la Vache Noire, situé du côté est de la rivière du Diable atteignait le lac Monroe à partir de la Sablonnière.</p> <p> Portage Belliveau partait du lac Monroe pour atteindre le lac Escalier en longeant le côté est de la rivière du Diable.</p> <p> Portage Hellman débutait aux chutes Croche sur la rivière du Diable pour atteindre le lac Croche.</p> <p> Portage Saint-Donat débutait au nord du village et atteignait le lac Escalier en passant par les lacs aux Rats et Pimbina.</p> <p> Un second portage sans nom, commençait au lac aux Rats et rejoignait le lac des Sables par le lac Clair avec un embranchement vers la tour à feu située au nord du lac des Sables.</p> <p>Ces sentiers permettaient le déplacement des hommes en voiture tirée par des chevaux et en hiver servaient pour le transport du bois vers les plans d'eau.</p> <p>En 1932 avec la relance de l'économie, la Consolidated Paper Ltd, fondée en 1931, obtient les droits de coupe dans tous le territoire du bassin de la rivière Mattawin. Deux autres compagnies occupaient le territoire soit la Canadian International Paper et la E. B. Eddy de même que plus d'une trentaine club privé et des pourvoyeurs.</p> <p><strong>Nouvelle vocation du parc</strong></p> <p>A l'automne 1938 M. Joseph Bondyran Ryan, prospecteur minier de Philadelphie et l'un des héritiers de la StandartOilentreprend la construction d'un centre de ski sur le versant sud de la montagne créant le Mont-Tremblant Ski Lift et en 1942 les installations hôtelières sous le nom de Mont Tremblant Lodge. Des agrandissements ont été effectués en 1947-48 alors que le centre était devenu une station toute saison avec son terrain de golf, ses tennis, sa plage, etc.</p> <p>En 1965, après le décès de M. Ryan, Mme Ryan vendit ses intérêts à un groupe de financier sous la direction de M. Jean-Louis Lévesque. Le 23 août 1979 des problèmes financiers ont forcé les propriétaires à vendre les installations à la Fédération des caisses d'entraide économique du Québec. En 1980 des travaux d'envergure évalués à 26 millions de dollars ont été annoncés devant se faire en trois phases pour en faire une station polyvalente moderne.</p> <p>Les jobbers</p> <p>Le territoire du parc était surtout contrôlé par les grandes compagnies forestières mais afin d'augmenter leurs revenus, ils offraient à de petites entreprises la possibilité de couper du bois d'œuvre et même du bois de chauffage. A cause de la prolifération des entreprises et des coupes à blanc , en 1941 un arrêté en conseil interdit les coupes de bois à moins de 200 pieds de toutes routes et de cours d'eau ce qui permit de sauvegarder l'aspect naturel des cours d'eau.</p> <p>Un camp de prisonniers</p> <p>Alors que le Canada était en guerre en 1939 il se trouvait au pays des sympathisants fasciste et des ressortissants d'origine allemande qui étaient considéré indésirables. Le gouvernement d'Ottawa confia à des entreprises forestière sous la garde de l‘armée ces prisonniers ce qui constituait une main d'œuvre. Une cinquantaine de prisonniers étaient confinés dans les installations du lac Monroe. Ces prisonniers étaient payés $2. Par jour dont 1.50$ était prélevé pour leur hébergement. Ce projet n'a duré qu'un hiver.</p> <p>Les premières routes forestières</p> <p>A l'été 1945, M. Tom Wheeler, copropriétaire du Gray Rocks Inn de Mont Tremblant loue les installations de la C.I.P. du lac Monroe pour y établir une pourvoirie. 21 autres locataires exploitent le territoire pour la chasse et la pêche.<br class='autobr' /> En 1948 les compagnies forestières ouvrirent de nouvelles routes afin de faciliter l'exploitation de la forêt. Des travaux routiers ont été faits afin de relier Saint-Donat à St-Guillaume-nord et Saint-Michel-des-Saints. La partie sud de parc de la Montagne Tremblante était traversée par un réseau routier mais uniquement à l'usage des forestiers.</p> <p>Le dépôt Cyprès</p> <p>Le dépôt Cyprès était le plus gros et le mieux organisé devait servir à loger les employés des compagnies forestières. En 1948 la Consolidated Paper y a construisit un véritable village comprenant une cinquantaine de bâtisses afin d'y loger environ 80 emloyés.</p> <p>A certain moments plus de 23 ‘'jobbers'' travaillait pour la ‘'Consol'', entassait la bois près du lac Cyprès et de là les draveurs dirigeait le bois vers la rivière Mattawin , le Saint-Maurice pour aboutir aux moulins de Grand-Mère. Le dépôt fut abandonné en 1969 alors que les coupes étaient réduites. Au début de 1970 le gouvernement s'est porté acquéreur des installations de la Consol pour la somme de 24,000$ alors que le contrat de la ‘'Consol'' se terminait en 1972. Même si les bâtiments étaient en bonne condition, le gouvernement a dû investir 15,000$ en rénovation.</p> <p>La station biologique du Lac Monroe</p> <p>En 1948 un centre de recherche était créé dont le but était l'étude des eaux. Avec la collaboration du Conseil national des recherches, de la C.I.P. et de l'Hôtel Gray Rocks, la station ouvrait ses portes en juin 1949 et fut en opération jusqu'en 1962.</p> <p>Accessibilité publique</p> <p>En 1962 la décision a été prise d'ouvrir au public le parc de la Montagne-Tremblante et d'en faire un véritable parc récréatif.</p> <p>Il faut mentionner qu'en avril 1958 le ministère autorisa malgré la réticence de la ‘'Consol'' l'aménagement d'un premier site de camping au lac Chat et améliora la route jusqu'à l'entrée du lac Monroe. Une barrière construite en 1950 au ruisseau des Aulnes fut déménagé au pied de la montagne de la Vache Noire en 1959 alors qu'un permis de séjour était auparavant émis par la ‘'Consol'' fut émis par le parc.</p> <p>Au cours des premières années la région du lac Monroe bénéficia de la presque totalité des aménagements touristiques.</p> <p>A l'automne 1961 des travaux ont été entrepris du côté de Saint-Donat. La municipalité avec l'aide du Ministère de la Voirie a construit une route reliant le village aux limites sud du parc ce qui permit le développement de cette région.</p> <p>Un nouveau départ</p> <p>En 1968 et 1969 des investissements considérables ont été effectué entre autre : la construction de la résidence du lac Monroe, l'administration de Saint-Donat, l'atelier du lac Lajoie et la réfection de plusieurs routes d'accès. A l'automne 1969 débutèrent les travaux d'aménagement d'un camping avec tous les services au lac Monroe et en 1972 on procéda aux mêmes aménagements au lac Lajoie qui possédait déjà un centre d'accueil moderne.</p> <p>Au début des années 1970 les territoires privés et les installations comme les barrages, les tours à feu et l'ensemble du territoire relève maintenant du domaine public.</p> <p>En janvier 1975 une nouvelle orientation s'est effectuée en favorisant des activités comme la randonnée pédestre, le canot-camping et autres.</p> <p>Le 4 février 1981 un arrêté en conseil modifie le statut du parc pour un parc de récréation de plus on établit de nouvelles limites qui englobe la presque totalité de l'ancienne réserve de Joliette.</p> <p>Jean Jacques Théorêt</p> <p>Source : Histoire du parc du Mont-Tremblant, des origines è 1981 par Marcel Fournier, Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche</p></div> Historique des tours à feu https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-des-tours-a-feu https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-des-tours-a-feu 2019-05-15T02:48:58Z text/html fr Alain <p>HISTORIQUE DES TOURS À FEU <br class='autobr' /> Contexte <br class='autobr' /> L'histoire de la protection des forêts contre le feu au Canada remonte à la fin du XIXe siècle. Depuis, le besoin de protéger les vies humaines et les ressources forestières a incité l'homme à moderniser toujours davantage les techniques de détection et de lutte selon les moyens de son époque. Au début des patrouilles effectuées par des gardes forestiers permettent d'assurer la surveillance du territoire, de sensibiliser les usagers de la forêt et de déceler la (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p><strong>HISTORIQUE DES TOURS À FEU</strong></p> <p><strong>Contexte</strong></p> <p> L'histoire de la protection des forêts contre le feu au Canada remonte à la fin du XIXe siècle. Depuis, le besoin de protéger les vies humaines et les ressources forestières a incité l'homme à moderniser toujours davantage les techniques de détection et de lutte selon les moyens de son époque. Au début des patrouilles effectuées par des gardes forestiers permettent d'assurer la surveillance du territoire, de sensibiliser les usagers de la forêt et de déceler la présence de foyers d'incendies.</p> <p> C'est en 1907 que la Division de la protection des forêts s'intéresse à un système ingénieux de détection de feux de forêts à savoir l'implantation de tour à partir des points culminants des plus hauts sommets de la région. L'année 1910 voit l'apparition de la tour d'observation.</p> <p> La toute première tour fut construite en Gaspésie en 1910 et le réseau comme tel prit son envol avec la création de la St-Maurice Forest Protective Association. Chaque tour à feu est construite sensiblement de la même façon. Faites d'une structure d'acier, elles peuvent atteindre une hauteur de 25 mètres et sont surmontées d'une cabine octogonale de 2 mètres de diamètre et permet d'observer jusqu'à 260 000 hectares de forêt par beau temps. Le système de communication était composé d'un téléphone avec fil, reliant la tour au village le plus près. La cabine de chaque tour est équipée d'une chaise, d'une carte du territoire à protéger, d'un cercle azimutal (outil apparenté à la boussole), d'une alidade (règle mobile autour d'un point fixe et munie d'un instrument de visée. Elle permet au topographe de déterminer une direction ou de mesurer un angle), de jumelles et des formulaires de rapport que le gardien doit remplir.</p> <p> Au pied de la tour était érigée un camp en bois, sans eau courante ni électricité, contenant un lit, un poêle à bois, un lavabo, une chaise, une berceuse et le matériel nécessaire à son travail.</p> <p> En 1925 environ 5000 km de câbles téléphoniques rayonnait entre les tours à feu et les autorités chargées du combat au sol. Ce chiffre devait monter à près de 13000 km en 1942. En 1966, un total de 503 tours à feu couvrait le territoire québécois.</p> <p> Au printemps 1915, une première étude sur l'utilisation de l'avion pour la protection des forêts est menée. On constate que le coût est encore un obstacle.</p> <p> En 1919 un premier essai d'hydravions pour la surveillance des forêts par la St-Maurice Protective Association. Deux appareils Curtis à hélice propulsive basés à Halifax ont été mis à la disposition du gouvernement de la province par la Marine. L'un des avions fut baptisé ‘'La Vigilance''.</p> <p> Depuis les années 1920, l'avion sert aussi à la détection, notamment en régions éloignées. Mais son efficacité demeure réduite parce qu'il ne peut survoler le territoire en permanence. En outre, son coût d'utilisation reste élevé. Il est donc surtout utilisé pour transporter les équipes d'intervention et le matériel là où le réseau routier ne se rend pas.</p> <p> Mais au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'usage des tours d'observation décline et est abandonné à partir de la moitié des années 1960. La dernière tour en utilisation au Québec est utilisée jusqu'en 1981 sur la base militaire de Valcartier. Ses 60 pieds trônent au sommet du Mont Général Allard. L'avion, devenu un mode courant de transport, prend alors définitivement le relais.</p> <p> Les signalements qu'effectuent les gardes du haut de leur tour ne sont pas toujours précis. Il suffit que le vent pousse la colonne de fumée, que la visibilité soit mauvaise et la topographie du terrain accidentée pour que soit faussé le point de localisation, obligeant les équipes d'intervention à marcher parfois pendant des heures avant de parvenir sur les lieux de l'incendie.</p> <p><strong>LE GARDE FEU</strong></p> <p> Les premiers garde-feux sont nommés en 1889 afin de soutenir le travail des surintendants des feux. Ils sont généralement sélectionnés à même la population locale afin d'effectuer la surveillance de terrains licenciés spécifiques dans leur région. A cette époque le travail de garde-feu s'effectue de façon épisodique, ses principales tâches consistant essentiellement à informer les utilisateurs de la forêt des risques de feu, à dénoncer les contrevenants de la loi et à organiser la lutte, le cas échéant. Les garde-feux touchent alors un salaire mensuel variant entre 50$ et 60$. Il arrive également que ces derniers occupent simultanément les postes de garde-chasse ou de garde-pêche.</p> <p> La protection des forêts contre les feux s'organise davantage à partir de 1894 alors qu'est créée la première zone de protection (appelée région sauvegardée no. 1) dans la région de l'Outaouais. Il est alors proposé d'embaucher 27 garde-feux permanents qui parcourront les forêts le long du réseau hydrique en fonction de la valeur des lots à protéger et des différents facteurs de risques. Les endroits les plus propices à l'éclosion de feu se retrouvent où les compagnies forestières détiennent leurs concessions, où les colons défrichent la terre et où les draveurs, les pêcheurs et les chasseurs entretiennent leurs activités et allument des feux. La durée de protection s'étend désormais du 1er mai au 30 septembre et peut être allongée si les conditions climatiques l'exigent. Ce système de protection est étendu dès 1898 alors qu'est créée une seconde zone de protection couvrant le bas de la rivière des Outaouais et la Vallée du Saint-Maurice.</p> <p> La profession se formalise avec la création en 1901 d'un premier manuel québécois de protection des forêts contre le feu intitulé ‘'Instruction générales pour les gardes forestiers et remarques sur les causes principales de feux dans les bois''. Il permet d'uniformiser le travail des garde-feux qui sont toujours plus nombreux. Ce document les informa des tâches et devoirs qu'ils doivent effectuer dans leurs districts de protection. Il stipule également l'obligation pour les garde-feux de porter leur insigne afin de s'identifier et d'augmenter leur légitimité lorsqu'ils appréhendent des fautifs. Ces derniers contestent parfois la légitimité des gardes-feux à faire respecter les lois.</p> <p><strong>SES TÂCHES</strong></p> <p> Le travail des gardes-feux est la pierre d'assise de la mise en place de l'organisation de protection des forêts contre le feu. Ces derniers sont responsables à la fois de la prévention, de la détection et de la suppression des incendies. Ils doivent patrouiller tous les jours le territoire leur étant assigné à pied, en canot, en bicyclette ou à cheval. Les distances moyennes parcourues durant la saison varient de 1150 et 2710 kilomètres.</p> <p> Lors des patrouilles, ils affichent également les textes de loi relatifs aux feux de forêt, à la chasse et à la pêche et doivent s'assurer de remplacer les exemplaires endommagés. Ces affiches sont originalement imprimées sur du papier, mais seront par la suite reproduites sur du tissu afin d'en augmenter la durabilité.</p> <p> Afin d'assurer un suivi de leurs activités, les garde-feux doivent tenir un journal de bord mensuel et y noter le lieu et l'heure de leurs départ et arrivée, le trajet parcouru, les tâches réalisées, les endroits où sont posées les affiches, les conditions météorologiques ou toute autre information jugée pertinente. Ce rapport est par la suite remis au surintendant le 5 du mois.</p> <p><strong>LA PRÉVENTION </strong></p> <p> Afin d'être en mesure de prévenir ou du moins de prévoir les risques de feu, les gardes-feux s'entretiennent fréquemment avec leurs confrères des autres territoires afin de les aviser du passage de ‘'sportsmen'', d'explorateurs miniers, de nouveaux colons ou de ‘'squatters''. Cette façon de faire a également l'avantage de les mettre en contact avec les utilisateurs du milieu forestier qu'ils peuvent informer des risques d'incendie.</p> <p> Leur rôle de prévention les amène à travailler, entre autres, avec les défricheurs. En effet, au début du XXe siècle, les colons représentent un des risques les plus importants de feux de forêt. Ces derniers ont recours au brûlage afin d'accélérer le défrichage des terres en les débarrassant de toutes matières ligneuses. Afin de limiter les dégâts, le gouvernement interdit dès 1870 le brûlage durant la saison estivale. La loi est cependant modifiée en 1904 interdisant désormais les brûlages au printemps et à l'automne, saisons plus propices à l'assèchement du combustible.</p> <p> Les permis de brûlage d'abattis deviennent obligatoires en 1916, élargissant, par le fait même, le rôle des gardes-feux. Pour qu'un permis soit délivré, le défricheur doit avoir ramassé et disposé en tas ses déchets d'abattage à une distance d'au moins 50 pieds de la forêt.</p> <p> Un second facteur de risque provient des locomotives dont les rejets de charbon enflamment parfois les bordures des chemins de fer.</p> <p> En 1918, les tâches des gardes-feu se modifient quelque peu. Une équipe a la responsabilité de visiter les colons pour donner les permis de brûlage et s'assurer que la loi est respectée et également la charge de diriger le combat des incendies.</p> <p> Inspiré de l'expérience américaine, en 1922 on instaure l'émission de permis de circulation en forêt, sur lequel on y consigne le nom, la provenance, l'endroit et la durée du séjour du demandeur. Cette façon de faire permet d'évaluer le risque de feu au regard du nombre de personnes présentes en forêt et des conditions météorologiques observées.</p> <p><strong>LA DÉTECTION ET LA SUPPRESSION DES INCENDIES </strong></p> <p> Après le passage d'un orage, les gardes-feu doivent vérifier si la foudre a allumé des feux sur leur territoire et les éteindre, le cas échéant. Il s'ensuit une importante collaboration entre les gardiens de tour et les gardes-feu. Lorsque les gardiens de tour aperçoivent de la fumée, ils contactent le garde-feu attitré au territoire et lui fournissent les indications les plus précises possible afin qu'il puisse la localiser. Avec le développement du réseau de tours d'observation, le garde-feu aura également pour mandat de ravitailler le gardien de tour et d'assurer l'entretien de la ligne téléphonique.</p> <p> En 1957, un poste de garde-feu municipal est également créé afin de voir à la protection des petites forêts privées et des municipalités rurales. Ces dernières peuvent désormais établir en leur sein une organisation de protection des forêts afin de se prémunir contre les éventuelles conséquences d'un incendie.</p> <p> Leur rôle s'estompera un peu avec l'arrivée des tours de détection et des avions de détection.</p> <p><strong>HISTORIQUE DE LA ST-MAURICE PROTECTIVE ASSOCIATION </strong></p> <p>La fondation de l'association remonte à 1912 et on trouve, à son origine, des représentants de toutes les grandes compagnies exploitant la forêt à cette époque. Elle couvre un territoire de 15 000 milles carrés qui s'étend de St-Donat-de-Montcalm à l'ouest jusqu'au lac St-Jean à l'est, et de Grandes-Piles au sud, jusqu'à plusieurs milles en haut du barrage de La Loutre au nord. Elle a installé un système de tours et de téléphone qui est remis en ordre chaque printemps.</p> <p>Le territoire est divisé en 4 districts : St-Michel, La Tuque, Windigo-Flamand, Manouan-La Loutre.</p> <p>A ses débuts, l'association employa à la détection des feux, huit patrouilleurs qui voyageaient à pieds ou en canot. Mais en pays montagneux, la mission de ces gardes-feu était nécessairement très incomplète. Il fallait que la fumée montât au-dessus des montagnes pour leur permettre de dépister l'incendie à plusieurs milles de distance. Une fois le feu découvert, les patrouilleurs devaient aller chercher du secours et pendant tout ce temps l'incendie gagnait du terrain.</p> <p>L'association s'est fixé trois moyens de prévention : l'éducation, la réduction des risques d'incendies, la législation et réglementation.</p> <p><strong>LES TOURS A FEU DE LA RÉGION</strong></p> <p> Dans la région, il y a eu trois tours à feu soient : au Mont Ouareau à Notre-Dame-de-la-Merci, au Mont Gaudet sur la route 329 et une troisième au Mont Carcan.</p> <p><strong>La tour du Mont Gaudet</strong></p> <p> Louis Gaudet, propriétaire du lot baptisé Mont Gaudet, a donné au gouvernement le terrain nécessaire pour la construction d'une tour à feu à la condition que lui et ses descendants en soient les gardiens. Cette tour était reliée à la base militaire de St-Adolphe- d'Howard. Le haut de la tour logeait le gardien et son épouse.</p> <p> C'est du haut de cette tour que l'avion militaire Liberator qui s'est écrasé à la Montagne Noire a été découvert.</p> <p><strong>La tour du Mont Ouareau </strong></p> <p> Trois tours y ont été érigées dont la 2e en 1920. Elle a été démolie vers 1967 par les frères Jean Guy et Gaétan Lavoie dont la rémunération était le produit de la vente de l'acier provenant de la tour.</p> <p> Il y a eu un décès. Alors que des jeunes faisaient une excursion en forêt, un des leurs a voulu escalader la tour, mais lors de l'ascension, il a eu le vertige et est tombé sur le sol. C'est alors que la décision de démolir la tour a été prise.</p> <p><strong>La tour du Mont Carcan </strong></p> <p> Lorsque la décision de démolir la tour a été prise, on a constaté que déjà des individus s'en étaient occupés.</p> <p>Jean Jacques Théorêt, Journal Altitude février, mars 2019</p> <p>Sources :</p> <p>Municipalité.amherst.qc.ca<br class='autobr' /> Archives Radio Canada.ca <br class='autobr' /> Histoires forestière<br class='autobr' /> Sopfeu.qc.ca<br class='autobr' /> Forêts, Faune et Parcs du Québec<br class='autobr' /> Le Nouvelliste</p></div> Extrait de la brochure du Centenaire de Saint-Donat – 1974 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Extrait-de-la-brochure-du-Centenaire-de-Saint-Donat-1974 https://societehistoriquesaint-donat.ca/Extrait-de-la-brochure-du-Centenaire-de-Saint-Donat-1974 2019-02-06T05:19:05Z text/html fr Alain <p>Pour souligner le centenaire de leur municipalité, les citoyens de St-Donat ont voulu se rappeler l'histoire de leur région et désirent, en publiant cette brochure, rendre hommage à tous ceux qui ont participé à son essor. <br class='autobr' /> Le Comité du Centenaire de St-Donat espère que cette brochure vous sera utile et que vous serez ‘'donatien'' sous peu… si ce n'est déjà fait. <br class='autobr' /> Extrait de la brochure du Centenaire de Saint-Donat – 1974 LES DÉBUTS DE L'ÉPOQUE DU CURÉ COUTU. <br class='autobr' /> ‘'Vous avez foulé un sol riche, (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip"> Pour souligner le centenaire de leur municipalité, les citoyens de St-Donat ont voulu se rappeler l'histoire de leur région et désirent, en publiant cette brochure, rendre hommage à tous ceux qui ont participé à son essor. <p>Le Comité du Centenaire de St-Donat espère que cette brochure vous sera utile et que vous serez ‘'donatien'' sous peu… si ce n'est déjà fait.</p> </h3><h3 class="spip"> Extrait de la brochure du Centenaire de Saint-Donat – 1974 </h3> <p><span class='spip_document_1680 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'><a href='https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/brochure_donatien_le_suisse.jpg' class="spip_in" title="brochure donatien le suisse" type="image/jpeg"><img src='https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L181xH240/brochure_donatien_le_suisse-6f6fd-fb3d5.jpg?1763691900' width='181' height='240' alt='brochure donatien le suisse' /></a></span></p> <p> <strong> LES DÉBUTS DE L'ÉPOQUE DU CURÉ COUTU.</strong></p> <p>‘'Vous avez foulé un sol riche, reconnu fertile, habitable partout, à une exception près, dans le quatrième rang de Doncaster, où une montagne et quelques arpents de savane constituent un obstacle sérieux au défrichement de quelques lots à l'ouest du chemin….La direction générale de la longueur est Sud et Nord. La côte ouest est une montagne unie, couverte de bois franc, qui court tout le long du lac Archambault. Le coté nord-est où le chemin sera ouvert est un terrain uni et plat, élevé seulement de quelques pied au-dessus du niveau de l'eau, couvert de gros et long bois, et qui s'étend sur la droite à une grande distance. Ce grand lac déverse dans le lac Ouareau par une rivière considérable. A l'extrémité nord du lac, à l'endroit où prend la rivière, il y a une chute d'eau d'environ quarante pieds admirablement disposée pour un puissant pouvoir d'eau. Les deux côtés de la rivière en descendant de quatre milles jusqu'au lac Ouareau sont de beaux terrains plans et partout colonisables….A un mille à l'ouest de la chute commence une érablière que l'on prend une journée à traverser. Enfin, il y a là, dans ces endroits, sous le rapport de l'eau des terres et des bois, tout ce qu'il faut pour former un noyau de colonisation qui s'épanouira jusqu'aux rives de la Mattawa''.</p> <p>Pendant qu'à Québec l'honorable Louis Archambault ministre de l'Agriculture et des Travaux publics, écoute ce rapport sur la construction du Chemin Masson, les Charbonneau vivent paisiblement en bordure du lac Archambault. Trappeurs réputés, ils se soucient peu des rêves d'expansion du gouvernement et leur adresse en forêt leur vaut l'admiration des quelques indiens qui circulent encore à travers le territoire. Nous sommes en 1869.</p> <p>Un jour, quelques Indiens se rendent à Joliette pour y vendre leurs pelleteries. Traversant Saint-Jean-de-Matha, ils y rencontrent les frères Léandre, Césaire et Régis Coutu, à qui ils suggèrent de s'installer dans un territoire merveilleux, où les lacs et les rivières sont incroyablement riches en poissons, le gibier abondant, la nature magnifique. Il s'agit de la région du lac Archambault et du lac Ouareau. Pendant deux ou trois ans, les frères y passeront des périodes de plus en plus longues et se préparent à installer leur famille.</p> <dl class='spip_document_1681 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'> <dt><a href='https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/alexis_henri_coutu.jpg' class="spip_in" title="Alexis Henri Coutu" type="image/jpeg"><img src='https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L175xH240/alexis_henri_coutu-b0802-a1338.jpg?1763691900' width='175' height='240' alt='Alexis Henri Coutu' /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre crayon document-titre-1681' style='max-width: 645px;'><strong>Alexis Henri Coutu</strong></dt></dl> <p>Leur frère Alexis-Henri, prêtre, les accompagnera afin d'inciter d'autres familles à se joindre à eux. Il sera officiellement nommé curé de la paroisse en 1874, année de la fondation de Saint-Donat. A partir de ce moment, les frères Coutu multiplient les initiatives, et bientôt les colons qui s'installent dans la région peuvent y trouver un moulin à scie, un moulin à farine et une modeste chapelle. C'est l'époque héroïque, et les anciens de la région se souviennent d'avoir entendu parler de ‘'Marie-la-Sauvagesse'', une indienne qui soignait, guérissait parfois et agissait comme sage-femme. La plupart des colons arrivaient par le chemin de Rawdon (le chemin Coutu), démunis de presque tout, leur tâche première était de se défricher un lot, c'est-à-dire un espace pour construire et pour semer le sarrazin, l'avoine, les légumes. Les plus fortunés possédaient quelques poules, une vache parfois, des cochons, des moutons.</p> <p>A l'origine, on compte une douzaine de familles, dont les Coutu, les Charbonneau, les Gaudet, les Lavoie, les Mousseau, les Beauchamp, les Simard, les Ritchie, Champagne, Nadon, Michauville, Aubin, Brault, Issa.</p> <p>Le grand problème de cette époque était l'isolement. Les chemins étant impraticables la plus grande partie de l'année, les habitants devaient absolument se suffire à eux-mêmes. Ils développèrent ainsi un grand esprit d'entr'aide, de débrouillardise, de courage. La vie n'était guère plus facile qu'à l'époque de la Nouvelle France : les femmes tissaient linge et vêtements, fabriquaient les chaussures, on allait chercher l'eau à la rivière, hiver comme été, il n'était guère question d'école.</p> <p>En 1882, une requête est instituée à l'évêché de Montréal pour changer l'emplacement de la paroisse, c'est-à-dire de l'église. La plupart des colons trouvaient en effet trop grande la distance à parcourir et ne voyaient pas la possibilité de développer un village viable autour de l'emplacement original. Le changement fut effectué en 1885, et l'église construite dans ce qui est aujourd'hui la municipalité de Saint-Donat. Cet événement marque, d'une certaine façon, la fin d'une première époque pour Saint-Donat : celle du Curé Coutu.</p> <p>Lors du prochain extrait, nous parlerons de la colonisation.</p> <p><strong> LA COLONISATION </strong></p> <p>La période de tentative de colonisation agricole fut, dans la région, relativement courte. Elle s'achève définitivement vers 1915, mais déjà au tournant du siècle une forte proportion de la population active avait abandonné la culture pour ne plus tirer sa subsistance que des travaux ‘'de bois'', c'est à dire de l'industrie forestière qui commençait à s'implanter. La culture agricole, encore pratiquée, n'avait d'autre but que les besoins de la famille ; les colons avaient abandonné tout espoir de gagner leur vie avec la terre. Le climat ne le leur avait du reste jamais permis.</p> <p>En 1889, Saint-Donat comptait donc une trentaine de familles. Quinze ans après sa fondation, les problèmes majeurs demeuraient des problèmes de communication : les routes, le courrier, l'isolement.</p> <p>A cette époque, la seule voie de communication était le ‘'chemin de Rawdon'', aujourd'hui la route 18 (devenu par la suite la route 125). Ce chemin était à toutes fins pratiques inutilisable 9 mois par an, et jamais entretenu. ‘'Je n'ai jamais vu de chemin semblable ; c'est tout simplement une monstruosité'', écrivait en 1898 le curé Major à son évêque. Cette question du réseau routier a toujours été au centre des préoccupations de la population de Saint-Donat. C'est en 1915, par exemple, que les curés Guay de Saint-Donat et Fillion de Sainte-Lucie furent au centre d'un conflit célèbre, la route Saint-Donat/Sainte Agathe (aujourd'hui la route 329).</p> <p>Pour des raisons pratiques, le curé de Saint-Donat s'objectait à ce que la route projetée passât par Sainte-Lucie, alors que le curé de Sainte-Lucie estimait quant à lui, que la route devait traverser son village. Ce conflit prit des proportions telles que des équipes de travailleurs de Saint-Donat furent accueillies à Lantier, un jour qu'elles s'y rendirent pour travailler à la route, par des habitants de l'endroit armés de fusils de chasse et qui, comme dans les meilleurs westerns, ne leur permirent jamais de passer. L'affaire se termina avec l'arrivée de la police et l'arrestation des ouvriers de Saint-Donat, accusés d'avoir coupé des clôtures ! Maxime Riopel fut le contremaître emprisonné pour ce geste.</p> <p>Cette querelle devait durer 15 ans. La route Saint-Donat/Sainte-Agathe ne devait être parachevée qu'en …1930. Et même ce chemin, à cette époque tardive, demeurait fermé l'hiver. Ce n'est qu'en 1945 que Sant-Donat fut relié à l'année longue aux autres villes du territoire. Le maire de la municipalité, cette année-là, s'appelait R. Coutu ; il était le petit-fils de Césaire Coutu, un des pionniers.</p> <p>Jusqu'à l'ouverture des routes par le gouvernement, les gens de Saint-Donat ne restèrent cependant pas inactifs. Les chemins étaient ouverts sous la responsabilité de chaque cultivateur. On ‘'tapait'' le chemin à l'aide de lourds rouleaux de bois tirés par des chevaux, en sorte qu'à mesure que l'hiver avançait le chemin devenait de plus en plus surélevé et se trouvait ainsi protégé des tempêtes, puisque le vent ‘'balayait'' la route et la rendait encore plus dure. Il se trouva même un commerçant de Saint-Agathe, qui dépositaire de l'agence de bière de la région, résolut de faire payer les usagers. Or ne pouvant, simple particulier, faire payer les usagers d'un chemin public, il incurvait le chemin à intervalles réguliers, pour le faire passer sur le terrain d'un cultivateur pendant quelques dizaines de pieds. Le voyageur, forcé de suivre la route là où elle allait, se voyait alors gentiment soulagé de 25 cents, après quoi la route s'incurvait à nouveau et redevenait normale….jusqu'au prochain détour ! Il y eu même des ‘'comités de chemins d'hiver'' qui durèrent jusque vers 1945. Ces comités organisaient toutes sortes de manifestations afin d'amasser suffisamment d'argent pour ‘'ouvrir'' les routes ; tombolas, danses, soirées, etc.</p> <p>En dépit de ces efforts remarquables, la tâche n'était pas toujours assurée et de toutes manières l'ouverture des routes était, en toutes saisons sauf l'été, difficile à réaliser et presqu'impossible à assumer financièrement.</p> <p>Cette question des routes signifiait également la question du courrier. Un exemple, ici, suffira : ‘'En 1938, monsieur Aubin était responsable de la poste. Il lui fallait deux ‘'teams de chevaux'', un pour aller au lac Creux, l'autre pour se rendre à Sainte-Agathe. Quand arrivait le printemps les chevaux en calaient au ventre. Même les snowmobiles ne servaient à rien. Pour les petits bouts ou ça allait bien, on prenait les chevaux. Pour d'autres bouts, il fallait atteler des chiens. Entre Lantier et Saint-Donat, il y avait la ‘'grande savane''. Au printemps, quand le coup d'eau arrivait, ça se remplissait d'eau ; c'est un phénomène naturel, on n'y pouvait rien. On mettait alors le courrier dans une chaloupe pour traverser le demi-mille de la savane. Puis, de l'autre côté, les chiens reprenaient le courrier.'' (Jules Tourangeau)</p> <p><span class='spip_document_1682 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'><a href='https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/snowmobile_donat_raymond.jpg' class="spip_in" title="snowmobile Donat Raymond" type="image/jpeg"><img src='https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L315xH240/snowmobile_donat_raymond-c4fa8-40ffb.jpg?1763691900' width='315' height='240' alt='snowmobile Donat Raymond' /></a></span><br class='autobr' /> Le snowmobile dont il est question était une création de Donat Raymond, un citoyen de Saint-Donat. ‘'C'était de l'artisanat, raconte encore Jules Tourangeau. On prenait de préférence des Ford d'été. On enlevait les roues, on se faisait venir des roues spéciales avec des engrenages dans les pneus. On installait des ponts qui ressemblaient aux ponts de tracteurs, on coupait l'essieu, on installait des patins, on construisait une boite en bois par-dessus, on changeait les sièges de place car le snowmobile devait suivre les tracés étroits faits par les chevaux''. Les citoyens de la région se débrouillèrent avec cette machine pendant une dizaine d'années, soit à peu près de 1935 à 1945.</p> <p>Comment, durant toutes ces années de colonisation, vivait la population de Saint-Donat ? Quelques progrès furent d'abord réalisés au chapitre de l'enseignement. On accueillit d'abord une institutrice qui ‘'faisait l'école'' chez elle. Par la suite, une petite école fut construite, et un rapport de 1899 se lit ainsi : ‘'L'assistance à l'école varie considérablement. Dans la belle saison, l'assistance est très bonne ; en automne (nov., déc.), elle est moyenne ; en hiver (mars), elle est presque nulle. La moyenne de l'assistance est actuellement de 35. Les vacances se prennent en hiver (janv., fév.). Les causes de la diminution de l'assistance dans la mauvaise saison sont la trop grande distance de l'école, 2e mauvais état des chemins, 3e absence des hommes pour le travail des chantiers. Remarque : plusieurs enfants ne peuvent venir à l'école à cause de la distance''.</p> <p>Il est remarquable de constater l'ampleur des familles dans la région de Saint-Donat à cette époque. Citons un exemple : Monsieur Pierre Simard eut 18 enfants d'un premier mariage, épousa en secondes noces une femme qui en avait déjà 8 et de laquelle il eut lui-même 6 enfants. Total : 32 enfants à nourrir. Inutile d'ajouter que les repas se prenaient en trois ‘'vagues'' successives. Tous les anciens de Saint-Donat vous avoueront cependant qu'ils ont toujours mangé ‘'leurs trois repas par jour'', et que la vie, par ailleurs, était fort joyeuse ; réunions, activités en forêt, glissades en hiver, pêche et chasse, etc. ‘'On cultivait un peu, raconte M. Joseph Gaudet. Il n'y avait pas d'autre ouvrage. Il n'y avait pas de touristes dans le temps. Des fois, j'allais à la chasse avec mon grand-père. Il étendait des collets et il faisait des pièges. Il m'avait fait un petit traîneau ; je le suivais derrière en raquette. Quand il y avait quelque chose aux pièges, on mettait ça dans la boite…..Un lièvre se vendait cinq cents, une perdrix, dix cents. Il y avait aussi la pêche. On prenait de la truite ; La truite rouge se vendait entre quinze et vingt cents la lb. La grise, c'était cinq cents ou dix cents la livre''.</p> <p>Les enfants, on le voit, participaient étroitement à la vie de société. Dès qu'ils étaient assez ‘'grands'', par exemple, ils faisaient partie des équipes qui combattaient les feux de forêt. Car en dépit des précautions, il arrivait des accidents à la suite de la mise à feu des abattis ; dans de tels cas, c'est toute la population qui était mobilisée. Il arrivait également que des feux se déclarent à la suite d'orages électriques, et il est arrivé …en 1941… que l'on fasse appel à l'aide de l'armée. S'il arrivait que par malheur un colon ‘'passe au feu'', on faisait un bi ; tout le monde se réunissait pour reconstruire sa maison, lui fournir des animaux pour recommencer son installation, assurer sa subsistance en attendant qu'il puisse de nouveau subvenir à ses besoins.</p> <p>L'ouverture du ‘'rang'' nouveau était menée de la même manière : tous construisaient pour chacun. Mais la terre étant ce qu'elle est dans les Laurentides, et les moyens de communication se développait aussi lentement, il n'est pas certain que Saint-Donat se soit développé comme il l'a fait si deux événements successifs ne s'étaient produits, qui allaient orienter différemment les activités de sa population ; l'industrie forestière s'installait au tournant du siècle, et le tourisme prenait son essor après la guerre.</p> <p> <strong>LE TEMPS DES LUMBERJACKS </strong></p> <p>C'est vers le tournant du siècle que sont arrivées dans la région les premières entreprises d'exploitation forestière. Pour Saint-Donat, cette arrivée a signifié le passage à une vocation économique en accord avec le milieu physique. En même temps la population qui jusqu'alors n'avait pratiquement pas utilisé de monnaie, entrait dans une économie moderne. Comment était cette époque ?</p> <p>Rien de mieux que de se l'entendre raconter par Jules Tourangeau.</p> <p>‘'L'hiver, c'était seulement des lumberjacks. Des gars de Sainte-Agathe et de la région venaient bûcher à Saint-Donat. Il y a eu d'abord Lac Ouareau et Charlemagne Lumber, ensuite la Consol' et d'autres compagnies moins importantes.</p> <p>Il y avait deux sortes de bois ; le bois de papier et le bois de sciage. Il y avait donc deux ‘'gangs'' de bûcheux : ceux du bois mou et ceux du bois franc.</p> <p>Le bois de Saint-Donat a toujours été transporté par eau. De Saint-Donat on se rend à Trois-Rivières par voie d'eau. Très tôt on a utilisé l'énergie des rivières pour un moulin à scie.<br class='autobr' /> <span class='spip_document_1683 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'><a href='https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/bois_de_saint-donat_transport_par_eau.jpg' class="spip_in" title="bois de Saint-Donat transport par eau" type="image/jpeg"><img src='https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L178xH240/bois_de_saint-donat_transport_par_eau-e1164-6a8b0.jpg?1763691900' width='178' height='240' alt='bois de Saint-Donat transport par eau' /></a></span><br class='autobr' /> Avec les compagnies, c'était différent. La compagnie elle, coupait le bois mou en quatre pieds et le versait ensuite dans les lacs et les rivières. Par exemple si on coupait sur le lac Archambault ou en haut du lac, sur la rivière Michel, là on jetait le bois dans la rivière Ouareau ; là, ça descendait pour aller jusqu'au lac Blanc, encore dans la rivière Ouareau, par Rawdon, sur la rivière Assomption jusqu'à l'Assomption. Là, il y avait des barges qu'on chargeait de pitonne, et ça s'en allait à Trois Rivières. C'était tout par eau ; on appelait ça ‘'faire la approuvements''.</p> <p> <strong>LES APPROUVEMENTS </strong></p> <p>La drave se faisait au printemps quand l'eau des rivières était haute. Par la glace et les tonnes de pitounes il se formait des barrages qui élevaient le niveau de l'eau démesurément, faisaient sortir la rivière de son lit et aussi le bois qui y flottait sur des distances de un mille de chaque côté de la rivière. Les approuvements c'était le travail qui consistait à récupérer ces pitounes, ça durait tout l'été</p> <p>Primairement :</p> <p>Le bois franc (dur) ne flotte pas pour draver le bois franc il fallait lui faire un radeau avec du bois mou en reliant deux billes de bois mou aux extrémités avec des courtes chaînes et on installait la bille de bois franc entre les deux.</p> <p>La compagnie mettait des hommes sur le bord des cours d'eau ; on coupait les branches, les corps morts qui tombaient, on dynamitait les roches qui nuisaient. La rivière était belle ; on faisait des ‘'dams''. C'est là qu'on apportait le bois coupé. Quand la fonte des glaces était bonne, le coup d'eau arrivait, on ‘'sloussait'', c'est-à-dire qu'on ôtait le barrage. Alors, le bois descendait. Il y avait des hommes de chaque côté avec le cuisinier, un cheval qui trainait toute la ‘'réguine'' du cuisinier et les tentes de toile.<br class='autobr' /> <span class='spip_document_1684 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'><a href='https://societehistoriquesaint-donat.ca/IMG/jpg/steamboat_de_la_compagnie.jpg' class="spip_in" title="steamboat de la compagnie." type="image/jpeg"><img src='https://societehistoriquesaint-donat.ca/local/cache-vignettes/L274xH239/steamboat_de_la_compagnie-56eb1.jpg?1763691900' height='239' width='274' alt='steamboat de la compagnie.' /></a></span><br class='autobr' /> Quand on arrivait sur les grands lacs, c'était pas pareil. La compagnie avait un bateau à vapeur avec un fond plat et des aubes de chaque côté : on appelait ça un ‘'alligator''. Toute la population de Saint-Donat l'appelait le steamboat de la compagnie.</p> <p>Au lac Archambault, j'ai vu 35,000 cordes de bois, une corde bois, ça mesure huit pieds de long, quatre pieds de haut et quatre pieds de large.</p> <p>Arrivé à l'embouchure du lac Ouareau, on attachait une chaîne à un tronc d'arbre et par un système de poulies, le bateau montait sur terre. Il se traversait tout seul grâce à son fond plat.</p> <p>On encerclait le bois mou de 4 pieds avec de longs arbres reliés entre eux avec des chaines. Si le vent s'annonçait trop violent on dissimulait le bois dans une des grandes baies à l'abri du vent, car, par la vague, le bois passait par-dessus le cercle des billots enchainés et il fallait récupérer le bois qui était sorti de l'enclos.</p> <p>Les gars travaillaient très fort : dans la glace et dans l'eau, du matin au soir. Leurs bottes ne servaient à rien ; il aurait fallu des combinaisons de plongée sous-marine. Ils gagnaient $1 ou $1.50 par jour en 1938.</p> <p>A cette époque, tous les gars sans exception partaient à l'automne pour aller couper du bois. La plupart, pour la compagnie, quelques-uns pour les petits contracteurs. Il y avait des gars du village mais il y avait aussi des petits cultivateurs. On montait dans le bois avec la ‘'réguine''. Souvent, les gars montaient leur vache, leurs enfants, leur femme et alors, prenaient des sous-contrats. Si un contremaitre prenait un contrat de 30,000 cordes, il pouvait le diviser en sous-contrats de 500 cordes.</p> <p>Ce qui a éliminé presque entièrement l'agriculture car le fumier qui était le seul engrais connu n'était pas à la ferme mais bien dans le bois.</p> <p>Les hommes montaient de bonne heure l'automne. Ils se construisaient un camp rudimentaire en bois rond, une écurie, un hangar pour le foin. Ça prenait plus de nourriture pour les chevaux que pour les femmes. Il y a même eu des cas où les gars ont monté leurs poules. Une vache, c'était commun. Certains emmenait un cochon qu'ils nourrissaient avec les restants de table et qu'ils tuaient aux Fêtes pour avoir de la viande fraiche.</p> <p>Les camps de bûcherons étaient toujours près de l'eau évidemment. Souvent, il y avait de grandes savanes en bordure des cours d'eau, ce qui compliquait le travail. Il y avait un endroit qu'on appelait la ‘'cache''. Là se trouvaient le bureau de la compagnie et le magasin.</p> <p>Le chemin qui menait du village à la cache était assez bien entretenu. Mais de là, c'était comme une étoile ; chaque petit contracteur avait une route qui menait au camp (de deux à sept milles). On ne pouvait transporter la marchandise sur des voitures ; on utilisait des ‘'jumpers''. C'était une plate-forme posée sur deux troncs d'arbre et tirée par un cheval. On y plaçait des poches d'avoine, du beurre, de la graisse, de la mélasse, de la cassonade… Tous les jours, ce cheval alimentait les camps. On ne payait pas la nourriture. Ce que chacun prenait était enregistré dans les livres de la cache ; on soustrayait le prix de cette nourriture de la valeur du contrat. Souvent, un gars sortait du bois en devant plus de mélasse qu'il avait gagné d'argent. Il se disait qu'il s'était au moins hiverné. C'est sûr que les contracteurs faisaient de l'argent ; mais les petits ‘'jobbers'', pas souvent. Ces ‘'jobbers''-là, c'était souvent des cultivateurs qui prenaient le bois, et on les appelait les petits colons rétifs. La plupart des jeunes couples montaient leur femme et leurs jeunes enfants.</p> <p>Dans le bois, c'était comme l'ancien temps. C'était les chevaux et la force de l'ouvrage.</p> <p>Mais pour la population, ce type d'occupation allait également faire place à des activités infiniment plus rentables, et qui allaient donner à Saint-Donat l'essor qu'il connait aujourd'hui.</p> <p> <strong> L'INDUSTRIE TOURISTIQUE </strong></p> <p>Dernière venue des activités importantes de la région, l'industrie touristique a cependant des antécédents dans l'histoire de Saint-Donat. Il y avait en 1915, une dizaine de vacanciers installés sur les rives du lac Archambault et guère plus que trois en bordure du lac Ouareau. Le curé Guay pourtant pressentait la vocation touristique de sa paroisse. Il demandait à son évêque, dès 1916, la permission d'organiser une colonie de vacances ‘'seule réalisation possible et rentable dans la région''. La nature, en tout cas, justifiait largement l'intuition du curé Guay : lacs poissonneux, territoire de chasse exceptionnel, vallées, montagnes, air pur, etc…faisaient déjà de Saint-Donat ce brillant résumé des Laurentides. Déjà quelques individus, à l'instar des Indiens d'autrefois, servaient de guides de chasse et de pêche aux visiteurs fortunés qui pouvaient se payer ce paradis.</p> <p>En moins de dix ans, des progrès décisifs allaient être enregistrés en ce qui a trait aux commodités de base ; les Coutu installent l'électricité, Hector Bilodeau se charge de l'aqueduc et Monsieur Thibault du téléphone. A partir de ce moment, la vie sera plus facile et Saint-Donat moins isolé. Le Chalet Saint-Donat, le Montagnard, le Château du Lac et le Blackgrave Inn ouvrent bientôt leurs portes. Les hommes délaissent peu à peu le bois et vendent des terrains, habiles de leurs mains, artisans dans l'âme, ils séjournent à Montréal, apprennent des métiers qu'ils exercent ensuite au profit de Saint-Donat. La Villa Fleurie se transforme en Jasper in Quebec, sorte de phénomène du monde de l'hôtellerie dans les Laurentides ; sa pente de ski, ses innovations aquatiques, ses activités originales et surtout sa grande table sont restées célèbres. C'est évidemment après la guerre, avec l'ouverture des chemins, que le tourisme a véritablement connu un essor spectaculaire. On construit le Manoir, La Réserve remplace le Blackgrave Inn et le Château du Lac entreprend une série d'importantes rénovations.</p> <p>En bref, à l'approche des années cinquante, Saint-Donat effectue vigoureusement la conversion à ce nouveau type d'économie qu'est l'industrie du tourisme et s'apprête à devenir un des centres de villégiature toutes saisons les plus important et les plus agréables des Laurentides. C'est là l‘œuvre collective de tous ses citoyens et de quelques leaders remarquables.</p> <p>Il y avait en 1915 trois villégiateurs au « lac Ouareau, ils sont aujourd'hui 20,000 dans la région. Saint-Donat a gagné ! Allez-y voir comme c'est beau.</p> <p>Saint Donat, du plaisir à l'année longue.</p> <p>Quels que soient vos goûts en matière de vacances, St-Donat a tout pour vous séduire.</p> <p>Vous aimez la pêche et la chasse ? Vous trouverez dans la région des pourvoyeurs qui rendront votre séjour en forêt des plus agréables. Ils vous offriront gite et couvert dans des camps bien aménagés ; ils organiseront vos excursions en forêt et vous indiqueront les meilleurs endroits pour prendre le gibier et le poisson. Réputé pour sa chasse à l'orignal, à la perdrix, au chevreuil et au lièvre, également célèbre pour sa délicieuse truite mouchetée, St-Donat ne saurait vous décevoir.<br class='autobr' /> St-Donat fut la première municipalité des Laurentides à dépolluer ses eaux et vous offre aujourd'hui des lacs oû l'on peut se baigner en toute sécurité. Les lacs Archambault, des Aulnes, Beauchamp, Baribeau, Bouillon, Sylvère, Provost, du Pembina, Croche, Blanc, Bœuf, Clef, Léon, Noir, Isidore, Major, Sombre, Long, Orignal et Lafrenière sont aussi invitants les uns que les autres. Chaque année, en juillet, la Fête de l'Eau Pure donne lieu à diverses manifestations récréatives.</p> <p>Jaloux du calme et de la beauté de leur région, les estivants ‘'donatiens'' préfèrent souvent la rame au bruit des embarcations motorisées. Cette attitude donne un caractère particulier à St-Donat et ajoute au plaisir de ceux qui fuient le vacarme assourdissant des villes.</p> <p>Quoi de mieux qu'une promenade en montagne pour se purifier les poumons ? Si vous vous sentez l'esprit audacieux, vous pouvez toujours opter pour de l'alpinisme en bonne et due forme. Les principaux hôtels vous offriront alors les services de guides qualifiés. Le pic de Johannsen du Mont Tremblant avec ses 3,150 pieds d'altitude vous fournira sans doute l'occasion de quelques prouesses. Si vous préférez un poste d'observation plus facilement accessible, rendez-vous sur le mont des Millions ; le coup d'œil en vaut la peine. Et l'automne, prenez le télésiège et vous aurez une vue époustouflante de la région.</p> <p>Alors que vous vous rendrez au parc du Mont-Tremblant ne manquez pas de faire une excursion au Trou de la Fée. Situé à 2,000 pieds d'altitude, où le terrain se fend pour former une multitude de crevasses, de couloirs et de grottes, ce site</p> <p><strong>(Source : Brochure élaborée par le Comité du Centenaire)</strong></p> <p><strong>Nous désirons remercier tous les artisans qui ont contribué à l'édition de cette brochure et de faire connaitre les origines de Saint-Donat.</p> <p>Jean Jacques Théorêt, président<br class='autobr' /> Société Historique de Saint- Donat</strong></p></div> Le 5 avril dernier les élèves.. https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-5-avril-dernier-les-eleves https://societehistoriquesaint-donat.ca/Le-5-avril-dernier-les-eleves 2018-10-28T00:15:30Z text/html fr Alain <p>Le 5 avril dernier les élèves de 5e année de la classe de Caroline Fernet ont demandé à la Société Historique de répondre à certaines questions dans le cadre d'un projet de recherche. <br class='autobr' /> Les questions nous sont parvenues à l'avance afin que nous puissions faire les recherches nécessaires. <br class='autobr' /> Le jour venu Pierre Forget et moi-même nous sommes présentés dans la classe et avons eu un accueil chaleureux. Nous y avons trouvé des élèves allumés, avide de réponses et des questions additionnelles pertinentes ont (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><p>Le 5 avril dernier les élèves de 5e année de la classe de Caroline Fernet ont demandé à la Société Historique de répondre à certaines questions dans le cadre d'un projet de recherche.</p> <p>Les questions nous sont parvenues à l'avance afin que nous puissions faire les recherches nécessaires.</p> <p>Le jour venu Pierre Forget et moi-même nous sommes présentés dans la classe et avons eu un accueil chaleureux. Nous y avons trouvé des élèves allumés, avide de réponses et des questions additionnelles pertinentes ont été posées.</p> <p>Les questions ont été préparées par les élèves eux-mêmes après une recherche dans le cadre de leur projet et portaient surtout sur l'origine de noms de lieux. Nous en avons profité pour leur rappeler certains faits historiques sur notre village.</p> <p>Cet article est le premier d'une série de trois.</p> <p> <strong>La première question portait sur l'origine du nom de l'École Notre-Dame-de-Lourdes.</strong></p> <p>Nous n'avons pas trouvé l'origine de ce nom ni qui l'avait proposé par contre nous avons été capable de retracer l'origine de l'école.</p> <p>En 1883 deux écoles de rang sont ouvertes à la jonction des routes 125 et 329 et sur le chemin Wall. En 1894 est construite une première école au cœur du village. Il s'agit d'une grande pièce rectangulaire construite sur pilotis. Il faut attendre 1911 pour avoir une école qui peut affronter les rigueurs de l'hiver.</p> <p>Jusqu'en 1923, l'enseignement se fait par des laïques. A la demande des commissaires scolaires, l'enseignement à l'école du village est alors transmis aux Sœurs Notre Dame de Mont-Laurier, suivi en 1933 par les sœurs de Sainte-Croix.</p> <p>Vers 1926, le couvent Notre Dame de Lourdes est construit, il comprend 8 classes, une chapelle, un dortoir et accueille 168 élèves.</p> <p>Début des années cinquante, pour pallier au manque de locaux, la Commission scolaire installe deux classes au 2e étage de l'Hôtel de ville.</p> <p>Suite à l'explosion démographique de 1946 l'ouverture de deux établissements marque la fin des écoles de rangs. Il s'agit de l'ouverture de l'école Sacré-Cœur en 1953 et de l'école Sainte-Bernadette en 1956 qui partage la cour du couvent.</p> <p>A la rentrée scolaire de 1959 on inaugure le nouveau couvent avec le personnel enseignant religieux et laïc, il s'agit du couvent actuel</p> <p>En 1963 l'école Sacré Cœur voit ses derniers changements majeurs avec l'ajout de 6 classes et d'un gymnase.</p> <p>En 1972, une loi ordonne le regroupement des municipalités scolaires locales en commission scolaire régionales. C'est ainsi qu'est créée la Commission scolaire régionale des Laurentides.</p> <p><strong>La deuxième question portait sur le Mont Sourire.</strong></p> <p>Après vérification avec le centre de toponymie de Québec, du site de la Municipalité de St-Donat, de la MRC de Lanaudière, nous n'avons pas trouvé aucune information quant à l'origine du nom. Nous avons demandé aux élèves s'ils avaient un peu d'information et nous avons eu une réponse intéressante : ‘' Lorsqu'on arrive au site du mont Sourire, on trouve ça tellement beau que ça nous fait sourire''. Une réponse qui peut faire du sens. On y retrouve un magnifique point de vue qui procure une vue globale du village avec le lac Ouareau et le centre de ski la Réserve en avant-plan et les monts Ouareau, Kaaikop et la montagne Noire en arrière plan.</p> <p><strong>La troisième question sur le Refuge La Chouette</strong></p> <p>Le refuge est situé sur le mont Sourire au nord du lac Ouareau près du mont Carcan et a été construit en 2012. Depuis le belvédère on peut voir le village, le lac Ouareau et les montagnes environnantes et on peut atteindre l'abri du mont d'Or duquel on voit le lac.<br class='autobr' /> Les refuges ont été identifiés avec des noms d'oiseaux :</p> <p>La Chouette parce que dans le secteur on a entendu le cri de la chouette.</p> <p>Le Grand-Duc, qui est près du lac Coutu et du cap de la Fée, on y a aussi entendu le cri du Grand-Duc.</p> <p>Le Mésange, il y a beaucoup de mésanges sur la montagne Noire.</p> <p>Le Branchu aussi parce qu'on y retrouve des canards sur le mont Simon.</p> <p><strong>La quatrième question porte sur le Parc de Mont-Tremblant.</strong></p> <p>Le parc national du Mont-Tremblant a été le 20 décembre 2001. Auparavant il s'agissait du parc de récréation du Mont-Tremblant.</p> <p>Créé en réserve forestière sous le nom de Parc de la Montagne-Tremblante en 1894, ce territoire situé à environ 150 km au nord de Montréal devait à cette époque servir de site à l'établissement d'un sanatorium. Bien que ce projet n'ait pas été concrétisé, le secteur a continué d'être protégé contre l'exploitation abusive de la forêt et confirma sa vocation écologique et touristique.</p> <p>La construction de la station de ski du Mont-Tremblant en 1939 ouvre le territoire aux sportifs et en 1958, une nouvelle gamme d'activités (camping, pique-nique, natation, canotage, excursions en forêt etc., attire une plus vaste clientèle amoureuse de la nature. La superficie du parc sera modifiée à plusieurs reprises. Après avoir atteint 2584 km2 en 1980 elle sera réduite à 1248 km2 en 1981 lorsqu'on lui attribue officiellement le statut de parc de récréation. Dès lors l'exploitation commerciale des ressources et la pratique de la chasse sont bannies du parc.</p> <p>Du temps ou le territoire était fréquenté par les Algonquins, la montagne était appelée Manitonga Soutana, ce qui signifie ‘'montagne du Diable ou montagne des Esprits''. La légende veut que la montagne émette des grondements lorsque l'homme en troublait la tranquillité. La rivière du Diable, cours d'eau important du parc, perpétue par son nom cette légende. Officiellement ce serait en 1962 que l'appellation Mont-Tremblant aurait remplacé celle de Montagne-Tremblante. Bien avant que l'usage populaire avait privilégié cette forme on peut présumer que l'ouverture de la station de ski en 1939 et sa désignation sous le nom de Mont-Tremblant Lodge y a été pour beaucoup.</p> <p>La municipalité Mont-Tremblant a été constituée en 1940.</p> <p>On y trouve le Secteur de la Diable ainsi que le Secteur Pimbina (avec la Chute aux Rats)</p> <p>On peut y pratiquer plusieurs activités telle que randonnée pédestre, canotage, baignade, canot-camping pêche, vélo, ski de fond, raquette pour ne nommer que celles-là.</p> <p>On y retrouve aussi plus de 40 espèces de mammifères dont le loup.</p> <p><strong>La cinquième question sur le Mont Jasper.</strong></p> <p>Le mont Jasper, qui s'élève à 762 mètres d'altitude a déjà été le site d'un centre de ski bien connu. Le mont Jasper fut la première station de ski aux environs de St-Donat. Elle aurait ouvert ses portes à la fin des années 30 et aurait été rasé par un incendie à la fin des années 50.</p> <p> Un hameau qui porte le nom de Jasper in Québec s'étend au pied du versant ouest, sur le bord du lac Archambault. A l'origine un hôtel et centre de villégiature qui ont connu leurs heures de gloire après la Seconde Guerre mondiale. Le nom du hameau a été donné en 1948 à une époque où le mont Jasper était noté sur les cartes sous le nom de Sunset. Traduction : coucher du soleil, sans doute à cause de son versant le plus fréquenté qui fait face au soleil couchant.</p> <p>Le hameau qui l'a animé s'inspirait de Jasper, lieu de sport de villégiature célèbre de l'Alberta, centre d'attraction principal du parc national de Jasper. Cet ancien poste de commerce de la Compagnie du Nord-Ouest avait été établi en 1817 dans la vallée de l'Athabaska par Jasper Hawe, qui avait fait construire ce fort au débouché du lac qui porte son nom depuis en Alberta.</p> <p>Le centre a fermé en 1972 car des investissements majeurs devaient être faits : remplacement du T-Bar, des installations de neige artificielle devait être installée car parfois il manquait de neige.</p> <p>A ce moment il y avait deux autres centres de ski : Mont-Garceau et la Réserve. Il n'y avait pas suffisamment de clientèle pour faire vivre trois centres. En 1971 le nom de la montagne était modifié en Jasper, pour être conforme au nom du hameau.</p> <p>En haut de la montagne, il y avait une sucrerie et le printemps les skieurs s'y arrêtait pour déguster de la tire sur la neige.</p> <p>Au pied de la montagne se trouvait l'auberge des 4 vents. L'auberge recevait des groupes de classe neige à ce moment le centre de ski était ouvert toute la semaine pour accommoder cette clientèle plus le grand public.</p> <p>Aujourd'hui le site est un développement en construction.</p> <p><strong>La sixième question sur la Montagne Noire.</strong></p> <p>La Montagne Noire tire son nom de par sa végétation de conifère très dense et par la forme de la montagne qui rendent la visibilité en forêt très sombre.</p> <p>Le nom Montagne Noire parait sur la carte du canton d'Archambault de 1881.</p> <p>Son altitude de 892 mètres en fait la plus haute montagne de St-Donat. On y retrouve un sentier pédestre et d'interprétation de la montagne et permet d'apercevoir des points de vue surprenants.</p> <p>Le sentier comporte un intérêt particulier : le site de l'écrasement d'un avion militaire canadien (un Liberator) le 19 octobre 1943. Cet avion militaire en provenance de Gander, Terre-Neuve qui devait faire escale à Mont-Joli, est détourné vers Dorval à cause de la mauvaise température (pluie et brume). Il n'atteindra jamais sa destination, en effet, un terrible crash se produira en percutant la montagne Noire. Bilan 24 morts. Ce n'est que le 20 juin 1946 que la population de St-Donat apprend qu'un avion s'est écrasé sur la montagne.</p> <p><strong>La septième question sur le Mont Ouareau</strong>.</p> <p>Ce nom de lieu Ouareau est d'origine amérindienne de la nation algonquine signifie ‘'au loin''.</p> <p>On y retrouve un choix intéressant de sentiers pédestres balisés.</p> <p>Le sentier du Mont Ouareau fait partie du sentier national et est relié à la Montagne Noire et Inter centre.</p> <p>Un sentier secondaire nous amène sur un cap rocheux ou il est possible d'admirer toute la beauté du lac Ouareau.</p> <p>Une tour à feu était installée au sommet de la montagne et un gardien surveillait les montagnes environnantes.</p> <p><strong>La huitième question sur le Mont Garceau.</strong></p> <p>M. Lauda Garceau, un entrepreneur-bâtisseur de la région de St-Donat n'avait qu'une seule idée en tête…Amener le ski à St-Donat. On assiste durant l'été 1964, à la création des toutes premières pistes. Un T-Bar est installé et le chalet principal est construit permettant à la station d'ouvrir ses portes pour le mois de décembre.</p> <p>Depuis son ouverture à l'hiver 1964-1965, la petite station familiale, qui a toujours été choyée par un micro-climat et des chutes de neiges abondantes, a progressé tout doucement pour devenir une importante station intermédiaire moderne à la fine pointe de la technologie qui accueille plus de 120,000 skieurs par année.</p> <p>En 1965, un télésiège double ainsi qu'un Poma-lift sont installés pour permettre aux skieurs de franchir les 305 mètres de hauteur qu'offre le deuxième plus haut centre de ski des Laurentides et de Lanaudière.</p> <p>1966-1981 Plusieurs nouvelles pistes sont aménagées dont la piste TOGO qui est homologuée par la Fédération internationale de ski (FIS).</p> <p>En 1982, le Mont Garceau installe un système d'enneigement artificiel à quatre canons, couvrant ainsi 50% de la montagne. De plus, en 1985, la station fait l'acquisition d'une nouvelle dameuse permettant de travailler les pistes en profondeur.</p> <p>Dès l'été 1989, un nouveau télésiège quadruple est installé permettant aux skieurs de gravir les pentes sans attendre. L'année suivante la pente-école est aménagée pour les débutants et une nouvelle remontée est installée.</p> <p>Entre 1992-1998, des travaux ont été accomplis dans le but d'agrandir le chalet principal. Débute la première phase de rénovation du chalet principal. Le Côté Est, est agrandit et le chalet est entièrement rénové. Durant la même période, un nouveau chalet est construit afin d'héberger l'infirmerie et la garderie.</p> <p>1999-2001 : La station installe plus de 45 nouveaux canons à neige portant ainsi le nombre à plus de 60 et la surface d'enneigement artificielle est près de 95%.</p> <p>2004 : Inauguration officielle, à l'occasion de la 40e saison d'opération, du tout nouveau télésiège quadruple Dopple-mayer, nommé affectueusement le Lauda pour rendre hommage au fondateur de la station, M. Lauda Garceau.</p> <p><strong>La neuvième question sur le lac Blanc.</strong></p> <p>Ce lac d'une longueur 1.2 km reçoit les eaux du lac Archambault en se déchargeant vers l'est, il constitue un élargissement de la rivière Ouareau. Il se situe au centre du village.</p> <p>Le nom Lac Blanc, qui serait en usage depuis au moins les années 1940, a été relevé l'ors d'une enquête toponymique menée dans le secteur en 1963. Il viendrait de la présence de bouleaux autour du lac qui présentaient ainsi un paysage riverain ‘'blanc''.</p> <p><strong>La dixième question sur le Grand R.</strong></p> <p>R : pour le mont de ski La Réserve</p> <p>R : Pour l'espace réservé à la nature et au plein air</p> <p>R : du temps de l'Hôtel Montcalm, pour l'activité indienne</p> <p>G : pour le grand espace qui commence au Grand R et qui se rend à la pente de ski et qui appartient au même propriétaire.</p> <p><strong>La onzième question sur le parc Désormeaux.</strong></p> <p>Ce nom évoque le souvenir de Julien Désormeaux, qui s'est occupé pendant plusieurs années de la patinoire municipale qui était situé sur la rue Désormeaux .</p> <p>Il était très apprécié des enfants, c'est pourquoi la municipalité a donné son nom à ce parc là ou Julien Désormeaux habitait.</p> <p><strong>La douzième question sur le parc des Pionniers.</strong></p> <p>Le parc est situé sur le chemin Hector Bilodeau en reconnaissance des premières personnes qui se sont établies à Saint-Donat. Un pionnier est une personne qui fait partie du premier peuplement dans un domaine inexploré. Il joue le rôle d'avant-gardiste.</p> <p> Le parc est un site des plus enchanteurs ou le lac Archambault et les montagnes font partie du paysage. L'accès au parc est gratuit, des tables de pique-nique et petits BBQ permettent de relaxer et de manger en famille.</p> <p>Deux moulins à scie soit celui de Jos Issa et de Lachapelle ont été opérés sur le site du parc.</p> <p>L'avenue du Lac s'appelait autrefois la rue des Ripes parce qu'on y trouvait beaucoup de bran de scie.</p> <p>On retrouve les activités suivantes :</p> <p>En été, la plage ou peut se baigner en toute sécurité, le Club nautique de Saint-Donat ou peut pratiquer la voile, le kayak, la planche à voile, le pédalo. Des moniteurs sont disponibles pour vous initier aux différents sports. On y retrouve aussi des concerts, un débarcadère pour bateau et un accès au lac pour les personnes en hébergement et aux embarcations à moteur de moins de 25 forces.</p> <p>En hiver, on y retrouve un sentier de patins et de marche en forêt, deux patinoires extérieures, des glissades, des pistes de fonds ainsi qu'un pavillon de parc.</p> <p>COLONISATION</p> <p>La colonisation a été faite dans le but d'éviter l'émigration de Québécois vers les États-Unis.</p> <p>Vers 1869 le curé Théophile Provost, curé de St-Henri de Mascouche et le père Léandre Brassard curé de St-Paul veulent ouvrir la colonisation en empruntant la rivière Mantawa ou Matawin qui prend sa source au nord-est de Saint-Donat au lac du même nom et se jette dans le lac Taureau à Saint-Michel-des-Saints.).</p> <p>En 1866 des crédits sont accordés pour la réalisation d'un chemin reliant Saint-Marguerite-du-Lac-Masson à la rivière Matawin. (Une partie deviendra la route 30 puis 329) et atteint la décharge du lac Archambault en 1869. C'est le chemin Provost. C'est par ce chemin que les premiers colons arrivent.</p> <p>Il y eut un premier chemin qui partait de Ste Lucie jusqu'au chemin Wall. En 1872 un 2e chemin viendra rejoindre le chemin Provost, le chemin Coutu (deviendra la route 18 puis 125 il part son départ de Saint-Théodore-de-Chertsey.</p> <p>En 1874 la paroisse est fondée par le curé Alexis-Henri Coutu.</p> <p>En 1876 la première chapelle est construite.</p> <p>LES AMÉRIDIENS</p> <p>Avant que les colons arrivent à St-Donat, les amérindiens fréquentaient les lieux. C'était les ancêtres des Algonquins. C'était des nomades. Des Abénakis sont aussi venu pêcher et chasser.</p> <p>Ouareau signifie d'où vient le vent (de loin). Pimbina vient de nipimina nom indien qui rappelle leur présence.</p> <p>Des artéfacts ont été trouvés sur le bord du lac Archambault. Il s'agit d'une pointe de lance et d'une tête de hache.</p> <p>LA VIE DES PREMIERS HABITANTS</p> <p>Les colons arrivaient ici au milieu des bois. Ils devaient défricher, enlever les souches, labourer la terre, semer des légumes pour se nourrir, du foin pour les animaux, se construire une maison avec le bois qu'ils avaient coupé.</p> <p>Ils vivaient beaucoup des ressources naturelles. La pêche (truite) la chasse (orignal, chevreuil) la trappe (castor, loutre).</p> <p>Ils entaillaient aussi les érables (comme le faisait les amérindiens) pour faire du sirop d'érable, du sucre d'érable.</p> <p>Des compagnies sont venues exploiter les forêts ce qui permettait aux habitants de travailler. Le bois coupé était acheminé aux moulins à scie soit avec des chevaux ou par l'eau (la drave).</p> <p>LES PREMIÈRES FAMILLES</p> <p>Joseph Charbonneau a été le premier colon à s'établir à St-Donat là où on retrouve le Motel Le Fleuron. Par la suite le Curé Coutu accompagné de ses frères sont venus s'installer. D'autres familles ont suivi et contribuées au développement de notre village. Les Morin, Yotte, Brault, Brisson, Ritchie, Lavoie, Brisson, Regimbald etc.</p> <p><strong>La treizième question, connaissez-vous le mont Peanut ?</strong></p> <p>Le mont Peanut nous est inconnu. Un élève a vu de l'information dans un livre et doit l'apporter à l'école.</p> <p><strong>La quatorzième question qui a coupé les arbres du sentier Nature-Études et quels animaux pouvons-nous y trouver.</strong></p> <p>Le sentier a été un projet de l'école Sacré Cœur vers 1990.</p> <p>La Commission scolaire était propriétaire d'une partie du sentier et a acheté le reste du terrain d'Ovila Aubin pour rejoindre le chemin Pied de la Côte.</p> <p>On peut y observer différents animaux tels que : écureuil, suisse, raton laveur, oiseaux, renard, à l'occasion chevreuil.</p> <p>Note : Si vous avez des compléments d'information il nous fera plaisir d'en prendre connaissance. Vous pouvez nous contacter à l'adresse courriel suivante : sh@saint-donat.ca</p> <p>Source : Commission de toponymie du Québec, Société Historique de Saint-Donat</p> <p>Jean Jacques Théorêt, président, Société Historique de Saint-Donat</p></div> Historique du Lac Sylvère (LAC CLAIR) https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-du-Lac-Sylvere-LAC-CLAIR https://societehistoriquesaint-donat.ca/Historique-du-Lac-Sylvere-LAC-CLAIR 2016-06-02T19:04:58Z text/html fr Marie <p>INTRODUCTION <br class='autobr' /> Ce texte sur l'histoire du lac Clair, nom qu'il portait auparavant, a été réalisé dans le cadre des festivités marquant le 50e anniversaire (2012) de la création de l'Association des propriétaires du lac Sylvère. Ayant une propriété au lac et ayant connu les premiers locataires du lac Clair, j'ai cru bon aujourd'hui de partager avec vous les informations recueillies au fil des ans jusqu'à la formation de l'Association du lac Sylvère. Il est intéressant de noter qu'il y avait une rumeur qui (...)</p> - <a href="https://societehistoriquesaint-donat.ca/-Articles-de-Jean-Jacques-Theoret-98-" rel="directory">Articles de Jean Jacques Théorêt</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">INTRODUCTION</h3> <p>Ce texte sur l'histoire du lac Clair, nom qu'il portait auparavant, a été réalisé dans le cadre des festivités marquant le 50e anniversaire (2012) de la création de l'Association des propriétaires du lac Sylvère. Ayant une propriété au lac et ayant connu les premiers locataires du lac Clair, j'ai cru bon aujourd'hui de partager avec vous les informations recueillies au fil des ans jusqu'à la formation de l'Association du lac Sylvère. Il est intéressant de noter qu'il y avait une rumeur qui circulait et qui disait que le lac avait été occupé par des Américains, comme vous le constaterez il n'en était rien.</p> <h3 class="spip">A L'ÉPOQUE DU LAC CLAIR</h3> <p>J'ai eu le privilège de fréquenter le lac Clair dans les années 1950 et de connaître le locataire du lac, Monsieur John R. Donaldson et surtout Monsieur Damase Morin qui agissait à titre de gardien du lac, alors que l'endroit était sous bail et que l'accès en était privé. Seulement quelques amis privilégiés étaient invités au camp de pêche.</p> <p>Pour accéder au lac, il fallait obtenir un permis de circulation en forêt de la St. Maurice Forest Protective Association, organisme mis sur pied par les concessionnaires forestiers qui défrayaient toutes leurs dépenses. Cette association s'occupait de faire respecter les règlements édictés pour la prévention des incendies en forêt. Ce permis sur lequel on devait y inscrire nom, adresse, date d'entrée, de sortie, ainsi que la destination était obligatoire pour quiconque entrait sur le territoire.</p> <p>Une barrière de contrôle était installée à la croisée du chemin St-Guillaume et du chemin du lac Croche Est, près du restaurant qui est fermé depuis quelques années.</p> <p>Cette barrière a été opérée par Monsieur Jos Simard au début et plus tard par Monsieur Frank Brisson. Elle a été abolie lorsque le lac est devenu public.</p> <p>Malheureusement, je ne peux pas confirmer en quelle année l'exclusivité de droit de pêche a été donnée à Monsieur Frederick G. Donaldson alors président du Montreal Trust qui a construit un premier camp de pêche sur le terrain situé au 41 chemin Favreau. Ce chalet a été détruit lors du grand incendie de St-Donat en 1941. Ce feu a débuté au lac des Aulnes en passant par le lac Ouareau Nord, le lac Croche et s'est rendu du côté est du lac Clair (plus tard nommé lac Sylvère) probablement jusqu'aux environs des lots que l'on nomme la pointe des Lévesque.</p> <p>Après le feu, un nouveau camp de bois rond a été construit sur un emplacement de 5 acres qui se situe du 99 à 109 chemin Favreau. Une glacière a aussi été érigée pour la conservation de la nourriture. La glace se coupait en hiver et était couverte de bran de scie afin qu'elle puisse se conserver jusqu'à l'automne suivant. Il m'est arrivé à l'occasion, de participer à la coupe de la glace.</p> <p>Le camp de bois rond a été construit avec les arbres situés sur le terrain. Les fenêtres ainsi que les matériaux pour le toit et le plancher ont été portagés à partir du lac Croche. <br class='autobr' /> Il n'y avait pas de chemin carrossable pour se rendre au camp à partir du chemin du lac Croche Est. Plus tard, on devait utiliser un camion (ou la jeep de Monsieur Frank Brisson) pour se rendre au haut de l'ancienne côte du chemin Favreau et poursuivre à pied dans le sentier menant au camp de pêche.</p> <p>Monsieur Frederick G. Donaldson avait embauché un gardien, en l'occurrence Monsieur Damase Morin de St-Donat, qui s'occupait de l'entretien du camp, des chaloupes, de couper la glace l'hiver, etc.</p> <p>A ce moment, le lac était naturellement peuplé de truites mouchetées. Comme il y avait très peu de personnes qui fréquentaient le lac, aucun ensemencement n'était nécessaire.</p> <p>Le 1er août 1944, la Couronne, représentée par le ministre des terres et forêts, vend à Monsieur Frederick G. Donaldson, président de Montreal Trust Company, résidant à Hudson Heights, Québec, un lopin de terre d'environ 5 acres sur le lot primitif no 9 du rang 9, Canton Lussier, comprenant 11 chaînes sur la rive du lac Clair et sur 3 chaînes de profondeur, pour la somme de 500$ là où le deuxième camp a été construit.</p> <p>Le sceau du lieutenant-gouverneur Monsieur Eugène Fiset a été apposé sur l'acte de vente qui a été signé par le sous-ministre des terres et forêts, Monsieur Bédard.</p> <p>Le 3 juin 1946, le propriétaire du terrain Monsieur Frederick G. Donaldson décède et institue légataire, son fils Monsieur John R. Donaldson.</p> <p>Le 2 décembre 1946, les titres de propriété sont transmis à Monsieur John R. Donaldson, courtier en valeurs mobilières au Montreal Trust Company.</p> <h3 class="spip">DU LAC CLAIR AU LAC SYLVÈRE</h3> <p>Début 1961, le droit de pêche exclusif à Monsieur John R. Donaldson est révoqué. Le ministère subdivise 177 terrains autour du lac de même que 15 passages publics (1 passage à environ tous les 10 lots).</p> <p>C'est à ce moment que le nom du lac Clair est changé pour lac Sylvère par le ministère des terres et forêts.</p> <p>Dès que la révocation du bail a été connue et sachant que la pêche était bonne au lac, plusieurs personnes venaient pêcher, soit sur le quai du camp de pêche ou sur les rives du lac. Il y a eu surpêche et la population de truites mouchetées a diminué considérablement.</p> <p>L'exclusivité de pêche au lac n'étant plus, Monsieur John R. Donaldson préfère se retirer et le 21 août 1961, il vend à Monsieur Damase Morin de St-Donat, toujours gardien du lac, le lopin de terre de 5 acres sur lequel le camp de bois rond était érigé.</p> <p>Monsieur Gérard Martin, alors député de Montcalm, a été un artisan de la promotion des lots à louer. Il en a parlé à ses connaissances et le mot s'est répandu en très peu de temps. Les gens devaient se rendre au Palais du Commerce à Montréal pour choisir le lot désiré et compléter les démarches nécessaires.</p> <p>Les 177 emplacements de villégiature ont trouvé preneurs très rapidement mais des conditions s'imposent.</p> <p>Un bail de 10 ans est accordé, avec option de renouvellement, à raison d'un loyer annuel de 30$, payable d'avance tous les 2 ans et autres conditions ordinaires des baux de cette nature, parmi lesquelles l'obligation de faire sur le terrain durant la première année des améliorations d'une valeur d'au moins 500$ et d'y maintenir, à partir de la deuxième année, des constructions d'une valeur d'au moins 3000$.</p> <p>La Consolidated Paper Corporation Limited, propriétaire des droits de coupes au lac, avise les locataires de certaines obligations afin de prévenir l'incendie en forêt, de préserver le domaine boisé, d'assurer les futures récoltes forestières, le paysage, la faune et préserver les propriétés.</p> <p>La St. Maurice Forest Protective Association qui s'occupe de faire respecter les règlements fait parvenir une copie de ces règlements. Afin d'assurer une protection adéquate de tout établissement situé en forêt, le locataire doit faire disparaître dans un rayon de cinquante pieds autour du dit établissement, tous les débris inflammables ainsi que toute autre matière ou objet pouvant favoriser le début d'un incendie.</p> <p> En faisant ce travail il est possible qu'il soit nécessaire ou désirable de couper des arbres de valeur marchande. Si tel était le cas, le locataire devait communiquer avec le représentant local de la Consolidated Paper Company Limited qui était le concessionnaire forestier et responsable de la perception de tous les droits de coupes et de l'observance des règlements forestiers.<br class='autobr' /> Toute personne s'occupant de l'exploitation, de l'aménagement et de la protection de la forêt a un droit de passage gratuit dans l'exercice de ses fonctions.</p> <p>Aucun chemin carrossable n'existait autour du lac. Les gens devaient apporter leur matériel en chaloupe à partir du côté nord-ouest du lac. Certains ont même construit des radeaux avec le bois de construction sur lesquels ils pouvaient placer un certain nombre de blocs de ciment qui devaient servir à faire les fondations de leur chalet. Plusieurs de ces blocs se sont retrouvés au fond du lac lors de leur transport.</p> <p>Par la suite, il y a eu construction des chemins permettant l'accès aux détenteurs de lots, soit le chemin Favreau et le chemin du Lac Sylvère.<br class='autobr' /> Le 24 janvier 1964, Monsieur Damase Morin subdivise le terrain de 5 acres en 6 emplacements. Un emplacement est donné à chacun de ses 5 enfants.<br class='autobr' /> Ces lots sont situés sur le chemin Favreau et portent les numéros civiques 99 à 109. Des descendants de Monsieur Damase Morin sont encore propriétaires de certains de ces lots.</p> <p>Selon un rapport fait en 1977 (par l'Association des Propriétaires du lac Sylvère) on trouvait dans le lac : truite grise, mouchetée, perchaude, crapet-soleil, meunier rouge.<br class='autobr' /> Selon les statistiques de l'association, des ensemencements ont été faits en 1980, 1981 et ensuite tous les ans ou tous les 2 ans pour un nombre variable d'environ 2000 à 3000 truites mouchetées lors de chaque ensemencement. <br class='autobr' /> Je désire remercier les personnes qui ont pu me fournir certains renseignements qui m'ont aidé à compléter cet historique.</p> <p><strong>Auteur : Jean Jacques Théorêt</strong></p></div>